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7 questions à Amina Dahani

Posté en mars 2013

Amina Dahani (IPSA promotion 2010) est aujourd'hui ingénieure essais en vol chez EurocopterLa jeune femme de 25 ans a beau être modeste (« je ne fais rien d'exceptionnel »), ça donne tout de même envie de creuser un peu la question. Interview menée par Élise Costa.

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Bonjour Amina ! Bon, on ne va pas se mentir : ingénieure d'essais en vol, ça en jette. Mais en quoi ça consiste exactement ?

Cela consiste à qualifier les appareils, c'est-à-dire à étudier le comportement des paramètres sélectionnés pendant le vol de qualification. D'abord, on prépare les essais (on intègre de nouveaux calculateurs sur bancs d'essais), puis on effectue les essais au sol, et enfin les essais en vol. En ce moment, je travaille sur les hélicoptères, mais j'ai aussi travaillé sur les avions - le 380 plus précisément - lorsque j'étais chez Airbus, avant Eurocopter.

À terme, j'aimerais beaucoup devenir ingénieur navigant. C'est un métier qui ressemble à celui que je fais déjà, excepté que l'ingénieur navigant est dans l'aéronef pendant tous les essais en vol. L'entreprise peut nous former à ça, mais l'IPSA permet déjà d'avoir un socle solide pour y arriver.

Tout métier a 2 facettes : une passionnante et une moins marrante. Qu'est-ce qui vous fait vous lever tous les matins pour aller au boulot ?

Ce que j'aime le plus dans mon métier, c'est le contact avec les aéronefs. Je les vois tous les jours mais à chaque vol, je me dis que j'ai participé à leur mise en service. On peut dire que j'ai trouvé ma voie, mais il me reste beaucoup de choses à découvrir et à apprendre. L'aéronautique est en constante évolution.

Et pour le côté moins marrant ?

A choisir, je dirais le stress : il faut être sûre de soi. L'appareil vole après nos essais et à chaque nouvel incident, cela veut dire qu'il faut intervenir et expertiser. C'est un domaine où la rigueur est indispensable.

Est-ce qu'il y a beaucoup de femmes dans votre travail ?

Les femmes sont en minorité - 20 % je dirais - mais elles sont bien là. Ceci étant, j'aimerais beaucoup avoir plus de collègues féminines ! Il y a beaucoup de clichés agaçants sur le métier d'ingénieur, mais le pire de tous c'est qu'il s'agit d'un métier d'homme. C'est strictement faux. Qui plus est, être une femme ne change rien dans le milieu de l'aéronautique : vous êtes traitée d'égal à égal, que ce soit en termes de responsabilités ou en charge de travail.

Au fait, pourquoi avoir choisi l'IPSA ? Quelle était votre spécialité à l'école ?

J'ai découvert l'IPSA au détour d'un salon de l'aéronautique. Après avoir discuté avec pas mal d'ingénieurs d'EADS qui avaient fait cette école, j'ai vu que je pouvais entrer directement en 4e année grâce à mon master de physique-chimie obtenu à la fac - j'ai également un master "Outils et Systèmes de l'Astronomie et de l'Espace" passé à l'Observatoire de Paris. 

L'option management et logistique industrielle (MLI) a particulièrement attiré mon attention, parce qu'elle permettait d'avoir une double compétence et de ne pas me cantonner au technique (ma spécialité de dernière année à l'IPSA). 

J'avais plusieurs matières préférées : l'automatique - sorte de "concrétisation" des lois physiques théoriques -, la mécanique du vol et ses travaux pratiques en soufflerie, et enfin la négociation internationale - très éprouvant psychologiquement mais super intéressant.

Connaissant aujourd'hui votre parcours, qu'aimeriez-vous dire à votre moi de 17 ans qui s'apprête à passer son bac et se lancer dans ces études ?

Je me dirais de ne jamais écouter les autres et de toujours avancer, malgré les difficultés, pour faire ce que j'aime. Quand on veut, on peut.

Parce que l'on vous a dit que vous n'y arriveriez pas ?

Oui, je l'ai déjà entendu. Je suis issue d'une ZEP (Zone d'éducation prioritaire) où quand je parlais de mon projet, on me disait : "oui mais c'est réservé à une élite". Mais le seul frein que j'ai rencontré, ce sont justement les à priori. J'ai une maman qui travaille dans la chimie et un papa qui est agriculteur donc rien à voir avec mon métier ! Dès l'âge de 6 ans j'ai commencé à m'intéresser à ça. Aujourd'hui ma sœur et mon frère s'y intéressent aussi.

 

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cti_logo.jpgPar décision publiée le 18 octobre dernier, l'école a été habilitée par la commission des titres d'ingénieur (CTI) à délivrer le titre d'ingénieur de l'IPSA.

Cette habilitation lui a été délivrée pour la durée maximale possible, soit deux ans, pour recalage sur le calendrier de renouvellement périodique des habilitations des écoles de l'Académie de Créteil.

 

2herve_renaudeau.jpgInterview d'Hervé Renaudeau, le directeur de l'école.

Que représente pour l'IPSA cette reconnaissance par la CTI ?

Cette reconnaissance consacre la reconnaissance de fait de l'Institut par les milieux académiques et professionnels :

  • Par le milieu académique, car tous les ans des diplômés de l'IPSA poursuivent leurs études dans des établissements de renom tels que l'ISAE (Sup'Aéro et ENSICA), l'ENAC, les Arts et Métiers (ENSAM), ou encore HEC ou l'ESSEC et y réussissent très bien ;
  • Et plus particulièrement par le milieu professionnel, comme le démontre le taux de placement important au sein d'entreprises majeures du domaine de l'aéronautique et du spatial. La quasi-totalité des diplômés de l'IPSA débutent leur carrière à la sortie de l'Ecole à des postes d'ingénieurs depuis de nombreuses années.

L'habilitation délivrée par la CTI confirme cette double reconnaissance. Mais c'est aussi pour l'Ecole une certification du niveau de qualité atteint par sa formation, conséquence des efforts importants que l'école a entrepris dans les dernières années. Dans le monde de l'enseignement supérieur européen comme dans le monde professionnel la notion de certification de la qualité prend une importance grandissante. Pour une école comme l'IPSA, le meilleur label qualité possible est celui que la CTI vient de lui attribuer.

Que va permettre cette reconnaissance ?

Cette reconnaissance n'est pas une fin, mais plutôt un début car elle va permettre de poursuivre le développement de l'IPSA de multiples manières :

• Au niveau des industriels en permettant à l'IPSA de faire partie progressivement de la liste des écoles d'ingénieurs agréées, avec la grille de salaires correspondante, et de développer des partenariats ;

• Au niveau du tissu des réseaux dont va pouvoir désormais bénéficier l'école. L'IPSA va en effet pouvoir intégrer la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs (CDEFI) ainsi que la Conférence des Grandes Ecoles (CGE). Les partenariats et synergies existants avec d'autres écoles d'ingénieurs ou universités vont pouvoir se développer sur un nouveau mode, avec notamment la volonté de rejoindre les réseaux de formation supérieure aéronautique et spatiale ;

• Au niveau du mode de recrutement des étudiants en permettant à l'école de rejoindre le portail des admissions post-bac (APB), aux côtés d'autres écoles d'ingénieurs ;

• Au niveau de la recherche en nous permettant de développer nos laboratoires grâce à de nouveaux partenariats rendus possibles par le statut d'école d'ingénieur ;

• Au niveau du développement de notre reconnaissance à l'International, car comme on le sait le titre « d'ingénieur à la française » est particulièrement reconnu à travers le monde. Comme on peut le voir, la nouvelle habilitation de l'IPSA va surtout permettre d'amplifier la politique de développement de l'Institut.

Quelles autres évolutions envisagées pour l'école ?

L'habilitation par la CTI a reposé sur un audit de l'école dans la suite de l'auto-évaluation entreprise par l'IPSA et dans la direction des axes de développement qu'elle s'est fixés. Avoir l'avis d'un panel d'experts particulièrement compétents était important pour inscrire ce développement dans la ligne d'évolution attendue des écoles d'ingénieurs. Et pour cette raison, les recommandations émises par la CTI confirment les directions suivies par l'école : développement de la recherche dans une approche partenariale, renforcement de l'encadrement permanent notamment par des enseignants-chercheurs, renforcement de l'enseignement en sciences humaines, économiques et sociales, pour mieux adapter la formation à l'évolution des compétences attendues des jeunes ingénieurs.

Dès cette année, l'introduction de nouveaux cours, la mise en place d'un directeur de la recherche missionné pour redéfinir notre stratégie en la matière, le recrutement de nouveaux professeurs, entre autres, vont dans ce sens.

L'audit de la CTI a aussi complété les axes de développement de l'IPSA et nous conduit notamment à étudier la mise en place d'une seconde langue obligatoire au sein de l'école et à développer l'accueil d'étudiants internationaux.

Par ailleurs, nous allons continuer dans la ligne déterminée par notre spécificité : la formation de diplômés possédant une compétence technique de haut niveau, le sens de l'innovation, la capacité à manager une équipe ou la faculté d'évolution à l'International dans le domaine de spécialité qui est le leur : la conception de systèmes aéronautiques et spatiaux. A ce titre, l'IPSA va poursuivre sa politique d'adaptation constante de sa formation aux évolutions technologiques et scientifiques, ainsi qu'aux besoins et aux enjeux du milieu professionnel. Cette constante adaptation, et la certification de la qualité de la formation, sont les meilleurs gages de l'employabilité de nos diplômés.

 

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2bientotingenieur2.jpgMardi 15 mars à 17h, Gérard Laruelle, directeur général du pôle de compétitivité ASTech, interviendra dans le cadre de la formation dispensée aux étudiants de l'IPSA en présentant les différents métiers possibles déclinant le terme générique d' « ingénieur », afin d'aider les étudiants à s'orienter dans leur vie professionnelle. Il fera également un inventaire détaillé des entreprises composant le secteur aéronautique et spatial en décrivant leurs activités, leurs organisations, les métiers et les profils qu'elles recherchent.

Le pôle de compétitivité aérospatial ASTech Paris Région, premier bassin d'emplois en France dans le domaine de l'aéronautique, de l'espace et des systèmes embarqués, rassemble plus de 100.000 personnes et regroupe la majorité des emplois de recherche et développement français.

 

« Bientôt Ingénieurs »
Mardi 15 mars 2011, à 17h
Salle B02

IPSA Paris
7- 9 rue Maurice Grandcoing
94200 Ivry-sur-Seine

Si vous souhaitez participer à cette conférence, veuillez vous inscrire avant le 14 mars auprès de Mylène Lefebvre au 01 56 20 62 80 ou par mail à lefebvre@ipsa.fr.

 

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C'est grâce à un parcours international atypique qu'Emmanuel Langlois, chroniqueur de France Info a souhaité faire le portrait de Guillaume Martin, diplômé de l'IPSA, dans sa chronique les Français du Monde du 3 janvier 2009.


Vous pouvez retrouver la chronique ci dessous : 

 

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Devenir ingénieur en F1 avec IPSA

Posté en décembre 2008
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Dans son numéro 54 (novembre/décembre 2008), F1i magazine a dressé l'éventail des écoles qui ont amené des étudiants dans le monde de la formule 1. Très prisées, car bénéficiant du prestige de cette discipline sportive, ces places ne peuvent être investies que par les meilleurs.

 

Les compétences acquises doivent être maximales : la F1 tente constamment de repousser les limites. L'exigence envers ses ingénieurs est donc énorme. Aérodynamiciens ou chargés de la performance pour une écurie, ils sont tous passés par les plus grandes écoles.

 

 

F1i magazine cite l'IPSA, qui a formé et amené Julien Simon-Chautemps (IPSA 2002) au poste d'ingénieur chargé de la performance chez Toyota. C'est l'occasion pour nous de revenir sur son parcours.

 

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Avant de finir ses études ipsaliennes, Julien avait déjà accumulé des expériences intéressantes. Après un stage d'ingénieur pour un préparateur de rallye en championnat de France, il est devenu ingénieur course consultant en formule Renault (2000) puis en Espagne pour la Team GTEC (2001).

 

Ensuite, en 2002, il a effectué son projet de fin d'études chez OptimumG à Denvers (Colorado, USA) et exercé son métier d'ingénieur consultant dans les championnats Fran-Am USA, ALMS et Australian V8 Supercars.

 

Depuis, il a été ingénieur course pendant 4 ans dans la Team Prema Powerteam (F3 Euroseries et Formule Renault 2.0 Italia), puis ingénieur à l'analyse de données pour la Team Trident Racing (GP2), avant de devenir, il y a 1 an, ingénieur performance (équipe de course) chez Toyota (F1).

 

"L’IPSA m’a principalement donné les bases d’ingénierie nécessaires à tous métiers techniques et m’a permis d’effectuer de nombreux stages qui ont été essentiels pour mon apprentissage du monde du sport automobile, nous a-t-il confié."

 
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IPSA 2.0

 
   

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