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Ils font avancer la recherche : Helicobacter pylori
Une bactérie généralement inoffensive...
Bactérie découverte dans les années 1980, Helicobacter pylori colonise près de la moitié des estomacs de la population mondiale, avec toutefois des nuances importantes en fonction des pays : au Brésil, 90 % de la population est porteuse de la bactérie alors que la proportion n'est que de 25 % en France. Dans 85 % des cas, les porteurs d'Helicobacter pylori resteront asymptomatiques. Chez les 15 % restants, la bactérie pourra par contre déclencher des problèmes de santé allant des ulcères gastriques ou duodénaux au cancer de l'estomac dans les cas les plus graves.
...mais qui peut être responsable de graves complications
Dans cet épisode d' « Ils font avancer la recherche », Hilde de Reuse, qui dirige l'unité de Pathogénèse de Helicobacter de l'Institut Pasteur, présente les champs l'état des découvertes de son laboratoire. Du décryptage des mécanismes de résistance de la bactérie aux processus de mutation des cellules de l'hôte induits par cette dernière, tout est mis en œuvre pour lutter contre Helicobacter pylori. Les enjeux sont importants : les cancers gastriques sont la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde.
Ils font avancer la recherche
« Ils font avancer la recherche » est une série de vidéos réalisées par Sup'Biotech en partenariat avec l'Institut Pasteur, visant à améliorer la connaissance des enjeux et méthodes des chercheurs, qui en est à sa troisième saison. Prolongement des conférences mensuelles destinées au grand public, ces formats courts exposent de façon simple et accessible les sujets étudiés dans les laboratoires de l'Institut. Pour Sup'Biotech, à l'initiative du projet, c'est un moyen de soutenir la recherche en contribuant à la communication du célèbre établissement tout en améliorant la culture scientifique de ses étudiants.
Rebondir après sa 1e année de médecine : les biotechnologies et la santé
Jeudi 30 mai, de 14 h à 18 h, dans les locaux de l'ESME Sudria - Paris Montparnasse, Sup'Biotech organise une réunion d'information à destination des étudiants en première année d'études de la santé (PAES) souhaitant se réorienter.

Les biotechnologies, futur de la santé
Vous vous intéressez au domaine de la santé, mais la conception de nouveaux médicaments ou le développement de thérapies innovantes contre des maladies encore difficiles à traiter vous intéressent plus que la médecine pure ? Les biotechnologies peuvent répondre à vos attentes. Le secteur, en plein essor, profite de la richesse qu'offre le monde du vivant pour fabriquer de nouveaux biomédicaments, des vaccins préventifs ou thérapeutiques et des soins personnalisés grâce à la thérapie cellulaire. Ainsi, aujourd'hui, les experts en biotechnologies ont aussi leur place aux côtés des médecins et des pharmaciens dans les domaines de la santé et du soin.
Une formation alliant enseignements scientifiques et entrepreneuriat
Sup'Biotech, l'école des experts en biotechnologies, répond à ces nouveaux besoins. Sa formation en cinq ans mêle enseignements en sciences du vivant et de l'ingénieur à des cours de d'entrepreneuriat. Aussi, les étudiants en PAES, du fait de leur important bagage scientifiques ainsi que par leur importante capacité de travail, s'adapteront facilement à la pédagogie de l'école.
Si vous souhaitez poursuivre vos études dans le secteur de la santé et du médical, mais du côté de la recherche et du développement ou de l'industrie, rejoignez Sup'Biotech ! Une journée d'information spécifiquement destinée aux étudiants en PAES aura lieu le 30 mai, de 14 h à 18 h au 40-42 Rue du Docteur Roux, Paris (15e). Si vous voulez y participer, merci de vous y inscrire par mail.
Biotechnologies blanches : des procédés qui bousculent l'industrie ?
Le 11 avril, Sup'Biotech organisait une conférence débat consacrée aux biotechnologies blanches à l'ESME Sudria Paris-Montparnasse. Autour de la journaliste Anne Pezet, six experts et entrepreneurs européens, spécialistes de ce secteur des biotechnologies appliquées à l'industrie, ont échangé sur la mise en application effective de cette technologie dans l'industrie aujourd'hui et sur ses perspectives de développement.
Des sites pilotes
Wim Soetaert, responsable du Centre d'expertise pour les biotechnologies et biocatalyses industrielles de l'Université de Gand est le porteur du projet Biobase Europe Pilot Plant : une plateforme d'innovation ouverte sur les produits à base de vivant. Cette entité permet aux petites structures d'expérimenter leurs découvertes à une plus grande échelle en leur évitant une prise de risques trop importante. Cette usine pilote propose une chaîne d'innovation complète bioraffinerie, biotechnologie industrielle et chimie verte. Ce « one stop shop », rassemblant plusieurs procédés en un même lieu, présente la particularité de réunir tous les acteurs - chercheurs, ingénieurs en biotechnologies, industriels, financiers... -, facilitant de fait les interactions et accélérant le processus d'innovation. Car l'innovation faite de manière isolée est beaucoup plus lente et surtout jusqu'à dix fois plus coûteuse que lorsque les moyens sont mutualisés.
Jean-Marie Chauvet a ensuite présenté la Bioraffinerie Recherches et Innovations (BRI) du groupe ARD, dont il est le responsable. Plateforme d'innovation, la BRI regroupe industriels, chercheurs et écoles supérieures, soit tous les acteurs nécessaires au développement de procédés de fractionnement végétal, de la phase initiale de recherche jusqu'au pré-prototype industriel. La structure bénéficie du soutien du ministère du redressement productif en tant que Pôle de compétitivité. Car l'innovation dans le secteur en France, fait face à de nombreux freins : blocage des mentalités sur le travail autour du vivant, démesure du principe de précaution européen, lenteur de l'innovation.
Une industrie en plein essor
Wim Michiels, CEO de Proviron, fait partie de ces entrepreneurs qui ont effectué la transition de la pétrochimie à la biochimie. Il a présenté les possibilités énormes qu'offrent les biotechnologies blanches : processus de plastification grâce à des additifs polymères (utilisables dans les emballages, le cuir, les jouets, les consommables, l'industrie automobile...), création de solvants et d'additifs alimentaires plus propres, bioénergie... Le potentiel de la biochimie est énorme.
Jan Van Havenbergh va dans ce sens, en présentant l'exemple du port d'Anvers, deuxième port mondial de chimie, qui lui aussi commence à opérer un virage grâce aux biotechnologies. Manager director de l'intiative Flanders innovation hub for sustainable chemistry (FISCH), il met en application sur place ce qu'il appelle les « biotechnologies grises » : un mélange entre biotechnologies blanches et chimie traditionnelle, afin que les grands industriels de la région puissent en même temps s'adapter et ne pas amorcer un tournant trop brutal. En proposant des alternatives biologiques et en stimulant l'innovation encore trop fragmentée dans le secteur, il espère faire du bassin d'Anvers un site de biotechnologies blanches d'envergure mondiale.
Des technologies d'avenir
Marc Delcourt, CEO de Global Bioenergies insiste sur le fait que la bioindustrie a longtemps été délaissée au profit de la chimie basée sur le pétrole. L'explosion du prix du baril de brut au début des années 2000 a réveillé l'intérêt des industriels pour l'usage des biotechnologies, notamment dans le domaine énergétique. Fondée en 2008, Global Bioenergies produit de l'isobutène à partir de ressources renouvelables, selon un processus biologique. A partir de cet hydrocarbure, l'industrie peut continuer à développer carburants et matières plastiques de manière écologique et moins pesante sur l'environnement.
En conclusion, David Sourdive, CEO d'Ectycell et cofondateur de Cellectis, a reprécisé en quoi le tournant des biotechnologies allait amener à un changement de paradigme dans le champ industriel. La deuxième révolution industrielle a imposé la chimie comme l'élément principal des processus industriels de la fin du XIXe siècle jusque dans les Trente Glorieuses (1945-1973). Mais avec le décodage du génome humain, puis le développement des organismes génétiquement modifiés, alors même que les ressources fossiles s'épuisent, les biotechnologies semblent s'imposer progressivement comme une alternative efficace à l'industrie chimique. Bien que des blocages légaux, politiques et moraux subsistent (Comment doit s'opérer l'ingénierie du génome ? Peut-on breveter du vivant ?), la stabilité du gène comme support de stockage et la baisse drastique de son coût semblent indiquer une évolution vers une industrie basée sur le vivant.
Les échanges se sont ensuite poursuivis lors d'une séance de networking pendant laquelle le public a longuement échangé avec les intervenants sur les différents points discutés.
Ils font avancer la recherche : origines et différences face à la maladie
Depuis les premières migrations humaines de la vallée du Grand Rift vers le reste du monde, l'être humain a dû s'adapter aux différents environnements climatiques, géographiques et surtout pathogènes dans lesquels il a pu vivre. Un habitant d'Afrique subsaharienne sera ainsi plus résistant à tel type de virus qu'une personne vivant en Extrême-Orient, car ledit virus n'existe pas dans son écosystème. Ces prédispositions sont à l'origine, par exemple, des grandes épidémies de variole, typhus ou grippe qui ont eu lieu au cours des XVIe et XVIIe siècles lors de l'échange colombien (l'arrivée des Européens sur le continent américain), causant la mort de centaines de milliers d'Amérindiens.
Prédispositions génétiques aux maladies
Lluis Quintana-Murci, chef de l'unité de génétique évolutive humaine à l'Institut Pasteur, étudie la variabilité génétique humaine. Avec son équipe, il cherche à comprendre comment l'être humain s'est adapté aux pathogènes l'environnant, compte tenus des progrès drastiques de la médecine et de la multiplication des échanges depuis un siècle. Comment les changements d'environnement peuvent influer sur notre organisme ? Quelles prédispositions génétiques font qu'une population sera plus sensible à une maladie qu'une autre ? Comment rendre les traitements thérapeutiques plus efficaces dans ces contextes ? Autant de questions sur lesquelles se penche Lluis Quintana-Murci dans cet épisode de « Ils font avancer la recherche ».
Ils font avancer la recherche
« Ils font avancer la recherche » est une série de vidéos réalisées par Sup'Biotech en partenariat avec l'Institut Pasteur, visant à améliorer la connaissance des enjeux et méthodes des chercheurs, qui en est à sa troisième saison. Prolongement des conférences mensuelles destinées au grand public, ces formats courts exposent de façon simple et accessible les sujets étudiés dans les laboratoires de l'Institut. Pour Sup'Biotech, à l'initiative du projet, c'est un moyen de soutenir la recherche en contribuant à la communication du célèbre établissement tout en améliorant la culture scientifique de ses étudiants.
Nouvelle mission pour la MHIGE
Pour la deuxième année consécutive, la branche Sup'Biotech de la Mission Humanitaire Inter Grandes Ecoles (MHIGE) va acheminer du matériel au Kosovo en avril. Audrey Grelet (Sup'Biotech promotion 2015), présidente de la MHIGE Sup'Biotech, présente ce projet.
Un an d'existence et déjà deux convois
Si la MHIGE en tant que telle a plus de 25 ans (l'association a été créée au départ pour porter secours aux victimes de la catastrophe de Tchernobyl), sa branche Sup'Biotech n'a qu'un peu plus d'un an : « Manon Réau (Sup'Biotech promotion 2015) a soumis l'idée de la création de cette branche l'an dernier, explique Audrey Grelet. Ayant toujours eu envie de travailler dans l'humanitaire, j'ai tout de suite adhéré dès lors qu'elle m'a parlé du projet. Le 14 février 2012, la MHIGE Sup'Biotech était ainsi créée. Aujourd'hui, notre association compte plus d'une dizaine de membres. »
La MHIGE a pour objectif de venir en aide aux pays d'Europe Centrale et Orientale les plus défavorisés. Depuis la catstrophe de Tchernobyl (en 1986), son champ d'action s'est étendu, la mission est partie en Pologne, Roumanie, Ukraine et Biélorussie. Cette année, pour la deuxième fois consécutive, le pays sur lequel se focalisent les efforts est le Kosovo. « Nous partons à Pristina, capitale du Kosovo, du 19 au 29 avril, commente Audrey Grelet. Nous espérons que l'expédition se passera dans de meilleures conditions que celle de l'an dernier, pendant laquelle incidents mécaniques et difficultés administratives ont mis en péril nos objectifs. »

La mission 2013
Ce convoi 2013 a de multiples missions, poursuit Audrey : « Notre objectif principal est l'acheminement de matériel médical (fauteuils roulants, seringues, dialyses...) et d'équipement scolaire aux hôpitaux et écoles de Pristina. Parallèlement, nous allons rendre visite à la famille dont nous avions rénové l'habitation l'an dernier. Nous avons également rendez-vous au ministère de la santé du Kosovo. Enfin, nous organisons une soirée avec des étudiants de Pristina afin de nouer de nouveaux liens et de faciliter de futurs partenariats. Le programme va être chargé ! »
Soutenir une noble cause
Ce travail au sein de la MHIGE est un complément intéressant au cursus de Sup'Biotech, souligne Audrey Grelet : « C'est une grande opportunité ! Même si ça n'est pas toujours simple, on apprend beaucoup en s'occupant d'une association humanitaire. »
Pour poursuivre ses activités, l'association a besoin de financements. Si l'association parvient à récolter les fonds nécessaires à chaque convoi - par le biais de vente de crêpes ou de quêtes - elle ne peut se permettre de se constituer un budget : « Nous aimerions organiser une soirée de dons et de recrutement, mais les fonds nous manquent pour mettre en place un tel évènement. » Aussi, généreux donateur ou étudiant souhaitant rejoindre l'aventure, n'hésitez pas à contacter l'association par mail.