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L'école supérieure de la création numérique



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Le design de l'indignation

Les étudiants de 4e année d'e-artsup organisent des campagnes soutenant le mouvement des Indignés.
 
Dans le cadre de la préparation du concours du Club des directeurs artistiques, qui récompense les campagnes de pub des jeunes talents et se déroule cette année sur les trois premiers mois de 2012, les étudiants de 4e année d'e-artsup de la filière « design et communication » travaillent en ce moment sur des campagnes de publicité originales. En effet, il s'agit cette année selon le brief de « faire connaître le mouvement intellectuel des indignés par des actions militantes de communication », avec des supports aussi divers que « la guérilla urbaine, le buzz Internet, l'affichage sauvage, les badges, le street marketing, les détournements et opérations spéciales ».

Le brief a stimulé la créativité des étudiants et suscité des projets qui retiennent l'attention. Parmi les différentes idées avancées par les étudiants d'e-artsup figure celle du groupe des « petits condamnés » représenté par Julie Galchenko, Rajaâ Kinali, Jules Perron, Ivan Kiriliuk et Mikaël Postiglione (e-artsup promo 2013), qui proposent une campagne de publicité un peu particulière. Les petits condamnés sont ces bébés héritiers de la dette. Les étudiants les exposent dans les rues de Paris sous la forme de poupées abandonnées, sur des affiches ou encore sur leur site web, sur leur page Facebook, avec des slogans mobilisateurs.


2Affiche_les petits condamnes.jpg                          Une affiche de la campagne sur un mur, près de l'école

« La France s'est endettée afin de permettre une relance économique, sauver nos emplois et assurer une croissance future, explique le groupe sur son site. Aujourd'hui, on peut constater que le pouvoir d'achat est au plus bas, de même pour la croissance économique, et que le taux de chômeurs est au plus haut. Rien ne va plus, mais on doit quand même rembourser cette dette. Les créditeurs, c'est nous et nos générations futures. Aujourd'hui en France, un bébé qui naît est un bébé endetté de 30 000 euros. Et c'est cet endettement infantile qui pour nous résume le mieux la situation. Nous appelons toutes les personnes, à s'indigner face à cette situation. »


2happening_petitcondamnes.jpg            Exemple de happening de campagne de type guérilla urbaine, à Paris

« Voilà un exemple d'idée riche et bien exploitée, remarque Nicolas Cerisola, professeur de publicité qui encadre les étudiants dans la réalisation de leurs travaux, directeur artistique etfondateur de l'agence The Admen. Etre créatif est avant tout un état d'esprit, fait d'humour et de perspicacité. Il est important de développer chez les étudiants une méthode et des techniques qui leur permettront d'appréhender la création publicitaire sous un angle ludique et pragmatique, en essayant de piquer leur curiosité et leur sens artistique. Cet apprentissage s'accompagne d'une réflexion sur les nouveaux médias et les différentes manières d'adapter le fameux saut créatif, et c'est un peu ce que permet la préparation au concours du club des directeurs artistiques cette année.»
 
A l'issue du concours de l'année dernière, qui portait sur l'identité de la Wallonie, deux équipes d'e-artsup avaient été nominées et leurs travaux avaient été publiés dans le livre annuel du club des directeurs artistiques, regroupant à ce jour les meilleures publicités dans près de 40 volumes. La cérémonie de remise des prix aura lieu cette année en mars.

Postée le 02/02/2012 dans la catégorie "Ecole"


Montana Colors valorise le travail des étudiants d'eartsup

La campagne de publicité fictive réalisée par deux élèves de l'école comme projet de fin d'année a été publiée sur le site de la société de bombe de peinture.

Un court film publicitaire et son making-off. La campagne de publicité fictive pour Montana Colors réalisée dans le cadre de leur projet de fin d'année par Pierre Biet et Vincent Franco, deux étudiants de 4e année de la majeure motion design, a été remarquée par l'entreprise de renommée mondiale, qui a mis en avant leurs travaux sur son site internet.

Montana Colors est une société internationale de vente de sprays de peinture conçus pour la réalisation de graffitis, d'œuvres artistiques ou pour la peinture industrielle.

Un travail technique louable

Pour Peter Gabor, le directeur de l'école, "ce film est le fruit d'un travail technique important de la part des élèves, qui ont du réaliser un casting, un repérage du décors, monter un scénario, effectuer le tournage et investir sur la post-production. Le film célèbre à travers le tag comme forme d'expression esthétique les vertus pacificatrices, d'émulation et de performance de l'art et mettent Montana Colors au service de cette aventure. "

 

Postée le 08/09/2011 dans la catégorie "Ecole"


E-artsup à l'honneur

Les travaux des étudiants d'e-artsup ont été distingués lors de la remise des prix du concours étudiant organisé par le Club des Directeurs Artistiques qui s'est tenue le 6 juin dernier.

daclub4.jpgLundi 6 juin, le Club des Directeurs Artistiques, présidé par Bertrand Suchet, également vice-président de DDB Paris, a dévoilé le palmarès de son 9e concours des étudiants organisé sur le thème de « La nouvelle identité de la Wallonie ». Les étudiants des 8 écoles en compétition ont remis près de 400 travaux proposant des campagnes de communication selon différentes catégories : presse, film, affichage, identité visuelle, hymne, billets de banque, etc.

2walloniecnous.pngDeux équipes d'e-artsup faisaient partie des sept distinguées et ont été nominées (retenus comme étant les meilleures réalisations) dans la catégorie "billets de banque". Leurs travaux, réalisées par les étudiants dans le cadre du cours de publicité mené par leur professeur, Nicolas Cerisola, seront publiés dans le livre annuel du club, regroupant à ce jour les meilleures publicités dans près de 40 volumes.

Des projets originaux et novateurs

Pour Aleksandar Marjanovic, qui faisait partie d'un groupe de 4 étudiants de 3e année qui ont réalisé à la fois un drapeau, des billets de banque, un slogan, une campagne d'affichage, une carte d'identité et un passeport, « le véritable défi résidait dans le concept. Les étudiants de mon groupe ont choisi de mettre en avant un concept jeune et novateur plutôt que de s'attarder sur la tradition. »

3walloniecnous.pngPour la représentation de la Wallonie, Aleksandar, Frédéric Boutroy, Johan Davidson et Adrien Martin ont choisi de réaliser un triangle découpé en 4 zones déclinant des verts différents (les 4 régions de Wallonie) pour évoquer la nature et l'espoir. Sur les billets de banque, les étudiants ont évité de faire figurer les têtes traditionnelles et préféré représenter Tintin, « Utopia » de Yann Fabre, ou encore une œuvre de Magritte. Cet esprit d'innovation a trouvé sa récompense.

1walloniecnous.pngTravaux e-artsup nommés :

« Plus qu'une idée, la réalité » - Fanny Alberti, Céline Diep, Manon Reynaud et Rose Aron en 3e année

« La Wallonie, c'est nous » - Frédéric Boutroy, Johan Davidson, Aleksandar Marjanovic, Adrien Martin en 3e année

Postée le 01/07/2011 dans la catégorie "Ecole"


Antoine Maggi | un documentaire pour expliquer les paniques sanitaires


Film DocuFiction d'Antoine Maggi eco-pandémie


Profitant du désarroi et des données confuses tout autant que complexes qui ont circulé durant la crise de la Pandémie du H1N1, Antoine Maggi, élève de 5e année d'e-artsup a réalisé là un docu-fiction (1ère Partie) qui nous aide à mieux comprendre l'énoncé d'une crise, la manière dont celle-ci a débuté et a fini en quasi bulle économique peu de temps après. 

Le rôle des médias, des politiques, des autorités sanitaires, tout est passé en revue à l'aide de schémas et de représentations de données numériques permettant de mieux appréhender ce phénomène sociologique qu'est La Panique Sociale.

Cette étude loin d'être obsolète démontre à l'occasion de la nouvelle crise de la Bactérie Allemande tueuse, qu'il existe des méthodes de représentations pour aider les experts et les politiques à mieux appréhender ces réalités dont les répercussions sociologiques et humanitaires dépassent largement les frontières du raisonnable. (©Antoine Maggi, tous droits réservés). 

Site : http://www.eco-pandemie.fr

Postée le 10/06/2011 dans la catégorie "Com"


L'art au service de la science-fiction

Les étudiants d'e-artsup Nantes ont réalisé des affiches pour la journée « Jules Verne » qui a eu lieu au théâtre universitaire, le 13 mai.

L'image dont la description suit illustre l'affiche réalisée dans le cadre des cours "Théorie de l'image" et "Art et interactivité" par Alice Legros et Chloé Noret, deux étudiantes de première année d'e-artsup Nantes. Elle annonce la seconde édition de la journée « Système des sciences et science-fiction / Autour de Jules Verne : de l'évasion ou de la modernité. », qui fait intervenir sur le sujet écrivains, philosophes, sociologues et scientifiques.  L'événement, organisé par leur professeur, David Morin Ulmann, a eu lieu au théâtre universitaire de Nantes le 13 mai, et l'affiche a pu être vue dans tout Nantes.

Une affiche qui parle

Le tout baigne dans une ambiance bleu nuit : un morceau de lune criblé de cratères, desquels surgissent de vivantes tentacules enroulées autour d'étoiles qui font office de pelotes, et, se détachant au premier plan, des lettres blanches - presque des lettres de feu, inscrites dans une typographie étrange et serpentine... On se remémore les paysages fantastiques des épisodes de Star Wars, ou des différents volets d'A la Croisée des Mondes. L'image nous offre une évasion par l'imagination au-delà de l'univers connu,dans une modernité au creuset de laquelle fusionnent les mythes scientifiques de l'infiniment grand et de l'infiniment petit : la planète que l'on découvre nous ouvre sur le gigantisme du cosmos, mais les tentacules qui sortent des cratères rappellent singulièrement les images des micro-algues observables au microscope sur les échantillons rapportés au retour d'expéditions sous-marines.

Cette modernité, qui exprime l'ambition scientifique de tout connaître, trouve une résonnance particulière chez un auteur de notre littérature, et cet auteur s'appelle Jules Verne. Qu'il s'agisse du Voyage au centre de la Terre ou de Vingt Mille lieues sous les Mers, l'œuvre de Jules Verne représente en effet, sous la forme de l'anticipation fantastique, un hymne à la puissance de la technique, capable de nous faire arriver aux confins du monde connu. A elle toute seule, elle illustre de manière magistrale l'illusion scientiste de la modernité du XIXème siècle. Plus encore, elle démontre que la poésie et la science, loin d'être antinomiques, peuvent se rejoindre, comme l'avait très bien compris Einstein.

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Le processus de création expliqué par les étudiants

Chloé raconte : « Cette affiche a d'abord été pensée avec des recherches d'idées, au brouillon papier, à l'aide de mots-clés et de croquis d'intentions, afin de développer au maximum notre champ d'action et d'aboutir à une résultat qui corresponde à nos idées à toutes les deux. Après concertation et sélection des croquis qui étaient les plus explicites, nous les avons passés sous les logiciels Photoshop et Indesign. Le but était de laisser libre cours à notre inconscient culturel et à notre imagination : Le sujet était simple : pour nous, que représente la science ? Et la science-fiction ? Et pourquoi la représente-t-on comme cela ? »

Alice poursuit : « Chacune de notre côté, nous avons effectué des recherches sur la SF et la Science, avec notre éducation, notre culture, notre inconscient culturel, qui étaient différents. Concernant la mise en page, le texte nous était imposé, il fallait composer avec. Dans un premier temps, nous avons analysé différentes affiches existantes autour du même thème (les Utopiales, Scopitone, le festival de la SF, etc...), en particulier au niveau de la typographie et de la mise en page, afin d'avoir des références. Chacune de nous a ensuite effectué deux mises en page différentes à partir du même visuel, et nous avons sélectionné celle qui avait l'impact visuel le plus important et qui véhiculait le mieux notre message. »

Et une autre affiche

Une seconde affiche, celle de Hugo Giffard, un autre étudiant de l'école, a également été sélectionnée pour annoncer l'événement. On peut y retrouver au moins 4 éléments symboles de la modernité : une planète, qui évoque l'univers, une ville immense, qui représente l'explosion démographique et urbaine propre à notre époque, un œil, qui apparaît au centre de l'affiche et rappelle le conditionnement moderne dans un espace en surveillance, les tours en forme de tentacules, métaphores tout à la fois du progrès, de la convergence entre la technique et la nature et du même coup de l'ambition de l'homme de concurrencer Dieu.

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Pour en savoir plus sur l'événement lui-même, rdv sur le site du théâtre universitaire de Nantes: http://www.tunantes.fr/.

 

Postée le 13/05/2011 dans la catégorie "Ateliers"


Hitchcock investit Paris

Les étudiants de 3e année d'e-artsup ont rivalisé de créativité pour promouvoir l'exposition « Hitchcock » organisée par la Cinémathèque.

Les workshops en stratégie publicitaire des années précédentes avaient porté successivement sur les sujets suivants: "Le festin des dinosaures" au Palais de la Découverte, Jacques Tati à la Cinémathèque, "Serge Gainsbourg" puis "Jimmy Hendrix" à la Cité de la Musique. Pour cette édition, les étudiants avaient affaire à un auteur qui ne pouvait que simuler leur créativité et leur imagination.

En effet, les étudiants de troisième année d'e-artsup ont dû réaliser une campagne publicitaire pour l'exposition sur Hitchcock qui a eu lieu récemment à la Cinémathèque de Paris. Le brief qu'avait rédigé pour eux Nicolas Cerisola, leur professeur, précisait que la campagne devait comprendre une affiche, une annonce presse, un site web ainsi qu'un travail sur la billetterie.

Des résultats appréciés

Les résultats étaient à la hauteur des espoirs nourris par les membres du jury qui avait pour mission, à l'issue de la semaine, d'élire les meilleurs travaux. Michel Girard, directeur artistique freelance, Pauline Guerrier, directrice artistique de l'agence "The Admen", Nicolas Cerisola, directeur de création de la même agence et Jean Louis, designer graphique passionné d'Hitchcock, ont apprécié ces projets, qu'ils ont jugés sur des critères de qualité de l'évaluation artistique de l'œuvre, de conception, d'originalité de l'idée, de direction artistique et d'exécution.

Pour Nicolas Cerisola, "le workshop a permis de tester certaines qualités chez les élèves: qualités d'implication, capacité à gérer un point de vue et à décliner un concept, maîtrise des différents outils et des différents supports, gestion du travail en équipe, capacité à présenter un projet dans sa cohérence. Grâce à cette semaine, les étudiants ont pu acquérir et s'approprier une référence artistique incontournable et effectuer une véritable évaluation de leur niveau".

Soraya Taous, chargée des relations avec les enseignants à la Cinémathèque et Alain kantorowicz, chargé des partenariats événementiels, venus à l'école assister à la présentation des projets, ont estimé ces travaux "très réussis, à la hauteur des 3 meilleurs projets présentés à la Cinémathèque pour la réalisation de l'affiche de l'exposition". Les différentes équipes d'étudiants ont en effet rivalisé d'ingéniosité et de créativité. Dans l'un des projets, Hitchcock se cache discrètement dans les recoins et les illustrations du journal "Libération". Un autre travail reprend l'affiche de "La Mort aux Trousses" en substituant au décor d'origine le paysage urbain environnant la Tour Eiffel. Un troisième transforme en instruments ou indices de meurtre des objets symboles de l'univers parisien.

Ci-dessous, quelques réalisations des étudiants:

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Postée le 06/05/2011 dans la catégorie "Ateliers"


Le numéro 13 de IONISMag vient de sortir


Le dernier numéro de IONISMag vient de sortir. Au sommaire de cette 13e édition, des rencontres avec les étudiants des écoles du Groupe qui possèdent un talent : comédiens, sportifs, écrivains... Découvrez Sup'Internet, la nouvelle école de IONIS Education Group, qui forme aux métiers de l'Internet.

Le magazine propose également un tour d'horizon de la recherche à l'ESME Sudria, l'école des ingénieurs de l'innovation, des sciences de l'énergie et des technologies avancées, ainsi qu'un point sur les métiers de la communication. IONISMag vous dévoile enfin les dessous d'un stage réussi.

Retrouvez les rubriques habituelles : "Ils enseignent, ils publient", Entrepreneurs, "Au cœur des écoles" , les dernières nominations...

Bonne lecture.
 

 


Postée le 10/03/2011 dans la catégorie "Com"


les principaux axes pédagogiques d'e-artsup

 



Un diaporama pour donner à voir et à lire les principaux axes pédagogiques d'e-artsup. © peter gabor (http://www.e-artsup.net)

Postée le 31/01/2011 dans la catégorie "3D"


Le Groupe IONIS s'engage

Depuis quatre ans, le Groupe IONIS auquel e-artsup appartient œuvre auprès de ses étudiants pour les sensibiliser au don du sang et soutient l’Etablissement Français du Sang (EFS) dans son action de collectes.

Aujourd’hui, cet engagement va plus loin avec la volonté de recruter de nouveaux donneurs. Le 21 mars 2011, aura lieu la journée « Cent pour Sang » dans les 33 sites du groupe. De nombreuses conférences, animations et collectes seront organisées pour tenter de pallier au besoin de produits sanguins, en hausse de 21 % depuis 2001. Le partenariat prend également tout son sens puisque l’EFS propose des stages et des postes aux étudiants pour travailler à leurs côtés.

Le mardi 9 novembre 2010 a eu lieu la signature de la convention officialisant le partenariat entre l’EFS représenté par le professeur Gérard Tobelem (président de l’Etablissement) et le Groupe IONIS incarné par son président Marc Sellam. Ce partenariat a été signé officiellement à la Marie du IIIe arrondissement de Paris avec la participation du maire, Pierre Aidenbaum.

Discours du Président de l'EFS, le Professeur Gérard Tobelem

Discours du Président du Groupe IONIS, Marc Sellam

Discours de M. Le Maire du IIIe arrondissement, Pierre Aidenbaum

Postée le 05/01/2011 dans la catégorie "Com"


Le 12e numéro de IONISMag est en ligne

Le numéro 12 de IONISMag est disponible

Au sommaire de ce numéro,

- « L'œil ouvert » : un retour sur les conférences organisées par le Groupe IONIS sur de grands sujets d'actualité (La guerre sino-américaine décryptée par François Lenglet directeur de la rédaction de La Tribune, le cloud computing vu par Wener Vogels vice-président d'Amazon,  le Green IT).
- « Emotions d'ailleurs » : retours d'expérience des étudiants de l'ISG partis au Japon.
- Le Best of 2011 des Epitech Innovative Projects (EIP).
- Un point sur les métiers de l'informatique.

Et aussi : La recherche à l'IPSA - « Quand les rêves deviennent réalité » : retour sur le concours « 30 bougies - 30 projets » de l'ISEG -Parlons convergence avec Ionis-STM - Entretien croisé entre Peter Gabor et Etienne Mineur d'e-artsup - Expertise Prépa, mode d'emploi avec l'ISTH...

Bonne lecture !
 



Postée le 09/12/2010 dans la catégorie "Com"


Le 11e numéro de IONISMag est disponible

Parmi d’autres dossiers d’actualité, vous trouverez une enquête sur l’innovation et la pédagogie dans les écoles du groupe, une autre sur les étudiants et anciens étudiants entrepreneurs ainsi qu’une série de conseils pour réussir sa vie professionnelle.

Au sommaire de ce 11e numéro de IONISMag :

- Quand un Groupe révolutionne ses technologies : un entretien avec Florian BUCHER, directeur Technique de Ionis Institute of Technology, qui parle du futur IONIS Digital System,

- Dossier Innovation & pédagogie 2010 - 2011

- Réussir ses premières années professionnelles : des conseils pour entrer dans la vie active dans les meilleures conditions

- Le Groupe IONIS à l’horizon 2015 : une interview de Marc Sellam, Président de IONIS Education Group, qui évoque les perspectives d'avenir du groupe

- Les métiers de la finance : en pleine mutation les métiers de la finance offrent toujours de nombreuses opportunités...

Et aussi : Les 30 ans de l’ISEG : 30 bougies / 30 projets - Remise des diplômes du Campus Technologique - Ils enseignent, ils publient - Le Symposium de l’ESME Sudria - Au coeur des écoles du Groupe - Dernières nominations - Agenda...

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Postée le 23/11/2010 dans la catégorie "Com"


e-artsup partenaire de l'Arche de la biodiversité

 

Dans le cadre d’un partenariat initié par e-artsup avec le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), des étudiants de l’école ont réalisé en mai dernier l'affiche annonçant « l’Arche de la biodiversité », organisée par le CNES pour la Fête de la Science. Convaincu par la qualité des différents projets d’affiches et leur professionnalisme, le CNES a souhaité poursuivre ce partenariat en associant l’école à l’événement. Les élèves d'e-artsup réaliseront en live, chaque après-midi sur les 3 premiers jours, la création d'une fresque de 3 mètres de diamètre - une interprétation libre de notre planète.

L'inauguration de «l’Arche de la biodiversité» aura lieu le mercredi 20 octobre, à partir de 18h30, au Forum des Images (2, rue du Cinéma, 75001, Paris). Elle sera suivie d'un cocktail et d'une soirée conférence/rencontre avec explorateurs, astronautes et spécialistes du CNES. La soirée sera animée par le journaliste Vincent Perrot.

Pendant 3 jours, le CNES présentera une scénographie inédite sur le thème de l’espace et la biodiversité. Au programme : des spécialistes du spatial, un astronaute, des explorateurs, avec lesquels les participants pourront dialoguer, des performances graphiques réalisées par les étudiants d’e-artsup.

Au centre du dispositif, la grande « Roue des questions » sera lancée régulièrement sur les plages horaires 12h-14h et 17h-19h par un animateur. Elle comportera 16 cases pour 16 thèmes en rapport avec le spatial et la biodiversité : environnement, animaux, pollution, activités humaines, fusées et satellites, exploration, vie et origines, Guyane, base spatiale, astronautes, eau, déserts, océans, glaces, climat, air. Un écran géant diffusera des films, dont plusieurs inédits, sur le thème «l’espace, compagnon des explorateurs».


 

Par Ivan Kiriliuk, Katell Chabin et Aleksandar Marjanovic.

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maquettes des projets

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 "L'Arche de la biodiversité", par Quentin Girard et Hasim Akbaba

 

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"L'Arche de la biodiversité", par Fanny Alberti et Lou Trousseau

 

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"L'Arche de la biodiversité", par Johan Davidson et Jules Perron

 

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 "L'Arche de la biodiversité", par Adrien Martin et Nicolas Pierre-Louis

Postée le 06/10/2010 dans la catégorie "Événements"


E-artsup Paris ouvre ses portes

Venez découvrir les métiers de la création numérique le samedi 16 octobre, de 10h à 17h, lors de la journée portes ouvertes de l'école.

Cette journée est un rendez-vous privilégié pour:

    •    découvrir les cursus proposés,
    •    visiter les locaux,
    •    échanger avec les étudiants, les professeurs, les associations.

C'est aussi l'occasion de poser toutes vos questions:

    •    sur les débouchés,
    •    sur les conditions d'admissions,
    •    sur le financement de vos études.
 
Si e-artsup est une référence dans le milieu de la création numérique, c'est parce que ses enseignements sont axés sur les besoins réels des agences, des studios, des créateurs de jeux vidéo. En découvrant nos locaux, vous toucherez du doigt ce qui fait notre spécificité.
 
L'ensemble du Campus Technologique sera ouvert : les écoles EPITA, Epitech, l'ETNA, l'IPSA et Sup'Biotech ,vous accueilleront également.
 
Pour plus d'informations, contactez le +33(0)1 44 08 00 63
 
e-artsup
14/16 rue Voltaire
94270 Le Kremlin-Bicêtre

Tél. +33(0)1 44 08 00 62
M° Porte d'Italie
 
 

 

Postée le 24/09/2010 dans la catégorie "JPO et salons"


Typographie : la lettre, le mot, la page | de Jacques Bracquemond et Jean-Luc Dusong

Sous le numéro ISBN: 978-2-212-12621-1, les Éditions Eyrolles ont publié un ouvrage des plus intéressants. Commis par Jacques Bracquemond et Jean-Luc Dusong (dont j'ai déjà évoqué une publication ici même sur Design et Typo) ce manuel s'adresse aux étudiants de première et deuxième année en Arts Graphiques ou en techniques de production. Cela ne veut pas dire qu'il ne s'adresse pas au grand public. Mais j'émettrai des réserves plus loin sur la nature même de cet ouvrage.

J'ai découvert ce livre sur le Salon du Livre dernier et l'éditeur me l'a envoyé afin que j'en fasse une analyse sur le net.

Permettez-moi tout d'abord de dire merci, à l'éditeur, qui a le courage d'aborder des «catégories» peu vendeurs sur un marché de l'édition où le numérique et le web permettent aujourd'hui au plus grand nombre de disposer d'informations et de cultures des plus vastes.

Or le modèle économique d'une «publication papier» entraîne des contraintes matérielles et financières des plus rigides. Le format, la pagination et le nombre d'exemplaires pour n'en citer que les plus importantes. Et bien sûr la qualité du papier, son grammage, ainsi que ceux de la couverture, sont également déterminants dans l'évaluation du coût d'une édition . Et puis il y a l'éditeur, ses charges de fonctionnement, ses directeurs de collection, ses structures juridiques et financières ainsi que ses bureaux de fabrication. C'est tout cela qui fait d'une telle édition une véritable prise de risque confronté à la gratuité de la culture sur le net.

Nous n'allons pas non plus comparer, ce n'est pas le lieux ici, les avantages du papier sur l'écran, bien que les livres électroniques commencent à arriver en force et vont créer de nouvelles pratiques de lecture. Le même ouvrage diffusé sur l'iPad avec une mise en page adapté pourra sans doute un jour remplacer le papier. On économisera sur les tonnages de papier, mais pas sur le coût final qui devra tenir compte du développement sous <objectif c>, des coûts de la maquette et des frais de réalisation ainsi que de la diffusion électronique. Donc on reste et on restera dans un processus à haut risque d'échec chaque fois que l'on voudra publier des ouvrages spécialisés destinés à un public restreint (à cause de la langue notamment). Le seul mot qui me vient alors à l'esprit c'est: RESPECT.

Parce qu'il existe en France aujourd'hui une culture de l'édition, véritable exception culturelle sans grandes subventions de l'État qui doit se frotter avec ses structures lourdes et expérimentées à l'avènement du tout digital sans recul sur la méthode ni sur les processus idéaux pour faire face à cette révolution économique et structurelle.

Du coup j'ai relégué la critique du livre au second plan bien que beaucoup de choses à en dire.

Je vais essayer de faire court. La structure de l'ouvrage me semble parfaite. Les chapitres vont de l'histoire de la lettre et de l'écriture vers les pratiques modernes et digitales. S'en suit un découpage logique historique et technique qui épouse l'évolution de la matière typographique, la lettre, la composition, la mise en page. Le seul bémol que j'exprimerais concernant ce manuel pédagogique tient essentiellement à ses qualités graphiques de mise en page.

Les deux auteurs restent cependant trop scolaires sur ce registre, voire d’une neutralité exemplaire. Mise en page classique, pages excessivement surchargées malgré une bonne hiérarchisation de la lecture. Les auteurs ont réalisé là un ouvrage pédagogique classique et sans ambition de concevoir une maquette raffinée, élégante et conceptuelle. C'est en me rapprochant de l'éditeur que j'ai compris le pourquoi. Jacques Barcquemond était déjà atteint d'une maladie grave lorsqu'il apporta le manuscrit aux Éditions Eyrolles. Et c'est à son ami Jean-Luc Dusong qu'il confia le soin de terminer l'ouvrage dès lors qu'il n'avait plus la force et l'énergie d'y travailler à plein temps. Ce livre est donc à la fois un testament, un modèle de courage humain face à la maladie et une œuvre pas tout à fait achevée puisque Jacques Bracquemond n'a pas eu la force de l'amender ou de le corriger à fond. Un travail d'abnégation également en ce qui concerne Jean-Luc Dusong qui s'est interdit d'ajoûter ou d'interprêter à sa façon les chapitres de l'ouvrage. Il s'est effacé et cantonné au rôle d'interprête-exécutant là où il avait le talent de faire un travail graphique plus personnel.

Du coup il est passé à coté de l'opportunité de devenir une référence en tant que telle, d'une architecture d'édition expérimentale ou créatrice. Mais franchement, je comprends l'auteur et l'éditeur dans ces conditions si particulières ne pas vouloir prendre à ce stade trop de risque.

On pourrait évidemment se demander ce qu'auraient fait Hermann Zapf, Herbert Lubalin ou encore Bradbury Thompson. Il est à parier qu'ils eussent été moins «gargantuesques» dans l'emploi des illustrations pour rester dans l'élégance de la démonstration.

Mais il s'agit là d'une critique presque facile et qui de toutes façons frise la fiction et m'arrêterai donc sur une note positive: on ne fera jamais assez d'ouvrages sur la typographie tant cette culture est essentielle à l'humanité.

Un jour, je déambulais dans les rues de San Francisco et brusquement me suis trouvé à un carrefour qui était tellement proche d'une architecture européenne, voire française que j'ai eu un instant une impression panique d'avoir été transporté par une machine spatio-temporelle sur une autre planète. Et l'instant d'après je lisais frénétiquement le nom des rues, les devantures de magasin, les journaux dans leur distributeur automatique, et me suis vite calmé… j'étais bien aux USA (Today), dans la ville aux Tramways marron et rouge-bourgogne… Me voilà rassuré, je n'étais pas à Budapest ni sur le Boulevard des Maréchaux. Pour reprendre l'expression de Paul Rand, everything is type, everthing is type.
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peter gabor
directeur d'e-artsup

Jacques Bracquemond 1930-2006 - Meilleur Ouvrier de France (1982), Commandeur des Arts et des Lettres (1996)
D'une famille d'artistes, formé à l'École Estienne, ainsi qu'aux Beaux-Arts de Paris et aux Arts Appliqués, Jacques Bracquemond a mené de front une carrière de dessinateur publicitaire, d'artisan artiste graveur et de professeur de dessin, notamment au lycée d'arts graphiques Initiative à Paris, où il enseignait le trait, la lettre et l'histoire de l'art. Transmettre son expérience était pour lui un devoir et une évidence.

Jean-Luc Dusong - Docteur en esthétisme, Jean-Luc Dusong a enseigné les techniques éditoriales à l'École Estienne et à l'IUT métiers du livre de Saint-Cloud. Il est actuellement professeur d'arts visuels dans l'atelier "Arts et métiers du livre" du Centre Paris Lecture. Enraciné dans la grande tradition de la typographie par sa formation de graphiste, il a consacré ses travaux universitaires aux nouvelles technologies et aux nouveaux médias. Co-fondateur de l'agence de communication Darjeeling, il est l'auteur du jeu Les dents de la pub. Plusieurs fois lauréat du Grand Prix Stratégies, il a reçu pour ses campagnes et ses films des récompenses en corporate et en conception visuelle.

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Postée le 08/09/2010 dans la catégorie "Com"


Exposition de fin d'année à e-artsup | préparation

«C'était en juin, bientôt l'expo de fin d'année de nos chers étudiants. Le temps se mettait au «beau et chaud» et nous avions décidé de repeindre l'entrée de notre école qui était recouvert de grafitis depuis la dernière manifestation d'Épitanime. J'ai demandé à David Laranjeira de réfléchir à un décor graphique ou typo qui «baliserait» cette descente à notre mezzanine où j'ai moi même établi mon bureau.

Oui j'avoue, j'aime bien la pénombre pour travailler tranquillement avec mes ordis, et ne pas être gêné par les variations de la lumière du jour. Donc David Laranjeira me confie quelques jours après un projet de signalétique qui correspondait en tous points au brief posé.

Profitant de la longueur du décor il conçoit un itinéraire «façon metro anglosaxon» ponctué par d'énormes chiffres en Didot romain parmi les plus belles de tous les alphabets existants. Quelques phrases clées et puis cette citation de Paul Rand «Design is everything, everything!». Merci à David et tous ses étudiants d'avoir mouillé leurs chemises pour réaliser cette belle séquence décorative.

Petit quiz de l'été: si vous trouvez le nom de l'alphabet dont sont issus les chiffres 1, 2, 3, 4 et 5, je vous offre un café restretto dans mon bureau (smile). peter gabor | directeur»

L'exposition e-artsup des 3e, 4e et 5e années///////
le samedi 26 juin///////
de 10:00 à 17:00, venez nombreux.///////
24, rue Pasteur,///////
94270 Le Kremlin-Bicêtre/////////
Téléphone: 01.44.08.62/////

 

WORKSHOP TYPO E-ARTSUP UDERGROUND PART TWO from petergabor on Vimeo.

David Laranjeira, professeur de typo à e-artsup a organisé un workshop de signalétique au pochoir pour décorer la descente de l'UnderGround qui mène à la mezzanine de l'école e-artsup. École Supérieure de la Création Numérique, e-artsup est né en 2001 par la volonté du Groupe IONIS sous la direction de Marc Sellam. Le Groupe IONIS comprend quinze écoles dont l'ISEG, ISG, Epitech, l'Epita, SubBiothèque, l'IPSA etc.

 

 

E-ARTSUP UNDERGROUND WORKSHOP TYPO from petergabor on Vimeo.

 

Postée le 22/06/2010 dans la catégorie "Événements"


Quelle est la différence entre: Infographie et Graphisme?

Diagram Graphics de Kazuo Abe et Fumihiko Nishioka fut publié pour la première fois en 1992 et apparemment réédité en 2000, mais de toutes façons épuisé pour lors et vous ne disposez plus que de deux exemplaires d’occasion sur Amazon.

Je vous laisse bien sûr découvrir avec délectation ce somptueux ouvrage que j’ai pris grand plaisir à photographier. Comme certains d’entre vous, me suis rendu compte bien souvent que lors d’une opération de prise de vue, l’œil fixé sur l’objectif, on s’approche encore plus des visuels jusqu’à pénétrer dans l’âme de la création. Et surtout ne me parlez pas de scanner ce genre d’ouvrage… il n’y a rien du plus dégradant que d’aplatir les pages, leur enlever toute sensualité. Car il ne s’agit pas seulement de vous montrer des graphiques, mais de vous donner envie de toucher le papier et l’ouvrage qui a demandé autant de travail des éditeurs. 

Mais revenons à l’essentiel. Qu’avons-nous là sous les yeux. Un recueil de graphs, de diagrams, de computer graphics comme disent les américains ou d’infographie comme nous devrions dire nous ici en France. Parce que l’infographie c’est bien cela. Un art de visualiser des données (Data Visualisation) qui rend celles-ci plus compréhensibles, à la portée du lecteur-spectateur.

Que ce soit pour les données scientifiques, médicales, politiques et géopolitiques, sociologiques et technologiques, sans oublier bien sûr les données économiques, le graphiste est appelé à concevoir des info-graphies, qui rendent ces données intelligibles, parlantes et évocatrices.

J’avais commencé à publier des ouvrages sur ce sujet qui me tient à cœur dans mes précédents billets.

Graphis Diagrams | Une histoire de l’infographie (1/3)
Graphis Diagrams | Une histoire de l’infographie (2/3)
Graphis Diagrams | Une histoire de l’infographie (3/3)

Et finalement c’est Manuel Lima qui nous donne la meilleure explication sur les enjeux à venir pour les graphistes dans le monde de plus en plus complexe que nous habitons. Manuel Lima Video sur Digup TV

Où Manuel Lima nous rappelle que Google traite aujourd’hui plus de 25 millions de Gigaoctets de données par jour.

C’est dire que les enjeux futurs pour les communautés politiques, scientifiques et éducatives seront considérables afin de faciliter la Visualisation de ces données. Et si «ça» (http://www.webdesign-festival.com/2010/) bouge autant aujourd’hui dans la communauté graphique, c’est sans doute aussi parce que nous atteignons désormais l’âge adulte de cet art. En effet, il ne date pas d’hier. L’infographie s’est développé tout au long de la seconde moitié du XXe siècle sous l’effet d’un développement économique et scientifique prolifique. Abraham Moles et Robert Estival en ont jeté les fondements dans leurs sociétés de Schéma et Schématisation. J’avais été frappé par leur travaux que j’ai découvert lors d’une rencontre graphique de Lurs, voici plusieurs dizaines d’années. Et j’avais déjà à l’époque fait le rapprochement avec les travaux de Levi Strauss.

Le structuralisme (mais aussi la linguistique avec les travaux de Ferdinand de Saussure ou d’un Roman Jacobson), est aux schémas et leur représentation, ce qu’est l’art du rythme et du sonore à l’expression poétique. La recherche de l’expression juste et séduisante qui rend l’information plus intelligible. Rien dans les images qui suivent n’est laissé au hasard. L’analyse des données transformée en structure graphique polymorphe pour nous permettre de rapprocher d’une réalité, de lire l’illisible, de décoder le caché et le subliminal. Voilà les enjeux de cet art majeur qui prend son envol aujourd’hui grâce à l’interactivité des moyens de production et du code html, javascript ou encore de l’Action Script. Sans compter bien sûr la 3D qui fait désormais irruption dans le champ de la créativité à tous les étages.

 

Lire la note complète sur le blog de peter gabor (directeur d'e-artsup)

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Postée le 10/05/2010 dans la catégorie "Com"


Semaine de workshop : Jimi Hendrix

Adrien Coquelle est en troisième année à e-artsup. Il nous explique comment, à partir d'un brief il a quelques jours pour rendre un projet complet sur une thématique donnée.

"Nous sommes en semaine de Workshop pour la matière "Publicité". Le brief a été distribué en début de semaine : nous avons cinq jours pour imaginer tout l'univers d'une exposition imaginaire Jimi Hendrix à la Cité de la Musique. Je travaille sur l'affiche de l'expo mais nous allons également décliner la thématique sur un site internet, une billeterie et une annonce presse.

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Sur notre projet, nous avons voulu accentuer le côté "bête de scène" d'Hendrix, le musicien génial et provocateur qui brûlait sa guitare et électrisait le public. Nous avons laissé cette guitare au sol et les volutes de fumée dessinent son visage dans l'air. Le travail sur la typographie sixties est important. Il y a également des réminescences Vaudou ("Voodoo Child") avec la conception d'une poupée en tissu. Nous utilisons Photoshop pour l'affiche, Flash pour le site internet et Illustrator pour tout le reste".

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Adrien Coquelle. 3e année.

Postée le 22/03/2010 dans la catégorie "3D"


After Effects | Tutorial pour débutant

Pour être cohérent avec la chronique que j'ai publié il y a quelques jours, voici venir le temps des révisions. Beaucoup d'entre vous hésitent à se mettre sur les logiciels d'animation et de FX (Effets Spéciaux). Avec After Effects, c'est pourtant un des logiciels d'Adobe qui a véritablement révolutionné le monde du movie-maker. Désormais seul compte le savoire-faire et non plus le prix du matériel ou du logiciel. Peu de choses eu égard à la versatilité des possibilités techniques et artistiques.

En ce qui concerne ce tutorial et les suivants que je vous présenterai régulièrement, ils ont fait l'objet d'une véritable réflexion entre Matthieu Colombel (directeur de la filière Design Motion chez e-artsup) et moi même: comment apporter un soutien pédagogique à des étudiants d'une école de création graphique et numérique qui leur serve en quelque sorte de bloc notes, de rappels de cours, et au fond l'idée de ces captations d'écrans a fait son chemin comme le seul moyen d'intercéder entre mémoire et oubli, entre le cours et la maison. Sortes de polycopiés modernes que l'étudiant peut regarder à loisir quand il veut, et où il veut.

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Tutos e-artsup : After Effects© - Les bases (Part 01)
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Tutos e-artsup : After Effects© - Les bases (Part 02)
Ceci est une introduction au logiciel After effects. Que se passe-t-il à l’ouverture de ce logiciel ? La suite de l’introduction à After effects. Nous verrons ici les paramètres d’animation de base, comme le mouvement sur les axes X et Y, la rotation, l’échelle et le flou de mouvement. En compagnie de Guy Grember, designer plasticien et professeur à e-artsup.

Le portail des tutos d'After Effects© et de 3Ds Max ainsi que de Flash© depuis peu. C'est ici.

Postée le 17/03/2010 dans la catégorie "3D"


Un métier plus sûr que l'Animation: le Design Motion

Le Design Motion à l'honneur chez PsyOp à NewYork City et L.A.

Qui suis-je pour déscerner un prix d'excellence à un studio de prod et de postprod à NewYork. En ont-ils seulement besoin. Je ne le crois pas. Et je suis ici dans mon bureau d'e-artsup à réfléchir sur les désirs d'avenir de nos jeunes étudiants qui ne rêvent que d'animation, de jeux vidéos et de superproductions comme WALL-E ou Avatar.

Mais avant que d'avancer plus loin dans cette réflexion, je voudrais que vous jetiez un coup d'œil à ces quatre films que j'ai sélectionné sur le site de PSYOP , et qui ont été tournés pour des pubs d'Häagen Dazs, d'Absolut, de Peugeot ou encore de Michelin.


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peugeot by psyop

michelin by psyop

haagendazs by bypsyop

absolut by psyop

Chacune de ces vidéos est un petit bijou de création… entendez par là d'inventivité, de sensibilité, de culture de l'image et même de culture au sens stricte, et aussi et surtout de perfection dans la réalisation. Prenez par exemple le design sonore, une activité artistique peu connue encore du grand public. Présent dans le process industriel comme dans les films ou émissions radio, le design sonore est un «acteur» majeur de notre plaisir de spectateur (ou d'auditeur). Déjà dans le film tourné par Wim Wenders pour Leica M8 vous entendez le déclic délicat de la bague des diaphragmes tout comme ici dans le film de Peugeot vous écoutez le son précis et doux à la fois du sélecteur d'assiette de tenue de route lorsque le conducteur arrive sur la route enneigé.

Le design motion c'est un ensemble de connaissances et de pratiques artistiques qui met en œuvre autant l'image, les effets spéciaux, la conception 3D et l'Animation que le dessin et la conception artistique de personnages et d'objets devant évoluer sous des angles cinématographiques parfaitement maîtrisées, afin de servir l'intensité de la narration. Le cinéma et les jeux vidéos ont inventé l'Animation (enfin, si on exclut les marionnettes), la Publicité a créé un métier, le Design Motion. Entre longs métrages et très courts métrages, les techniques sont les mêmes, mais la narration gagne en intensité par les raccourcis dans les films de pubs.

Mais revenons à nos futurs directeurs artistiques qui vont choisir de s'exprimer en animation. Je me bats contre toute spécialisation trop poussée. Contre toute idée selon laquelle l'on pousserait les jeunes à devenir juste «animateur» ou «codeur», ou encore et seulement webdesigners. Le designer motion se doit d'avoir une culture pluridisciplinaire qui lui donne une compétence sur l'ensemble des activités de communication ou d'«entertainment». Il a une culture de l'image, du graphisme, de la typographie. Il a une formation générale en dessin et en pratiques artistiques qui lui permet de créer les scènes d'une narration, précédés d'un solide storyboard afin de réaliser par la suite le composetting du film.

Pour quelles raisons j'oppose la formation Design Motion à celui de l'Animation? Tout d'abord parce que les fonctions économiques et sociales ne sont pas les mêmes. Un spécialiste en Animation va intégrer de façon temporaire des productions de films ou de jeux vidéos pour le temps de la production. Métier passionnant mais métier de la précarité tout de même. Saviez-vous que nombre de spécialistes en 3D travaillent sous le statut d'intermittants du spectacle. Un statut fragile o combien. Le Directeur Artistique en Design Motion va lui, intégrer une des nombreuses agences de communication qui sont en train de passer tous au «tout digital». Et pour ce faire il lui faut tout de même s'approprier les techniques de production, 2D, 3D, effets spéciaux etc. Mais il saura également prendre en main un brief client, et réfléchir comme un AD au génome d'une marque, et analyser la meilleure stratégie d'une narration qui saura communiquer l'essentiel sur un produit, un service ou une information institutionnelle.

L'AD en Design Motion trouve devant lui un marché immense d'entreprises qui sont en train depuis quelques années à se réveiller au monde merveilleux (humour et ironie) de la communication. Il bénéficie d'une autonomie créative et de savoir faire en réalisation qui lui permettra soit de faire (faber) lui-même, soit de faire réaliser ses idées par une équipe de spécialistes. Parce qu'il y a toujours des gens peu ambitieux, ou simplement peu désireux de s'investir à fond dans une culture aussi vaste que la création artistique.

Tendance lourde, les exécutants disparaissent de plus en plus dans tous les métiers.

C'est là l'un de mes leitmotivs des plus récurrents. Nous fêtons cette année les Vingt Ans de la naissance de Photoshop. Devrais-je ajouter que nous fêtons tout bonnement depuis septembre dernier les vingt ans de l'arrivée du numérique moderne. Or je ne sais pas pour vous, mais pour ce qui me concerne j'ai constaté durant ces années écoulées la disparition progressive de tous les petits métiers de la production d'images et de textes. Photocompositeurs, Exécutants, Monteurs, Photograveurs, Chromistes etc. Dans les domaines du Cinéma ou du Son, mêmes constats. Et aujourd'hui dans les domaines des effets spéciaux, idem. Pour exemple: dans les années 80, pour réaliser une scène du film Association de Malfaiteurs de Claude Zidi, où Christophe Malavoy et François Cluzet font modifier une série de boules du Loto Nationale dans un film TV, ils ont recours à une PaintBox de chez Quantel. Cet appareil permettait de retoucher et de remonter le film sans aucune trace de la supercherie. Il valait au bas mot dans les 456.000 euros.

Vous faites aujourd'hui la même chose avec un PowerBookPro à 2300 euros + un logiciel Aftereffects que vous achetez pour 2-3.000 euros (comprenant bien sûr tous les logiciels de production d'Adobe). Autant dire que l'appropriation des moyens de production dans nos métiers n'est plus un atout pour s'approprier une clientèle. Seul le savoir faire fera désormais la différence. Et dans la panoplie du savoir faire, celui qui travaille en amont de la création, celui qui conseille, qui crée, qui prépare le travail pour l'exécution sera toujours plus utile dans la mesure où cas extrême, il saura lui même réaliser ses idées au cas échéant. J'en conclus que pousser les jeunes aujourd'hui vers une ultra spécialisation revient non seulement à une supercherie pédagogique mais de plus est complètement criminel eu égard à leur avenir. Parce que l'avenir d'un métier comme le notre, à l'échelle de l'histoire se mesure en semestres, en mois, évenutellement en quelques années. Mais qui peut raisonnablement prétendre connaître les évolutions techniques et sociales pour les 40 ans à venir.

Autrement dit, je préfère former des créatifs que des exécutants car un Directeur Artistique qui a reçu une solide formation à la fois culturelle, artistique et technique digitale saura toujours faire évoluer une carrière, sans doute fragile, vers les opportunités les plus productives.

peter gabor
directeur d'e-artsup

Postée le 15/03/2010 dans la catégorie "3D"


Un métier nommé "Cwad Tout Terrain"

Portrait de David Le Pichon (24 ans), élève en 5ème année à e-artsup. David est formé à l'école pour travailler en "360", dès demain, en agence. Il nous parle de son futur métier qu'il nomme "Cwad Tout Terrain"...

David
: "J'ai choisi la fillière Concept. C'est un vrai laboratoire de recherche en communication qui analyse des cibles, des tendances et des tribus sociales. Notre base de cours, c'est beaucoup de sciences humaines ainsi que de la philosophie, de la recherche graphique et sociologique.
Je fais donc de la veille, partout, en groupe ou seul, à la maison ou à l'école en permanence. Cela signifie que j'épluche les journaux, je surfe sur le web, je regarde la télévision et je n'oublie pas la radio, les derniers films sortis au cinéma et bien évidemment les personnes que je rencontre. Ces échanges humains sont une source primordiale pour moi.
Je suis formé pour esquisser le portrait des tribus, de mouvements culturels (obscurs ou mainstream) afin d'en tirer une analyse détaillée répondant aux mieux à leurs demandes dans l'avenir.

Capture d’écran 2010-02-22 à 14.09.50.jpg

Je suis dans une fillière "Concept" qui apporte une réponse immédiate à un besoin tout en recherchant et trouvant les moyens de communication de demain. C'est vraiment intéressant.
J'ai choisi de m'exprimer par la vidéo : j'aime mixer les technologies entre elles. Créer un film, lancer un buzz puis passer au print via l'affichage sur du viral ou du purement commercial.

C'est la communication à 360 degrés : j'ai été formé à e-artsup pendant cinq années pour ce nouveau métier. Je serai à cheval entre le directeur artistique et le concepteur-rédacteur. J'aime à me définir comme un "cwad tout terrain", en quelque sorte : un copy-writer-art-director. Je suis désormais prêt à travailler principalement dans un environnement publicitaire mais je pense m'orienter plutôt vers la réalisation pure."

Postée le 22/02/2010 dans la catégorie "Ecole"


e-artsup sur les salons de la Formation et des Etudiants

Etudiants e-artsup 2010 #1 from petergabor on Vimeo.

Un grand merci à tous les étudiants d'e-artsup pour leur générosité de cœur et leur talent pour animer nos Salons et donner de l'école l'image vivante qui témoigne de notre passion pour la création et les métiers du design (Motion, Interactif et Graphique)

Postée le 08/02/2010 dans la catégorie "3D"


(vidéo) Conférence BD en ligne et métiers de la création numérique (Part. 4)

   C'est sur le campus d'e-artsup qu'a eu lieu la conférence inaugurale du Festiblog 2009, cinquième édition, le festival des blogs bd et des webcomics. Les étudiants de l'école présents ont pu assister à un débat riche présenté par Erwan Cario (rédacteur en chef d'ecrans.fr, un site du journal Liberation). Quels sont les blogs bd qui arrivent à tirer leur épingle du jeu ? Comment se faire remarquer quand on est un jeune auteur ? Quels sont les conseils des "stars" du milieu ? Peut-on vivre de son blog ? Quelles formes pour la BD en ligne ? Quatrième partie.

 


Conf "BD en ligne et métiers de la création numérique" part4
envoyé par e-artsup. - Découvrez plus de vidéos de la vie étudiante.

Postée le 03/02/2010 dans la catégorie "Événements"


(vidéo) Conférence BD en ligne et métiers de la création numérique (Part. 3)

   C'est sur le campus d'e-artsup qu'a eu lieu la conférence inaugurale du Festiblog 2009, cinquième édition, le festival des blogs bd et des webcomics. Les étudiants de l'école présents ont pu assister à un débat riche présenté par Erwan Cario (rédacteur en chef d'ecrans.fr, un site du journal Liberation). Quels sont les blogs bd qui arrivent à tirer leur épingle du jeu ? Comment se faire remarquer quand on est un jeune auteur ? Quels sont les conseils des "stars" du milieu ? Peut-on vivre de son blog ? Qui a réussi à se faire publier ? Troisième partie.

 

Postée le 27/01/2010 dans la catégorie "Événements"


Design Interactif | Étienne Mineur en conférence au Cube

Chacun sait désormais qu'Étienne Mineur a pris la direction de notre filière de spécialisation Design Interactif.

e-artsup continue dans sa lancée autour des convergences entre les métiers du design, de la direction artistique et des technologies de l'information. L'arrivée d'e-artsup sur le campus technologique de IONIS au Kremlin-Bicêtre, correspond bien à cette volonté de vouloir rapprocher les métiers et les sensibilités. En effet il n'est pas rare de voir des étudiants d'Epita ou d'Epitech se lancer sur des programmes complexes de jeux vidéos et de voir également des étudiants d'e-artsup requérir la compétence des futurs ingénieurs pour le développement d'applications sur iPhone. 

Au cours de cette conférence qu'Étienne Mineur (professeur à l'ENSAD, à Genève et à e-artsup) a donné au Cube en 2009 il revient sur l'histoire du design interactif et des convergences entre design et informatique.

 

 

Postée le 18/01/2010 dans la catégorie "Pédago"


(vidéo) Conférence BD en ligne et métiers de la création numérique (Part. 2)

  C'est sur le campus d'e-artsup qu'a eu lieu la conférence inaugurale du Festiblog 2009, cinquième édition, le festival des blogs bd et des webcomics. Les étudiants de l'école présents ont pu assister à un débat riche présenté par Erwan Cario (rédacteur en chef d'ecrans.fr, un site du journal Liberation). Quels sont les blogs bd qui arrivent à tirer leur épingle du jeu ? Comment se faire remarquer quand on est un jeune auteur ? Quels sont les conseils des "stars" du milieu ? Peut-on vivre de son blog ? Qui a réussi à se faire publier ? Deuxième partie.

 

Postée le 13/01/2010 dans la catégorie "Événements"


Erwan Cario : les enjeux de la bande dessinée en ligne (interview vidéo inédite)

Avant de retrouver prochainement sur le site l'intégralité de la conférence donnée sur le campus cet automne en ouverture du festiblog 2009, voici quelques mots d'introduction par Erwan Cario, rédacteur en chef d'Ecrans.fr. Evolutions du format, du ton : quels enjeux pour la bande dessinée lorsqu'elle est publiée non plus sur du papier mais sur le web ?  

 

Postée le 22/12/2009 dans la catégorie "3D"


Journée de l'Europe : e-artsup est dans la course

A l’occasion de la Journée de l’Europe 2010, la Commission Européenne lance le concours « J’aime l’Europe ». Une initiative qui s’adresse a tous les passionnés de graphisme, étudiants ou professionnels. Le principe : réaliser une affiche originale sur le thème de cette journée.

Si votre affiche est sélectionnée, elle sera traduite dans les 23 langues officielles de l'Union  européenne et diffusée dans ses 27 États membres.  A l’issu du concours, les lauréats seront également convié à une cérémonie de remise de prix (2 000 € pour le gagnant et 1 000 € chacun pour les candidats arrivant en deuxième et troisième positions) qui se tiendra à Bruxelles dans le cadre des festivités de la Journée de l'Europe.

 Capture d’écran 2009-12-16 à 15.14.41.png

Le concours, qui s'adresse aux jeunes passionnés de graphisme, ne requière que de deux conditions préalables : être résident de l'Union européenne et être né après 1985.

Pour être valables, tous les projets devaient être envoyés au format éléctronique sur le site web du concours (heure de Bruxelles), le 30 novembre 2009.  Passé ce délai, ils seront évalués par un jury européen qui sélectionnera les 12 meilleures. Les affiches retenues seront ensuite mises en ligne sur le site afin de permettre au grand public de voter pour la meilleure. Le jury n'aura aucune influence sur le choix final.

Les 12 finalistes seront sélectionnés en décembre et recevront une lettre les informant de leur sélection. Le vote public en ligne aura lieu en janvier 2010.

Postée le 15/12/2009 dans la catégorie "3D"


Le professeur Boulet après la conférence e-artsup

Interview de l'auteur de bandes dessinées Gilles Roussel, dit Boulet, lors de la conférence sur les blogs BD et la bande dessinée numérique qui s'est tenue le 25 septembre 2009 au sein de l'école des arts graphiques E-artSup au Kremlin-Bicêtre.


Interview Festiblog 2009 - Boulet
envoyé par e-artsup. - Découvrez plus de vidéos de la vie étudiante.

Postée le 01/12/2009 dans la catégorie "Événements"


Portrait d'enseignant : Vincent Lamarche

Vincent Lamarche enseigne à e-artsup le cycle PAO (Ilustrator, Photoshop, Indesign). Son travail consiste à donner les bases nécessaires à l'autonomie et à faire connaître les logiciels indispensables pour un projet créatif.

Vincent Lamarche : « J’enseigne Illustrator en première année à e-artsup (2 heures par semaine pendant un an). Illustrator est un logiciel de création numérique vectorielle. On parle de mode vectoriel dans le domaine de la création numérique quand l’image est définie par des tracés mathématiques et non des pixels ce qui permet de l’agrandir à l’infini sans la pixéliser, justement.

Capture d’écran 2009-11-17 à 16.49.27.png C’est un logiciel utilisé notamment pour les logos, le packaging, la typo et en illustration (affiches, pochettes de disques). Une fois le logo vectorisé on peut le reporter sur n’importe quel support, n’importe quel format. Les professionnels se servent de Photoshop pour la retouche de photo ou l’illustration numérique mais ils utiliseront plutôt Illustrator pour les créations qui doivent fonctionner dans toutes les tailles car il y a beaucoup moins de grain et de texture,  c’est plus un travail sur les dégradés, les volumes. Typiquement le travail sur Illustrator ressemble à du papier découpé (pensez aux pubs pour iPod, avec les silhouettes de couleur) : c’est du « vecto ».

 J’enseigne les bases et la méthodologie qu’on retrouvera ensuite sur l’ensemble des logiciels de la suite Adobe : palette d’outils, gestion des calques, des couches successives. Mon but est de rendre autonomes mes élèves dès la fin de la première année sur ce logiciel pour qu’ils puissent rapidement travailler en agence. Il faut savoir reprendre le fichier commencé par quelqu’un, travailler dessus avant de le transmettre à une troisième personne, voilà ce qui peut être requis, une certaine fluidité dans la chaine de production. »

Postée le 17/11/2009 dans la catégorie "Ecole"


Portait de 2ème année : Charlotte


Charlotte est en 2ème année à e-artsup. Pourquoi est-elle venue à l'école, qu'a t'elle appris en première année ?


« Après une première année de Fac en Biologie, j’ai compris que je faisais fausse route : le dessin est ma passion depuis toujours, je passe mes journées à crayonner. De plus le domaine du numérique m’attire énormément : je me suis dit qu’il me fallait être logique et m’inscrire dans une école de création numérique plutôt qu’aux Beaux Arts.

Je suis autodidacte, je n’ai jamais vraiment pris de cours de dessins. J’utilise principalement le crayon ou le pantone ainsi que l’aquarelle.

Après une année de cours à e-artsup, j’ai appris à mieux me servir du pantone auprès de plusieurs enseignants. Je suis progressivement passée d’un « bidouillage » plus ou moins réussi à la mise en pratique de techniques qui ont transformé mon trait…et mes goûts. Je passais beaucoup de temps à crayonner du manga mais je me suis enhardie avec les bases techniques : je me diversifie et je me suis découvert une passion pour le nu et les pin-up rétro.  

stockxpertcom_id16846131_jpg_225d913920909333d4da71e287ea7879.jpgAprès avoir appris les techniques de l’aquarelle, je suis passé d’un petit niveau amateur  à un rendu bien plus satisfaisant, en partant sur quelques enseignements simples. Prenez le pinceau, par exemple : ne connaissant pas leur importance, j’avais choisi un premier prix, totalement au hasard. L’enseignant m’a appris à différencier les modèles pour en tirer le meilleur parti, j’ai profité de ces conseils pour acheter un Martre Kolinsky, très souple, qui donne à mon travail un rendu différent. Le dégradé des couleurs est plus riche car le pinceau garde en réserve de la couleur pour la fin du trait. »

Postée le 12/11/2009 dans la catégorie "Ateliers"


Klavdij Sluban expose Transsibériades à la Galerie TAISS | jeudi 6 novembre 2009


VERNISSAGE JEUDI 6 NOVEMBRE À 19H

Galerie TAISS | 5 rue Debelleyme | 75003 Paris | Tél.01.42.71.18.85
taiss@taissgalerie.com - www.taissgalerie.com

Klavdij Sluban se déplace à pied à travers les villes d’un Far Est abandonné, où sont passés les habitants?

Il en reste quelques-uns, emmitonnés dans le brouillard, quelques bêtes en fuite ou le dos au mur. À la recherche d’êtres humains, le photographe insiste au-delà de l’Europe, il pénètre en Asie, Russie, Mongolie, Chine, e densité humaine. Partout, la géographie prédomine et rend l’espèce humaine négligeable. Le photographe a la nostalgie de la neige maternelle de l’enfance qui le rebordait dans son coin de terre, mais ici la neige est devenue une lèpre blanche, elle ne recouvre pas le sol, elle le ronge. Son silence est oppressant.

Le photographe utilise rarement une vitesse d’exposition rapide pour fixer une course, un mouvement. Il laisse plus souvent un temps de pause plus long sur le diaphragme fermé, pour que le silence imprègne la pellicule.

L’immobile a besoin de plus de temps pour affleurer. L’immobile est l’état de grâce du moment messianique, non pas l’exaltation d’un avent, mais une fin de course. Une des dernières photographies revient à un portrait de notre temps, le visage d’une femme aux lèvres entrouvertes pour un baiser au néant, inversé dans un reflet. Elle s’adresse à un point qui la sépare irrémédiablement.

C’est tout l’Est qui regarde ainsi vers l’occident. C’est le regard le plus muet de toute la série, il offre et réclame un salut et fait le silence en qui regarde.


(Extrait de la préface de Erri de Luca pour le livre Transsibériades, Editions Actes Sud)

Dossier de Presse en téléchargement ici

Postée le 04/11/2009 dans la catégorie "Événements"


Portrait d'enseignant : Jérémy Mariez.

Jérémy Mariez est enseignant à e-artsup. Il explique pourquoi un créatif doit savoir aussi bien dessiner en 3D qu’à la main.

 Jérémy Mariez : « J’enseigne la technique de dessin et le nu mais je peux également intervenir en jeux vidéos ou en sculpture. Avec les premières années, je m’occupe de la perspective, à ma façon, en accord avec un autre enseignant qui lui aussi gère cette matière. Ce matin, je leur montrais comment tracer des lignes droites à main levée sans avoir besoin de règle. Le but est de pouvoir tracer le plus vite possible, d’une main, pour ne pas perdre de temps : la position du corps est très importante (bras, épaules). A la fin de cette première année, toutes les techniques de dessin auront été abordées : crayons de couleur, aquarelle, les techniques d’ombres et de lumières, les jeux de couleur (les associations déconseillées).

crayon-papiers.jpg

Je crée des ponts, des liens entre ce qu’ils voient dans la vie réelle et cette réalité qu’on essaie de représenter ensuite en dessin. Il est vital pour eux de savoir dessiner rapidement, à la main, car les trois-quarts de leur production seront faits à la va-vite, en agence, pour convaincre un client assis à une table près d’eux. Le client peut ne pas comprendre une idée : il faut alors savoir lui dessiner immédiatement pour ne pas perdre son attention…ou un contrat".

Postée le 03/11/2009 dans la catégorie "Filières"


e-artsup | nouvelle charte pour l'École Supérieure de la Création Numérique

Cela fait maintenant un peu plus d'un an que j'ai pris la direction d'e-artsup et nous voilà face à un rendez-vous majeur. Après avoir «audité» les qualités et les faiblesses de cette école unique en son genre, je me suis attelé à la lourde responsabilité de réécrire la charte de l'enseignement et de mettre en forme la cohérence pédagogique du projet d'une école qui s'inscrit dans une posture exceptionnelle, celle d'être née «digital native» en 2001.

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L'enseignement supérieur
des métiers de la création
n'est pas nouveau.


Dès 1968 des écoles sont nées suite aux mutations constatées durant les trente glorieuses. À société de consommation, l'économie a répondu Agences de Publicité et studios de création. L'histoire de l'enseignement suit de près l'évolution des pratiques professionnelles qui de publicitaires ont doucement glissé vers la Communication. L'Affiche 4x3, concurrencé par les magazines, journaux et surtout TV a perdue de sa primauté.

Fini les œuvres de Cassandre, Savignac ou Villemot, voici le temps des communicateurs qui utilisaient tous les moyens modernes, photographie publicitaire, de mode, illustrations et montages complexes qui partaient se réaliser en Angleterre en procédé Dye Transfer pour la bonne raison que des Agences comme Publicis ne trouvaient pas en France des professionnels suffisamment compétents.

Ces années ont connu toutes les révolutions visuelles et graphiques, enrichis par la Photographie et l'Offset qui autorisaient désormais des travaux de plus en plus complexes. Dès le début des années 80, des photogravures comme Penta s'équipaient en matériel Digital pour raccourcir encore les process de production. Fini les innombrables «contretypes» et films intermédiaires, l'alchimie de l'image-texte se faisait désormais directement sur l'écran Crossfield ou Scitex, deux marques éminemment réputées à l'époque pour avoir été les premiers à proposer les nouvelles technologies du numérique.


De 1980 à 1990, les écoles de formation sérieuses se comptaient sur les doigts d'une main, un peu de privé (Penninghen par ex.), un peu de Public (Les Arts Déco, l'Ensci, Estienne).

1989-1993:
les trois coups de théatre:


L'arrivée massive des Macintosh et des logiciels de mise en page (Quark X-Press), de retouche Photo (Adobe Photoshop) ou d'illustration (Adobe Ilustrator) bouscule les habitudes, et Agences et Bureaux de Création s'équipent en donnant les outils informatiques aux Directeurs Artistiques. Les métiers se concentrent sur l'écran de mise-en-page et la mutation crée un enthousiasme «planétaire» pour les NTIC. L'enseignement des Arts Graphiques va connaître un regain d'activité fulgurant puisque ce sont des dizaines d'écoles, nouvelles qui arrivent dans le paysage de la formation. Formation pour Adultes comme Pyramyd ou Formation Initiales.

À partir de ce moment les écoles traditionnelles investissent massivement dans les technologies mais de fait les choses ne sont pas si simples que cela. Ouvrir un labo de PAO au sein d'une école traditionnelle ne suffit pas à impacter un enseignement moderne.



Créer une école de production et d'infographie ne garantit pas non plus un enseignement des fondamentaux. Durant quelques années les standards de l'enseignement supérieure ont connu de grandes faiblesses voire des dysfonctionnements majeurs dus à la démission pédagogique des professeurs du traditionnel face au raz de marée du numérique. Tout le monde ne voulait pas évoluer.

Or durant ce temps les besoins en compétences se faisaient de plus en plus vifs dans les Agences. Confrontées qu'elles étaient aux contraintes des temps de production. Les DA ont glissé progressivement vers le tout numérique (1998-2002) pendant que les écoles enregistraient un retard de plus en plus évident dans l'organisation de leur pédagogie.

C'est dans ce contexte
«bouillon de culture»
qu'e-artsup est né en 2002

de par la volonté d'un groupe d'Education Privé de l'enseignement supérieure (IONIS Éducation Group ). Créer la convergence des métiers de l'informatique et du numérique avec l'Enseignement Supérieure de la Création, c'est le défi majeur relevé par Marc Sellam aidé pédagogiquement par Bernard Le Nevanic. À territoires nouveaux, nouvelles méthodes. Puisqu'e-artsup est née Digital Native, il fallait pour autant lui assurer les corpus de l'enseignement des fondamentaux, dessin, arts graphiques, création publicitaire, création en animation (design motion) et sciences humaines pour notre filière concept.


En arrivant à la tête d'e-artsup voici près d'un an je me suis efforcé à analyser les qualités et les faiblesses pédagogiques de cette école hors normes. Les bases étaient excellentes. Les étudiants qui sortaient avec leur titre homologué par l'État trouvaient rapidement du travail. Bernard Le Nevanic, mon prédécesseur avait fait un travail formidable. Il suffisait juste d'infuser quelques matières supplémentaires, typographie, photographie, interactivité et surtout de faire venir d'excellents professionnels pour assumer ces nouveaux corpus. David Laranjeira pour la typographie, Klavdij Sluban pour la photographie, Christian Dubuis Santini pour les Arts Graphiques, Étienne Mineur pour la création de notre filière Design Interactif et Matthieu Colombel qui reprend en main notre filière Design Motion. Des talents, et encore des talents. Des intervenants passionnés qui vivent au quotidien de leur métier l'exigence la plus haute face au monde de la communication.
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Dans le même temps, j'ai multiplié presque par deux les cours de dessin et d'arts plastiques en raison que le processus créatif doit partir de la pratique quotidienne du croquis, du dessin d'observation et de la capacité d'un futur directeur artistique à formaliser une idée sur un bout de papier. Storyboards, Animation, et design produits, autant de matières abordés dès la première année. Et surtout désormais, c'est dès la deuxième année que nous poussons les jeunes à s'exprimer avec les outils de la 2D/3D.

Numérique l'école l'a toujours été. Plus que jamais l'ordinateur devient l'outil incontournable de l'étudiant, nous n'abandonnerons pas pour autant l'idée que nous formons des Directeurs Artistiques donc avant tout des professionnels qui seront mis face à des situations de responsabilités manageriales. Et c'est bien le sens de tout l'enseignement d'e-artsup. Former des jeunes prêts à manager des projets, décrypter des marques tels que Marc Gad Drillech (ancien Directeur Général de Publicis Dialog et, Directeur Général du Groupe IONIS, en charge du Marketing et de la communication du Groupe), faire des recommandations qui auront pour conséquences d'infléchir l'avenir économique des entreprises.
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Je ne suis pas peu fier de participer à cette aventure humaine et pédagogique qui consiste à mettre une école sur le chemin de l'excellence afin de donner toutes leurs chances aux jeunes qui en sortent. Surtout par les temps qui courent, incertains et confus quant aux process de création. Je ne suis que trop conscient des enjeux majeurs qui sont les nôtres pour préparer l'avenir de nos étudiants.


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design motion e-artsup from petergabor on Vimeo.

l'œuvre X est le résultat d'une collaboration étroite entre six étudiants d'e-artsup institut (membre du Groupe IONIS), Jean Larivière, photographe auteur de réputation internationale et la Maison Louis Vuitton qui a soutenu ce projet issu de l'imaginaire des sept artistes afin de faire rêver sur le monde des voyages interstellaires. © tous droits réservés. All rights reserved. 2005.

Plaquette e-artsup au format pdf

… et un grand merci à tous les enseignants que je n’ai pas cité, votre travail quotidien contribue tout autant à permettre à nos étudiants de donner le meilleur qu’ils ont dans les tripes. Et surtout ne cessez de leur répéter: vous êtes condamnés au talent.

Postée le 25/10/2009 dans la catégorie "Ecole"


Souillon : l'interview vérité.

Souillon est l’auteur de Maliki, une bd en ligne qui cartonne depuis quelques années. Auteur ou porte-flingues ? Le mystère subsiste, difficile d’y comprendre quelque chose. Invité lors du festiblog 2009 par e-artsup à parler de son travail, il a été passé à la « moulinette des rumeurs ». Interview vrai/faux d’un vrai auteur.
 
Vrai/faux : Maliki est un personnage réel, Souillon n’est que son porte parole.
« Lorsque Maliki doit rencontrer ses lecteurs, lorsqu’il y a des salons du livre, c’est moi, Souillon, qui vient signer, depuis le début. Je laisse toujours planer une certaine ambigüité sur l’existence de Maliki : est-ce un collectif ? Est-ce une femme ? Ne suis-je qu’un leurre ou suis-je vraiment l’auteur ?
Il y a un certain plaisir à donner vie à un personnage pour mieux pouvoir se réfugier derrière ensuite. Je n’aime pas spécialement être dans la lumière ou attirer l’attention de toute façon ».

Capture d’écran 2009-10-21 à 18.05.00.png


Vrai/Faux : les tonalités sont énormément travaillées sur le blog ?
« J’aime beaucoup les couleurs saturées mais c’est un travail inconscient. Quel que soit le ton de la BD, gai ou pas, j’ai toujours en tête d’utiliser une gamme de teintes vives qui n’ont pas de sens au niveau narratif mais au niveau visuel. J’ai besoin que mon histoire soit agréable à regarder. Par exemple, si Maliki est déprimée dans un strip et si j’utilise du gris ou du sombre, j’ai l’impression que les gens n’ont pas envie de le lire. Je pense que l’impact sera plus important si l’histoire triste est narrée  en utilisant des couleurs vives. Il y a plusieurs écoles : certains pensent que tout est lié dans une BD, le fond et la forme mais je ne suis pas d’accord. On peut se retrouver alors avec des BD de 48 pages dans une même gamme de couleur ocre parce que c’est de la cape et d’épée…Pas pour moi, ça ».

Vrai/Faux : l’auteur de BD blog est un masochiste qui en redemande !

« Oui. Ce travail contre la montre, en public, clairement, c’est du masochisme. C’est parfois pénible et couronné en permanence par cette interrogation : « mais POURQUOI je me suis lancé là-dedans ? ». J’ai la réponse : je n’avais peut-être pas assez de courage pour monter une BD de A à Z tout seul dans mon coin, je trouvais la tâche impossible. Pour la surmonter, je l’ai découpée en une multitude de mini-tâches dures dont je peux venir à bout car elles me semblent plus à ma portée. Semaine après semaine, je publie quelque chose, c’est bon ou c’est pas mais c’est fait et c’est du tangible. Il y a sur le long terme une réelle progression disponible à la lecture plutôt qu’un long travail dans un coin, retouché en permanence (je suis hyper exigeant) et qui ne sortira jamais, au final. »

Capture d’écran 2009-10-21 à 18.05.10.png

Vrai/Faux : j’éprouve la tentation de retoucher à 17h ce qui a été publié à 8h !
« Oui, on peut avoir honte à 15 heures de quelque chose qui a été publié plus tôt, on peut le regretter pour mille raisons. J’étais fatigué la veille, j’ai posté contre la montre ou, parfois, je n’ai pas passé assez de temps sur une case alors que j’avais une meilleure idée. En me levant le matin je réalise que le strip fut publié dans un autre état d’esprit, à deux minutes de minuit, et le regard critique ressurgit. Mais le blog, pour moi, reste avant tout un moyen d’archiver mes souvenirs car j’ai une peur phobique d’oublier. C’est une des raisons pour laquelle je fais beaucoup de planches sur l’enfance, comme des albums photos à postériori, collections d’instantanés dans un certain état d’esprit ».

Plus je suis lu, moins je suis libre de mes propos. Vrai ou faux ?
« Je fais du web-comic : même si c’est inspiré de choses réelles, je peux romancer. Je n’ai pas obligation de véracité. Je mets énormément de choses personnelles car elles me touchent plus. Je fais abstraction de mes lecteurs la plupart du temps mais lorsque j’ai vraiment besoin de m’exprimer sur un sujet qui touche à mon réel et qui serait potentiellement explosif (sur mon employeur ou ma famille), il est toujours possible de détourner une anecdote et de glisser en passant quelques allusions au vrai propos. Beaucoup de blogueurs utilisent le remplacement de personne : au lieu de représenter mon pote, j’utilise un gros panda pour respecter son intimité ou une truite pour mon employeur. Ce n’est qu’un exemple, bien sûr (rires)… »

Les commentaires sur un blog ne servent à rien. Vrai/Faux ?
« Oui et non. On a besoin d’un avoir car on a besoin d’un retour, bien sûr. Les commentaires positifs ne servent à rien mais ils rassurent et font plaisir. Le commentaire négatif, même s’il n’y en a qu’un seul sur 200, c’est celui-là qu’on remarque et qui sera ruminé toute la journée. Mais au final, je m’interroge : finalement les commentaires positifs me sont acquis alors que cette critique, venant de quelqu’un qui ne me connaissait pas, mérite peut-être que je l’écoute car elle contient un bout de véracité. Ce regard nouveau sur mon travail est peut-être bénéfique, au final, lorsque c’est argumenté…surtout quand ça touche une faiblesse que je connais bien ! Je m’améliore grâce à eux. »

Postée le 21/10/2009 dans la catégorie "Ecole"


IONISMAG numéro 7 disponible en téléchargement

Le dernier numéro de IONISMag vient de sortir.

Au sommaire de ce numéro 7, un focus sur les établissements du Groupe IONIS avec un reportage photos sur les campus urbains, des lieux de formation au cœur des villes. Dans son interview, Yannick Lejeune, directeur internet du Groupe, explique l'impact des réseaux sociaux sur l'éducation des jeunes. Dans ce numéro, découvrez la renaissance de l'ICS Bégué, un établissement de référence pour les métiers de la comptabilité et de la gestion, ainsi qu'un point sur la notoriété grandissante de l'ISEG auprès des entreprises.

Vous retrouverez bien sûr toutes les rubriques habituelles du magazine : « au cœur des écoles », « ils écrivent, ils enseignent », « portraits d'entrepreneurs » et bien d'autres encore...




Le dernier numéro de IONISMag  est téléchargeable ICI.

Le prochain numéro sortira au mois de décembre.

Bonne lecture

Postée le 13/10/2009 dans la catégorie "Com"


Filière Design Interactif : présentation vidéo d'Etienne Mineur

"La filière Design Interactif concerne non seulement le webdesign mais aussi le monde du mobil-design et des IHM. Il s’agit de compléter une formation de base (premier cycle) par une formation technologique et artistique qui intègre la dimension Homme-Machine et sans doute aussi celui des  interfaces d’applications riches.

C’est une filière qui fournit au  monde des agences des créatifs développeurs ayant la maitrise des outils, des langages et des méthodes"   (extrait de la brochure officielle e-artsup 2009/2010)
 

 

Postée le 29/09/2009 dans la catégorie "Ateliers"


1ère JPO le 17 Octobre 2009

e-artsup organise le premier forum des formations aux métiers de demain le samedi 17 octobre 2009 de 10h à 17h.


Vous qui hésitez encore sur votre orientation après le Bac, sur les débouchés possibles, sur les métiers que vous devinez et ceux dont vous n’avez pas encore entendu parler, venez nous rencontrer.


forummetiereartsup.pngPour parler aux élèves, aux enseignants utilisant ces techniques, venez nous rencontrer et poser vos questions.  e-artsup offre un débouché professionnel à votre créativité.

Samedi 17 octobre 2009 de 10h à 17h.
 

plan-acces-IONIS Paris Sud_KB_voltaire.jpg

acces_kb_voltaire.png

Postée le 25/09/2009 dans la catégorie "JPO et salons"


Quand la philosophie épouse la popculture à l'église.

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Les étudiants d’e-artsup vous proposent de venir à l’église ce week-end, pas forcément le dimanche d’ailleurs, pour y célébrer les noces de la philosophie et de la popculture ! C’est l’objectif d’un événement nommé « les 36 heures de Saint-Eustache » dont le thème de l’édition 2009 sera l’ultramodernité.

À l’origine de l’opération, on trouve Jean-Louis Bischoff, docteur en philosophie , enseignant chercheur à l’institut de formation pour l’étude et l’enseignement des religions (Ifer) , également responsable de la section concept à l’école e-artsup.

Pour optimiser cet événement, les initiateurs du projet se sont octroyés le savoir-faire des étudiants de 4ème et 5ème année de l’école e-artsup. Au menu de cette édition : une exposition d’arts graphiques, des conférences données par des universitaires et une programmation musicale labellisée e-artsup. Celle-ci comptera entre autres temps forts les groupes Cirrus, Kwoon, Saycet, JLS, Shepard, Blackswan...

L’église Saint-Eustache se situe en plein cœur de Paris et fut construite de 1532 à 1640.
Unique en son genre, Saint-Eustache est considérée comme l’un des plus beaux monuments religieux de la ville. Attention, cependant à ne pas y voir les mauvais symbôles : « Utiliser l’église comme un haut lieu du patrimoine culturel et symbolique français et non comme un lieu religieux, telle est l’intention qui commande l’opération ».

A suivre prochainement sur le blog de l’école : une présentation des travaux par les élèves et un reportage sur place. Pour mieux vivre cet événement, n’hésitez pas à venir les 20 et 21 juin, métro Les Halles ou métro Etienne Marcel.

Postée le 17/06/2009 dans la catégorie "Com"


Amazon : le logo décrypté.


David Laranjeira enseigne la typographie à e-artsup. Il décrypte cette semaine le logo de la société Amazon.

"Il y a deux versions de la même typo sur ce logo : une version grasse pour le mot Amazon suivie d’une version plus maigre pour le .com. C'est un logo désormais très connu : Amazon a réussi à se placer dans le Top 3 des sites marchands en une dizaine d’années, de telle façon que, dans le langage courant, on ne dit plus « j’achète un livre sur internet » mais « j’achète un livre sur amazon »

amazon.logo.bb.1024.png

 C’est étrange, ce ".com" pour sur un nom, non ?

 Amazon est apparu en pleine bulle internet et faisait partie des premiers gros sites de vente en ligne de produits culturels : à l’époque tous les sites rajoutaient à la fin de leur titre leur extension en un point quelque chose pour bien se démarquer du commerce traditionnel. Mais désormais le langage courant omet le point com. On achète désormais sur « Amazon », pas sur « amazon point com ». Il est probable que ce point com saute dans un avenir pas si lointain tant il est devenu superflu.

Que retenir de ce logo ?

Tout d’abord cette flèche qui est également un sourire. Peut-être le sourire du client satisfait de son achat de A à Z. Ou, deuxième explication, la satisfaction de trouver son bonheur sur Amazon, puisque tous les produits culturels sont vendus de A à Z. Un livre, un disque ? Ils l’ont. Ils se sont positionnés sur ce credo : « nous avons tout de A à Z ». Pour avoir fait pas mal d’achats chez eux, j’ai remarqué ceci : lorsqu’arrive mon paquet, sur une des faces du carton cette flèche sourire apparaît en grand. C’est devenu le Trademark de la marque : on personnalise le carton. C’est obligatoire d’ailleurs de le faire, de s’approprier le mode d’envoi : ils n’ont pas de vitrine physique ! Ils n’ont pas d’existence réelle, de pas de porte. Il faut rendre matériel l’immatériel, il faut prolonger le contact en signant les envois. Les achats effectués sur CDiscount ou à la fnac.fr arrivent bien emballés dans des cartons anonymes.

 Que vous inspire le nom de la marque ?

Je me pose encore régulièrement la question du choix du nom. Amazon. Les femmes guerrières. Quel est le rapport avec la vente ? La force du nom vient peut-être de ce choix si inattendu qu’il n’accroche que mieux l’oreille du client. S’ajoute une contrainte forte : le mot doit commencer par un A pour être mieux référencé.

 C’est un logo réussi, pour vous ?

-    Oui. Les éléments, le petit visuel : tout est cohérent avec cette sortie dynamique du A qui vient pousser, taper le Z en fin de parcours."


Postée le 02/06/2009 dans la catégorie "Ecole"


Étienne Mineur crée la filière «Design Interactif» pour e-artsup | conférence unique le 25_mai_09

Les métiers du design interactif sont en pleine croissance : écrans tactiles, objets communiquants, interconnectivités, game design et design d'interfaces ...

«Sous l'influence d'évolutions technologiques convergentes (migration de l'internet vers la mobilité et haut débit/connexion permanente, traçabilité d'activités, nouvelles modalités/ nouveaux canaux de communication, flux organiques, liens sociaux, localisation sociale, radars sociaux, interfaces tangibles), l'identité numérique mobile connait une mutation profonde et rapide.»

e-artsup, l'école de la création numérique a décidé de confier la création d'une nouvelle filière «Design Interactif» à Étienne Mineur, directeur artistique et expert en interactivité.

Diplômé des Arts décoratifs de Paris (ENSAD) en 1992, Étienne Mineur est cofondateur et directeur artistique d'Index_plus en 1992. Directeur artistique indépendant pour de nombreuses agences dont Hyptique (Paris) et Nofrontiere (Vienne en Autriche). Cofondateur et directeur artistique de l'atelier de création Incandescence en 2000. Intervenant dans de nombreuses écoles, comme les Beaux-arts de Rennes, les Gobelins, les Arts décoratifs de Strasbourg, Sup Telecom... Conférencier dans de nombreuses écoles et manifestations en France et à l'étranger (Chine, Japon, Suisse, USA, Autriche, Australie, Mexique...), il vient d'achever l'installation de l'exposition code_source à Chaumont.

Pour présenter cette nouvelle filière à e-artsup Étienne Mineur donnera une conférence unique
le lundi 25 mai de 13h30 à 16h.

Inscriptions au-près de:
suzana.doric@e-artsup.net
téléphone: 01 44 08 00 62

e-artsup //////// L'école de la création numérique
14/16, rue Voltaire
94270 le Kremlin Bicêtre
01 44 08 00 62
email: peter.gabor@e-artsup.net
www.e-artsup.net/

Postée le 21/05/2009 dans la catégorie "Découverte"


Design et Presse en ligne ::: vidéos intégrales du débat au Mac Mahon ::: conférence e-artsup

Eh oui, je sais que je vous «bassine» avec ce sujet qui n'en finit pas d'occuper l'espace restreint de mon blog. Mais voilà, deux heures trente de vidéo, ça ne se monte pas aussi vite qu'on le souhaite. Mais je vous promets que cela vaut le coup, que vous programmiez cette projection à vos moments perdus.

Il y a cinq séquences: une intro, plus trois chapitres qui se terminent par une cinquième vidéo avec les questions-réponses au public.

Le plus long dans ce montage fut de raccorder une bande son prise indépendamment par Jean-Charles Baudot, à la prise de vue, assurée par les opérateurs de la direction de la communication du Groupe IONIS à qui nous devons (rendre à César ce qui lui appartient…) d'avoir rendu possible un projet de colloque aussi passionnant.

De remercier également nos partenaires et en premier Adobe, qui dès le lancement de l'idée se montrèrent enthousiastes à soutenir un tel projet, puis bien sûr de remercier également étapes: en son éditeur Michel Chanaud et son rédacteur en chef, Étienne Hervy qui est également intervenu au cours de ce colloque. Et enfin… de remercier également David Abiker qui a conduit de micro ferme ce débat à hauts risques.

Nous ne jouerons pas ici à l'exégèse et aux raccourcis réducteurs. Parce que le débat est long et qu'il y fut abordé tant de questions que vous vous posez quotidiennement si vous êtes un peu du métier, qu'il serait inconvenant vis à vis des débatteurs de condenser leur intervention à quelques mots, quelques phrases à l'emporte-pièce.

Oui la presse est en crise, et pas seulement la presse papier. La presse en ligne conduit depuis ses débuts une interrogation quant à son modèle économque. Qu'elle existe, adossée à une presse traditionnelle, journal papier, ou bien qu'elle soit une «pure-player» comme Rue89 par exemple, elle se doit de répondre par des chiffres à des questions de chiffres.

Le financement de la presse en-ligne n'est pas un sujet tabou. Nous n'avons pas voulu l'aborder pour des raisons de temps… et aussi parce que nous n'avons pas voulu politiser le débat qui se suffit de poser déjà pas mal de questions visuelles, techniques et ergonomiques.

Mais bien sûr que la presse va mal, et comme le disait très justement un spectateur dans la salle, a-t-on déjà vu un FastFood recevoir une étoile au Michelin. Le contenu de la presse, tout support confondu, est autant, devrait autant, être mis à l'ordre du jour que celui de sa forme graphique et interactive.

Alors voilà, faute de temps cette question n'a pas été évoquée et d'ailleurs si je puis me permettre, une réponse s'impose pour moi…

Il est plus facile d'être exigeant avec un design de qualité qu'avec un design amateur. En revanche on a déjà vu des contenus éditoriaux de très grande qualité mis en forme de façon très primaire… me souviens du Quotidien Littéraire qui fut l'ancètre de l'Évènement de Jeudi et par voie de conséquence de Marianne… mise en page inexistante et papier maculé d'encre au point qu'on en sortait les mains sales n'en déplaise à Sartre.

Et aujourd'hui encore je suis certain que vous trouverez des exemples de presse papier ou en ligne avec un design sommaire et des contenus très riches. Mais est-ce la règle? Sans doute pas. Et d'ailleurs la question d'une presse en crise pose aussi celui des lecteurs en crise de surabondance de flux d'infos.

J'arrête là ma glose pour vous laisser découvrir ces cinq vidéos et n'hésitez pas en fin de parcours (du combattant) de laisser vos commentaires pour continuer ici ou ailleurs le débat.

peter gabor | directeur d'e-artsup

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Conférence e-artsup Design et presse en ligne
Introduction

envoyé par e-artsup

Conférence e-artsup Design et presse en ligne
Chapitre 1

envoyé par e-artsup

Conférence e-artsup Design et presse en ligne
Chapitre 2

envoyé par e-artsup

Conférence e-artsup Design et presse en ligne
Chapitre 3

envoyé par e-artsup

Conférence e-artsup Design et presse en ligne
Questions

envoyé par e-artsup

Postée le 04/05/2009 dans la catégorie "Découverte"


Un workshop chez McCann pour 8 élèves

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C'est officiel : e-artsup a mis en place un workshop avec la prestigieuse agence McCann. Objectif : envoyer en immersion professionnelle au sein de l’agence 8 élèves de troisième et quatrième année. Sous la houlette du directeur de création, le groupe d'étudiants est intégré à l’agence sur un réel projet.


La tâche qui incombe aux élèves est strictement la même que celle vécue au quotidien par les créatifs : travail d'équipe après analyse d’un brief sur un travail de conception et de rédaction, pour un client. Sauf que, cette fois-ci, la sortie « ne se fait pas sur simulateur de vol mais en temps réel, dans les locaux, pour un vrai client, qui a proposé un budget conséquent » analyse Gilles Buchard, directeur adjoint d'e-artsup.

La pression quotidienne vécue par les professionnels est désormais intégrée : « oui, nous devons réfléchir à des partis pris, des angles d’attaques mais dans un temps abrégé, concentré. L’école nous forme, nous donne le temps de revenir en arrière sur une idée, de la détourner, de repousser ses contours. En agence, rien de tout cela : il faut immédiatement pouvoir renoncer à un projet brillant mais mille fois vu ailleurs » souligne Benjamin Parisot (3ème année)

Gilles Buchard en profite pour rappeler à quel point l’enseignement à l’école est vital pour la survie professionnelle en agence : « nos élèves pestent parfois, certains ne voulant pas entendre parler de marketing, de culture générale ou d’histoire de l’art…Comme si un projet créatif n’intégrait pas une part de réflexion économique ou une somme d’idées piochées ça et là dans les références culturelles acquises lors d’un parcours humain. Un créatif (même doué) ne nait pas compétent: il cultive ses réflexes et entretient sa culture tout au long d’une carrière. e-artsup délivre les bases nécessaires pour pouvoir arriver et commencer à travailler efficacement en agence ».
 

Postée le 29/04/2009 dans la catégorie "Ecole"


Ian Party ::: une rencontre et un interview sur le Type_Design

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J’avais déjà fait plusieurs papiers sur Ian Party. Mais parfois il y a téléscopage entre les moments délicieux de l’existence. Rencontrer un vrai passionné de la typo qui passe sa vie entre l’enseignement à l’ECAL et la Fonderie BP qu’il a co-créé avec Maxime Buechi (le B & P) fut cet après-midi ensoleillé un plaisir inoubliable.

Je vous ai enregistré cette rencontre pour satisfaire vos curiosités et doutes sur certaines origines typographiques. Écoutez Ian nous parler de l’Helvetica et surtout de l’Akzidenz Grotesk, de la construction des lettres et de leur enseignement à l’ECAL (Lausanne), envoyer quelques hommages appuyés à Fontshop et la fonderie Porchez, lancer son cri du cœur sur un enseignement graphique et typographique unifiée et vous comprendrez que Ian Party est non seulement un passionné mais de plus un érudit très modeste.

voilà l’interview: http://www.typogabor.com/Son/090422-ian_party_jemmapes2.mp3

Rappel de la carrière de Ian Party

Ian Party qui co-dirige cette typofondrie, à l’exigence et au professionnalisme poussé à l’extrême, a bien compris qu’il ne suffit pas de dessiner des fontes magnifiques mais que nécessité fait loi, il faut aussi les faire vivre au sein d’expressions graphiques voire photographiques pour situer, donner envie et finalement faire vivre les nouvelles créations typographiques dans le monde «du réel». Il poursuit là une idée qui a fait son chemin aussi bien dans les années 80 (U&LC, Baseline, typoGabor présente, Emigre et Fuse) que plus récemment chez toutes les typofonderies sérieuses dont nous avons eu déjà l’occasion d’évoquer. 

Ian Party, born in Lausanne in 1977, lives and works in Lausanne, Switzerland as a typedesigner. After studying at the ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) in Lausanne, Switzerland, Ian completed a master in typedesign at the Royal Academy of Arts (KABK) in The Hague.

He also is the cofounder of B&P Typefoundry and teaches type design at the ECAL, Lausanne.

Ian Party is the designer of Romain BP, Esquire, Celsian, SangBleu Display

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©peter gabor | directeur d’e-artsup

Postée le 23/04/2009 dans la catégorie "Ecole"


IONISMag n°5

Retrouvez le dernier numéro du magazine du Groupe IONIS en version numérique.

Au sommaire de ce cinquième numéro de IONISMag, un point sur l'insertion professionnelle des écoles technologiques du Groupe, un retour sur la Semaine de la Publicité, de la Communication et des Médias et des rencontres avec des étudiants sportifs de haut niveau.

 

Postée le 06/03/2009 dans la catégorie "Com"


un nouveau blog marketing 2.0 | l'ultra-communication

Un nouveau blog est né,
initié par Caroline Couty
et l'agence INTZ

Le monde change.
Vos publics aussi.

Alors on a créé INTZ,
l’agence qui travaille
sur la rémanence
de vos communications
dans ce monde nouveau
et zappeur.

The Reverse Graffiti Project

Polar Bears x Joshua Allen Harris

Oui le monde change et la com se doit de changer pour accompagner les mutations ultra-rapides. C'est un peu le message que nous délivre chaque semaine François Laurent professeur de Marketing à e-artsup, auteur de LeMarketingIsDead et du blog du même nom. François Laurent interview lui-même des acteurs du marketing 2.0 qui concourent à faire évoluer les idées et comportements des agences et annonceurs mis en face de ces changements radicaux des consommateurs et de l'évolution des produits et services. Franck Saunier nous énonce par exemple une nouvelle méthode d'approche, la ©VidéoEtude qui tente de répondre de façon grammaticale à la nécessité de rendre compte de la sémantique, de l'intelligible et des gestes de l'idée (Roland Barthes).

Tout ceci pour souhaiter longue vie à MyDircomIsRich qui vient nous conforter, que face à la crise, les annonceurs ne pourront plus jamais communiquer comme auparavent.

© peter gabor | directeur d'e-artsup

Postée le 28/02/2009 dans la catégorie "Com"


Takenobu Igarashi | Space Graphics | une œuvre majeure

via design et typo

Igarashicouv

Sous le numéro ISBN 4-7858-0152-2 C3071, un catalogue relié cousu édité en hommage à l'œuvre de Takenobu Igarashi, Space Graphics, en 1983 par Yoshiro Nakamura (Zen Environmental Design) et Shoten Kenschiku-sha Co. Ltd.

Igarashi se designe lui-même comme un sculpteur designer et son œuvre commencée en Californie en 1970 lorsqu'il quitte l'Université pour retourner à Tokyo fonder sa propre société de design se décline entre un concept architectural et environnemental.

Exposé à Tokyo, Amsterdam, Zurich, New York, il aura participé de façon majeure à la naissance d'un style monumental et graphique qui trouve encore aujourd'hui grâce à l'informatique un prolongement éternel.

Son travail est gracieux, précis, concis. Je dirais mathématiquement beau. C'est très exactement le contraire d'un artiste de l'à peu près. Tout son œuvre peut se résumer à une phrase : penser avant d'agir. Il faut être très humble devant son travail. Bien sûr, comme les planches qui suivent en attestent, tout a été dessiné à l'époque à la main. Règles, équerre, compas sont les seuls outils de cet expérience Et, loin de moi de minimiser le travail de Joshua Davis ou de Maeda mais on ne peut que rester béat devant tant de maîtrise des espaces, du rythme et de la délicatesse des formes. Les couleurs sont d'une modernité absolue.

Les projets hollandais de l'aménagement des Halles de Paris, refusés par notre maire bien aimé pour de futiles raisons politiques traduisent cette même modernité colorée. Des couleurs vives, jaune, vert menthe, rouges et noir. Des bleus cobalt associées au noir ou réserve blanches pour les lettres, l'expression de Igarashi se mesure à la rigueur de son vocabulaire et de sa grammaire graphique.

N'allez surtout pas psychanalyser son œuvre. C'est comme si vous vouliez psychanalyser un paysagiste de jardins zen. C'est plutôt lui (en parlant d'Igarashi) qui vous ferait allonger sur un divan (dessiné par lui bien sûr) pour nous faire accoucher de nos confusions mentales. Voici une œuvre, dont on ne peut même pas dire que c'est beau, que c'est laid pour la même raison qu'on ne peut pas dire de la nature qu'elle est belle ou laide. Elle est. Le talent d'Igarashi c'est d'avoir de même conçu des formes et des compositions qui deviennent des évidences naturelles.

J'ai ressorti cette édition de ma bibliothèque pour deux raisons, la première, pour la qualité intrinsèque qui s'en dégage, la deuxième c'est pour dire et répéter l'importance du dessin dans l'acte de la création. Le design comme la sculpture sont d'abord des actes de l'homo faber qui nous a engendré et pour avoir fait l'expérience d'être venu tardivement dans ce métier je vous assure que je sais de quoi je parle.

Voici quelques pages de cette édition si rare qu'on souhaiterait qu'elle soit rééditée.

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Ci-dessus un lien pour la galerie de cette édition. Toute reproduction est interdite. Usage strictement pédagogique.

© peter gabor | directeur d'e-artsup

Postée le 23/02/2009 dans la catégorie "Découverte"


Meteoconsult, consulte les étudiants d'e-artsup | webdesign et design interactif

Voilà une expérience des plus intéressantes pour un Workshop d'e-artsup. Les responsables de Meteoconsult (Karim Ben Ghanem et Isabelle Chevry) ont demandé à nos étudiants de la promotion 5e année Communication, de réfléchira la refonte du site…

Il faut savoir que Meteoconsult c’est:

20 000 clients
Un site payant alors qu’on trouve de la météo gratuite partout
Concurrent principal de METEO FRANCE
500 000 pages vues par jours environ & site gratuit de lachaînemeteo.com (2 500 000 pages vues).
Site « technique » : prévision de qualité, professionnalisme, convivialité, des gens derrière le site.

Brief Client:

Lifting Home + éventuellement lifting page prévision.
Lifting cartographie et pictos.
Éventuellement une page de prévision.

Passer en 1024 de large.
Navigation sous forme d’onglets en haut.
Accès client en haut à gauche.
Moteur de recherche : élément clé de la navigation sur notre site (mais pas de spécifications Monde etc…).
Grande carte de France.
Vidéos régionales, nationales, en direct…
Un déroulant avec des infos.
Une rubrique photo.
Une rubrique « mes favoris ».
Une rubrique pour donner envie d’essayer le site : découvrez le site grâce à la semaine gratuite.

Conclusion du Workshop:

Un travail passionnant «même si c'est plus «rébarbatif» que de s'attaquer au site d'un groupe de Rock», mais en revanche l'occasion de tester une fois de plus le professionnalisme des étudiants d'e-artsup à la veille de l'obtention de leur diplôme. Ils vont tous se retrouver dans quelques mois sur le Grand Marché de la communication dans un environnement de crise qui voit nombre d'Agences réduire leur voilure. Notre priorité est donc bien là, donner aux étudiants un maximum d'opportunités pédagogiques pour qu'ils puissent aborder tous les business cases avec la meilleure des expertises possible. Du crayon à la maquette jusqu'à l'intégration html. Une polyvalence complète sur les process de création. L'expérience Meteoconsult a été enrichissante à plus d'un égard. Problèmes purement graphiques (les cartes), d'interactivité et d'hiérarchie de l'information, ergonomie et accessibilité (tous n'ont pas répondu à ce dernière critère). La suite se jouera entre la Société Meteoconsult et nos étudiants, qui ont toute liberté de poursuivre l'expérience entamée.

Homepage actuelle de Meteoconsult


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Karim BEN GHANEM | Directeur Général Adjoint de Meteconsult

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Charlie | e-artsup

Charlie | e-artsup

Isabelle Chevry | directrice marketing, Meteoconsult

Olivier Bourgeois, Agence O/Seven, anime le Workshop

Isabelle Chevry | directrice marketing, Meteoconsult

Brett | e-artsup

Picq | e-artsup



Picq | e-artsup

Cho Hye-Sun | e-artsup

Anaïs | e-artsup

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Manu | e-artsup

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La présentation de Manu
était des plus professionnelles | le pdf

Olivier Bourgeois, Agence O/Seven , anime le Workshop

©peter gabor | directeur d'e-artsup

Rendu Workshop du Point.fr ici

Postée le 23/02/2009 dans la catégorie "Com"


Le portail du Point relifté par les étudiants d'e-artsup | Les maquettes

une école de la création numérique

…qui ne s'attaquerait pas à l'un des exercices les plus nobles et fondamentaux de notre système d'information ne remplirait pas vraiment sa mission. C'est en tous cas, le préambule que j'ai posé après la réunion de brief que nous avons eu avec la Rédaction du Point. C'est de même, pas tout à fait la première fois que j'entraîne mes étudiants à se confronter au design de presse puisqu'en 2005-2006 j'avais déjà abordé la question de leur faire refaire la maquette du Monde (version papier).

Mais pour quelle raison est-ce si difficile?

La presse n'est pas un produit comme un autre. Sa mission, malgré un modèle économique qui l'oblige, comme tout entreprise, à présenter des comptes de résultats positifs chaque année, sa mission donc est d'informer, d'enquêter (d'investiguer), interviewer, rendre compte des crises, de leurs causes et des acteurs de l'information politique, sociale, économique et culturelle sans oublier bien entendu le sport. Tâche noble, si elle en fut. Des générations de journalistes se sont battus pour la liberté d'expression et je ne reprendrai pas ici les débats initiés pas Edwy Plenel en marge des états généraux de la Presse, parce que, ni le lieu ni le moment, mais l'affaire de cette liberté n'est jamais tout à fait acquise. On le sait. Toutefois, parmi les causes de la désaffection du public pour la presse Quot. j'en retiendrai une: La perte d'identité et de la culture de l'information. Le manque de respect des lecteurs donc.

Oh ce n'est pas ici, sur le portail du Monde Interactif que, ceci soit le plus évident. Plutôt même le contraire. Le Monde Interactif est l'un des fleurons de nos journaux en ligne pour avoir compris la nécessaire transversalité d'une information qui va du papier vers le papier en passant par le monde des écrans. Ou l'inverse d'ailleurs. Mais transversalité veut dire continuité.

La presse écrite imprimée a inventé des codes de mise en page et de rythme de lecture. Rompant avec le Livre, elle a découvert la nécessité de mettre en page les articles, et en premier la Une de sorte que l'on favorise en permanence la hiérarchisation de l'information (allant parfois même, jusqu'à exagérer) et la lecture la plus confortable donc la plus rapide. On a donc inventé pour cela des colonnes, et, forcément, des grilles de mises en page.

Vous trouverez dans les articles de design et typo un certain nombre de sujets qui traitent de la lisibilité, des gris typo , de l'interlignage, des contrastes et du noir au blanc et notamment cette évidence physiologique concernant la fatigue rétinienne lorsque obligé de fixer trop longtemps une ligne de texte trop longue. 30 à 55 signes par ligne correspondrait au meilleur confort de lecture. Au delà, nos yeux décrochent de la ligne, sauf, sauf si l'on joue avec l'interlignage en augmentant les blancs entre les lignes. Mais le journal Papier ne pouvait se permettre de tels gaspillages et dès lors on assistait chaque fois à la recherche du meilleur compromis (forme des caractères, chasse, et approches, ainsi et surtout, la hauteur d'œil des polices, qui devaient être les plus grands possibles) pour la lisibilité et l'économie d'espace. Toute contraintes qu'Internet n'a pas besoin de reproduire (il y en a d'autres).

Et pourtant… Je vous parlais des codes, nous aurions pu aussi bien parler de l'ADN de la presse traditionnelle, celle-ci est connue et reconnue par les lecteurs du monde entier. J'ai donc invité bien entendu nos étudiants d’e-artsup, d'aller y voir de plus près (benchmark). Journaux américains en ligne, Anglais, Allemands Espagnols aussi. NewYork Times et Guardian, El País etc. Mais également de se reporter à une étude que j'avais mis en ligne spécialement pour eux ici.

Le brief décrypté par les étudiants…

«Le Point en ligne est selon nous la continuité du magazine papier, créé il y a une trentaine d'années par Claude Imbert, l'homme au col de chemise blanc. Revue plus que magazine d'ailleurs, Le Point s'est toujours efforcé de se situer au dessus des champs de bataille en adoptant la posture de journalistes qui enquêtent et réfléchissent et décryptent les infos pour des lecteurs curieux des non-dits de l'actualité.

Lecteurs sans doute privilégiés, CSP+ et ++ il nous apparaissait nécessaire de retrouver dans le journal en ligne cet ADN fondamental qui traduit l'histoire d'un magazine, d'une presse. Le Point c'est sérieux, et les codes de mises en page actuels, ne nous semblaient pas traduire les fondations de la rédaction. Rédaction qui de plus est, est sincèrement soucieuse de respecter son lectorat. Nous l'avons constaté plusieurs fois au cours de nos réunions préliminaires. Alors sans doute, faute de temps, et d'investissement majeur, l'actuel portail du Point, qui par ailleurs voit son audience augmenter d'année en année, traduit assez mal la passion journalistique que nous avons découvert chez nos interlocuteurs. Un portail en deux colonnes avec un déroulé obligeant les lecteurs à scroller plus qu'il ne faudrait.

Des polices aux dimensions monumentales qui occupent un espace vertical qui augmente encore la nécessité du scrolling et du coup, un manque cruel d'hiérarchisation de l'info qui donne plus l'impression d'un «canon à dépêches AFP» que d'un journal au sérieux si patent. Voilà. Retrouver les principes qui ont fait le succès du magazine, permettre aux lecteurs de l'édition papier à se sentir chez eux en lisant leur quotidien en ligne. De sorte, qu'en essayant de ne pas perdre de lectorat, on récupère celui, original du mag.

Bien sûr on peut nous rétorquer que le portail risque alors de tuer le magazine papier. C'est sans compter la différence essentielle entre les deux. Le mag papier, hebdomadaire, qui prend le temps de construire une pagination et raconte l'histoire des actus en prenant la posture historique qui est le sien, le journal en ligne, au rythme quotidien qui publie les infos, rend compte des dernières nouvelles du monde et n'a pas toujours le temps de prendre le recul nécessaire au décryptage des actualités. Les deux publications ne se marchent pas l'un sur l'autre. Tout au plus, elles risquent de temps à autre de se chevaucher, mais le lectorat traditionnel du magazine, aime lire, aime feuilleter le papier. Nous avons donc pensé qu'il était parfaitement inutile de prendre des précautions qui limiterait la qualité graphique du journal en ligne.»

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Communiqué de Presse et Brief de la Rédaction (résumé)

Lepoint.fr a confié en octobre dernier aux étudiants d’e-artsup, école de la création numérique et multimédia, la réflexion d’une nouvelle interface pour son site d’information.

Et c’est le lundi 26 janvier, après 3 mois de travaux, que le jury composé conjointement de la direction du site lepoint.fr et des enseignants d’e-artsup découvrira les projets des étudiants. Après délibération du jury, 4 des projets présentés seront mis en ligne sur le site lepoint.fr.

C’est sous la tutelle de peter gabor, directeur de l’école et expert en typographie — il a entre autres conçu les caractères du journal Libération en 1994, utilisé sous la formule de Jean Bayle — qu’e-artsup a mis à l’honneur de son programme d'enseignement de ses étudiants de 4e année cette réflexion graphique sur un acteur majeur de l’information en ligne.

La version actuelle du site lepoint.fr a été lancée il y a tout juste un an, en janvier 2008 et affiche une courbe croissante d’audience depuis son lancement. Les étudiants ont donc eu pour mission d’offrir une nouvelle jeunesse au site de l’hebdomadaire, en exploitant l’ensemble de techniques du web social, tout en conservant l’identité de la marque Le Point.

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Portail actuel du Point en ligne: la Homepage

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Portail actuel du Point en ligne: page d'article

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Maquettes d'étudiants:

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Antuori | Chataoo | Maggi | Prieur : Homepage


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La home se décompose en une grille sur cinq colonnes, titres et appels de lecture de quelques lignes insufflent un rythme «éditorial». Mise en valeur des chiffres du nombre de commentaires pour chaque article. Le Header reprend le rouge de la charte et rappelle le magazine papier. Images bien calées et icono sélectionnée de sorte à éviter les «images inutiles». Respect des espaces publicitaires imposés par le modèle économique du journal en ligne.

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Antuori | Chataoo | Maggi | Prieur : Article

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page d'article, pictos interactives de socialisation et commentaires sous un filet séparateur.

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Doveil | Lienard | Ly | Specque : Homepage


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Une home organisé en quatre colonnes, charte graphique du magazine papier, éditorial du Rédac. chef pour donner le point de vue du journal, Titres, textes en appel de lecture, rappels des articles et navigation claire et simple sous le logo du journal en ligne. Espace publicitaire intégré sous le Header… Le journal en ligne est très interactif et pourtant il rappelle furieusement le magazine papier. Respect du brief particulièrement réussi.

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Doveil | Lienard | Ly | Specque : Article


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L'article sur deux colonnes, audacieux et sans doute pas simple à gérer (ni à développer), la page est élégante, rythmée et l'interactivité présente à chaque endroit stratégique.

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Lamarche | Manuel | Devaulx | Owczarz : Homepage


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Une des maquettes les plus abouties, il faut aller visiter la page en cliquant sur le lien, pour y découvrir sous le Header un prompteur des plus agréable qui donne un aperçu des actus remises à jour au rythme des nouvelles. Quatre colonnes pas tout à fait égales, codes couleurs de navigation et une photo principale qui donne le ton de l'actu du jour (ou de l'heure). Élégance et lisibilité (malgré les css pas très bien réglés dans cette version bêta), c'est une maquette légère, qui confère sérieux et aspect très éditorial au nouveau journal en ligne.

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Lamarche | Manuel | Devaulx | Owczarz : Article


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Idem pour la page article de la maquette, deux colonnes sous la photo, pictos de socialisation, un espace commentaire et rappel du prompteur de nouvelles juste au dessus du Footer. Normal puisque 60% des visiteurs d'une page arrivent directement par les moteurs de recherche. Mise en page très élégante, je ne le répéterai sans doute pas assez :-).

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Lescaudron | Carsenti | Williamson : Homepage


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Voilà une maquette qui a bénéficié de plus d'investissement technologique de la part des étudiants, que de soin apporté à la mise en page, et surtout à la hiérarchisation des articles. Cependant des solutions originales ont été introduites, dont notamment le fil de dépêche qui reste visible tout en scrollant vers le bas. Il est à remarquer, et c'est une constante dans toutes les maquettes, qu'on a réduit le nombre de scrolling au minimum. Ci-dessous trois versions des articles et commentaires.

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Lescaudron | Carsenti | Williamson :
Article version javascript

Lorsqu'on arrive directement sur le portail, les étudiants proposent une lecture «javascript» en focusant sur l'article cliqué. Techniquement, c'est envisageable. Pas sûr que les lecteurs apprécient. Toutefois, dans la version ci-dessous, la même page arrive directement tel quel. Normal puisque c'est celle qui recueillera les 60% de lecteurs que j'évoquais ci-dessus.

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Lescaudron | Carsenti | Williamson : Article


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Page article direct. C'est donc celle que les lecteurs découvrent par les fil RSS ou les liens dans les moteurs.

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Lescaudron | Carsenti | Williamson : Comments.


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Page des commentaires. Élégant mais il faut faire défiler horizontalement les pages… une flèche à droite de l'espace blanc. Rien de moins sûr que les lecteurs aient la patience de cliquer ainsi sur les boutons. Mais pourquoi pas. La question? que se passe-t-il lorsqu'un article recueillera quelque 250 commentaires. Beaucoup trop de pages.

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Ibalot | Scheffer | Thomas | Bolborea : Homepage


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Page de la Home, organisé en trois colonnes, une assez belle lisibilité due notamment à la gestion des espaces verticaux. Photographies vignettes, pas besoin de grandes photos pour les lecteurs du Point, ils ne confondent pas BD et journal quotidien. Titres et appels de lecture, espaces publicitaires respectés (brief client). Footer assez agréable et un Header qui reprend toujours l'ADN du magazine papier. Remarquable travail malgré quelques détails laissés dans l'ombre.

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Ibalot | Scheffer | Thomas | Bolborea : Article


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Alors j'aime beaucoup l'audace de cette page d'article par le rythme des colonnes et parce qu'une fois de plus les étudiants ont travaillé sur les codes d'élégance. On y retrouve le header, ADN du magazine qui resitue bien l'appartenance du journal en ligne au «canal historique» du magazine papier.

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Conclusion:

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Le travail initié par la Rédaction du Point a donné l'occasion aux étudiants d'e-artsup d'exercer leur sens de l'analyse et du design management sur un sujet délicat comme la presse en ligne. D'aucuns auraient préféré travailler sur le site d'un groupe de Rock, mais les contraintes eussent été moindres et c'était bien là, le but de ce workshop, habituer des futurs professionnels, à se poser les «bonnes» questions, à gérer leur temps de travail, à faire des croquis avant la réalisation, à travailler la typographie autant que la mise en page, l'interactivité utile et non superflue… et si tout cela fonctionne bien, ils pourront être fier d'avoir permis à une entreprise de presse de repenser son portail, à la fois vitrine et source d'équilibre économique pour des modèles qui se cherchent encore.

«Utopie Graphique,
la Presse en Ligne de mire»

C'est en animant ce workshop, que j'ai réalisé l'intérêt d'initier un débat plus large sur l'état graphique de la presse en ligne:

Organisé par e-artsup avec quelques partenaires du secteur des Arts Graphiques, une table ronde, le 7 avril prochain dans une salle parisienne, réunissant quelques acteurs majeurs (journalistes, designers, Rédac. chefs, directeurs techniques) pour débattre des problèmes liés au design, aux technologies interactives, à l'évolution des lectorats, et donc des questions forcément liés aux modèles économiques qui s'interrogent. Parce que les États Généraux de la Presse n'ont abordé que les questions économiques, et d'autres, seulement les questions de liberté, je reste persuadé que la presse doit encore prouver qu'elle existe, qu'elle est sérieuse et professionnelle, et le design, en est un des premiers moteurs. La liberté de la presse est aussi à ce prix. Vous invite dès à présent à manifester votre intérêt pour ce débat, en m'envoyant un mail à peter.gabor{at}e-artsup.net

La salle de conférence nous permettra de réunir quelques 150 participants. Autant dire que les places seront limitées :-)

peter gabor | directeur e-artsup

Postée le 19/02/2009 dans la catégorie "Com"


"Hope a été l'oeuvre la plus vue en 2008, dans le monde"

Un élève, une œuvre.

« Tout le monde ne parle que de l'accession à la présidence d'Obama, mais moi je suis plus intéressé par les petits détails qui lui font fait gagner l'élection, comme cette affiche d'Obey Giant, je suis persuadé que vous avez  déjà vu mille fois cette image, sans connaître son auteur ! », s’exclame Barth Picq, 21 ans, élève en cinquième année de E Art Sup. « Le monde entier a repris le logo avec la tête d’Obama, partout, sur les blogs, sur les tee-shirts, sur les mugs, partout…Ce n’est pas sorti comme ça de nulle part, ce dessin ! Il est l’œuvre d’un artiste surnommé Obey Giant, Frank Shepard Fairey de son vrai nom. Frank, c’est un graphiste américain de 38 ans qui a fait la Rhode Island School of Design en 1989.

OBAMASHirtprogress.jpg



Il a lancé juste après une campagne de stickers (presque) participative, née et se nourissant de la culture des rues (Street Art), ces autocollants ont été affichés dans toutes les villes américaines, non loin des skate-parks. Un réel succès puisque, rapidement, sont apparus des parodies ou des imitations plus ou moins talentueuses du dessin original. L’artiste était ravi puisqu’il parle de toute cette histoire comme « une expérience en phénoménologie »…L’idée était de donner aux skaters des autocollants, pour que l’imagerie crée par Shepard Fairey envahisse le paysage urbain, à la « Space Invaders » ou, plus loin de nous, façon deuxième guerre mondiale, avec le fameux « Kilroy Was Here » griffoné aux quatre coins de l’europe par les GI’s ».

Barth souligne que Shepard n’a pas eu besoin de la campagne présidentielle américaine pour être reconnu mondialement comme un artiste contemporain majeur à part entière mais son portrait d’Obama a « probablement été l’œuvre la plus vue, la plus copiée, la plus portée de toute l’année 2008. Elle porte d’ailleurs un titre politique très fort qui résume l’attente de ceux qui l’affichent : « Hope ».

Le site qui utilise votre photo et l'"Obamise" pour la placer sur un mug, un tee-shirt, une photo...

La photo originale dont tout est parti.

Postée le 26/01/2009 dans la catégorie "Ecole"


Garamond vs Garamond | physiologie d'un caractère typographique

Re-édition d'une note publié la première fois le 3 février 2006 sur design et typo.

 

Avertissement: an English translation of this chronicle is available here . Thanks for his author : Barney Carroll

Garamondvsgaramond10

Combien de fois a-t-on entendu cette exclamation: «que c'est beau un Garamond!»... Oui sans aucun doute, il est beau ce caractère, bien que j'abhorre user de cette expression. En l'occurrence on peut dire d'une voiture qu'elle est belle, et puis on se pose ensuite la question du pourquoi. Bien sûr la réponse est sans doute dans la manière d'aborder la création typographique. Il y a celle, dessinée patiemment à la main (handtooled), qui donne aux lettres cet aspect artisanal qui fleure bon le terroir et les meubles de campagne, et puis la création moderne, beaucoup plus conceptuelle, en rupture tel l'art contemporain avec des siècles de tradition et d'idées reçues. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'ils ne sont pas beaux. Mais leur objectif n'est plus de l'être tout simplement, mais d'interpeller, voire de choquer. Et je pense en particulier aux caractères de Zuzana Licko qui inventant, au moment où ce n'était pas possible de faire autrement, les caractères Bitmap sur Macintosh au milieu des années 80, fait faire un bond en arrière ou en avant à la création des lettres. En avant si l'on considère l'expression moderne d'une nouvelle ère de la télématique, du digital, du numérique, en arrière si l'on considère le travail accompli par les centaines de créateurs de formes alphabétiques qui œuvrent depuis des siècles à améliorer l'écriture et sa lisibilité. Deux écoles donc, deux manières d'aborder la critique typographique et je ne saurais en choisir un au détriment de l'autre, tant il est indispensable de faire cohabiter créativité, novation aux cotés de la promotion des traditions ancestrales.

Garamondvsgaramond1_1

Les Garamond de la famille des Garaldes, par opposition à Humanes et Réales datent du 16e siècle. En rupture avec le dessin des Humanes. Celles-ci sont finalement l'œuvre de dessinateurs qui à l'aide du Pantographe reportaient sur les poinçons un tracé finement exécuté au contraire des caractères Humanes qui pouvaient être encore l'œuvre de scriptoriums, tracés à la plume sur du velin. Au vingtième siècle nous nous sommes retrouvés grâce à la volonté de fondeurs audacieux et plus tard aux courbes de Béziers avec environ 5-6 déclinaisons de l'original dessiné par Claude Garamond.

Le Garamond de Francesco Simoncini (Simoncini foundry, Bologna, 1958), puis celui de la fonderie Stempel devenu plus tard Linotype, dessiné en 1924 à Frankfurt, le Garamond de la fonderie Monotype dessiné en 1922 par Fritz Max Steltzer à Salfords, et plus récemment donc grâce à l'avènement du Postscript et des courbes de Béziers, celui d'Adobe, dessiné par Robert Slimbach à San Francisco en 1988, précédé du très élégant Garamond de Tony Stan en 1970 dessiné pour International Typeface Corp à New York en 1970. Berthold aussi, qui a repris un dessin proche du Garamond de Deberny et Peignot a commis un dessin qui serait parmi les plus proches de l'original dont les poinçons sont actuellement rangés soigneusement dans le cabinet des poinçons fermé désormais à la visite du public (imprimerie nationale). Voici les différents tracés de la lettre G du Garamond où l'on voit qu'il s'agit de modèles totalement différents, où les courbes ne se superposent pas et donc je vais m'efforcer de vous donner les clefs d'une analyse pour que vos yeux s'habituent à comparer ces caractères, grille de lecture qui peut vous servir pour en comparer d'autres également.

Garamondvsgaramond11

Voici quelques lignes composés avec ces différents modèles de Garamond (cliquez sur les images pour les voir à la taille de lecture optimale à l'écran):

Garamondvsgaramond2_1

Et encore:

Garamondvsgaramond3

cliquez sur les images pour les voir à la taille de lecture optimale à l'écran.

Voyons dans le détail les différences entre toutes ces formes alphabétiques:

Garamondvsgaramond4_1

J'ai posé un rond gris sur les points où votre regard doit se porter pour vous permettre d'analyser les différences de conception. La forme des empattements plutôt carré avec des angles vives s'approchent de celles de l'original. La goutte du <a>, de l'attaque virtuelle de la plume (car nous ne sommes plus dans le tracé calligraphique, bien au contraire, mais dans le dessin à proprement parler. Cependant Simoncini attaque encore le <a> comme s'il tenait un calamme ou une plume calligraphique, d'où un aplatissement dans cette partie du <a>. Dans l'ensemble le Simoncini à la fois souple et traditionnel est assez proche de celui du Garamond de Claude G.

Garamondvsgaramond5_1

Même chose pour celui dessiné par Robert Slimbach pour Adobe. Sauf pour les angles des empattements qui sont émoussés, arrondis comme si on voulait reproduire la foulure du plomb dans le papier après de multiples usages. C'est d'ailleurs une démarche très proche des Éditions Gallimard, qui en 1985 s'étaient adressé à une société française Microtype pour digitaliser (entendez vectoriser) un Garamond usagé (imprimé déjà avec des lettres usées) pour leur permettre de composer la collection de la Pléiade avec du Garamond sur des systèmes de photocomposition digitale. Modernité des process associé à un neotraditionalisme que Claude Garamond lui-même aurait sans doute dénoncé comme une hérésie s'il avait été un contemporain.

Garamondvsgaramond6_2

Le Garamond de la Monotype est résolument différent, cliquez ci-dessus pour agrandir la vue. Les empattements sont dessinés de manière presque malhabile, différents selon la lettre, et même différents au sein de la même lettre (le H cap est révélateur, mais aussi le m bas de casse). Les formes arrondis sont franchement d'une facture dessinée et non tracée à la plume, la goutte du <a> quasiment filiforme, et le ventre de la même lettre très réduit en rapport de la partie supérieure, semble tomber littéralement. très intéressant aussi les contrastes entre pleins et déliés. Relativement peu marqués. Nous sommes en présence d'un caractère Garalde par sa filiation mais quant à se réclamer du Garamond, il y a un pas. Je vous laisse le loisir de le franchir. Pour ma part j'ai souvent eu le sentiment que la dénomination des caractères avait un rapport avec le marketing et pas seulement avec la forme. Il est certes plus facile de vendre un Garamond ou un Times, qu'un Janson ou un Goudy. Surtout sur le marché Français. Mais je vous parle d'une époque où l'on achetait des polices de caractères (une police = un kilo de caractères en plomb dans un style et un corps donné. L'assortiment des lettres étant codifié par les règles linguistiques de la fréquence des lettres dans chaque langue).

Garamondvsgaramond7

Le Garamond ITC de Tony Stan dessiné en 1970 est remarquable par l'équilibre des pleins et déliés, par la régularité des empattements, légèrement arrondis de même qu'incurvés dans leur partie horizontales. L'œil des lettres, bien ouvertes, l'équilibre des proportions entre la ligne de lecture et la ligne de base. l'harmonie donnée par les arrondis réguliers font de cette typo un excellent caractère de titrage qu'Apple avait bien compris puisque c'est celui retenu pour la comm. de la firme de Steve Jobs. Quant à l'utiliser en corps de texte (8,9,10,11,12) il présente les défauts de ses qualités. Trop régulier, trop géométrique, il supporte mal une lecture longue, celle d'un roman par exemple. D'autant qu'il chasse pas mal également (c'est celui qui chasse le plus dans les exemples montrés ci-dessus. On préférera utiliser un Garamond de Stempel pour composer un livre ou des brochures où l'encombrement typographique commence à intervenir dans le process économique de l'édition.

Garamondvsgaramond8

Le Garamond de Berthold, mise à part l'angle d'attaque des <a> ou des <m> (4,10), correspond le mieux à l'esprit de celui dessiné au 16e siècle. Il est moderne-ancien par les formes carrés et traditionnelles, par la tenue d'une plume virtuelle dans le dessin. Légèrement médium ou demi-gras, le régular correspond le mieux de même à l'esprit d'un caractère plomb qui «foule» le papier, au contraire de celui d'ITC, résolument maigre et presque trop délicat.

Stempelgaramond

Si j'étais épris de tradition, j'aurais une vraie préférence pour le Garamond de Stempel, qui a mon sens est plus une Humane-Garalde qu'une Garalde pure. À cause du <a> bdc (6, 10), très gothique. Mais l'équilibre des pleins et déliés, le léger arrondi des empattements, ainsi que l'harmonie entre longueur des patins et largeur des lettres confèrent à cet alphabet un air d'authentique alphabet de la renaissance post-gothique. La seule chose que je pourrais lui reprocher c'est qu'il chasse aussi pas mal et donc difficile à utiliser en édition courante.

Sur l'illustration ci-dessous, l'on peut voir de très grandes variations entre les dessins des uns et autres. La fourchette sup. et inf. des capitales ainsi que celle des bas de casses montre à l'évidence des stratégies de design sensiblement différentes.
Sous entendu: tous ces dessins sont issus du même corps. La Cap du H de Berthold occupe toute la partie supérieure du talus, alors que celle d'ITC est presque 17% moins haut. Cela en dit long sur toute la stratégie d'Aaron Burns et Herb Lubalin durant leur exercice à la tête d'ITC. Réduire l'encombrement des textes, leitmotiv qu'ils ont appliqué à toute la production d'ITC durant une vingtaine d'années. Mais alors, pourquoi leur Garamond chasse-t-il plus que celui de Berthold. C'est là le mystère de la création de caractères. Il ne suffit pas de baisser un dessin sur le talus (aujourd'hui virtuel grâce aux dessins vectoriels), pour qu'automatiquement un caractère chasse moins. C'est tout l'équilibre de l'alphabet qui contribue à déterminer l'économie spatiale d'un caractère: hauteur des caps, hauteur de l'œil de la bas de casse, largeur (chasse) des lettres, et aussi bien sûr les approches que l'on va programmer sur son ordinateur. C'est bien parmi les problèmes que l'on pose au créateur dans un cahier de charges pour un dessin de caractère destiné à un journal qui veut relifter sa mise en page.

Garamondvsgaramond9

Un dernier regard s'impose à nous lorsqu'on veut vraiment entrer dans l'anatomie d'un caractère. Regardez les planches suivantes (en cliquant dessus pour profiter pleinement de la taille réelle).

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Où l'on voit deux choses:
1| Les dessins sont bien différents en hauteur à l'intérieur de l'espace verticale du talus (le talus c'est la partie supérieure d'une lettre plomb, sur laquelle on trouve la lettre en relief; la hauteur d'un talus est égale au corps de la lettre. Ainsi lorsque vous utilisez un Arial c.12 cela ne veut pas dire du tout que la hauteur de la lettre est égal à douze points. Celle-ci est égale environ à 66% de la hauteur du corps, ainsi un corps douze nous donne des capitales hauts d'environ 8 points). Le talus doit comprendre aussi bien les Capitales, que les lettres montantes <b, d, f, h, l, t> qui quelquefois (futura par ex.) sont plus hautes que les caps., mais aussi les descendantes <g, j, p,q, y>.

2| Les axes des contreformes ont des angles très différentes selon les dessins: ceux du Simoncini et du Berthold, sont les plus penchés en arrière (ceux qui par effet d'optique nous font pencher la forme vers l'avant). Le Garamond d'ITC et de la Monotype ont les contreformes les moins inclinées, qui confèrent à l'alphabet un aspect plus statique. Cela peut jouer sur la rapidité d'une lecture où l'œil cherche à fuir en avant le plus vite possible (lecture rapide).

Que l'on crée un alphabet ou un logotype on se posera toujours ces questions pour comparer, analyser, décrypter les formes alphabétiques. Cela permet de choisir ou dessiner la bonne forme pour le bon usage.

Et pour le fun, je suis revenu sur le sujet en février 2007, en publiant une note où je mets en perspective des formes du Garamond avec les différences d'interprétation d'une pièce musicale de Jean-Sébastien Bach. À écouter ici.

 

Et surtout n'hésitez pas à me laisser vos commentaires...

Avertissement: an English translation of this chronicle is available here. Thanks for his author : http://barneycarroll.com/garamond.htm

© peter gabor, directeur e-artsup


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Postée le 22/01/2009 dans la catégorie "Découverte"


Workshop 5e COM

Cette année, les 5e année section COM sont tous en alternance entreprise/école et enchaînent un workshop toutes les 3 semaines. Ils ont débuté l'année scolaire par un cas d'identité visuelle : le musée du design de Milan (Museo del design). Réunis en team, ils devaient trouver logo, déclinaison papeterie, signalétique, mise en situation extérieure, etc.

Comme toujours, cela s'est conclu par une présentation devant un jury de professionnel.

Sarah Ohayon, Bassam Moukarim et Xing Hong
teamohayon.jpgMichèle Sengsavang, Chloé Barthelet
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batiment-ext-aerien-nuit_se.jpg

Vanessa Akesso, Franck-Olivier Inbinga
teaminbinga.jpg

Postée le 19/11/2007 dans la catégorie "Com"