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Accueil | octobre 2006 »

27 septembre 2006

Rapports de stage

Et bien ! Il ne reste plus que 42 heures avant la date limite du rendu des rapports de stage de fin d'étude. C'est là qu'on se rend compte que même après 5 années d'expérience, on s'y prend toujours au dernier moment...
Problèmes d'impression, disque dur en feu, copies machées par le hamster du voisin, nous ne sommes jamais à l'abris d'un imprévu !

Alors ceci est un message pour la jeunesse e-artienne : Ne faites pas comme tout le monde ! C'est mal !

25 septembre 2006

Les anciens s'exposent

Et ouép ! Profitons de cet espace qui nous est donné tant qu'à faire...
Venez visiter nos portfolios et bandes démo, et laissez-nous vos commentaires ici !

Damien CANAMÉRAS :

Matthieu COLOMBEL (Coko) :

Matthieu GINER (Mateo) :

Aurélien NAUWELAERS :

24 septembre 2006

L'animation - par Mateo

Ahhhhhh l'animation... Que dire... C'est génial ! Ouais bon, j'aurais pu faire plus objectif je vous l'accorde... Je vous passerai les définitions telles que : l'animation, c'est l'art d'animer... ou de faire bouger quelque chose qui bouge pas... c'est avant tout une passion !

Dans ce milieu, on ne rencontre vraiment que des passionés, à part ceux qui sont là depuis quelques temps (oui les vieux) et qui en ont marre en fait... En même temps, tant mieux ! parce que si personne ne partait, il n'y aurait sans doute pas beaucoup de boulot. C'était la peur que j'en avais au début. Un milieu qui a l'air assez fermé, avec tout plein d'étudiants qui sortent des écoles chaque année, et toujours autant de studios d'animation. Surtout que l'animation en France bat son plein depuis quelques années, et que beaucoup de gens craignent un nouveau clash (je ne me souviens plus la date du dernier). Pour le moment je préfère pas me poser de question et faire comme la plupart : surfer sur la vague !

Bon, il est vrai que le plus dur dans le milieu de l'animation, c'est d'y rester. Y rentrer c'est une chose, quelques studios vous donnent vos chances dès la sortie de l'école (mais attention, il faut quand même avoir des choses à montrer, genre petits films ou bande démo). Il y a tout de même les traditionnels tests d'animation, pour faire ses preuves sur une série en particulier : il s'agit en fait d'une petite séquence à animer dans le style de la série, pour montrer de quoi vous êtes capable. Tant que vous ne serez pas connu dans le métier, vous aurez droit à ce genre de test partout.
Je disais donc que le plus dur était d'y rester, parce que comme c'est un milieu relativement petit (on croise souvent les mêmes personnes d'un studio à l'autre), on a vite fait de se griller soi-même. Je veux dire par là qu'il faut pas jouer au con (passez-moi l'expression...).

Parlons un peu du quotidien de l'animateur...
L'animateur se lève relativement tard par rapport aux autres travailleurs, il mange des céréales le matin, vous savez, les boîtes de céréales avec les jeux derrière (il les refait tout le matin d'ailleurs). Sinon une fois arrivé au studio (pour ceux qui bossent pas de chez eux), il s'efforce à faire son quota pour la journée. Selon la série et le style d'animation, le quota de secondes à faire par jour peut varier de 2 à 8 secondes environ. Ca ne parait pas beaucoup comme ça... mais quand vous avez plusieurs personnages sur le même plan, ça va beaucoup moins vite ! Et évidemment, on se retrouve pas forcément avec des plans sympas à faire. Chacun aura ses préférences : acting, action, etc. Mais c'est justement là que l'importance de la passion intervient, parce que quoi qu'il arrive, il faut avant tout se faire plaisir !

Seul petit hic qui pourrait faire fuir certain, c'est le status de l'intermittent du spectacle. Oulalah ça sonne pas bien ! Et bien détrompez-vous, c'est pas si mal que ça. L'entreprise y gagne, ça c'est évident, mais l'animateur y trouvera son compte aussi. Je pense que ça pourra faire l'objet d'un autre post, quand moi-même j'en saurai encore plus :p. Mais c'est sûr que ça peut occasionner des "trous" entre 2 prod', des vacances un peu forcée mais qui vous seront indemnisées par vos Assedic.

Comme le disait Damien, les cours ne suffisent pas (et c'est valable pour toutes les écoles). Osez enfoncer les portes pour des stages dans un premier temps, et apprenez sur le tas, vous aurez sans doute la chance de tomber sur des gens très sympas qui vous prendront sous leurs ailes (si si, ça existe !).

Bon courage à tous !
Mateo.

La post-production - par Damien

Bonjours à tous,
Depuis le mois de juin, je suis stagiaire dans une des grandes boîtes de sardines... euhhh non de post-production française (vfx/3d/étalonnage/montage) : Mikros Image. Je me dois de subir le parcours commun à tout graphiste entrant dans la boîte. Donc j'ai débuté en faisant beaucoup de rotoscopie (caches/masques animés) je ne rentrerais pas dans les détais car je n'ai pas la place. Je fais aussi pas mal de restore : effacer des cables, des cernes, des bourlets... et je commence petit à petit à compositer mes premiers plans...
Ce qu'il faut retenir...c'est qu'aussi bon que vous soyez, vous n'échapperez pas à ces boulots fastidieux (pour ceux qui souhaitent bosser dans une grande boîte de vfx). Et croyez-moi, heureusement... car en sortant de l'école on a encore tout à apprendre.

Pour vous rassurer mon stage se passe très bien, et je ne dirais rien par précautions mais... a priori je vais y rester (au zut en fin de compte j'ai dit quelque chose). Bref si tant est qu'on soit bosseur et motivé... on trouve du boulot en sortant d'e-art... et du bon... Mais ce n'est pas sur l'école qu'il faut compter...
C'est sur vous, alors allez y!!! Donner vous à 300%.

Et pour faciliter les choses, si possible, dirigez-vous dans la branche qui vous fait vraiment ban... je voulais dire que vous vouez au culte... donc si vous souhaitez devenir vétérinaire... je dis ok, lancez-vous !!!! mais par contre changez d'école... j'espère avoir été clair...
Par comparaison... quand je suis entré à e-art je disais "je veux travailler dans les effets spéciaux"... je quitte e-art je fais des effets spéciaux... Mateo entrait à e-art en disant "je veux faire de l'animation"... il sort d'e-art il fait de l'animation.
Les cours !!! oui y'en a qui vous semblent **ù%§@#, soyez courageux, avancez gardant toujours dans un coin de votre cerveau votre objectif (y a t-il des coins dans un cerveau ? vos réponses m'intéressent alors mailez-moi vos réponses !!!). Et vous verrez un jour vos efforts paieront (sinon vous êtes vraiment quelqu'un qui n'a pas de chance).
Ceux qui ne sont pas motivés... désolé... vous serez sûrement vite blasé... c'est dommage d'être aigri si jeune.

N'oubliez pas de venir sur mon site le 15 octobre 2006 à minuit découvrir ma prochaine bande démo !!!!

Damien

PS : faites vos armes dans un domaine pendant un temps... ok... mais après ne restez pas techniciens... évoluez, mais ne grillez pas d'étapes... e-art nous donne les moyens pour y arriver. Yes I always believe in my school...ooohhhh bless lord Bernaaraaad, Everybody sing come on!!!!!

23 septembre 2006

L'après e-art

Tout le monde s'est au moins un jour posé la question de savoir ce qu'il se passait après e-art. Tous ces cours, ces rendus, ces nuits blanches, et ces cheveux blancs qui vous sont apparus pendant le cursus... est-ce que tout ceci aura finalement servit à quelque chose ?
Voici le témoignage de quelques rescapés, anciens étudiants fatigués et nouveaux travailleurs passionés.

Damien CANAMÉRAS - Post-production
Depuis le mois de juin, je suis stagiaire dans une boîtes de post-production : Mikros Image. Je me dois de subir le parcours commun à tout graphiste entrant dans la boîte. Donc j'ai débuté en faisant beaucoup de rotoscopie (caches/masques animés). Ce qu'il faut retenir... c'est qu'aussi bon que vous soyez, vous n'échapperez pas à ces boulots fastidieux.
Pour vous rassurer mon stage se passe très bien, et je ne dirais rien par précautions mais... a priori je vais y rester (au zut en fin de compte j'ai dit quelque chose).

Matthieu COLOMBEL (Coko)- Web design
A la différence de certains, je n'ai pas eu le temps de prendre des vacances, ayant directement commencé en temps qu'illustrateur freelance (pendant 6 mois).
Le status d'indépendant, c'est un choix de vie. Travailler seul et pour soi-même, ne pas être aidé et surtout être en permanence en concurrence avec les autres freelance(s). J'ai trop besoin de construire avec les autres. Alors j'ai commencé à postuler pour un CDI. Après la mise en ligne de mon CV et de mon book sur internet, la réponse d'une entreprise ne s'est pas faite attendre. L'avantage de notre formation est de pouvoir postuler pour plusieurs métiers. Je viens de signer un CDI chez SQLI web agency.
Bilan : je suis très content de ma formation et tout se présente pour le mieu.

Perrine FIFIS (Pepette) - concept visuel, communication d'entreprise
Dans un coin de ma tête depuis toujours, je souhaitais tôt ou tard lancer le projet de me mettre à mon compte. Un des freins typiques à ce genre de projet : la peur que rien est acquis ni garanti, et qu’on en est surtout complètement responsable. Une opportunité a vite éloigné ces freins : un contrat de travail s’est établi avec l’entreprise chez qui j’étais en stage (gestion de projet web). Il s’agit maintenant de mon principal client, ce qui me permet d’avoir un travail régulier assuré. Déclarée en 2005 pour pouvoir notamment financer mes études, mon activité constitue les trois quarts de mon temps : j’apprends tous les jours, je peux maintenant me permettre de choisir mes clients, et par-dessus tout, je profite d’une certaine liberté. Pour tous ceux qui préfèrent « travailler avec » à « travailler pour », j’encourage vivement à (voter pour moi, non allez…) tenter cette aventure qui permet de toucher à tout et de se souvenir que l’ordinateur reste un outil.

Gildas FRANCAIS - Web
"Il est vrai que j'ai dit dans un moment de froide lucidité : « le web, moi, j'y travaillerai jamais, c'est pas mon truc ! » N'est ce pas Lionel. Et bien comme quoi, on prend goût à tout et on y trouve même énormément d'intérêt. Alors, je me retrouve chef de projet web. Je suis un peu l'ovni parmi tous mes talentueux camarades, graphistes, animateurs ou DA. Mais bon, on ne se refait pas. En stage depuis quelques mois à l'agence de communication DevarrieuxVillaret à Paris, j'ai eu la chance de rencontrer des gens formidables qui m'ont permis d'évoluer dans se secteur et de m'y sentir bien.  Pour la suite, plusieurs propositions déjà, à droite à gauche.
On verra bien ce que l'avenir me réserve.

Matthieu GINER (Mateo) - Animation
Après des petites vacances d'un mois bien méritées, je me suis mis activement à la recherche d'un boulot d'animateur. Grace aux contacts que je m'étais fait pendant mes stages, j'ai pu avoir plusieurs opportunités. L'instabilité du marché de l'animation m'a vallu quelques malheureuses surprises, avec des productions qui sont encore délocalisées, et d'autres qui tombent à l'eau au dernier moment. Mais très rapidement j'ai pu intégrer un studio d'animation, et je travaille actuellement sur une nouvelle série, mélangeant anim tradi et cut-out, animée sur Flash.
Diffusion prévue pour septembre 2007 sur France 3.

Sarah GONDART - Infographie
Voilà un peu plus d'un an maintenant que j'oeuvre dans une agence de communication événementielle (6 mois de stage et 7 mois d'embauche). 6 mois de stage ça fait long, mais l'embauche en dépendait. J'ai l'occasion de travailler sur plein de support divers et variés (PLV, leaflet, affiches, cartons d'invitation, dossier de presse, web...) pour des clients de renom (Pepsi, Gemey, Courir, La Fédération Nationale des Cinémas Français (<-- Fête du ciné, Printemps du ciné et Rentrée du ciné), ...) et tout ça dans une bonne ambiance. On m'a donné très rapidement des responsabilités et ma polyvalence (conception / réalisation /  exécution) est vraiment un atout.

Nicolas MARROCCO - Post-Production
Ayant l'opportunité de commencer un travail dans la post-production en fin de 4e Année à e-art, j'ai décidé de ne pas pousser jusqu'à la 5e année. Résultat, je paye des impots 1 an plus tôt que mes anciens camarades de classe. Donc je suis devenu graphiste en Septembre 2005, dans une boite de DVD (d'abord un CDD, reconduis en CDI). Je m'occupe de créer les visuels des interfaces des menus et parfois même de les animer. Mes outils du quotidiens : photoshop, after effects et Média100 (logiciel de montage pro).
Mon expérience la plus marquant au sein de TVS : travailler pendant une même période sur Franklin la torture et un film de Marc Dorcel. Ne vous inquiétez pas, j'ai pas mis de tortues dans le DVD Marc Dorcel, et l'inverse non plus... quoique j'aurais peut-être dû.

Lionel VARAIRE - Modélisation 3D
Après quelques doutes et une bonne prise de recul sur toutes ces conneries dans mon bon Jura (la région à l'est de Bourk-en-bresse), j'ai finalement eut l'opportunité de travailler chez Louis Vuitton, particulièrement grâce à notre projet de fin d'année. Je travaille donc actuellement dans le département "Innovation", où j'assiste le responsable du design numérique particulièrement dans les réalisations 3D. Je fais donc en particulier de la réalisation sous 3DS (modélisation et texture surtout... Ca tombe c'était plutôt ma spécialité) pour les projets de l'innovation, Et je devrais bientôt apprendre ici de nouveaux logiciels (3D temps réel, archi, design, ...). En conclusion : groovy.
Par contre je vous montre pas ce que je fais : c'est au moins autant confidentiel que OeuvreX !
PS : non rien en fait...

 

-- A noter que ce post est amené à évoluer, en fonction des nouvelles interviews qui nous parviennent --

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