Le design de l'indignation
Les étudiants de 4e année d'e-artsup organisent des campagnes soutenant le mouvement des Indignés.
Dans le cadre de la préparation du concours du Club des directeurs artistiques, qui récompense les campagnes de pub des jeunes talents et se déroule cette année sur les trois premiers mois de 2012, les étudiants de 4e année d'e-artsup de la filière « design et communication » travaillent en ce moment sur des campagnes de publicité originales. En effet, il s'agit cette année selon le brief de « faire connaître le mouvement intellectuel des indignés par des actions militantes de communication », avec des supports aussi divers que « la guérilla urbaine, le buzz Internet, l'affichage sauvage, les badges, le street marketing, les détournements et opérations spéciales ».
Le brief a stimulé la créativité des étudiants et suscité des projets qui retiennent l'attention. Parmi les différentes idées avancées par les étudiants d'e-artsup figure celle du groupe des « petits condamnés » représenté par Julie Galchenko, Rajaâ Kinali, Jules Perron, Ivan Kiriliuk et Mikaël Postiglione (e-artsup promo 2013), qui proposent une campagne de publicité un peu particulière. Les petits condamnés sont ces bébés héritiers de la dette. Les étudiants les exposent dans les rues de Paris sous la forme de poupées abandonnées, sur des affiches ou encore sur leur site web, sur leur page Facebook, avec des slogans mobilisateurs.
Une affiche de la campagne sur un mur, près de l'école
« La France s'est endettée afin de permettre une relance économique, sauver nos emplois et assurer une croissance future, explique le groupe sur son site. Aujourd'hui, on peut constater que le pouvoir d'achat est au plus bas, de même pour la croissance économique, et que le taux de chômeurs est au plus haut. Rien ne va plus, mais on doit quand même rembourser cette dette. Les créditeurs, c'est nous et nos générations futures. Aujourd'hui en France, un bébé qui naît est un bébé endetté de 30 000 euros. Et c'est cet endettement infantile qui pour nous résume le mieux la situation. Nous appelons toutes les personnes, à s'indigner face à cette situation. »
Exemple de happening de campagne de type guérilla urbaine, à Paris
« Voilà un exemple d'idée riche et bien exploitée, remarque Nicolas Cerisola, professeur de publicité qui encadre les étudiants dans la réalisation de leurs travaux, directeur artistique etfondateur de l'agence The Admen. Etre créatif est avant tout un état d'esprit, fait d'humour et de perspicacité. Il est important de développer chez les étudiants une méthode et des techniques qui leur permettront d'appréhender la création publicitaire sous un angle ludique et pragmatique, en essayant de piquer leur curiosité et leur sens artistique. Cet apprentissage s'accompagne d'une réflexion sur les nouveaux médias et les différentes manières d'adapter le fameux saut créatif, et c'est un peu ce que permet la préparation au concours du club des directeurs artistiques cette année.»
A l'issue du concours de l'année dernière, qui portait sur l'identité de la Wallonie, deux équipes d'e-artsup avaient été nominées et leurs travaux avaient été publiés dans le livre annuel du club des directeurs artistiques, regroupant à ce jour les meilleures publicités dans près de 40 volumes. La cérémonie de remise des prix aura lieu cette année en mars.
Postée le 02/02/2012 dans la catégorie "Ecole"


Après des études en philosophie, Jonas Kaloustian obtient en 2010 le diplôme d'e-artsup dans la
Après
Lundi 6 juin, le
Deux équipes d'e-artsup faisaient partie des sept distinguées et ont été nominées (retenus comme étant les meilleures réalisations) dans la catégorie "billets de banque". Leurs travaux, réalisées par les étudiants dans le cadre du cours de publicité mené par leur professeur, Nicolas Cerisola, seront publiés dans le livre annuel du club, regroupant à ce jour les meilleures publicités dans près de 40 volumes.
Pour la représentation de la Wallonie, Aleksandar, Frédéric Boutroy, Johan Davidson et Adrien Martin ont choisi de réaliser un triangle découpé en 4 zones déclinant des verts différents (les 4 régions de Wallonie) pour évoquer la nature et l'espoir. Sur les billets de banque, les étudiants ont évité de faire figurer les têtes traditionnelles et préféré représenter Tintin, « Utopia » de Yann Fabre, ou encore une œuvre de Magritte. Cet esprit d'innovation a trouvé sa récompense.
Travaux e-artsup nommés : 
Florent poursuit : « Il a fallu 3 mois, soit une bonne trentaine d'heures pour parvenir à la version que nous avons présentée. La soirée du 27 janvier a démontré son efficacité, puisque les parties ont duré entre 5 minutes et une heure, en fonction notamment de l'engagement stratégique des joueurs. Il resterait cependant encore des améliorations à effectuer, par exemple en établissant un système de cartes permettant l'irruption de coups fourrés pimentant encore davantage les parties... L'option m'a tellement plu que j'envisage éventuellement de rentrer dans la filière 'game design'.»
Le programme de Game Design s’articule en trois parties correspondant aux dimensions esthétique, narrative, et mécanique du jeu vidéo : 
































































Contenu des cours