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Revue de presse : intramuros

Paru dans intramuros

Capture d’écran 2009-11-18 à 15.37.40.png

Extrait : "L'école e-artsup, sous la direction de Peter Gabor, propose depuis la rentrée 2009 une filière entièrement dédiée au métier de designer interactif. Elle vient s'ajouter aux trois filières déjà existantes : communication, motion et concept"

Lire pour plus de détails cet article signé Peter Gabor.

Portrait d'enseignant : Vincent Lamarche

Vincent Lamarche enseigne à e-artsup le cycle PAO (Ilustrator, Photoshop, Indesign). Son travail consiste à donner les bases nécessaires à l'autonomie et à faire connaître les logiciels indispensables pour un projet créatif.

Vincent Lamarche : « J’enseigne Illustrator en première année à e-artsup (2 heures par semaine pendant un an). Illustrator est un logiciel de création numérique vectorielle. On parle de mode vectoriel dans le domaine de la création numérique quand l’image est définie par des tracés mathématiques et non des pixels ce qui permet de l’agrandir à l’infini sans la pixéliser, justement.

Capture d’écran 2009-11-17 à 16.49.27.png C’est un logiciel utilisé notamment pour les logos, le packaging, la typo et en illustration (affiches, pochettes de disques). Une fois le logo vectorisé on peut le reporter sur n’importe quel support, n’importe quel format. Les professionnels se servent de Photoshop pour la retouche de photo ou l’illustration numérique mais ils utiliseront plutôt Illustrator pour les créations qui doivent fonctionner dans toutes les tailles car il y a beaucoup moins de grain et de texture,  c’est plus un travail sur les dégradés, les volumes. Typiquement le travail sur Illustrator ressemble à du papier découpé (pensez aux pubs pour iPod, avec les silhouettes de couleur) : c’est du « vecto ».

 J’enseigne les bases et la méthodologie qu’on retrouvera ensuite sur l’ensemble des logiciels de la suite Adobe : palette d’outils, gestion des calques, des couches successives. Mon but est de rendre autonomes mes élèves dès la fin de la première année sur ce logiciel pour qu’ils puissent rapidement travailler en agence. Il faut savoir reprendre le fichier commencé par quelqu’un, travailler dessus avant de le transmettre à une troisième personne, voilà ce qui peut être requis, une certaine fluidité dans la chaine de production. »

Portait de 2ème année : Charlotte


Charlotte est en 2ème année à e-artsup. Pourquoi est-elle venue à l'école, qu'a t'elle appris en première année ?


« Après une première année de Fac en Biologie, j’ai compris que je faisais fausse route : le dessin est ma passion depuis toujours, je passe mes journées à crayonner. De plus le domaine du numérique m’attire énormément : je me suis dit qu’il me fallait être logique et m’inscrire dans une école de création numérique plutôt qu’aux Beaux Arts.

Je suis autodidacte, je n’ai jamais vraiment pris de cours de dessins. J’utilise principalement le crayon ou le pantone ainsi que l’aquarelle.

Après une année de cours à e-artsup, j’ai appris à mieux me servir du pantone auprès de plusieurs enseignants. Je suis progressivement passée d’un « bidouillage » plus ou moins réussi à la mise en pratique de techniques qui ont transformé mon trait…et mes goûts. Je passais beaucoup de temps à crayonner du manga mais je me suis enhardie avec les bases techniques : je me diversifie et je me suis découvert une passion pour le nu et les pin-up rétro.  

stockxpertcom_id16846131_jpg_225d913920909333d4da71e287ea7879.jpgAprès avoir appris les techniques de l’aquarelle, je suis passé d’un petit niveau amateur  à un rendu bien plus satisfaisant, en partant sur quelques enseignements simples. Prenez le pinceau, par exemple : ne connaissant pas leur importance, j’avais choisi un premier prix, totalement au hasard. L’enseignant m’a appris à différencier les modèles pour en tirer le meilleur parti, j’ai profité de ces conseils pour acheter un Martre Kolinsky, très souple, qui donne à mon travail un rendu différent. Le dégradé des couleurs est plus riche car le pinceau garde en réserve de la couleur pour la fin du trait. »

Klavdij Sluban expose Transsibériades à la Galerie TAISS | jeudi 6 novembre 2009


VERNISSAGE JEUDI 6 NOVEMBRE À 19H

Galerie TAISS | 5 rue Debelleyme | 75003 Paris | Tél.01.42.71.18.85
taiss@taissgalerie.com - www.taissgalerie.com

Klavdij Sluban se déplace à pied à travers les villes d’un Far Est abandonné, où sont passés les habitants?

Il en reste quelques-uns, emmitonnés dans le brouillard, quelques bêtes en fuite ou le dos au mur. À la recherche d’êtres humains, le photographe insiste au-delà de l’Europe, il pénètre en Asie, Russie, Mongolie, Chine, e densité humaine. Partout, la géographie prédomine et rend l’espèce humaine négligeable. Le photographe a la nostalgie de la neige maternelle de l’enfance qui le rebordait dans son coin de terre, mais ici la neige est devenue une lèpre blanche, elle ne recouvre pas le sol, elle le ronge. Son silence est oppressant.

Le photographe utilise rarement une vitesse d’exposition rapide pour fixer une course, un mouvement. Il laisse plus souvent un temps de pause plus long sur le diaphragme fermé, pour que le silence imprègne la pellicule.

L’immobile a besoin de plus de temps pour affleurer. L’immobile est l’état de grâce du moment messianique, non pas l’exaltation d’un avent, mais une fin de course. Une des dernières photographies revient à un portrait de notre temps, le visage d’une femme aux lèvres entrouvertes pour un baiser au néant, inversé dans un reflet. Elle s’adresse à un point qui la sépare irrémédiablement.

C’est tout l’Est qui regarde ainsi vers l’occident. C’est le regard le plus muet de toute la série, il offre et réclame un salut et fait le silence en qui regarde.


(Extrait de la préface de Erri de Luca pour le livre Transsibériades, Editions Actes Sud)

Dossier de Presse en téléchargement ici

Filière Design Interactif : présentation vidéo d'Etienne Mineur

"La filière Design Interactif concerne non seulement le webdesign mais aussi le monde du mobil-design et des IHM. Il s’agit de compléter une formation de base (premier cycle) par une formation technologique et artistique qui intègre la dimension Homme-Machine et sans doute aussi celui des  interfaces d’applications riches.

C’est une filière qui fournit au  monde des agences des créatifs développeurs ayant la maitrise des outils, des langages et des méthodes"   (extrait de la brochure officielle e-artsup 2009/2010)
 

 

1ère JPO le 17 Octobre 2009

e-artsup organise le premier forum des formations aux métiers de demain le samedi 17 octobre 2009 de 10h à 17h.


Vous qui hésitez encore sur votre orientation après le Bac, sur les débouchés possibles, sur les métiers que vous devinez et ceux dont vous n’avez pas encore entendu parler, venez nous rencontrer.


forummetiereartsup.pngPour parler aux élèves, aux enseignants utilisant ces techniques, venez nous rencontrer et poser vos questions.  e-artsup offre un débouché professionnel à votre créativité.

Samedi 17 octobre 2009 de 10h à 17h.
 

plan-acces-IONIS Paris Sud_KB_voltaire.jpg

acces_kb_voltaire.png

Meteoconsult, consulte les étudiants d'e-artsup | webdesign et design interactif

Voilà une expérience des plus intéressantes pour un Workshop d'e-artsup. Les responsables de Meteoconsult (Karim Ben Ghanem et Isabelle Chevry) ont demandé à nos étudiants de la promotion 5e année Communication, de réfléchira la refonte du site…

Il faut savoir que Meteoconsult c’est:

20 000 clients
Un site payant alors qu’on trouve de la météo gratuite partout
Concurrent principal de METEO FRANCE
500 000 pages vues par jours environ & site gratuit de lachaînemeteo.com (2 500 000 pages vues).
Site « technique » : prévision de qualité, professionnalisme, convivialité, des gens derrière le site.

Brief Client:

Lifting Home + éventuellement lifting page prévision.
Lifting cartographie et pictos.
Éventuellement une page de prévision.

Passer en 1024 de large.
Navigation sous forme d’onglets en haut.
Accès client en haut à gauche.
Moteur de recherche : élément clé de la navigation sur notre site (mais pas de spécifications Monde etc…).
Grande carte de France.
Vidéos régionales, nationales, en direct…
Un déroulant avec des infos.
Une rubrique photo.
Une rubrique « mes favoris ».
Une rubrique pour donner envie d’essayer le site : découvrez le site grâce à la semaine gratuite.

Conclusion du Workshop:

Un travail passionnant «même si c'est plus «rébarbatif» que de s'attaquer au site d'un groupe de Rock», mais en revanche l'occasion de tester une fois de plus le professionnalisme des étudiants d'e-artsup à la veille de l'obtention de leur diplôme. Ils vont tous se retrouver dans quelques mois sur le Grand Marché de la communication dans un environnement de crise qui voit nombre d'Agences réduire leur voilure. Notre priorité est donc bien là, donner aux étudiants un maximum d'opportunités pédagogiques pour qu'ils puissent aborder tous les business cases avec la meilleure des expertises possible. Du crayon à la maquette jusqu'à l'intégration html. Une polyvalence complète sur les process de création. L'expérience Meteoconsult a été enrichissante à plus d'un égard. Problèmes purement graphiques (les cartes), d'interactivité et d'hiérarchie de l'information, ergonomie et accessibilité (tous n'ont pas répondu à ce dernière critère). La suite se jouera entre la Société Meteoconsult et nos étudiants, qui ont toute liberté de poursuivre l'expérience entamée.

Homepage actuelle de Meteoconsult


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Karim BEN GHANEM | Directeur Général Adjoint de Meteconsult

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Charlie | e-artsup

Charlie | e-artsup

Isabelle Chevry | directrice marketing, Meteoconsult

Olivier Bourgeois, Agence O/Seven, anime le Workshop

Isabelle Chevry | directrice marketing, Meteoconsult

Brett | e-artsup

Picq | e-artsup



Picq | e-artsup

Cho Hye-Sun | e-artsup

Anaïs | e-artsup

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Manu | e-artsup

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La présentation de Manu
était des plus professionnelles | le pdf

Olivier Bourgeois, Agence O/Seven , anime le Workshop

©peter gabor | directeur d'e-artsup

Rendu Workshop du Point.fr ici

Le portail du Point relifté par les étudiants d'e-artsup | Les maquettes

une école de la création numérique

…qui ne s'attaquerait pas à l'un des exercices les plus nobles et fondamentaux de notre système d'information ne remplirait pas vraiment sa mission. C'est en tous cas, le préambule que j'ai posé après la réunion de brief que nous avons eu avec la Rédaction du Point. C'est de même, pas tout à fait la première fois que j'entraîne mes étudiants à se confronter au design de presse puisqu'en 2005-2006 j'avais déjà abordé la question de leur faire refaire la maquette du Monde (version papier).

Mais pour quelle raison est-ce si difficile?

La presse n'est pas un produit comme un autre. Sa mission, malgré un modèle économique qui l'oblige, comme tout entreprise, à présenter des comptes de résultats positifs chaque année, sa mission donc est d'informer, d'enquêter (d'investiguer), interviewer, rendre compte des crises, de leurs causes et des acteurs de l'information politique, sociale, économique et culturelle sans oublier bien entendu le sport. Tâche noble, si elle en fut. Des générations de journalistes se sont battus pour la liberté d'expression et je ne reprendrai pas ici les débats initiés pas Edwy Plenel en marge des états généraux de la Presse, parce que, ni le lieu ni le moment, mais l'affaire de cette liberté n'est jamais tout à fait acquise. On le sait. Toutefois, parmi les causes de la désaffection du public pour la presse Quot. j'en retiendrai une: La perte d'identité et de la culture de l'information. Le manque de respect des lecteurs donc.

Oh ce n'est pas ici, sur le portail du Monde Interactif que, ceci soit le plus évident. Plutôt même le contraire. Le Monde Interactif est l'un des fleurons de nos journaux en ligne pour avoir compris la nécessaire transversalité d'une information qui va du papier vers le papier en passant par le monde des écrans. Ou l'inverse d'ailleurs. Mais transversalité veut dire continuité.

La presse écrite imprimée a inventé des codes de mise en page et de rythme de lecture. Rompant avec le Livre, elle a découvert la nécessité de mettre en page les articles, et en premier la Une de sorte que l'on favorise en permanence la hiérarchisation de l'information (allant parfois même, jusqu'à exagérer) et la lecture la plus confortable donc la plus rapide. On a donc inventé pour cela des colonnes, et, forcément, des grilles de mises en page.

Vous trouverez dans les articles de design et typo un certain nombre de sujets qui traitent de la lisibilité, des gris typo , de l'interlignage, des contrastes et du noir au blanc et notamment cette évidence physiologique concernant la fatigue rétinienne lorsque obligé de fixer trop longtemps une ligne de texte trop longue. 30 à 55 signes par ligne correspondrait au meilleur confort de lecture. Au delà, nos yeux décrochent de la ligne, sauf, sauf si l'on joue avec l'interlignage en augmentant les blancs entre les lignes. Mais le journal Papier ne pouvait se permettre de tels gaspillages et dès lors on assistait chaque fois à la recherche du meilleur compromis (forme des caractères, chasse, et approches, ainsi et surtout, la hauteur d'œil des polices, qui devaient être les plus grands possibles) pour la lisibilité et l'économie d'espace. Toute contraintes qu'Internet n'a pas besoin de reproduire (il y en a d'autres).

Et pourtant… Je vous parlais des codes, nous aurions pu aussi bien parler de l'ADN de la presse traditionnelle, celle-ci est connue et reconnue par les lecteurs du monde entier. J'ai donc invité bien entendu nos étudiants d’e-artsup, d'aller y voir de plus près (benchmark). Journaux américains en ligne, Anglais, Allemands Espagnols aussi. NewYork Times et Guardian, El País etc. Mais également de se reporter à une étude que j'avais mis en ligne spécialement pour eux ici.

Le brief décrypté par les étudiants…

«Le Point en ligne est selon nous la continuité du magazine papier, créé il y a une trentaine d'années par Claude Imbert, l'homme au col de chemise blanc. Revue plus que magazine d'ailleurs, Le Point s'est toujours efforcé de se situer au dessus des champs de bataille en adoptant la posture de journalistes qui enquêtent et réfléchissent et décryptent les infos pour des lecteurs curieux des non-dits de l'actualité.

Lecteurs sans doute privilégiés, CSP+ et ++ il nous apparaissait nécessaire de retrouver dans le journal en ligne cet ADN fondamental qui traduit l'histoire d'un magazine, d'une presse. Le Point c'est sérieux, et les codes de mises en page actuels, ne nous semblaient pas traduire les fondations de la rédaction. Rédaction qui de plus est, est sincèrement soucieuse de respecter son lectorat. Nous l'avons constaté plusieurs fois au cours de nos réunions préliminaires. Alors sans doute, faute de temps, et d'investissement majeur, l'actuel portail du Point, qui par ailleurs voit son audience augmenter d'année en année, traduit assez mal la passion journalistique que nous avons découvert chez nos interlocuteurs. Un portail en deux colonnes avec un déroulé obligeant les lecteurs à scroller plus qu'il ne faudrait.

Des polices aux dimensions monumentales qui occupent un espace vertical qui augmente encore la nécessité du scrolling et du coup, un manque cruel d'hiérarchisation de l'info qui donne plus l'impression d'un «canon à dépêches AFP» que d'un journal au sérieux si patent. Voilà. Retrouver les principes qui ont fait le succès du magazine, permettre aux lecteurs de l'édition papier à se sentir chez eux en lisant leur quotidien en ligne. De sorte, qu'en essayant de ne pas perdre de lectorat, on récupère celui, original du mag.

Bien sûr on peut nous rétorquer que le portail risque alors de tuer le magazine papier. C'est sans compter la différence essentielle entre les deux. Le mag papier, hebdomadaire, qui prend le temps de construire une pagination et raconte l'histoire des actus en prenant la posture historique qui est le sien, le journal en ligne, au rythme quotidien qui publie les infos, rend compte des dernières nouvelles du monde et n'a pas toujours le temps de prendre le recul nécessaire au décryptage des actualités. Les deux publications ne se marchent pas l'un sur l'autre. Tout au plus, elles risquent de temps à autre de se chevaucher, mais le lectorat traditionnel du magazine, aime lire, aime feuilleter le papier. Nous avons donc pensé qu'il était parfaitement inutile de prendre des précautions qui limiterait la qualité graphique du journal en ligne.»

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Communiqué de Presse et Brief de la Rédaction (résumé)

Lepoint.fr a confié en octobre dernier aux étudiants d’e-artsup, école de la création numérique et multimédia, la réflexion d’une nouvelle interface pour son site d’information.

Et c’est le lundi 26 janvier, après 3 mois de travaux, que le jury composé conjointement de la direction du site lepoint.fr et des enseignants d’e-artsup découvrira les projets des étudiants. Après délibération du jury, 4 des projets présentés seront mis en ligne sur le site lepoint.fr.

C’est sous la tutelle de peter gabor, directeur de l’école et expert en typographie — il a entre autres conçu les caractères du journal Libération en 1994, utilisé sous la formule de Jean Bayle — qu’e-artsup a mis à l’honneur de son programme d'enseignement de ses étudiants de 4e année cette réflexion graphique sur un acteur majeur de l’information en ligne.

La version actuelle du site lepoint.fr a été lancée il y a tout juste un an, en janvier 2008 et affiche une courbe croissante d’audience depuis son lancement. Les étudiants ont donc eu pour mission d’offrir une nouvelle jeunesse au site de l’hebdomadaire, en exploitant l’ensemble de techniques du web social, tout en conservant l’identité de la marque Le Point.

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Portail actuel du Point en ligne: la Homepage

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Portail actuel du Point en ligne: page d'article

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Maquettes d'étudiants:

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Antuori | Chataoo | Maggi | Prieur : Homepage


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La home se décompose en une grille sur cinq colonnes, titres et appels de lecture de quelques lignes insufflent un rythme «éditorial». Mise en valeur des chiffres du nombre de commentaires pour chaque article. Le Header reprend le rouge de la charte et rappelle le magazine papier. Images bien calées et icono sélectionnée de sorte à éviter les «images inutiles». Respect des espaces publicitaires imposés par le modèle économique du journal en ligne.

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Antuori | Chataoo | Maggi | Prieur : Article

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page d'article, pictos interactives de socialisation et commentaires sous un filet séparateur.

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Doveil | Lienard | Ly | Specque : Homepage


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Une home organisé en quatre colonnes, charte graphique du magazine papier, éditorial du Rédac. chef pour donner le point de vue du journal, Titres, textes en appel de lecture, rappels des articles et navigation claire et simple sous le logo du journal en ligne. Espace publicitaire intégré sous le Header… Le journal en ligne est très interactif et pourtant il rappelle furieusement le magazine papier. Respect du brief particulièrement réussi.

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Doveil | Lienard | Ly | Specque : Article


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L'article sur deux colonnes, audacieux et sans doute pas simple à gérer (ni à développer), la page est élégante, rythmée et l'interactivité présente à chaque endroit stratégique.

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Lamarche | Manuel | Devaulx | Owczarz : Homepage


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Une des maquettes les plus abouties, il faut aller visiter la page en cliquant sur le lien, pour y découvrir sous le Header un prompteur des plus agréable qui donne un aperçu des actus remises à jour au rythme des nouvelles. Quatre colonnes pas tout à fait égales, codes couleurs de navigation et une photo principale qui donne le ton de l'actu du jour (ou de l'heure). Élégance et lisibilité (malgré les css pas très bien réglés dans cette version bêta), c'est une maquette légère, qui confère sérieux et aspect très éditorial au nouveau journal en ligne.

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Lamarche | Manuel | Devaulx | Owczarz : Article


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Idem pour la page article de la maquette, deux colonnes sous la photo, pictos de socialisation, un espace commentaire et rappel du prompteur de nouvelles juste au dessus du Footer. Normal puisque 60% des visiteurs d'une page arrivent directement par les moteurs de recherche. Mise en page très élégante, je ne le répéterai sans doute pas assez :-).

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Lescaudron | Carsenti | Williamson : Homepage


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Voilà une maquette qui a bénéficié de plus d'investissement technologique de la part des étudiants, que de soin apporté à la mise en page, et surtout à la hiérarchisation des articles. Cependant des solutions originales ont été introduites, dont notamment le fil de dépêche qui reste visible tout en scrollant vers le bas. Il est à remarquer, et c'est une constante dans toutes les maquettes, qu'on a réduit le nombre de scrolling au minimum. Ci-dessous trois versions des articles et commentaires.

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Lescaudron | Carsenti | Williamson :
Article version javascript

Lorsqu'on arrive directement sur le portail, les étudiants proposent une lecture «javascript» en focusant sur l'article cliqué. Techniquement, c'est envisageable. Pas sûr que les lecteurs apprécient. Toutefois, dans la version ci-dessous, la même page arrive directement tel quel. Normal puisque c'est celle qui recueillera les 60% de lecteurs que j'évoquais ci-dessus.

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Lescaudron | Carsenti | Williamson : Article


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Page article direct. C'est donc celle que les lecteurs découvrent par les fil RSS ou les liens dans les moteurs.

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Lescaudron | Carsenti | Williamson : Comments.


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Page des commentaires. Élégant mais il faut faire défiler horizontalement les pages… une flèche à droite de l'espace blanc. Rien de moins sûr que les lecteurs aient la patience de cliquer ainsi sur les boutons. Mais pourquoi pas. La question? que se passe-t-il lorsqu'un article recueillera quelque 250 commentaires. Beaucoup trop de pages.

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Ibalot | Scheffer | Thomas | Bolborea : Homepage


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Page de la Home, organisé en trois colonnes, une assez belle lisibilité due notamment à la gestion des espaces verticaux. Photographies vignettes, pas besoin de grandes photos pour les lecteurs du Point, ils ne confondent pas BD et journal quotidien. Titres et appels de lecture, espaces publicitaires respectés (brief client). Footer assez agréable et un Header qui reprend toujours l'ADN du magazine papier. Remarquable travail malgré quelques détails laissés dans l'ombre.

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Ibalot | Scheffer | Thomas | Bolborea : Article


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Alors j'aime beaucoup l'audace de cette page d'article par le rythme des colonnes et parce qu'une fois de plus les étudiants ont travaillé sur les codes d'élégance. On y retrouve le header, ADN du magazine qui resitue bien l'appartenance du journal en ligne au «canal historique» du magazine papier.

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Conclusion:

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Le travail initié par la Rédaction du Point a donné l'occasion aux étudiants d'e-artsup d'exercer leur sens de l'analyse et du design management sur un sujet délicat comme la presse en ligne. D'aucuns auraient préféré travailler sur le site d'un groupe de Rock, mais les contraintes eussent été moindres et c'était bien là, le but de ce workshop, habituer des futurs professionnels, à se poser les «bonnes» questions, à gérer leur temps de travail, à faire des croquis avant la réalisation, à travailler la typographie autant que la mise en page, l'interactivité utile et non superflue… et si tout cela fonctionne bien, ils pourront être fier d'avoir permis à une entreprise de presse de repenser son portail, à la fois vitrine et source d'équilibre économique pour des modèles qui se cherchent encore.

«Utopie Graphique,
la Presse en Ligne de mire»

C'est en animant ce workshop, que j'ai réalisé l'intérêt d'initier un débat plus large sur l'état graphique de la presse en ligne:

Organisé par e-artsup avec quelques partenaires du secteur des Arts Graphiques, une table ronde, le 7 avril prochain dans une salle parisienne, réunissant quelques acteurs majeurs (journalistes, designers, Rédac. chefs, directeurs techniques) pour débattre des problèmes liés au design, aux technologies interactives, à l'évolution des lectorats, et donc des questions forcément liés aux modèles économiques qui s'interrogent. Parce que les États Généraux de la Presse n'ont abordé que les questions économiques, et d'autres, seulement les questions de liberté, je reste persuadé que la presse doit encore prouver qu'elle existe, qu'elle est sérieuse et professionnelle, et le design, en est un des premiers moteurs. La liberté de la presse est aussi à ce prix. Vous invite dès à présent à manifester votre intérêt pour ce débat, en m'envoyant un mail à peter.gabor{at}e-artsup.net

La salle de conférence nous permettra de réunir quelques 150 participants. Autant dire que les places seront limitées :-)

peter gabor | directeur e-artsup

Garamond vs Garamond | physiologie d'un caractère typographique

Re-édition d'une note publié la première fois le 3 février 2006 sur design et typo.

 

Avertissement: an English translation of this chronicle is available here . Thanks for his author : Barney Carroll

Garamondvsgaramond10

Combien de fois a-t-on entendu cette exclamation: «que c'est beau un Garamond!»... Oui sans aucun doute, il est beau ce caractère, bien que j'abhorre user de cette expression. En l'occurrence on peut dire d'une voiture qu'elle est belle, et puis on se pose ensuite la question du pourquoi. Bien sûr la réponse est sans doute dans la manière d'aborder la création typographique. Il y a celle, dessinée patiemment à la main (handtooled), qui donne aux lettres cet aspect artisanal qui fleure bon le terroir et les meubles de campagne, et puis la création moderne, beaucoup plus conceptuelle, en rupture tel l'art contemporain avec des siècles de tradition et d'idées reçues. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'ils ne sont pas beaux. Mais leur objectif n'est plus de l'être tout simplement, mais d'interpeller, voire de choquer. Et je pense en particulier aux caractères de Zuzana Licko qui inventant, au moment où ce n'était pas possible de faire autrement, les caractères Bitmap sur Macintosh au milieu des années 80, fait faire un bond en arrière ou en avant à la création des lettres. En avant si l'on considère l'expression moderne d'une nouvelle ère de la télématique, du digital, du numérique, en arrière si l'on considère le travail accompli par les centaines de créateurs de formes alphabétiques qui œuvrent depuis des siècles à améliorer l'écriture et sa lisibilité. Deux écoles donc, deux manières d'aborder la critique typographique et je ne saurais en choisir un au détriment de l'autre, tant il est indispensable de faire cohabiter créativité, novation aux cotés de la promotion des traditions ancestrales.

Garamondvsgaramond1_1

Les Garamond de la famille des Garaldes, par opposition à Humanes et Réales datent du 16e siècle. En rupture avec le dessin des Humanes. Celles-ci sont finalement l'œuvre de dessinateurs qui à l'aide du Pantographe reportaient sur les poinçons un tracé finement exécuté au contraire des caractères Humanes qui pouvaient être encore l'œuvre de scriptoriums, tracés à la plume sur du velin. Au vingtième siècle nous nous sommes retrouvés grâce à la volonté de fondeurs audacieux et plus tard aux courbes de Béziers avec environ 5-6 déclinaisons de l'original dessiné par Claude Garamond.

Le Garamond de Francesco Simoncini (Simoncini foundry, Bologna, 1958), puis celui de la fonderie Stempel devenu plus tard Linotype, dessiné en 1924 à Frankfurt, le Garamond de la fonderie Monotype dessiné en 1922 par Fritz Max Steltzer à Salfords, et plus récemment donc grâce à l'avènement du Postscript et des courbes de Béziers, celui d'Adobe, dessiné par Robert Slimbach à San Francisco en 1988, précédé du très élégant Garamond de Tony Stan en 1970 dessiné pour International Typeface Corp à New York en 1970. Berthold aussi, qui a repris un dessin proche du Garamond de Deberny et Peignot a commis un dessin qui serait parmi les plus proches de l'original dont les poinçons sont actuellement rangés soigneusement dans le cabinet des poinçons fermé désormais à la visite du public (imprimerie nationale). Voici les différents tracés de la lettre G du Garamond où l'on voit qu'il s'agit de modèles totalement différents, où les courbes ne se superposent pas et donc je vais m'efforcer de vous donner les clefs d'une analyse pour que vos yeux s'habituent à comparer ces caractères, grille de lecture qui peut vous servir pour en comparer d'autres également.

Garamondvsgaramond11

Voici quelques lignes composés avec ces différents modèles de Garamond (cliquez sur les images pour les voir à la taille de lecture optimale à l'écran):

Garamondvsgaramond2_1

Et encore:

Garamondvsgaramond3

cliquez sur les images pour les voir à la taille de lecture optimale à l'écran.

Voyons dans le détail les différences entre toutes ces formes alphabétiques:

Garamondvsgaramond4_1

J'ai posé un rond gris sur les points où votre regard doit se porter pour vous permettre d'analyser les différences de conception. La forme des empattements plutôt carré avec des angles vives s'approchent de celles de l'original. La goutte du <a>, de l'attaque virtuelle de la plume (car nous ne sommes plus dans le tracé calligraphique, bien au contraire, mais dans le dessin à proprement parler. Cependant Simoncini attaque encore le <a> comme s'il tenait un calamme ou une plume calligraphique, d'où un aplatissement dans cette partie du <a>. Dans l'ensemble le Simoncini à la fois souple et traditionnel est assez proche de celui du Garamond de Claude G.

Garamondvsgaramond5_1

Même chose pour celui dessiné par Robert Slimbach pour Adobe. Sauf pour les angles des empattements qui sont émoussés, arrondis comme si on voulait reproduire la foulure du plomb dans le papier après de multiples usages. C'est d'ailleurs une démarche très proche des Éditions Gallimard, qui en 1985 s'étaient adressé à une société française Microtype pour digitaliser (entendez vectoriser) un Garamond usagé (imprimé déjà avec des lettres usées) pour leur permettre de composer la collection de la Pléiade avec du Garamond sur des systèmes de photocomposition digitale. Modernité des process associé à un neotraditionalisme que Claude Garamond lui-même aurait sans doute dénoncé comme une hérésie s'il avait été un contemporain.

Garamondvsgaramond6_2

Le Garamond de la Monotype est résolument différent, cliquez ci-dessus pour agrandir la vue. Les empattements sont dessinés de manière presque malhabile, différents selon la lettre, et même différents au sein de la même lettre (le H cap est révélateur, mais aussi le m bas de casse). Les formes arrondis sont franchement d'une facture dessinée et non tracée à la plume, la goutte du <a> quasiment filiforme, et le ventre de la même lettre très réduit en rapport de la partie supérieure, semble tomber littéralement. très intéressant aussi les contrastes entre pleins et déliés. Relativement peu marqués. Nous sommes en présence d'un caractère Garalde par sa filiation mais quant à se réclamer du Garamond, il y a un pas. Je vous laisse le loisir de le franchir. Pour ma part j'ai souvent eu le sentiment que la dénomination des caractères avait un rapport avec le marketing et pas seulement avec la forme. Il est certes plus facile de vendre un Garamond ou un Times, qu'un Janson ou un Goudy. Surtout sur le marché Français. Mais je vous parle d'une époque où l'on achetait des polices de caractères (une police = un kilo de caractères en plomb dans un style et un corps donné. L'assortiment des lettres étant codifié par les règles linguistiques de la fréquence des lettres dans chaque langue).

Garamondvsgaramond7

Le Garamond ITC de Tony Stan dessiné en 1970 est remarquable par l'équilibre des pleins et déliés, par la régularité des empattements, légèrement arrondis de même qu'incurvés dans leur partie horizontales. L'œil des lettres, bien ouvertes, l'équilibre des proportions entre la ligne de lecture et la ligne de base. l'harmonie donnée par les arrondis réguliers font de cette typo un excellent caractère de titrage qu'Apple avait bien compris puisque c'est celui retenu pour la comm. de la firme de Steve Jobs. Quant à l'utiliser en corps de texte (8,9,10,11,12) il présente les défauts de ses qualités. Trop régulier, trop géométrique, il supporte mal une lecture longue, celle d'un roman par exemple. D'autant qu'il chasse pas mal également (c'est celui qui chasse le plus dans les exemples montrés ci-dessus. On préférera utiliser un Garamond de Stempel pour composer un livre ou des brochures où l'encombrement typographique commence à intervenir dans le process économique de l'édition.

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Le Garamond de Berthold, mise à part l'angle d'attaque des <a> ou des <m> (4,10), correspond le mieux à l'esprit de celui dessiné au 16e siècle. Il est moderne-ancien par les formes carrés et traditionnelles, par la tenue d'une plume virtuelle dans le dessin. Légèrement médium ou demi-gras, le régular correspond le mieux de même à l'esprit d'un caractère plomb qui «foule» le papier, au contraire de celui d'ITC, résolument maigre et presque trop délicat.

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Si j'étais épris de tradition, j'aurais une vraie préférence pour le Garamond de Stempel, qui a mon sens est plus une Humane-Garalde qu'une Garalde pure. À cause du <a> bdc (6, 10), très gothique. Mais l'équilibre des pleins et déliés, le léger arrondi des empattements, ainsi que l'harmonie entre longueur des patins et largeur des lettres confèrent à cet alphabet un air d'authentique alphabet de la renaissance post-gothique. La seule chose que je pourrais lui reprocher c'est qu'il chasse aussi pas mal et donc difficile à utiliser en édition courante.

Sur l'illustration ci-dessous, l'on peut voir de très grandes variations entre les dessins des uns et autres. La fourchette sup. et inf. des capitales ainsi que celle des bas de casses montre à l'évidence des stratégies de design sensiblement différentes.
Sous entendu: tous ces dessins sont issus du même corps. La Cap du H de Berthold occupe toute la partie supérieure du talus, alors que celle d'ITC est presque 17% moins haut. Cela en dit long sur toute la stratégie d'Aaron Burns et Herb Lubalin durant leur exercice à la tête d'ITC. Réduire l'encombrement des textes, leitmotiv qu'ils ont appliqué à toute la production d'ITC durant une vingtaine d'années. Mais alors, pourquoi leur Garamond chasse-t-il plus que celui de Berthold. C'est là le mystère de la création de caractères. Il ne suffit pas de baisser un dessin sur le talus (aujourd'hui virtuel grâce aux dessins vectoriels), pour qu'automatiquement un caractère chasse moins. C'est tout l'équilibre de l'alphabet qui contribue à déterminer l'économie spatiale d'un caractère: hauteur des caps, hauteur de l'œil de la bas de casse, largeur (chasse) des lettres, et aussi bien sûr les approches que l'on va programmer sur son ordinateur. C'est bien parmi les problèmes que l'on pose au créateur dans un cahier de charges pour un dessin de caractère destiné à un journal qui veut relifter sa mise en page.

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Un dernier regard s'impose à nous lorsqu'on veut vraiment entrer dans l'anatomie d'un caractère. Regardez les planches suivantes (en cliquant dessus pour profiter pleinement de la taille réelle).

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Où l'on voit deux choses:
1| Les dessins sont bien différents en hauteur à l'intérieur de l'espace verticale du talus (le talus c'est la partie supérieure d'une lettre plomb, sur laquelle on trouve la lettre en relief; la hauteur d'un talus est égale au corps de la lettre. Ainsi lorsque vous utilisez un Arial c.12 cela ne veut pas dire du tout que la hauteur de la lettre est égal à douze points. Celle-ci est égale environ à 66% de la hauteur du corps, ainsi un corps douze nous donne des capitales hauts d'environ 8 points). Le talus doit comprendre aussi bien les Capitales, que les lettres montantes <b, d, f, h, l, t> qui quelquefois (futura par ex.) sont plus hautes que les caps., mais aussi les descendantes <g, j, p,q, y>.

2| Les axes des contreformes ont des angles très différentes selon les dessins: ceux du Simoncini et du Berthold, sont les plus penchés en arrière (ceux qui par effet d'optique nous font pencher la forme vers l'avant). Le Garamond d'ITC et de la Monotype ont les contreformes les moins inclinées, qui confèrent à l'alphabet un aspect plus statique. Cela peut jouer sur la rapidité d'une lecture où l'œil cherche à fuir en avant le plus vite possible (lecture rapide).

Que l'on crée un alphabet ou un logotype on se posera toujours ces questions pour comparer, analyser, décrypter les formes alphabétiques. Cela permet de choisir ou dessiner la bonne forme pour le bon usage.

Et pour le fun, je suis revenu sur le sujet en février 2007, en publiant une note où je mets en perspective des formes du Garamond avec les différences d'interprétation d'une pièce musicale de Jean-Sébastien Bach. À écouter ici.

 

Et surtout n'hésitez pas à me laisser vos commentaires...

Avertissement: an English translation of this chronicle is available here. Thanks for his author : http://barneycarroll.com/garamond.htm

© peter gabor, directeur e-artsup


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