Dans le cadre d'un cours, les élèves de 1re année d'e-artsup Bordeaux ont réalisé des jeux de couleurs surprenants à l'aide de palettes chromatiques.
Professeur de couleurs et graphisme pour les 1res année d'e-artsup Bordeaux, Florence Joutel a fait réaliser à ses étudiants des œuvres originales : des palettes chromatiques. Le résultat est un véritable feu d'artifice de couleurs. Etonnant. Explications et commentaires.
Des œuvres d'art hybrides
« Jeu sur les sensations de gravité, d'équilibre, sur les rapports d'échelle et de trajectoire... explique Florence Joutel. Les palettes chromatiques qu'ils ont réalisées ont permis aux étudiants de travailler sur l'espace et ses significations. Les volumes chromatiques poétiques se réfèrent à l'architecture, aux jeux d'enfance ou à la création d'un espace-temps imaginaire La palette représente pour son auteur une interrogation sur le sens et l'espace autant que sur son propre univers de référence, poursuit le professeur. Chaque étudiant est ainsi conduit à mener une authentique réflexion personnelle sur son rapport à l'espace et dans la création. »
Des concepts esthétiques variés
« Pour réaliser ma palette chromatique, j'ai choisi le corps comme support de l'œuvre, affirme Maxime Pellegri (e-artsup promo 2015). Les couleurs qui semblent posées sur mes mains sont en fait le mélange des trois primaires entre elles avec une action mécanique : se frotter les mains et faire apparaître la palette chromatique la plus complète possible. La difficulté a été de ne faire apparaître que les couleurs primaires mélangées deux par deux ordinairement sur le papier ou la toile. Le pari était audacieux. »
Victor Miellin (e-artsup promo 2015) : « Pour réaliser ma palette chromatique, la difficulté a été de gérer les teintes afin de recréer la palette chromatique tout en mettant en avant la transparence de la couleur. »
« Pour cette palette chromatique, Dimitri Girard (e-artsup promo 2015) a réalisé une recherche à la fois spatiale, ludique et graphique, commente Florence Joutel. Il a ré inventé le lego comme une sculpture offerte mais modulable à volonté, l'œuvre n'étant plus juste figée mais modulaire. »
Entretien avec Matthieu Colombel, responsable de la filière Motion Design à e-artsup.
Matthieu Colombel (e-artsup promo 2006) est responsable de la filière Motion Design d'e-artsup. Cette section aborde les lois de la narration autant que les techniques de modélisation et d'animation. Les élèves partent du Story board pour finir à la post‑production en passant par le design produit et la création de personnages... Une fois diplômés, ils trouvent du travail dans les métiers de la production ou des jeux vidéo.
Qui êtes-vous ?
Fondateur et directeur de la cellule motion design de TBWA Paris de 2007 à 2011. Aujourd'hui président de Black Meal, un studio de production vidéo. Je vois les motion designers comme de « petits Frankenstein » : créer un univers de toute pièce et l'animer en y intégrant une partie de nous. Je suis également responsable de la filière Motion Design au sein d'e-artsup. Je m'occupe de créer les programmes, de sélectionner les professeurs et les étudiants.
Qu'est-ce qui vous à motivé à devenir responsable de la filière ?
Plusieurs raisons.
La première est que je suis issu de cette formation (première promotion en spécialisation design motion). Lorsque l'on regarde le parcours des élèves et leurs postes aujourd'hui, on ne peut qu'en être fier : Pixar, Ubisoft, Mikros Image, Buf, Millimage, Vuitton,TBWA, Euro RSCG, Publicis, Mac Guff, etc. Nous sommes tous dans de grosses structures, à des postes à responsabilités. Notre formation généraliste y est pour beaucoup.
La deuxième raison est que j'ai toujours aimé partager mon savoir-faire. Au sein de TBWA, je gérais une équipe de 15 personnes. Travailler en équipe et la voir grandir, c'est merveilleux. Je pense la même chose pour mes étudiants : nous sommes une équipe et je suis leur entraineur.
Vos rêves les plus fous en matière de pédagogie ?
Confier un gros budget de film d'animation, de spot de pub, ou de clip à mes étudiants de 5e année. Nous n'en sommes pas loin.
Dans votre enseignement au quotidien quelle est la part qui vous passionne, celle qui vous rend heureux d'être là ?
Je m'occupe, principalement, d'organiser le bon fonctionnement de la spécialisation. Ce qui me rend heureux d'être là, c'est de voir les professeurs et les étudiants avec le sourire. Un sourire est une marque de réussite.
Jean-Jacques Birgé, designer du son, intervient à e-artsup auprès des étudiants de 4e et 5e années des filières animation et design interactif.
Diplômé de l'IDHEC (l'ancêtre de la Femis), Jean-Jacques Birgé est un artiste français indépendant. A la fois compositeur de musique, réalisateur de films, auteur multimédia, designer sonore, fondateur du label de disques GRRR, il est un auteur polyvalent et prolifique. Il est notamment le designer sonore de Nabaztag, le célèbre lapin communicant. Son dernier album, Établissement d'un ciel d'alternance est un duo avec l'écrivain Michel Houellebecq.
Qu'est-ce que le design sonore ?
Le design sonore est à la musique ce que le design graphique est à la peinture, à la photographie ou au cinéma. Il correspond à l'application de la dimension sonore à un projet - que ce projet soit de nature audiovisuelle, multimédia, ou d'une autre nature. De même que sous design graphique, je rassemble tout ce qui à l'intérieur d'un projet est de nature graphique, sous design sonore je réunis tout ce qui relève du sonore - que ce soit la musique, les bruits ou encore les paroles.
On considère souvent que ce qui relève du son n'est qu'un élément de postproduction venant se surajouter à l'œuvre. Alors qu'il s'agit d'un élément qui, s'il intervenait plus tôt dans le projet, rendrait celui-ci d'autant meilleur. En effet, le son et l'image sont intrinsèquement liés et doivent idéalement se compléter et se répondre dans la généalogie d'un projet. Tout comme pour le design graphique interviennent des notions d'harmonie et de charte graphique, dans le design sonore les notions d'harmonie et de charte sonore sont essentielles.
Comment expliquer l'émergence actuelle du design sonore ?
Si le design sonore a été très longtemps et est toujours négligé par rapport au design graphique, c'est que l'esprit humain a généralement tendance à focaliser son attention plutôt sur les images que sur les sons. Mais le design sonore existe depuis très longtemps. Avant on parlait de musique. Mais je considère que la musique de film, dans la mesure où elle est composée au service du film, relève du design sonore. La notion de design sonore émerge de manière plus évidente au début des années 1950, lorsque les industriels commencent à se demander comment améliorer les objets qu'ils produisent au niveau du son.
Si le design sonore prend aujourd'hui davantage d'importance, c'est parce que nous vivons au sein d'un environnement de machines - inhumaines, angoissantes et froides. Le design sonore participe à rendre ces machines plus humaines et plus sympathiques. Il y a en effet un pouvoir évocatoire du son qui génère des émotions et des sentiments chez l'auditeur et permet de rendre son rapport à son environnement plus agréable. Par exemple, masquer par un effet de « para-son » le bruit du train qui passe sur une voie ferrée à proximité de votre jardin par l'installation de petites clochettes tintant au vent relève à mon sens du design sonore. Enfin, la multiplication des objets audiovisuels a fait du design sonore un nouveau besoin.
En quoi consiste le travail d'un designer du son ?
Aujourd'hui, malheureusement, les designers du son ne sont pas très nombreux : je n'en connais moi-même qu'une dizaine. Pour ma part, je n'ai découvert vraiment le design sonore qu'assez tardivement, en 1995, lorsque l'on m'a demandé de travailler sur un CD-Rom. Ce travail impliquait un certain nombre de contraintes, en particulier dues à la dimension d'interactivité. La sonorisation de l'interface intervenait au service de l'utilisateur, comme une réponse aux problématiques posées : Comment signifier à l'utilisateur la validation d'un contenu, son passage à une nouvelle page ou bien la fermeture d'un fichier par exemple ? D'autre part, l'utilisateur devait évoluer au sein d'un environnement déjà constitué, consistant en un système cohérent de sons et d'images. Le designer du son réfléchit donc d'abord à l'objet qu'il contribue à produire, à son utilité, et au sens que l'on veut lui donner.
Après, il y a l'aspect proprement matériel. Je travaille au sein de mon studio - un espace insonorisé dans lequel je dispose de toute une palette d'instruments, aussi bien informatiques, qu'électroniques ou encore acoustiques. J'ai à ma portée une boîte à outils constituée d'instruments de musique. Mais j'ai aussi une banque de sons et des magnétophones. Je peux également émettre toutes sortes de bruits avec ma bouche. Le tout est d'utiliser ces outils pour arriver au résultat le plus juste possible : deux portes qui claquent ne produisent pas le même sens. Enfin, une dernière chose fondamentale est la culture générale. Tous les designers que je connais en possèdent une importante. Il faut aussi bien une culture du son qu'une culture de l'image pour produire les meilleurs travaux.
Illustrations :
Jetez donc une oreille aux extraits de la bande-son du CD-Rom interactif "Alphabet" réalisé par Jean-Jacques Birgé, Frédéric Durieu, Murielle Lefèvre en 1999 pour NHK Educational (Japon). La composition musicale et la partition sonore sont de Jean-Jacques Birgé.
Sont également à explorer les liens suivants, renvoyant à des travaux auxquels Jean-Jacques Birgé a participé :
Les étudiants d'e-artsup Nantes ont réalisé des affiches pour la journée « Jules Verne » qui a eu lieu au théâtre universitaire, le 13 mai.
L'image dont la description suit illustre l'affiche réalisée dans le cadre des cours "Théorie de l'image" et "Art et interactivité" par Alice Legros et Chloé Noret, deux étudiantes de première année d'e-artsup Nantes. Elle annonce la seconde édition de la journée « Système des sciences et science-fiction / Autour de Jules Verne : de l'évasion ou de la modernité. », qui fait intervenir sur le sujet écrivains, philosophes, sociologues et scientifiques. L'événement, organisé par leur professeur, David Morin Ulmann, a eu lieu au théâtre universitaire de Nantes le 13 mai, et l'affiche a pu être vue dans tout Nantes.
Une affiche qui parle
Le tout baigne dans une ambiance bleu nuit : un morceau de lune criblé de cratères, desquels surgissent de vivantes tentacules enroulées autour d'étoiles qui font office de pelotes, et, se détachant au premier plan, des lettres blanches - presque des lettres de feu, inscrites dans une typographie étrange et serpentine... On se remémore les paysages fantastiques des épisodes de Star Wars, ou des différents volets d'A la Croisée des Mondes. L'image nous offre une évasion par l'imagination au-delà de l'univers connu,dans une modernité au creuset de laquelle fusionnent les mythes scientifiques de l'infiniment grand et de l'infiniment petit : la planète que l'on découvre nous ouvre sur le gigantisme du cosmos, mais les tentacules qui sortent des cratères rappellent singulièrement les images des micro-algues observables au microscope sur les échantillons rapportés au retour d'expéditions sous-marines.
Cette modernité, qui exprime l'ambition scientifique de tout connaître, trouve une résonnance particulière chez un auteur de notre littérature, et cet auteur s'appelle Jules Verne. Qu'il s'agisse du Voyage au centre de la Terre ou de Vingt Mille lieues sous les Mers, l'œuvre de Jules Verne représente en effet, sous la forme de l'anticipation fantastique, un hymne à la puissance de la technique, capable de nous faire arriver aux confins du monde connu. A elle toute seule, elle illustre de manière magistrale l'illusion scientiste de la modernité du XIXème siècle. Plus encore, elle démontre que la poésie et la science, loin d'être antinomiques, peuvent se rejoindre, comme l'avait très bien compris Einstein.
Le processus de création expliqué par les étudiants
Chloé raconte : « Cette affiche a d'abord été pensée avec des recherches d'idées, au brouillon papier, à l'aide de mots-clés et de croquis d'intentions, afin de développer au maximum notre champ d'action et d'aboutir à une résultat qui corresponde à nos idées à toutes les deux. Après concertation et sélection des croquis qui étaient les plus explicites, nous les avons passés sous les logiciels Photoshop et Indesign. Le but était de laisser libre cours à notre inconscient culturel et à notre imagination : Le sujet était simple : pour nous, que représente la science ? Et la science-fiction ? Et pourquoi la représente-t-on comme cela ? »
Alice poursuit : « Chacune de notre côté, nous avons effectué des recherches sur la SF et la Science, avec notre éducation, notre culture, notre inconscient culturel, qui étaient différents. Concernant la mise en page, le texte nous était imposé, il fallait composer avec. Dans un premier temps, nous avons analysé différentes affiches existantes autour du même thème (les Utopiales, Scopitone, le festival de la SF, etc...), en particulier au niveau de la typographie et de la mise en page, afin d'avoir des références. Chacune de nous a ensuite effectué deux mises en page différentes à partir du même visuel, et nous avons sélectionné celle qui avait l'impact visuel le plus important et qui véhiculait le mieux notre message. »
Et une autre affiche
Une seconde affiche, celle de Hugo Giffard, un autre étudiant de l'école, a également été sélectionnée pour annoncer l'événement. On peut y retrouver au moins 4 éléments symboles de la modernité : une planète, qui évoque l'univers, une ville immense, qui représente l'explosion démographique et urbaine propre à notre époque, un œil, qui apparaît au centre de l'affiche et rappelle le conditionnement moderne dans un espace en surveillance, les tours en forme de tentacules, métaphores tout à la fois du progrès, de la convergence entre la technique et la nature et du même coup de l'ambition de l'homme de concurrencer Dieu.
Pour en savoir plus sur l'événement lui-même, rdv sur le site du théâtre universitaire de Nantes: http://www.tunantes.fr/.
Les étudiants de 3e année d'e-artsup ont rivalisé de créativité pour promouvoir l'exposition « Hitchcock » organisée par la Cinémathèque.
Les workshops en stratégie publicitaire des années précédentes avaient porté successivement sur les sujets suivants: "Le festin des dinosaures" au Palais de la Découverte, Jacques Tati à la Cinémathèque, "Serge Gainsbourg" puis "Jimmy Hendrix" à la Cité de la Musique. Pour cette édition, les étudiants avaient affaire à un auteur qui ne pouvait que simuler leur créativité et leur imagination.
En effet, les étudiants de troisième année d'e-artsup ont dû réaliser une campagne publicitaire pour l'exposition sur Hitchcock qui a eu lieu récemment à la Cinémathèque de Paris. Le brief qu'avait rédigé pour eux Nicolas Cerisola, leur professeur, précisait que la campagne devait comprendre une affiche, une annonce presse, un site web ainsi qu'un travail sur la billetterie.
Des résultats appréciés
Les résultats étaient à la hauteur des espoirs nourris par les membres du jury qui avait pour mission, à l'issue de la semaine, d'élire les meilleurs travaux. Michel Girard, directeur artistique freelance, Pauline Guerrier, directrice artistique de l'agence "The Admen", Nicolas Cerisola, directeur de création de la même agence et Jean Louis, designer graphique passionné d'Hitchcock, ont apprécié ces projets, qu'ils ont jugés sur des critères de qualité de l'évaluation artistique de l'œuvre, de conception, d'originalité de l'idée, de direction artistique et d'exécution.
Pour Nicolas Cerisola, "le workshop a permis de tester certaines qualités chez les élèves: qualités d'implication, capacité à gérer un point de vue et à décliner un concept, maîtrise des différents outils et des différents supports, gestion du travail en équipe, capacité à présenter un projet dans sa cohérence. Grâce à cette semaine, les étudiants ont pu acquérir et s'approprier une référence artistique incontournable et effectuer une véritable évaluation de leur niveau".
Soraya Taous, chargée des relations avec les enseignants à la Cinémathèque et Alain kantorowicz, chargé des partenariats événementiels, venus à l'école assister à la présentation des projets, ont estimé ces travaux "très réussis, à la hauteur des 3 meilleurs projets présentés à la Cinémathèque pour la réalisation de l'affiche de l'exposition". Les différentes équipes d'étudiants ont en effet rivalisé d'ingéniosité et de créativité. Dans l'un des projets, Hitchcock se cache discrètement dans les recoins et les illustrations du journal "Libération". Un autre travail reprend l'affiche de "La Mort aux Trousses" en substituant au décor d'origine le paysage urbain environnant la Tour Eiffel. Un troisième transforme en instruments ou indices de meurtre des objets symboles de l'univers parisien.
Dès l'année prochaine, les étudiants de la 3e année d'e-artsup suivant actuellement les cours de l'option « Game Design » pourront intégrer la filière spécialisée qui s'ouvrira à la rentrée. Les travaux réalisés par eux cette année sont encourageants et ils ont permis de jeter les bases de la nouvelle filière.
Lors de la soirée de lancement de l'option « Game Design », les 26 janvier à Nantes et le 27 janvier à Paris, les étudiants des 3 premières années d'e-artsup avaient présenté les jeux sur plateau conçus en cours et convié le public à jouer avec eux, sous l'œil bienveillant de leur professeur, Jonas Kaloustian, au parcours de philosophe et de graphic designer.
Une pédagogie innovante
Inspirée d'une des méthodes pédagogiques les plus en pointe, celle d'Harvard, la pédagogie développée par Jonas Kaloustian apprend aux étudiants à penser mécanique de jeu, à créer décors et designs d'ambiance de jeux, étapes nécessaires avant d'attaquer la partie digitale qui interviendra en filière spécialisée à la rentrée 2011-2012. « Avant la 2D et la 3D, il y a la réflexion et la conception dans un monde où l'industrie des jeux vidéo tend à devenir une industrie du service », explique Peter Gabor, le directeur d'e-artsup.
Des réalisations surprenantes
Les étudiants ont tous eu le sentiment de découvrir à travers cette option un nouvel univers d'une complexité passionnante. Pour Florent Maillard, étudiant de 2e année qui a conceptualisé le jeu sur plateau « Heraults » avec son camarade Florimon Rousseau, « la difficulté a été principalement dans notre cas de réaliser un effort de transposition d'un jeu qui existait déjà en version digitale et que nous aimions beaucoup vers une version matérielle. L'idée était de conserver l'ambiance existant déjà sur le jeu « online » tout en rendant celui-ci plus convivial. »
« Dans le jeu en question, deux joueurs engagent des troupes sur un champ de bataille et ont pour but de récupérer dans le camp adverse le drapeau qui leur appartient, explique Florent. Exemple de difficulté propre au changement de support : comment transposer le phénomène du « brouillard de guerre » ? Nous avons décidé de trouver un système original avec deux plateaux de jeux séparés par un panneau permettant aux deux joueurs de jouer en même temps sans voir les mouvements adverses. Mais des tas d'autres problèmes se sont posés auxquels il a fallu apporter des réponses : problèmes liés au souci d'équilibre des rapports de force, à la création d'une véritable dynamique du jeu, aux détails des règles, à la psychologie des joueurs... »
Florent poursuit : « Il a fallu 3 mois, soit une bonne trentaine d'heures pour parvenir à la version que nous avons présentée. La soirée du 27 janvier a démontré son efficacité, puisque les parties ont duré entre 5 minutes et une heure, en fonction notamment de l'engagement stratégique des joueurs. Il resterait cependant encore des améliorations à effectuer, par exemple en établissant un système de cartes permettant l'irruption de coups fourrés pimentant encore davantage les parties... L'option m'a tellement plu que j'envisage éventuellement de rentrer dans la filière 'game design'.»
Un avenir prometteur
La filière de spécialisation « game design » aura pour but de préparer les élèves à un vaste panel de métier : conception de jeu vidéo, game designer et level designer, écriture de narration interactive, game writer, illustration pour le jeu vidéo. Elle leur apportera aussi des bases de connaissance technologique pour être à même de savoir mener un projet de conception de jeu et dialoguer avec tous les autres intervenants du processus de réalisation.
Pour Jonas Kaloustian, « s'il doit y avoir une prochaine étape à envisager pour la soirée 'game design', c'est déjà de la voir revenir chaque année, pour que les élèves puissent présenter leurs projets du 1er semestre. Ensuite, pourquoi ne pas orienter ce travail vers un possible festival d'urban gaming? »
Postée le 30/03/2011 dans la catégorie "Jeux Vidéos"
"Je suis en première année à e-artsup, j'ai entamé mon cursus sur le campus en septembre 2009. Je m'y suis inscrite afin de développer ma sensibilité artistique, aiguiser mon sens critique et mon ouverture d'esprit.
J'aime l'art et j'ai ressenti le besoin d'aller plus loin que mon premier coup d'oeil : je veux comprendre les intentions d'un créateur, les messages cachés, les références à d'autres tableaux, d'autres époques, d'autres univers. J'ai fait dix ans de piano et quelques années de guitare et je ne dessinais pas du tout avant d'entrer à l'école. J'ai fait un Bac ES, spécialité Maths.
Je sais qu'en entrant à e-artsup sans jamais avoir dessiné, je peux étonner mais je veux apprendre mon futur métier dans la publicité en partant réellement de zéro. J'ai été un peu angoissée, les premières semaines, mais les enseignants m'ont vite rassurée : savoir dessiner n'est qu'un "plus", ici, et nous devons tout apprendre ou ré-apprendre pour certains. J'ai bien sûr beaucoup, beaucoup ramé en début d'année mais je n'ai pu que progresser. Savoir dessiner n'est vraiment pas un pré-requis obligatoire pour s'inscrire à e-artsup : j'ai des amis ici qui savent tenir un pinceau et ce sont eux qui progressent le moins vite, car ils ont du mal à perdre leurs (mauvaises) habitudes et à acquérir de nouvelles techniques. En partant de zéro, je ne pouvais que progresser. Le bilan est plus que positif : j'ai acquis tous mes crédits en fin de semestre et obtenu un excellent placement, ce qui était inespéré.
Je me suis beaucoup amusée durant ses six premiers mois : l'ambiance est excellente et nous stimule énormément. Les travaux de groupe sont importants pour la cohésion d'une promotion : je ne vais pas vous mentir, il y a aussi beaucoup de nuits blanches pour finir dans les temps. Mais c'est toujours dans la bonne humeur. Je commence à avoir une idée plus précise de mon orientation professionnelle : je suis attirée par le design interactif."
Adrien Coquelle est en troisième année à e-artsup. Il nous explique comment, à partir d'un brief il a quelques jours pour rendre un projet complet sur une thématique donnée.
"Nous sommes en semaine de Workshop pour la matière "Publicité". Le brief a été distribué en début de semaine : nous avons cinq jours pour imaginer tout l'univers d'une exposition imaginaire Jimi Hendrix à la Cité de la Musique. Je travaille sur l'affiche de l'expo mais nous allons également décliner la thématique sur un site internet, une billeterie et une annonce presse.
Sur notre projet, nous avons voulu accentuer le côté "bête de scène" d'Hendrix, le musicien génial et provocateur qui brûlait sa guitare et électrisait le public. Nous avons laissé cette guitare au sol et les volutes de fumée dessinent son visage dans l'air. Le travail sur la typographie sixties est important. Il y a également des réminescences Vaudou ("Voodoo Child") avec la conception d'une poupée en tissu. Nous utilisons Photoshop pour l'affiche, Flash pour le site internet et Illustrator pour tout le reste".
(vidéo) Conférence BD en ligne et métiers de la création numérique (Part. 5)
C'est sur le campus d'e-artsup qu'a eu lieu la conférence inaugurale du Festiblog 2009, cinquième édition, le festival des blogs bd et des webcomics. Les étudiants de l'école présents ont pu assister à un débat riche présenté par Erwan Cario (rédacteur en chef d'ecrans.fr, un site du journal Liberation). Quels sont les blogs bd qui arrivent à tirer leur épingle du jeu ? Comment se faire remarquer quand on est un jeune auteur ? Quels sont les conseils des "stars" du milieu ? Peut-on vivre de son blog ? Quelles formes pour la BD en ligne ? Cinquième partie.
(vidéo) Conférence BD en ligne et métiers de la création numérique (Part. 3)
C'est sur le campus d'e-artsup qu'a eu lieu la conférence inaugurale du Festiblog 2009, cinquième édition, le festival des blogs bd et des webcomics. Les étudiants de l'école présents ont pu assister à un débat riche présenté par Erwan Cario (rédacteur en chef d'ecrans.fr, un site du journal Liberation). Quels sont les blogs bd qui arrivent à tirer leur épingle du jeu ? Comment se faire remarquer quand on est un jeune auteur ? Quels sont les conseils des "stars" du milieu ? Peut-on vivre de son blog ? Qui a réussi à se faire publier ? Troisième partie.
Design Interactif | Étienne Mineur en conférence au Cube
Chacun sait désormais qu'Étienne Mineur a pris la direction de notre filière de spécialisation Design Interactif.
e-artsup continue dans sa lancée autour des convergences entre les métiers du design, de la direction artistique et des technologies de l'information. L'arrivée d'e-artsup sur le campus technologique de IONIS au Kremlin-Bicêtre, correspond bien à cette volonté de vouloir rapprocher les métiers et les sensibilités. En effet il n'est pas rare de voir des étudiants d'Epita ou d'Epitech se lancer sur des programmes complexes de jeux vidéos et de voir également des étudiants d'e-artsup requérir la compétence des futurs ingénieurs pour le développement d'applications sur iPhone.
Au cours de cette conférence qu'Étienne Mineur (professeur à l'ENSAD, à Genève et à e-artsup) a donné au Cube en 2009 il revient sur l'histoire du design interactif et des convergences entre design et informatique.
Erwan Cario : les enjeux de la bande dessinée en ligne (interview vidéo inédite)
Avant de retrouver prochainement sur le site l'intégralité de la conférence donnée sur le campus cet automne en ouverture du festiblog 2009, voici quelques mots d'introduction par Erwan Cario, rédacteur en chef d'Ecrans.fr. Evolutions du format, du ton : quels enjeux pour la bande dessinée lorsqu'elle est publiée non plus sur du papier mais sur le web ?
Interview de l'auteur de bandes dessinées Gilles Roussel, dit Boulet, lors de la conférence sur les blogs BD et la bande dessinée numérique qui s'est tenue le 25 septembre 2009 au sein de l'école des arts graphiques E-artSup au Kremlin-Bicêtre.
Vincent Lamarche enseigne à e-artsup le cycle PAO (Ilustrator, Photoshop, Indesign). Son travail consiste à donner les bases nécessaires à l'autonomie et à faire connaître les logiciels indispensables pour un projet créatif.
Vincent Lamarche : « J’enseigne Illustrator en première année à e-artsup (2 heures par semaine pendant un an). Illustrator est un logiciel de création numérique vectorielle. On parle de mode vectoriel dans le domaine de la création numérique quand l’image est définie par des tracés mathématiques et non des pixels ce qui permet de l’agrandir à l’infini sans la pixéliser, justement.
C’est un logiciel utilisé notamment pour les logos, le packaging, la typo et en illustration (affiches, pochettes de disques). Une fois le logo vectorisé on peut le reporter sur n’importe quel support, n’importe quel format. Les professionnels se servent de Photoshop pour la retouche de photo ou l’illustration numérique mais ils utiliseront plutôt Illustrator pour les créations qui doivent fonctionner dans toutes les tailles car il y a beaucoup moins de grain et de texture,c’est plus un travail sur les dégradés, les volumes. Typiquement le travail sur Illustrator ressemble à du papier découpé (pensez aux pubs pour iPod, avec les silhouettes de couleur) : c’est du « vecto ».
J’enseigne les baseset la méthodologie qu’on retrouvera ensuite sur l’ensemble des logiciels de la suite Adobe : palette d’outils, gestion des calques, des couches successives. Mon but est de rendre autonomes mes élèves dès la fin de la première année sur ce logiciel pour qu’ils puissent rapidement travailler en agence. Il faut savoir reprendre le fichier commencé par quelqu’un, travailler dessus avant de le transmettre à une troisième personne, voilà ce qui peut être requis, une certaine fluidité dans la chaine de production. »
e-artsup | nouvelle charte pour l'École Supérieure de la Création Numérique
Cela fait maintenant un peu plus d'un an que j'ai pris la direction d'e-artsup et nous voilà face à un rendez-vous majeur. Après avoir «audité» les qualités et les faiblesses de cette école unique en son genre, je me suis attelé à la lourde responsabilité de réécrire la charte de l'enseignement et de mettre en forme la cohérence pédagogique du projet d'une école qui s'inscrit dans une posture exceptionnelle, celle d'être née «digital native» en 2001.
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L'enseignement supérieur des métiers de la création n'est pas nouveau.
Dès 1968 des écoles sont nées suite aux mutations constatées durant les trente glorieuses. À société de consommation, l'économie a répondu Agences de Publicité et studios de création. L'histoire de l'enseignement suit de près l'évolution des pratiques professionnelles qui de publicitaires ont doucement glissé vers la Communication. L'Affiche 4x3, concurrencé par les magazines, journaux et surtout TV a perdue de sa primauté.
Fini les œuvres de Cassandre, Savignac ou Villemot, voici le temps des communicateurs qui utilisaient tous les moyens modernes, photographie publicitaire, de mode, illustrations et montages complexes qui partaient se réaliser en Angleterre en procédé Dye Transfer pour la bonne raison que des Agences comme Publicis ne trouvaient pas en France des professionnels suffisamment compétents.
Ces années ont connu toutes les révolutions visuelles et graphiques, enrichis par la Photographie et l'Offset qui autorisaient désormais des travaux de plus en plus complexes. Dès le début des années 80, des photogravures comme Penta s'équipaient en matériel Digital pour raccourcir encore les process de production. Fini les innombrables «contretypes» et films intermédiaires, l'alchimie de l'image-texte se faisait désormais directement sur l'écran Crossfield ou Scitex, deux marques éminemment réputées à l'époque pour avoir été les premiers à proposer les nouvelles technologies du numérique.
De 1980 à 1990, les écoles de formation sérieuses se comptaient sur les doigts d'une main, un peu de privé (Penninghen par ex.), un peu de Public (Les Arts Déco, l'Ensci, Estienne).
1989-1993: les trois coups de théatre:
L'arrivée massive des Macintosh et des logiciels de mise en page (Quark X-Press), de retouche Photo (Adobe Photoshop) ou d'illustration (Adobe Ilustrator) bouscule les habitudes, et Agences et Bureaux de Création s'équipent en donnant les outils informatiques aux Directeurs Artistiques. Les métiers se concentrent sur l'écran de mise-en-page et la mutation crée un enthousiasme «planétaire» pour les NTIC. L'enseignement des Arts Graphiques va connaître un regain d'activité fulgurant puisque ce sont des dizaines d'écoles, nouvelles qui arrivent dans le paysage de la formation. Formation pour Adultes comme Pyramyd ou Formation Initiales.
À partir de ce moment les écoles traditionnelles investissent massivement dans les technologies mais de fait les choses ne sont pas si simples que cela. Ouvrir un labo de PAO au sein d'une école traditionnelle ne suffit pas à impacter un enseignement moderne.
Créer une école de production et d'infographie ne garantit pas non plus un enseignement des fondamentaux. Durant quelques années les standards de l'enseignement supérieure ont connu de grandes faiblesses voire des dysfonctionnements majeurs dus à la démission pédagogique des professeurs du traditionnel face au raz de marée du numérique. Tout le monde ne voulait pas évoluer.
Or durant ce temps les besoins en compétences se faisaient de plus en plus vifs dans les Agences. Confrontées qu'elles étaient aux contraintes des temps de production. Les DA ont glissé progressivement vers le tout numérique (1998-2002) pendant que les écoles enregistraient un retard de plus en plus évident dans l'organisation de leur pédagogie.
C'est dans ce contexte «bouillon de culture» qu'e-artsup est né en 2002
de par la volonté d'un groupe d'Education Privé de l'enseignement supérieure (IONIS Éducation Group ). Créer la convergence des métiers de l'informatique et du numérique avec l'Enseignement Supérieure de la Création, c'est le défi majeur relevé par Marc Sellam aidé pédagogiquement par Bernard Le Nevanic. À territoires nouveaux, nouvelles méthodes. Puisqu'e-artsup est née Digital Native, il fallait pour autant lui assurer les corpus de l'enseignement des fondamentaux, dessin, arts graphiques, création publicitaire, création en animation (design motion) et sciences humaines pour notre filière concept.
En arrivant à la tête d'e-artsup voici près d'un an je me suis efforcé à analyser les qualités et les faiblesses pédagogiques de cette école hors normes. Les bases étaient excellentes. Les étudiants qui sortaient avec leur titre homologué par l'État trouvaient rapidement du travail. Bernard Le Nevanic, mon prédécesseur avait fait un travail formidable. Il suffisait juste d'infuser quelques matières supplémentaires, typographie, photographie, interactivité et surtout de faire venir d'excellents professionnels pour assumer ces nouveaux corpus. David Laranjeira pour la typographie,Klavdij Sluban pour la photographie, Christian Dubuis Santini pour les Arts Graphiques, Étienne Mineur pour la création de notre filière Design Interactif et Matthieu Colombel qui reprend en main notre filière Design Motion. Des talents, et encore des talents. Des intervenants passionnés qui vivent au quotidien de leur métier l'exigence la plus haute face au monde de la communication. _
Dans le même temps, j'ai multiplié presque par deux les cours de dessin et d'arts plastiques en raison que le processus créatif doit partir de la pratique quotidienne du croquis, du dessin d'observation et de la capacité d'un futur directeur artistique à formaliser une idée sur un bout de papier. Storyboards, Animation, et design produits, autant de matières abordés dès la première année. Et surtout désormais, c'est dès la deuxième année que nous poussons les jeunes à s'exprimer avec les outils de la 2D/3D.
Numérique l'école l'a toujours été. Plus que jamais l'ordinateur devient l'outil incontournable de l'étudiant, nous n'abandonnerons pas pour autant l'idée que nous formons des Directeurs Artistiques donc avant tout des professionnels qui seront mis face à des situations de responsabilités manageriales. Et c'est bien le sens de tout l'enseignement d'e-artsup. Former des jeunes prêts à manager des projets, décrypter des marques tels queMarc Gad Drillech (ancien Directeur Général de Publicis Dialog et, Directeur Général du Groupe IONIS, en charge du Marketing et de la communication du Groupe), faire des recommandations qui auront pour conséquences d'infléchir l'avenir économique des entreprises. _
Je ne suis pas peu fier de participer à cette aventure humaine et pédagogique qui consiste à mettre une école sur le chemin de l'excellence afin de donner toutes leurs chances aux jeunes qui en sortent. Surtout par les temps qui courent, incertains et confus quant aux process de création. Je ne suis que trop conscient des enjeux majeurs qui sont les nôtres pour préparer l'avenir de nos étudiants.
… et un grand merci à tous les enseignants que je n’ai pas cité, votre travail quotidien contribue tout autant à permettre à nos étudiants de donner le meilleur qu’ils ont dans les tripes. Et surtout ne cessez de leur répéter: vous êtes condamnés au talent.
Au sommaire de ce numéro 7, un focus sur les établissements du Groupe IONIS avec un reportage photos sur les campus urbains, des lieux de formation au cœur des villes. Dans son interview, Yannick Lejeune, directeur internet du Groupe, explique l'impact des réseaux sociaux sur l'éducation des jeunes. Dans ce numéro, découvrez la renaissance de l'ICS Bégué, un établissement de référence pour les métiers de la comptabilité et de la gestion, ainsi qu'un point sur la notoriété grandissante de l'ISEG auprès des entreprises.
Vous retrouverez bien sûr toutes les rubriques habituelles du magazine : « au cœur des écoles », « ils écrivent, ils enseignent », « portraits d'entrepreneurs » et bien d'autres encore...
Le dernier numéro de IONISMag est téléchargeable ICI.
e-artsup organise le premier forum des formations aux métiers de demain le samedi 17 octobre 2009 de 10h à 17h.
Vous qui hésitez encore sur votre orientation après le Bac, sur les débouchés possibles, sur les métiers que vous devinez et ceux dont vous n’avez pas encore entendu parler, venez nous rencontrer.
Pour parler aux élèves, aux enseignants utilisant ces techniques, venez nous rencontrer et poser vos questions. e-artsup offre un débouché professionnel à votre créativité.
Samedi 17 octobre 2009 de 10h à 17h.
Postée le 25/09/2009 dans la catégorie "JPO et salons"
David Laranjeira enseigne la typographie à e-artsup. Il décrypte cette semaine le logo de la société Amazon.
"Il y a deux versions de la même typo sur ce logo : une version grasse pour le mot Amazon suivie d’une version plus maigre pour le .com. C'est un logo désormais très connu : Amazon a réussi à se placer dans le Top 3 des sites marchands en une dizaine d’années, de telle façon que, dans le langage courant, on ne dit plus « j’achète un livre sur internet » mais « j’achète un livre sur amazon »
C’est étrange, ce ".com" pour sur un nom, non ?
Amazon est apparu en pleine bulle internet et faisait partie des premiers gros sites de vente en ligne de produits culturels : à l’époque tous les sites rajoutaient à la fin de leur titre leur extension en un point quelque chose pour bien se démarquer du commerce traditionnel. Mais désormais le langage courant omet le point com. On achète désormais sur « Amazon », pas sur « amazon point com ». Il est probable que ce point com saute dans un avenir pas si lointain tant il est devenu superflu.
Que retenir de ce logo ?
Tout d’abord cette flèche qui est également un sourire. Peut-être le sourire du client satisfait de son achat de A à Z. Ou, deuxième explication, la satisfaction de trouver son bonheur sur Amazon, puisque tous les produits culturels sont vendus de A à Z. Un livre, un disque ? Ils l’ont. Ils se sont positionnés sur ce credo : « nous avons tout de A à Z ». Pour avoir fait pas mal d’achats chez eux, j’ai remarqué ceci : lorsqu’arrive mon paquet, sur une des faces du carton cette flèche sourire apparaît en grand. C’est devenu le Trademark de la marque : on personnalise le carton. C’est obligatoire d’ailleurs de le faire, de s’approprier le mode d’envoi : ils n’ont pas de vitrine physique ! Ils n’ont pas d’existence réelle, de pas de porte. Il faut rendre matériel l’immatériel, il faut prolonger le contact en signant les envois. Les achats effectués sur CDiscount ou à la fnac.fr arrivent bien emballés dans des cartons anonymes.
Que vous inspire le nom de la marque ?
Je me pose encore régulièrement la question du choix du nom. Amazon. Les femmes guerrières. Quel est le rapport avec la vente ? La force du nom vient peut-être de ce choix si inattendu qu’il n’accroche que mieux l’oreille du client. S’ajoute une contrainte forte : le mot doit commencer par un A pour être mieux référencé.
C’est un logo réussi, pour vous ?
- Oui. Les éléments, le petit visuel : tout est cohérent avec cette sortie dynamique du A qui vient pousser, taper le Z en fin de parcours."
Les mousquetaires à contre-courant : un logo incisif
Un logo décrypté par un enseignant d’E art Sup. Aujourd’hui : Les Mousquetaires (Intermarché).
David Laranjeira : “Le premier mot qui me vient à l’esprit en voyant ce nouveau logo est “choc” ! Oui, choc : ce sont “les mousquetaires”, au pluriel, et il ne reste plus qu’un seul mousquetaire devant nous ! Au passage, donc, on perd le rapport aux chiffres du roman de Dumas (les Trois ou quatre mousquetaires), l’ancien logo montrait les différentes silhouettes qui pouvaient signifier “nous sommes un groupe de gens qui travaillons ensembles, unis dans un même combat contre la vie chère”. Je n’invente rien, je reprends le slogan audio, qui se basait sur le logo : les mousquetaires défendaient le pouvoir (donc la démocratie, par extension le peuple) contre les attaques pernicieuses (les prix qui montent, dans notre réalité). Un seul mousquetaire, désormais, qui ne porte plus de blason (pourquoi ?) et une référence à l’hexagone (qui entourait l’ancien logo) évacuée totalement : une volonté de communiquer sur une extension ? Les mousquetaires s’inscriraient-ils dans une démarche européenne ? Dernière remarque : le cartouche “les mousquetaires”, en bas de l’original, qui désormais prend de la hauteur. Ce cartouche était intéressant car couplable aux différentes déclinaisons du groupe : vétimarché, batimarché, etc...Placé en titre et perdant sa force de “sous-titre”, je me demande comment il va être utilisé par les magasins du groupe.
L'ancien logo :
Ce que j’aime, dans ce nouveau logo, c’est qu’il ne cède pas à la mode actuelle du mou, du rond, du reflet, de la bulle (Opticiens Atoll ou Europe 1) qui envahit les espaces. Le logo des mousquetaires est tranché, vif, incisif : cela dénote d’une certaine audace de leur part, d’une volonté d’innover ou d’évoluer tout du moins. J’apprécie beaucoup cette cursivité qu’on ne voyait plus, depuis quelques temps, et ce geste plus lâché, pour un logo qui se démarque, au final. Je reste sur une impression globalement positive.”