Le blog de l'EPITA

Speed dating : décrocher son stage en 30 minutes

Du 9 au 11 mai avait lieu la 12e édition du « Speed dating stages » de l'EPITA. Retour sur ce moment privilégié de rencontres entre étudiants et entreprises  avec Laurent Trébulle, le directeur des relations entreprises de l'école.
 
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Pour cette 12e édition,  45 entreprises ont participé à un speed dating stages à l'EPITA. De quoi s'agit-il ?
 
A l'image du speed dating hommes-femmes,  j'ai créé ce concept pour favoriser des rencontres rapides entre nos étudiants et les entreprises afin qu'ils puissent voir s'ils ont des affinités et l'envie d'aller plus loin.C'est aussi un moyen pour nous de rappeler aux entreprises que les étudiants sont en plein dans leur recherche de stage de 4e année, qui débutera en septembre pour cinq mois et donc de les inciter à proposer leurs stages dès maintenant. 80% des entreprises sont des participants récurrents, certains sans interruption depuis l'origine comme Bouygues Télécom.

Comment se déroulent ces rencontres ?

Les entreprises ont 30 minutes pour se présenter, dire qui elles sont sur quels environnement elles travaillent et ce qu'elles attendent des stagiaires qui les rejoindraient. A l'issue de l'intervention, l'entreprise se rend dans une autre salle et reçoit les étudiants qui ont été intéressés par la présentation pour répondre aux questions, évaluer les candidats et recevoir des CV.

Quelles sont les entreprises présentes ?
 
De nombreux secteurs sont représentés, des acteurs de l'Internet (Meetic ou Vente-Privées) aux agences de communication digitales (Digitas, Fullsix ou Wunderman) en passant par des éditeurs de jeux (Ubisoft, Eugen System ou Kobojo), des éditeurs de logiciels professionnels (Murex ou Teradata) des acteurs dont les activités tournent autour des nouveaux médias (Backélite - développement d'applications mobiles ou Ysance - développement d'applications Facebook), mais aussi des grands noms de la banque (BNP PARIBAS ou Crédit Agricole), des médias (TF1 ou Eurosport) ou des industriels (Thales, Safran, MBDA). Et n'oublions pas les startups, souvent créées par des Anciens de l'EPITA  (Jump Informatique, Astase, Aerys, Hexaglobe, etc.) qui viennent recruter des stagiaires sur des profils qu'elles connaissent bien.
 
Combien de stage seront signés ?
 
En moyenne les entreprises ont trois ou quatre stages à proposer chacune, ce qui fait plus de 130 stages proposés sur trois jours. Une petite centaine sera pourvue grâce à cet évènement. Nous en sommes à la 12e édition et c'est un format qui marche bien.

Les étudiants ne peuvent pas assister aux 45 présentations, comment font-ils leurs choix ?
 
Nous demandons à chaque étudiant d'assister à un minimum de six présentations qu'ils choisissent sur des critères très individuels (notoriété de l'entreprise, bouche à oreille d'anciens stagiaires, etc.) ou en fonction de leur projet professionnel. Par exemple, celui qui veut travailler dans le jeu vidéo doit absolument y faire au moins l'un de ses stages pour avoir des références quand il candidatera.
 
Nous considérons également que ces rencontres permettent aux étudiants de mieux connaître le marché et les domaines dans lesquels travaillent les entreprises, ainsi que les technologies les plus utilisées. Enfin, la semaine prochaine, les étudiants recevront un livret avec toutes les offres proposées cette semaine. S'ils ont raté une présentation, ils pourront encore postuler.
 
Cet évènement est une spécificité de l'EPITA ?
 
Oui. En général, les écoles sont très actives pour les stages de fin d'études (souvent du pré-recrutement dans le secteur informatique) avec des forums ou des journées dédiées, mais leurs offres sont plus  pauvres pour les stages intermédiaires du cursus. Ici nous avons vraiment innové, tant sur le format original que sur la cible des Bac+4. En plus, nous avons réalisé 130 ateliers CV (en français ou en anglais) la semaine dernière pour permettre à nos élèves ingénieurs d'être performants dans leurs recherches.

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Webshell à la Silicon Valley

2Golden_Gate.jpgDans le cadre d'un concours d'innovation, trois étudiants se rendront en Californie, du 2 au 8 juin afin, d'y développer leur projet de nouveau langage informatique. Interview de Thibaud Arnault (EPITA promo 2012), chef du projet.
 
Thibaud Arnault, Arnaud Richard, Tibor Vass trois étudiants de 5e année de la majeure multimédia et technologies de l'information (MTI), ainsi que Mehdi Medjaoui (INSA Lyon) se rendront à la Silicon Valley du 2 au 8 juin prochain. Après avoir remporté le deuxième prix aux Innovact Campus Awards, Webshell a été sélectionner pour intégrer le French Tech Tour, qui consiste en une série de rendez-vous avec des entreprises de la Silicon Valley et l'accompagnement sur place par Ubifrance San Francisco.

Thibaud_Arnault.jpgWebshell est un projet libre d'innovation et de communication (PLIC). Il consiste en l'élaboration d'un nouveau langage informatique facilitant le développement d'applications web et mobiles à partir d'API existantes (interface de programmation permettant l'interaction des programmes les uns avec les autres). A la clé : un gain de temps et une facilité de mise en œuvre. Interview de Thibaud Arnault, chef du projet.

Pourquoi votre projet a-t-il été récompensé?

Nous avons une technologie innovante brevetée, une équipe complémentaire, une reconnaissance par un incubateur public et une bonne présentation pédagogique dans laquelle nous avons pu faire comprendre les enjeux technologiques et commerciaux et montrer toute notre motivation à créer notre entreprise. Après délibération, le jury a considéré que notre projet méritait d'être lauréat parmi les 150 dossiers présentés et nous les en remercions. Ces prix signifient pour nous une vraie reconnaissance ainsi qu'une motivation supplémentaire : nous avons pu voir les autres projets qui concouraient pour les Innovact Campus Awards, beaucoup étaient très innovants et d'un très haut niveau. Enfin, le French Tech Tour nous permet de faire nos premiers pas dans la Silicon Valley.

En quoi consiste Webshell ?
 
Miniature de l'image pour webshell_logo.pngL'idée est de créer un langage puissant pour interroger n'importe quel service Web de la même manière et de rendre disponible ce langage à travers un service très simple. Dans notre jargon, on appelle API Web un tel service. Grâce aux API, les sites ou applications peuvent échanger des données et modifier leurs informations respectives. Par exemple, lorsqu'un réseau social vous demande l'autorisation de partager vos données avec une application tierce, cette dernière utilise les API du réseau social. Il est coûteux pour un développeur aujourd'hui d'utiliser plus de trois API. Or il y a aujourd'hui plus de 5 800 API différentes et ce nombre croît de manière exponentielle. Il nous faut donc un moyen pour les uniformiser, les rendre interopérables, les découvrir facilement et rapidement. Nous croyons dans l'open innovation qu'apporte le mélange de ces services. On appelle un tel mélange, un mash-up d'API. Notre projet consiste à répondre à cette problématique. Nous voulons implémenter toutes les API en langage Webshell de manière collaborative pour que les développeurs puissent facilement faire des mash-ups. Sur notre plateforme, tout est fait pour fédérer une communauté de développeurs et permettre aux fournisseurs d'API d'atteindre facilement cette communauté.

Quel bilan et quel avenir pour Webshell?

Aujourd'hui, nous sommes encore en version bêta privée et nous avons déjà plus de 150 développeurs inscrits sur la plateforme. Les premiers retours sont bons et les utilisateurs reviennent ! Nous faisons tout notre possible pour offrir la meilleure navigation possible. Nous aurons plus de retours dans les semaines à venir. Nous comptons améliorer les outils autour des APIs pour devenir la référence sur les APIs. Nous organiserons également des hackathons avec des partenaires afin de faire connaître Webshell à plus de développeurs. Enfin, nous comptons être plus actifs sur les forums, et divers réseaux. Nous cherchons d'ailleurs un community manager passionné. Nous allons exporter cette technologie française dans la Silicon Valley, tout en continuant à développer les partenariats avec les sociétés en France.

Prologin s'inspire du Moyen-Âge

2all.jpgDu 27 au 30 avril, la 20e édition du concours Prologin a plongé 100 programmeurs de moins de 20 ans dans une ambiance médiévale.
 
Entre fiction et réalité, la virtualité a imbibée la 20e finale du concours de programmation organisé par l'association co-représentée par des étudiants de l'EPITA, de l'Ecole Polytechnique, et de l'ENS Cachan. Du 27 au 30 avril, les candidats présents sur le Campus numérique IONIS du Kremlin-Bicêtre ont été transportés au Moyen-âge, aussi bien par le sujet qu'ils ont eu à traiter que par le cadre de la compétition. Au terme d'une lutte acharnée pour programmer pendant 36 heures un jeu de bataille moyen-âgeux, les candidats se sont retrouvés autour d'un banquet digne des premiers chevaliers.

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Au menu, servi en habits d'époque sur une longue table étendue dans l'Under à demi obscur de l'EPITA, terrine aux raisins et amandes et terrine de légumes et herbes fraiches, cochon sauce cameline ou poulet au miel, porée de courges et porée de navet et pomme fruit, fromage frais aux herbes et pour finir pavé au miel et au noix ou pavé pomme-cannelle. Dans la cour, un château médiéval gonflable surmontait le traditionnel bain de mousse.

2mousse.jpgChevalerie et informatique, même combat
 
Comme chaque année, le classement a réservé lui aussi quelques surprises. On remarquera notamment une jeune candidate de 15 ans, classée 6e. Anouk Paradis a seulement commencé à apprendre à coder l'année dernière en surfant sur le site du zéro et a découvert France IOI et l'algorithmique par le biais d'un ami - ce qui l'a conduite a effectué un stage d'une semaine avec France IOI au mois d'août : « J'ai vécu cette finale comme quelque chose de vraiment cool. Je ne pensais vraiment pas être bien classée donc je ne me suis pas trop stressée. Mais comme le sujet m'inspirait, j'ai passé pas mal de temps à coder. C'était vraiment sympa de rencontrer des gens qui aiment bien coder. »

2machine.jpgLe vainqueur du concours Prologin s'appelle Sacha Delanoue, 19 ans. Il effectue sa première année d'école d'ingénieur à Télécom ParisTech. « J'aime bien les jeux, la musique et l'informatique, affirme-t-il. C'est pour ça que je m'investis à la ludotech de l'école, que je suis batteur et que je participe à Prologin. » Que représente l'informatique pour lui ? « Un hobby, des études et un futur emploi. » Chaque époque a ses chemins d'honneur. « Au Moyen-Age, on adoubait des chevaliers, à l'époque actuelle, Prologin forme des informaticiens », s'ennorgeuillit l'actuel président de l'association, Jill-Jênn Vie, étudiant à l'ENS Cachan.
 
Pour en savoir davantage sur le sujet et le classement ou sur l'association, rendez-vous sur le site de Prologin.

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Apple Day 2012

Cette journée dédiée à l'univers Apple aura lieu sur le campus de l'école vendredi 1er juin, de 10 h à 18 h.

Organisé par EpiMac, l'association Mac de l'EPITA, l'événement fera alterner conférences et ateliers de formation à destination des étudiants et des professionnels.
 
Sur le Campus IONIS du Kremlin-Bicêtre, cet évènement vous proposera de participer à de multiples activitées destinées à vous faire découvrir toujours plus l'univers Apple. Vous aurez l'occasion d'assister à plusieurs conférences sur des thèmes variés, s'adressant aussi bien au développeur qu'à l'utilisateur ou au passionné. Se tiendront également toute la journé divers stands où organisateurs et partenaires se feront un plaisir de vous présenter leurs activités, ainsi que de répondre à vos questions. Enfin, vous pourrez participer l'après midi, à une formation Objective-C. Que vous souhaitiez apprendre depuis la base ou plutôt approfondir vos connaissances, les formateurs seront ravis de vous encadrer.
 
Si vous désirez obtenir plus de détails sur cet évènement, ou même d'ores et déjà vous y inscrire, n'hésitez pas à vous rendre sur la page qui y est consacrée ! Pour vous tenir au courant sur l'Apple Day ainsi que tout les évènements EpiMac, suivez l'association sur Facebook et sur Twitter.

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Air Radio : la radio innovante du Campus

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Interview de Quentin Sanglier (EPITA promo 2013), trésorier de l'association Air Radio.
 
Air-Radio est la web-radio du Campus numérique IONIS du Kremlin-Bicêtre. Elle diffuse plusieurs styles de musique depuis son site Internet, ainsi que des émissions, des lives et des podcasts sur divers thèmes tels que l'actualité informatique ou que des commentaires sur des matchs de foot et de rugby. Ses membres  veillent constamment à améliorer ce point de rencontre des étudiants, aussi bien sur le plan médiatique que sur le plan technique. Interview de Quentin Sanglier (EPITA  promo 2013), son trésorier, sur l'association et ses projets.
 
Comment s'organise la vie à Air Radio ?
 
Air-Radio.jpgLe local de l'association, qui contient une masse importante de matériel informatique et sonore, est un point de regroupement entre tous les membres, dont ceux du bureau, aussi animateurs d'émissions. Lorsque nous nous retrouvons dans le local de l'association, des discussions à propos de la vie à l'école et des sujets d'informations viennent rapidement constituant de temps en temps des futurs sujets. En effet, chaque élève pouvant faire partie de l'asso, elle permet de venir discuter ou présenter une passion ou un thème peu abordé aux auditeurs de la radio ; c'est donc un moyen parfait pour s'exprimer et pour partager ses connaissances sur ce qui pourrait intéresser d'autres étudiants.
 
Nous visons un maximum d'auditeurs et faisons en sorte de parler de sujets divers et variés pouvant intéresser l'ensemble des étudiants des écoles du groupe. Comme nous sommes une Web-radio publique et accessible par n'importe qui depuis le site, nous comptons promouvoir les autres associations ainsi que leurs événements. Via la diffusion de divers messages "publicitaires" en collaboration avec les autres associations, nous proposons aux autres étudiants de participer à la vie de la radio en diffusant leurs jingles et leurs sponsors.
 
Quelles compétences utilisez-vous dans le cadre de cette association ?
 
Miniature de l'image pour Miniature de l'image pour Affiche_Air-Radio.pngLa programmation est un outil très utile dans cette association. Nous disposons de plusieurs machines nous permettant de travailler sur les émissions enregistrées et surtout d'un serveur qui gère la diffusion de la radio. La programmation intervient pour nous faciliter la tâche et pour l'automatisation de tout ce qui fait tourner la radio. Un intranet nous permet de gérer facilement les playlists, les émissions en rediffusion, les différents genres musicaux, etc.
 
Certaines manipulations sont encore faites manuellement (par exemple la diffusion d'un genre musical spécifique) mais pour que cela devienne automatique, ce n'est qu'une question de temps : il suffit qu'un membre de la radio s'occupe juste de développer l'application ou le script permettant ainsi l'automatisation d'une fonctionnalité.

Quelles sont vos projets pour l'association ?

Grâce au niveau acquis en programmation durant nos études, nous comptons automatiser la radio, et donner le plus possible la main à l'auditeur. Durant les émissions, il y a un chat mis à disposition pour les auditeurs grâce auquel ils peuvent participer et donner leurs avis durant un live. Nous voudrions leurs donner la parole, en tentant par des logiciels de communication sur ordinateur (Skype par exemple), de participer à l'émission.
 
Une amélioration de la gestion des genres musicaux est en train de se mettre en place, permettant aux auditeurs de connaître les différentes tranches horaires où leurs artistes favoris seront diffusés. De plus, nous comptons y lier un système de votes qui leur permettra d'interagir bien davantage avec nous lors de certaines émissions.
 
Quel a été votre réussite la plus récente ?
 
L'émission live « Beatles vs Rolling Stones » a été incontestablement notre plus grande réussite du semestre. Nous avons la chance d'avoir des acolytes dans tous genres de musiques, ce qui entraîne un grand nombre d'idées et facilite l'organisation des émissions d'Air-Radio. Nous comptons organiser une émission spéciale Radiohead très prochainement ainsi que divers commentaires lives de matchs de rugby, football et même de tournois de jeux en lignes ! Bref, la radio est prometteuse et nous sommes plutôt confiants quant à son avenir et à la fidélité de nos auditeurs.

Internet, entre liberté et sécurité

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L'anonymat, la transparence, la liberté et ses limites, la neutralité d'Internet... lors de la conférence TIC et Géopolitique organisée par l'EPITA en mars, les problématiques actuelles liées à l'évolution d'Internet ont été passées en revue et analysées sous un angle social et politique. Entre ouverture et fermeture, tolérance et restriction... la question des frontières et des limites était plus que jamais au cœur du sujet.
 
Printemps arabe, Anonymous, Hadopi... autant de sujets qui ont été abordés à l'occasion de cette conférence organisée à l'EPITA, le 22 mars. Deux tables-rondes étaient au programme : la première a traité des problèmes de sécurité posés par les enjeux de la transparence et de la protection des libertés, la seconde sur les enjeux posés par la progression du cloud computing, de l'opensource et de l'open data aux entreprises et aux administrations et plus généralement aux professionnels de la sécurité. Retour sur le premier débat auquel étaient invités Pascal Hérard, journaliste à www.reflets.info, Jérémie Zimmermann, co-fondateur de la Quadrature du Net, Frédéric Bardeau, fondateur de l'agence de communication responsable LIMITE, co-auteur d' « Anonymous » (FYP Editions) et Lionel Auroux, permanent du Laboratoire Système et Sécurité (LSE) de l'EPITA.

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Lionel Auroux, sur la culture Internet

Internet, une culture de la liberté
 
Lionel Auroux a rappelé qu'Internet véhiculait une culture propre, issue de celle des premiers hackers : « la notion de sécurité n'existe pas au départ. L'entreprise de sécurisation de la toile était incohérente avec son esprit original. D'où la réaction de la communauté des hackers, enthousiastes de la technologie soucieux de préserver leur identité. Aujourd'hui, Internet est un refuge de la liberté d'expression au sein d'un système médiatique de plus en plus verrouillé. » Et de poursuivre : « Internet est lié à l'imaginaire adolescent de la transgression. C'est une arme naturelle pour la génération Y ». Pour Jérémie Zimmermann, « les citoyens se sont appropriés Internet et l'ont transformé en espace politique. Il s'agit à présent de préserver cet espace de liberté. Le potentiel d'indignation créé par Internet est proportionnel à la violence exercée sur cette liberté d'expression ».

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Jérémie Zimmermann, sur la liberté d'expression

Internet, sous surveillance ?
 
Cet esprit de liberté consubstantiel à Internet gêne les gouvernements, et en particulier les gouvernements liberticides et autoritaires. Pascal Hérard rappelle qu' « en Tunisie, les autorités en place n'ont pas hésité à recourir à la censure, au filtrage et plus loin à l'arrestation et à la torture des internautes contestataires, en prenant comme bouc-émissaires le terrorisme, la pédopornographie, la pornographie et la diffamation. »
 
Le symbole de cette politique en Tunisie est l'agence tunisienne d'Internet (ATI), disposant de matériel et de logiciels capables de scanner et d'analyser tout ce qui transite sur le réseau. « De tels dispositifs ont été également à la Lybie de Kadhafi et à la Syrie. Les hackers se sont quant à eux munis de dispositifs permettant de détecter les rumeurs et de vérifier leur validité », précise Pascal Hérard.

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Pascal Hérard, sur la révolution tunisienne

Un cyberespace politique
 
Il n'en reste pas moins  que la liberté laissée sur Internet pose de véritables questions sociétales. « Trop de liberté tue la liberté » ? L'absence d'encadrement véritablement efficace d'Internet permet à la contrefaçon de prospérer et menace les droits d'auteurs et la neutralité médiatique. « En réaction, les gouvernements mettent en place des cadres juridiques telles que les lois SOPA et PIPA aux Etats-Unis, ACTA et Hadopi en France, ainsi que des technologies d'interception »,  rappelle Jérémie Zimmermann.

Les stratégies déployées par les internautes pour lutter contre cette emprise des politiques et des puissants sur le réseau vont de l'action des bloggeurs militants dans les dictatures à celle des Anonymous dans les démocraties. Frédéric Bardeau décrit ces derniers comme des « hacktivistes » (de hacker, pirater) : « ils n'ont pas de porte-parole, de visage, de structure. Ils sont les héritiers d'une culture de l'anonymat propre à une partie de l'activisme, mais également à la base de la cyberculture, et porteuse de tolérance, de liberté d'expression et de méritocratie. L'anonymat, libératoire et émancipatoire, permet de ne pas être jugé sur son apparence. »
 
Les actions des Anonymous rappellent l'action des activistes traditionnels, transposée dans le cyberespace : on peut rapprocher le blocage d'un site comme celui de Facebook qui a subi un black-out le 7 mars d'un sit-in ou de l'occupation d'une usine par exemple. Inversement, un porte-parole de GreenPeace a pu identifier l'intrusion effectuée par des militants dans la centrale de Flamanville à du hacking physique.
 
Dépasser les conflits
 
Comment faut-il faire évoluer Internet pour dépasser ce débat entre contrôle et liberté ? Le contrôle d'Internet demeure un problème crucial qui se heurte à une impasse structurelle, identifiée par Frédéric Bardeau : « Internet pose un problème de la territorialité. Internet est un espace transnational balkanisé au sein duquel le « .com » remplace le territoire géographique. »
 
Un certain nombre de propositions sont avancées par les politiques telles que  le contrôle en fin de chaîne, le contrôle parental, pour éviter l'atteinte aux libertés privées, le concept d'open governement, d'open data, pour intégrer l'univers politique à l'écosystème d'Internet ou encore l'encadrement des fournisseurs de service pour garantir la neutralité. La réflexion est encore loin d'être achevée.
 
 
 

20e finale du concours Prologin

Cet événement phare confrontant les jeunes programmeurs en herbe se déroulera à l'EPITA du 27 au 30 avril.
 
Prologin fête cette année ses 20 ans d'existence. Né en 1992 de l'initiative d'étudiants de l'EPITA et de l'école Polytechnique, Prologin est le premier concours national réunissant les jeunes passionnés d'informatique. Organisé à destination des étudiants de moins de 20 ans, le concours teste la capacité de ces mordus d'informatique précoces à résoudre des problèmes d'algorithmique et de programmation.

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Cette année, le nombre des inscrits au concours Prologin s'élevait à environ 1 000 participants en septembre, pour la première phase du concours. La finale, l'aboutissement d'un écrémage qui s'est déjà établi au cours de deux étapes - la sélection et les demi-finales ou épreuves régionales - est une rencontre atypique de 36 heures au cours de laquelle les 100 candidats retenus doivent faire face à un sujet d'intelligence artificielle. À l'issue de l'épreuve, un tournoi confrontant leurs réalisations entre elles détermine le classement. Les 10 premiers ont droit à une série de lots.

Un concours-clé
 
Concerts, bains géants de mousse, cracheurs de feu, tournois de poker, feux d'artifice... Pendant les 36 heures de la finale du concours Prologin, les différentes associations de l'école font vivre le campus à 300 %. Pour Sylvain Laurent, ancien président l'association Prologin, « le concours représente souvent une expérience mémorable mais aussi et surtout un tournant dans la vie des meilleurs participants, qu'il confirme dans la voie de l'informatique. Il n'est pas rare de les retrouver quelques années plus tard dans les couloirs de l'EPITA, puis à des postes enviables dans les grandes entreprises du secteur ».

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L'EPITA accueille et encadre cette compétition depuis 19 ans. L'école permet ainsi aux passionnés d'informatique de se mesurer entre eux mais aussi de se rencontrer et de créer des liens. Prologin est un concours totalement gratuit. Seuls les frais de transports sont à la charge des participants. Chaque finaliste est nourri et logé pendant les 3 jours de l'ultime épreuve et de nombreuses animations ont lieu durant la finale.
 
Le programme
 
• Vendredi 27 avril
 
17 h Arrivée des premiers candidats
 
• Samedi 28 avril
 
9 h 12 Discours d'ouverture
10 h 12 Annonce du sujet (mise en scène)
10 h 42 Début du concours
 
• Lundi 30 avril
 
0 h 42 Fin du concours (mousse)
9 h Annonce des 10 premiers
9 h 30 Début des soutenances devant le jury
11 h 15 Présentation du sponsor Criteo
12 h Cérémonie de remise des prix (petite mise en scène)
13 h Banquet
15 h Fin du concours
 

Quelques chiffres clés :
 
• 1 000 candidats au départ (QCM)
• 325 demi-finalistes partout en France
• 100 finalistes réunis à l'EPITA
• 36 h de programmation non-stop pour coder une intelligence artificielle
• 30 organisateurs
• 5 sponsors (Criteo, GNU Linux Magazine France, SIS-T, Hexaglobe, KDS)
• 3 établissements de prestige (EPITA, Polytechnique, Université Pierre et Marie Curie)

 

TIC et Géopolitique : des frontières brouillées

Reportage vidéo sur la 4e édition de la conférence qui a eu lieu à l'EPITA le 22 mars à propos des nouvelles problématiques économiques et politiques liées à la sécurité de l'information.
 
Printemps arabe, Anonymous, Hadopi... voici autant de sujets abordés à l'occasion de la conférence «Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et Géopolitique : Information, attention danger ! » organisée à l'EPITA le 22 mars dernier. Une première table-ronde a traité des problèmes de sécurité posés par les enjeux de la transparence et de la protection des libertés. La seconde portait sur les enjeux posés par la progression du cloud computing, de l'opensource et de l'open data aux entreprises et aux administrations, et plus généralement aux professionnels de la sécurité. Entre ouverture et fermeture, tolérance et restriction...la question des frontières et des limites était plus que jamais au coeur du débat.
 
Retour en vidéo sur l'événement, avec Nicolas Arpagian, rédacteur en chef de la revue Prospective Stratégique, Jérémie Zimmermann, co-fondateur de la Quadrature du Net et Cyril Reinhardt, directeur régional chez Acquia et responsable de la majeure multimédia et technologies de l'information (MTI) à l'EPITA.
 
<h2>TIC et Géopolitique 2012</h2><p></p>
  
La conférence TIC et Géopolitique, organisée chaque année depuis 2009 par l'EPITA, réunit experts et praticiens autour des grandes problématiques économiques, sociales et politiques liées aux nouvelles technologies, à leur évolution et à leur impact. La conférence de l'année passée avait porté sur les nouvelles guerres de l'information et le cloud computing.


 

Visite de Nicolas Sarkozy et NKM sur le Campus Numérique de IONIS Education Group

Le 14 avril, le président de la République et la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne secrétaire d'Etat à l'économie numérique, sont venus à la rencontre des étudiants.

Le 14 avril en fin de matinée, le président de la République, Nicolas Sarkozy, précédé par la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat et ancienne secrétaire d'Etat à l'économie numérique, se sont rendus sur le Campus Numérique de IONIS Education Group du Kremlin-Bicêtre qui, avec 7 000 élèves, constitue le plus grand regroupement d'élèves en formation pour les différentes filières du numérique. Les écoles EPITA, Epitech, SUP'Internet, e-artsup, ETNA et la Web@academie, ainsi que Melty Network, la société de média fondée par Alexandre Malsch, diplômé d'Epitech et vice-président du Conseil National du Numérique forment un cluster dont la dynamique se pose en exemple.

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Nicolas Sarkozy avec les étudiants, par Bertrand Saraiva (Epitech promo 2011)

Nicolas Sarkozy, accueilli par le vice-président exécutif du Groupe IONIS, Fabrice Bardèche, et Alexandre Malsh, a pu échanger avec les étudiants et s'est fait interviewer par la rédactrice en chef de Melty, Pascale Erblon, à propos de son regard sur l'éducation et sur le numérique. Nathalie Kosciusko-Morizet s'est longuement arrêtée sur les projets présentés par les élèves du Campus.

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Nathalie Kosciusko-Morizet, attentive, par Bertrand Saraiva (Epitech promo 2011)

Au cours de son interview, le président de la République a mis l'accent sur la passion des étudiants du Campus et sur l'importance du numérique dans la nouvelle société. Il a d'abord rappelé que le numérique représentait 5,5 % de la richesse nationale et un secteur porteur, résistant à la crise, avec 70 000 offres d'emplois non satisfaites, puis a poursuivi : « La leçon de la vie est de raisonner en termes de passion. L'aventure que vous, vous vivez dans le domaine du numérique est extraordinaire. Je vois lorsque vous en parlez que vous êtes passionnés. (...) Ceux qui y travaillent sont les nouveaux inventeurs, les nouveaux promoteurs, les hommes forts de demain. (...) Le numérique, c'est les valeurs du partage, c'est comme l'Amérique, une société où tout est possible. (...) Pour les jeunes, le numérique est un accélérateur d'émancipation et de responsabilité. » 

  

Au coeur de l'entreprise et de l'esprit d'entreprendre

2Photohdelestoile.jpgHubert de l'Estoile (EPITA promo 1994), secrétaire général du Medef, revient sur sa carrière, ses années à l'école et les projets de l'organisation patronale pour les nouvelles générations.
 
Pouvez-vous revenir sur votre carrière au Medef ?
 
Précédemment directeur des systèmes d'information (DSI),  je suis passé directeur des ressources humaines (DRH) en janvier 2010 avant d'en devenir secrétaire général en septembre. Entre les deux premiers métiers, qui peuvent paraitre si différents, il y a en réalité plusieurs caractéristiques communes. Les deux principales sont l'écoute et  le service, pour l'un auprès des utilisateurs et pour l'autre auprès des salariés. Il y a aussi un fort engagement dans le service car dans les deux cas il faut rechercher, élaborer et mettre en œuvre en permanence des solutions satisfaisantes pour toutes les parties prenantes dans l'intérêt du Medef. Il y a enfin dans les deux cas une partie technique qui nécessite un apprentissage rapide et tous les jours renouvelé de nouvelles compétences.
 
Je n'ai pas eu de recoupement avec la DRH précédente qui était partie depuis plusieurs mois. Ma première tâche a été de rencontrer tout d'abord l'équipe RH puis plus largement les managers et leurs équipes, afin d'écouter et de faire un état des lieux des attentes. Dans le même temps, j'ai pris la charge des instances représentatives du personnel (DUP et CHSCT). Ensuite est venue la définition et la formalisation d'une nouvelle politique RH, basée sur l'équité, le développement personnel et professionnel et l'exemplarité, qui a donné lieu à un plan d'actions aujourd'hui mis en œuvre.
 
En quoi vos années à l'EPITA ont-elles été déterminantes ?
 
Après deux années de cycle préparatoire à l'ESME Sudria, j'ai passé mes trois années de cycle ingénieur, de 1991 à 1994, à l'EPITA, au « Titien ». C'est dans ce bâtiment que nous appelions aussi le « Paquebot » situé boulevard l'Hôpital, que j'ai découvert Internet à travers l'usage exclusif  de l'e-mail, car à l'époque le premier browser WWW n'existait pas encore. J'ai donc eu ma première adresse e-mail en 1992 à l'EPITA ! Je n'avais pas conscience de l'ampleur du développement qu'allait connaitre cette nouvelle technologie de communication. Nous étions si peu nombreux à avoir un e-mail que c'était un challenge d'avoir un correspondant et si possible à l'autre bout du monde, le must était un contact en Californie !
 
J'avais pris comme option « système et réseaux ». Nous travaillions beaucoup sur les réseaux IP, les réseaux NOVELL étaient eux à leur début. L'EPITA avait et a toujours je crois un grand avantage, c'était l'accès aux machines 24H/24. J'étais admiratif de la confiance que l'école donnait à ses étudiants. Cette liberté et souplesse de travail était vraiment appréciables. En contrepartie, les projets étaient  très intéressants mais laborieux et j'ai découvert les joies des nuits passées en équipe projet à finaliser les développements !! Cela aura été très enrichissant et formateur : c'est par ce biais que j'ai appris le travail en équipe et compris la solidarité nécessaire pour qu'un projet arrive à son terme.
 
L'enseignement de l'EPITA était si avant-gardiste et si professionnel qu'il m'a permis d'être choisi pour partir en coopération en Afrique Australe afin d'y mettre en place des messageries et des réseaux dans les services commerciaux des ambassades de France.

Comment favoriser l'esprit d'entreprendre auprès des jeunes générations ?

Le Medef est au service de l'entreprise et de l'esprit d'entreprendre. La présidente du MEDEF, Laurence Parisot  a mis en place une commission dédiée exclusivement  à l'entrepreneuriat. Cette commission, présidée par l'entrepreneur Charles Beigbeder, a pour objectif de placer l'entreprenariat comme troisième voie professionnelle. Un ensemble d'outils et d'actions sont proposés et soutenus par le Medef pour développer l'esprit d'entreprendre, en particulier auprès des jeunes générations. Tout d'abord à travers la transmission de la connaissance nécessaire de l'entreprise. Deux bandes dessinées ont été réalisées à l'intention des collégiens : « C'est quoi l'entreprise ? » et « A la découverte de l'entreprise »; un livre intitulé « L'entreprise, un acteur clé de la société » est sorti à l'attention  des lycéens et de leurs professeurs ; pour les étudiants, le jeu « Voyage au cœur de l'entreprise » a été créé afin qu'ils soient capables, en trois heure et demi seulement, de mieux comprendre l'environnement de l'entreprise.

S'ensuit une démarche plus concrète, pour les collégiens et les lycéens, la « mini-entreprise » partenariat conclu entre le Medef et l'association « Entreprendre pour Apprendre ». Une mini-entreprise rassemble un groupe de jeunes volontaires autour d'un projet entrepreneurial. Encadrée par un enseignant et un conseiller professionnel, la mini-entreprise fonctionne sur le modèle d'une société anonyme et développe un produit ou un service en vue de sa commercialisation. Une fois par semaine, les mini-entrepreneurs se réunissent afin de construire leur projet. Au cours de cette expérience, ils intègrent des notions d'investissement, de prix ou de coûts, de vie collective et citoyenne... Les élèves ont par ailleurs la possibilité de reverser une partie de leurs bénéfices à une cause caritative. La mini-entreprise permet ainsi d'initier les jeunes - de 14 à 20 ans - à la vie économique et plus particulièrement à la création d'entreprise.
 



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A propos d'EPITA

Créée en 1984, l'EPITA (Ecole Pour l'Informatique et les Techniques Avancées) est l'école d'ingénieurs qui forme celles et ceux qui conçoivent, développent et font progresser les technologies de l'information et de la communication (TIC). La pédagogie de l'école apporte à la fois aux étudiants les fondamentaux du métier d'ingénieur et une très haute compétence dans les domaines de l'informatique et des TIC. Le Titre d'Ingénieur Diplômé de l'EPITA est habilité par la CTI (Commission des Titres d'Ingénieur) et est également enregistré au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) avec une certification par l'Etat de niveau I.

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