Le blog de l'EPITA

| septembre 2008 »

Quand l'Epita mène à la recherche...

Fort de la formation qu'il a reçue à l'EPITA et de son expérience d'enseignant, Julien Quintard a entamé, en parallèle, un cursus orienté vers la recherche dans le domaine des systèmes répartis. Et c'est avec ses deux diplômes en poche qu'il est aujourd'hui doctorant à l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni, et qu'il continue à enseigner différentes matières aux étudiants de l'EPITA.

 

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- Vous avez choisi de suivre un double cursus. Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

J'ai rejoint l'EPITA en première année du cycle ingénieur et j'ai intégré le LSE (Laboratoire Système de l'EPITA). A l'issue de ma première année à l'EPITA, étant attiré par la recherche, j'ai décidé, avec l'accord et le soutien de Mr Courtois, Directeur de l'EPITA,de suivre un Master Recherche en Systèmes et Applications Répartis à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6).

J'ai donc effectué mon Master Recherche en parallèle de mes deux dernières années à l'EPITA. Avec mes deux diplômes en poche, j'ai effectué un stage à l'Université de Cambridge dans l'optique de l'intégrer pour mon doctorat, ce qui s'est concrétisé quelques mois plus tard.

- En plus de cette masse de travail, en vrai passionné, vous avez et continuez à enseigner à l'EPITA. Comment vous êtes-vous organisé ?

J'enseigne à l'EPITA depuis que je suis en première année du cycle ingénieur, en tant qu'assistant. En effet, nous avons créé, avec un ami étudiant de l'EPITA et membre du LSE, une option pour les étudiants de première année.

L'année suivante, j'ai continué à enseigner aux étudiants de première année mais nous avons également enseigné aux étudiants en dernière année spécialisés en SRS (Systèmes, Réseaux et Sécurité) ; il s'agissait d'un cours sur les noyaux de systèmes d'exploitation et le développement système.

Les années suivantes, j'ai continué à enseigner aux étudiants de seconde et dernière années de la spécialisation SRS puis également à ceux de la spécialisation GISTR (Génie Informatique des Systèmes Temps Réel). J'ai ainsi enseigné les systèmes d'exploitation et le développement noyau dans les premières années et encadré le projet kaneton y étant associé. En 2005, j'ai introduit un cours sur les architectures microprocesseurs ; un cours que je continue d'enseigner aux étudiants des spécialités SRS et GISTR. Enfin, depuis l'année dernière, j'enseigne également les systèmes repartis aux étudiants de première année du cycle ingénieur.

Il est vrai que j'avais un emploi du temps chargé durant mes années d'études, notamment avec mon double cursus, mais l'enseignement m'a toujours attiré et j'avais la chance à l'EPITA de pouvoir transmettre mes connaissances, j'en ai donc profité au maximum. Je remercie à l'occasion toutes les personnes qui ont rendu cela possible que ce soit la direction via Mr Courtois, Mr Testemal et Mr Dujardin mais également tous les étudiants avec qui j'ai travaillé au LSE ou ailleurs durant toutes ces années.

- Pouvez-vous expliquer concrètement ce que cela vous a apporté ?

Enseigner apporte, à mon avis, une manière d'organiser ses pensées lorsqu'il s'agit de les exposer. En effet, lorsque vous enseignez, vous essayez de rendre les concepts les plus compliqués aussi compréhensibles que possible. Assez paradoxalement, on se rend également compte que l'on comprend beaucoup mieux les choses une fois que l'on les a expliquées.

De plus, d'être confronté à un amphi d'une centaine d'étudiants vous apprend bien évidemment à vous exprimer mais également à rythmer un cours pour maintenir l'auditoire attentif.

- En quoi le choix de l'EPITA vous a-t-il apporté une plus-value ?

EPITA m'a tout d'abord apporté la rigueur mais surtout un fort bagage technique complété par des notions théoriques indispensables lorsque l'on aborde des problèmes fondamentaux nouveaux.

Je pense sincèrement que les écoles orientées purement vers la technique forment des étudiants qui ne verront jamais plus loin que le bout de leur nez et ne seront capables que d'utiliser la technologie et non la remettre en question. A l'inverse, les étudiants sortant de formation trop classiques, théoriques ont du mal à comprendre comment toutes les disciplines s'emboitent pour former un système informatique, et à cela je pense que seule la pratique peut répondre.

Pour finir, la flexibilité de l'école ainsi que l'ouverture d'esprit de la direction et la passion de ses étudiants, m'a permis d'enseigner alors que je n'étais encore qu'étudiant. Cela a été une expérience exceptionnelle et je suis heureux de l'avoir fait à l'EPITA.

- Êtes-vous satisfait de votre situation actuelle ?

Bien que ne sachant pas ce que je ferai une fois Docteur, je suis heureux d'évoluer dans l'environnement unique et riche en personnalités intelligentes et intéressantes qu'est l'Université de Cambridge ... Un tout autre univers !

Ingénieur et enseignant

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Adrien PAIN
EPITA, Option SCIA, Promo 2005

Ingénieur optimisation

Eurodecision



Adrien Pain est "ingénieur optimisation" chez EURODECISION, une entreprise de 50 personnes spécialisée dans la Recherche Opérationnelle (RO) et l'édition de logiciels d'optimisation. Issu de l'option SCIA, c'est aux étudiants de cette même spécialisation qu'aujourd'hui il enseigne la Programmation par Contraintes et la Programmation Linéaire et partage ainsi son expérience déjà très riche.  

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Quelle est votre situation actuelle ?

En pratique, je participe à des projets de RO pour des grands groupes industriels ; j'ai par exemple travaillé pendant deux ans pour le pôle RO d'Air France sur des logiciels de planification automatique du personnel naviguant. Tous ces logiciels font appel à de la Programmation Linéaire afin de construire des plannings de coût minimal, respectant les contraintes du personnel, prenant en compte les desideratas des naviguants, etc.

J'ai également travaillé pour STEF-TFE, la Compagnie des Wagons-Lits, la SNCF... Tous les projets que j'ai réalisés avaient un point commun : la Recherche Opérationnelle, une discipline à la frontière des maths et de l'informatique.

 

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours depuis l'Epita ?

Après la spécialité SCIA (Sciences Cognitives et Informatique Avancée) que j'ai terminée en 2005, j'ai décidé de poursuivre mon parcours par une année du Master « Informatique Décisionnelle » à l'université de Paris-Dauphine. Les cours qui y sont dispensés, par des enseignants-chercheurs du LAMSADE (Laboratoire d'Analyse et Modélisation de Systèmes pour l'Aide à la Décision), sont orientés Recherche Opérationnelle, Bases de données et Systèmes Multi-Agents (SMA).

J'ai suivi cette année complémentaire dans le but initial de poursuivre par une thèse en SMA, mais finalement j'ai décidé de postuler chez EURODECISION en fin de Master.

Parallèlement à mon travail d'ingénieur chez EURODECISION, j'ai repris contact avec l'EPITA car je voulais y enseigner et garder des liens avec mon ancienne école.

J'enseigne aujourd'hui la Programmation par Contraintes et la Programmation Linéaire pour les élèves d'ING2 en spécialité SCIA. Je fais également passer les soutenances de fin d'études des ING3 SCIA.

 

Pourquoi aviez-vous choisi d'enseigner à l'Epita ?

Ayant gardé d'excellents souvenirs de mes années d'études à l'EPITA, je voulais conserver des liens forts avec mon ancienne école, c'est ainsi que j'ai décidé d'aller enseigner en SCIA quand l'occasion s'est présentée.

J'ai repris contact avec M. Adjaoute, qui a décidé de me faire confiance et m'a permis de donner des cours de PPC (je n'étais alors diplômé que depuis 2 ans). Je l'en remercie chaleureusement.

Aujourd'hui, je suis très content de retourner régulièrement à l'EPITA, pour des cours, des TP, des soutenances de fin d'études, des réunions avec l'administration, etc. Cela permet de garder contact avec mon ancienne école et de suivre son évolution.

 

Pouvez-vous expliquer concrètement ce que cela vous a apporté ?

J'ai décidé d'enseigner à l'EPITA deux matières de premier plan en Recherche Opérationnelle : la Programmation par Contraintes (PC) et la Programmation Linéaire (PL) ... tout simplement car ce sont ces technologies que j'utilise majoritairement dans mon travail d'ingénieur.
J'ai également décidé de faire des TP en plus des cours, car ce sont des technologies très « opérationnelles » et je pense qu'il faut les mettre en pratique sur des problématiques concrètes afin de bien les maîtriser. Ces TP sont organisés en partie par moi, et en partie par Anne-Laurence PUTZ, une ancienne élève SCIA 2005 qui enseigne également à l'EPITA.

Donner ces cours et TP à l'EPITA m'a permis d'une part de consolider mes acquis en RO, mais surtout de faire partager un savoir et des techniques qui étaient alors peu enseignées à l'EPITA : les élèves ont des cours et TP de RO en ING1, mais ils n'abordent pas les mêmes domaines que ceux que j'enseigne aujourd'hui en SCIA.

C'est une expérience très enrichissante, notamment sur le plan humain, car il faut réussir à « passionner » une promo de 50 élèves ... que je fais en général venir tard en semaine ou le samedi matin!

Enfin, faire passer les soutenances de fin d'études des ING3 s'est révélée être une formidable expérience et me permet de suivre les élèves d'ING2 à qui je donne des cours jusqu'à l'obtention de leur diplôme.

 

En quoi le choix de l'école vous a apporté une plus-value ?

Comme mon métier demande à la fois de faire des maths (la RO) et de l'informatique (du  développement, principalement en C++), l'EPITA m'a indéniablement apporté une plus-value sur le plan technique et opérationnel (ahh, les bons souvenirs de la « Piscine » en ING1...), ce qui fait que je n'ai eu aucun mal à m'adapter au travail en entreprise.

De plus, la spécialité SCIA m'a permis d'avoir une large culture scientifique sur les techniques existantes d'optimisation, d'apprentissage automatique, de programmation sous contraintes, de systèmes à base de règles etc. Mon année de Master à Dauphine m'a également permis de consolider mes acquis en Recherche Opérationnelle.

Mon travail requiert à la fois de savoir analyser les besoins (en optimisation) d'un client et de proposer des solutions mathématiques « sur papier », mais aussi d'être capable de les développer en C++. Aussi, ma formation s'avère être tout à fait en accord avec mon travail d'ingénieur.

 

Êtes-vous satisfait de votre situation actuelle ?

Oui, je suis tout à fait satisfait : j'ai la chance de travailler dans l'une des seules entreprises en France qui soit spécialisée en Recherche Opérationnelle et en optimisation !

Je travaille avec des gens très compétents, certains étant des experts reconnus dans le domaine de la RO, je travaille pour de nombreux clients sur des projets intéressants et j'apprends continuellement de nouveaux aspects de mon métier sur le plan technique bien sûr, mais aussi commercial, en réalisant par exemple des audits ou des projets d'avant-vente.

Après l'option TCOM...

dan-jarjoura.jpgDaniel Jarjoura

Promo 2006, Option TCOM

Business Development Manager

Syniverse Technologies

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Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis actuellement Business Development Manager chez Syniverse Technologies. Syniverse est une société américaine, basée en Floride et composée de plus de 1500 personnes de part le monde avec près de 50 bureaux sur tous les continents. Nous sommes spécialisés dans les services aux opérateurs mobiles et dégageons un chiffre d'affaires annuel de 350 millions d'euros avec plus de 500 clients, tous opérateurs mobiles. Nous proposons plusieurs types de services tel que le clearing & settlement (compensation financière entre opérateurs), l'interconnexion entre opérateurs ou encore la gestion de services mobiles à valeur ajoutée.
Je suis responsable de promouvoir ou de mettre sur pied des nouveaux produits sur la zone EMEA (Europe, Middle East, Africa). Je rapporte directement au VP EMEA et je travaille en collaboration avec une vingtaine de commerciaux en Europe et plusieurs équipes de développement aux USA et à Hong Kong.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours depuis l'Epita ?

Après l'Epita, j'ai tout d'abord effectué mon stage de fin d'étude (6 mois) en tant qu'Ingénieur Technico-Commercial chez Bouygues Telecom Entreprises, en tant que spécialiste des offres d'accès Internet mobile et Email mobile (Blackberry...). J'ai notamment travaillé avec la plupart des grands comptes Bouygues sur des projets de déploiement de  Smartphones ou de cartes d'accès à l'Internet mobile.
J'ai ensuite été embauché chez Transatel, un MVNO (Mobile Virtual Network Operator - tel NRJ Mobile ou Virgin Mobile) et MVNE (Mobile Virtual Network Enable - qui fournit l'interface technique et humaine au lancement de MVNO), en tant que chef de produit.
J'étais responsable du produit MVNO entreprise de Transatel avec à la clé le lancement et la gestion de plusieurs MVNO en France et en Belgique. En parallèle, j'étais également chef du projet Portabilité V2 (le nouveau système de portabilité des numéros mobiles français) pour lequel j'ai écrit les spécifications fonctionnelles de la solution ainsi que tous les processus opérationnels.
Après 1 an chez Transatel, j'ai été recruté par Syniverse pour être chef de produit des solutions anti-fraude de Syniverse au niveau mondial. J'étais notamment responsable d'un produit de détection de fraude sur mobile en roaming (itinérance) qui a gagné le prix du meilleur service roaming de l'année remis par l'association GSM. Depuis Avril, j'exerce en parallèle le poste de Business Development Manager sur la zone EMEA.

Pourquoi aviez-vous choisi l'option TCOM ?

Avant de rejoindre l'Epita, j'avais déjà effectué une licence en télécommunications (au Liban) durant laquelle j'avais pu étudier toutes les facettes des télécommunications (réseaux locaux, réseaux opérateurs, réseaux mobiles) et pour lesquelles j'avais développé une grande passion. Il était évident dès mon entrée à l'Epita que j'allais faire l'option TCOM.

Qu'est-ce qu'elle vous a apporté ?

Je suis intimement convaincu qu'un étudiant Epita TCOM, grâce aux acquis du tronc commun et de l'option, est aussi à l'aise techniquement en systèmes d'information qu'en réseaux de télécommunications. Cette vrai double compétence se révèle un atout maître dans un secteur qui converge de plus en plus. L'autre avantage de la spécialisation est de préparer efficacement à la dimension économique de l'entreprise.

En quoi ces choix vous ont-ils apporté une plus-value ?

C'est dans ce qu'on en fait qu'on peut mesurer un choix d'école. Personnellement, être un élève Epita TCOM m'a apporté :
- D'avoir une ouverture technique très large permettant d'appréhender facilement les nouveaux concepts, quels qu'ils soient ;
- Une connaissance suffisante des systèmes d'information et des réseaux me permettant d'être crédible auprès de mes équipes techniques, alors que j'occupe un poste business ;
- La capacité de pouvoir travailler non-stop sur une courte période pour boucler certains dossiers ;
- La passion de l'informatique et des télécoms.

Êtes-vous satisfait de votre situation actuelle ?

Oui, tout à fait !


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A propos d'EPITA

Créée en 1984, l'EPITA (Ecole Pour l'Informatique et les Techniques Avancées) est l'école d'ingénieurs qui forme celles et ceux qui conçoivent, développent et font progresser les technologies de l'information et de la communication (TIC). La pédagogie de l'école apporte à la fois aux étudiants les fondamentaux du métier d'ingénieur et une très haute compétence dans les domaines de l'informatique et des TIC. Le Titre d'Ingénieur Diplômé de l'EPITA est habilité par la CTI (Commission des Titres d'Ingénieur) et est également enregistré au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) avec une certification par l'Etat de niveau I.

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