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2 novembre 2006

Serge PAYEUR (GL 94)

logo_accentureSerge Payeur est un ancien de l’Epita, travaillant aujourd’hui pour Accenture. Il faisait partie des conférenciers le lundi 2 octobre, pour la semaine de conférences technologiques. Interview :

Comment s’est passée la conférence que vous venez de donner ?Serge-Payeur

La conférence s’est globalement bien déroulée. De temps en temps, il y avait une certaine interactivité agréable avec les étudiants, pendant laquelle nous échangions questions et réponses. Il y avait toujours une personne qui savait donner une réponse à mes questions techniques posées, c’est quelque chose d’appréciable.

Quel a été le thème de votre intervention ?

Au travers de la méthodologie, quels sont les étapes et enjeux de la gestion de projet, et d’autre part, quels sont les apports des technologies dans cette gestion de projet ? C’était le sujet, très résumé, de la conférence.

Les étudiants vous semblaient-ils intéressés et motivés ?

Enormément ! J’ai eu beaucoup de retours à la fin de la conférence. J’ai d’ailleurs proposé une journée d’entretiens « à blanc », et la plupart ont répondu présent.

Que pensez-vous de ce système de conférence établi par l’Epita ?

"Gérer une association de l’Epita, c’est gérer une petite entreprise"

Cela fait maintenant quatre ou cinq ans que je fais ces conférences à l’Epita, et toujours pour Accenture : pour moi, l’intérêt réside dans le fait que cela permet de mieux expliquer ce que l’on fait chez Accenture. Le but est que les étudiants aient une vraie vision de notre métier. De plus, cela permet de leur offrir une « couche de verni » sur leur formation, notamment celle concernant la gestion de projets pour ce qui me concerne. Cela étant, je préfère, à titre personnel, les « forums entreprises » organisés également par l’Epita, car ils permettent un échange plus franc. C’est pourquoi je pense que les forums sont le complément indispensable à ces conférences.

Quels profils d’étudiants intéressent Accenture ?

En termes d’options de spécialisation, ce serait plutôt SIGL et Télécoms. Cependant, nous recherchons surtout des gens qui ont une grande ouverture d’esprit. En effet, travailler chez Accenture n’est pas travailler à un poste fixe, il existe différents types de tâches, d’équipes, et de projets. En conséquence, il faut une adaptabilité évidente. Néanmoins, elle est fréquemment induite par l’ouverture d’esprit. Enfin, je précise qu’autant nous avons des objectifs de recrutement sur l’année, autant cette conférence servait d’avantage à entretenir nos contacts réguliers avec les étudiants de l’Epita.

Pourriez-vous me décrire votre fonction et travail actuels au sein d’Accenture ?

 Aujourd’hui, je suis Senior Manager chez Accenture. Je suis directeur de programme pour un projet du ministère des Finances qui s’appelle « Accord », et qui consiste en la mise en place d’un système d’information qui gère le budget et les dépenses de l’Etat. Nous sommes deux sociétés sur ce projet.

Quelle formation avez-vous suivie ?

Je suis issu de l’Epita, promotion 1994, et mon option de spécialisation était à l’époque GLISI, ce qui correspond à peu de choses près à SIGL (Systèmes d’Information et Génie Logiciel) maintenant. J’ai intégré l’Epita à la sortie de mon Baccalauréat E, c’est ainsi que s’appelait la filière Maths et Physique lorsque je l’ai obtenu. J’ai fait le cycle préparatoire, et les trois années de cycle ingénierie. Ma dernière année a été passée au « Stevens Institute of Technology », lors d’un troisième cycle, aux Etats-Unis à côté de New-York. J’y ai décroché un « Master of Science in Computer Science ». Par ailleurs, j’avais vraiment une forte implication dans la vie associative de l’Epita. J’ai participé au BDE (Bureau Des Elèves), quasiment à sa création d’ailleurs, mais également à Cristal (l’association entreprise) ainsi qu’à EPTV (association vidéo). Cela m’a permis d’avoir une ouverture sur le monde de l’entreprise. Gérer une association, c’est comme gérer une petite entreprise. Il y existe une composante sociale, dans le sens du contact avec les gens dans le travail.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec Accenture ?

"Le passage d’étudiant vers le monde du travail ? Une libération."

A la sortie de l’école, j’ai du effectuer mon service militaire en 1995. Je l’ai réalisé sur un projet militaire, dont 20% des ressources étaient fournies par l’armée. Sur ce travail, Accenture était la société responsable, et c’est ainsi que je me suis rapproché d’eux.

 

Comment aviez-vous vécu le passage du monde étudiant vers celui du travail ?

Pour moi il s’agissait plus d’une libération qu’autre chose. Enfin je pouvais m’axer sur des objectifs concrets et précis, et plus seulement sur de l’enseignement qui m’était dispensé. Je produisais enfin pour que cela soit utile dans le monde réel, celui des actifs. D’autre part, chez Accenture, les employés ont une moyenne d’âge un peu plus jeune qu’ailleurs, et en conséquence l’ambiance est relativement proche de celle que j’avais connue à l’Epita. C’était dans la continuité.

Quelle a été votre évolution au sein d’Accenture ?

En onze ans, j’ai eu une évolution assez traditionnelle chez Accenture. J’ai débuté pendant 18 mois en tant que Consultant Junior. Je suis ensuite devenu Consultant et j’ai gardé ce poste durant trois années, avant d’être promu Manager. Enfin, après cinq années de travail, me voilà dorénavant Senior Manager.

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Jimmy BARENS d’Adobe (GL 1994)

Jimmy Barens est un ancien de l’Epita, travaillant aujourd’hui pour Adobe depuis neuf ans. Il faisait partie des conférenciers le vendredi 6 octobre, pour la semaine de conférences technologiques. Interview :

Comment s’est passée votre conférence qui vient de se terminer ?

Jimmy-Barens La conférence s’est bien déroulée, d’autant plus que le sujet qui y a été développé est dans l’air du temps. Globalement, on peut le diviser en deux points : 
 -
Toute l’expérience riche, côté utilisateur, de ce qu’on appelle le web 2.0, ainsi que les Rich Internet Applications (RIA) 
- Le travail collaboratif en temps réel, le web-Conferencing ainsi que le partage de documents Cette dernière technologie est issue du rachat par Adobe de en 2005. Enfin, lors de cette conférence, nous avons aussi parlé, un petit peu en avant-première, du lancement de la dernière version de notre logiciel phare Adobe Acrobat 8. Cette rencontre d’étudiants n’est pas la première pour moi : je participe à ces conférences depuis 1994, cela fait maintenant douze ans en tant qu’ancien de l’Epita.

Quelle était l’attention de votre auditoire ?

En fonction des sujets, l’attention des étudiants a tendance à varier un peu. Le pic d’attention et d’intérêt de leur part concernait tout ce qui était lié au web 2.0 et en particulier les technologies Adobe Flex et Ajax. C’est normal, car la plupart d’entre eux connaissent le sujet, nous avons donc eu une belle montée d’audience à ce moment.

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Les trois intervenants d’Adobe, Florent Pajani, Jimmy Barens et Lionel Lemoine.

Les étudiants vous ont-ils semblés intéressés par le sujet développé ?

Nous avons eu plusieurs questions techniques de la part des élèves, auxquelles nous étions préparés... Ce n’est pas ma première conférence pour l’Epita, et je suis un ancien de l’école, je savais donc à quoi m’attendre. Mes deux collègues ont donc été briefés en conséquence.
Cependant, mon audience habituelle, et les interlocuteurs que je vois régulièrement, ce sont des PME, des industries, et pas du tout des étudiants.

"Partager les dernières technologies et l’actualité"


Que pensez-vous de cette semaine de conférences avec des entreprises ?

Je pense que c’est important pour l’étudiant. Apprendre, c’est bien, mais avoir une vision du marché réel, c’est indispensable. La théorie uniquement ne saurait décrire le marché du travail. Concernant les forums organisés également par l’Epita, je pense que c’est assez différent des conférences. L’objectif déjà est bien distinct : le forum cherchera plutôt à connecter les entreprises aux étudiants, et la finalité est plus claire, il s’agit véritablement de trouver des stages. De leur côté, les conférences permettent surtout de partager les dernières technologies et l’actualité récente.
Ceci étant, je trouve qu’il existe une formule qui serait encore meilleure pour les étudiants. J’aimerais que soit organisée une sorte de table ronde, pour faire place à une discussion, un vrai débat sur des idées. Tout le principe reposerait sur la confrontation des intervenants, provenant de sociétés différentes, le tout sans agressivité. Je pense que cet échange collectif serait excellent pour tout le monde.

Pourquoi avoir choisi de réaliser cette conférence ?

 Cette école m’a formé, et elle m’est chère. En conséquence, je participe par cette conférence à la vie de cette école. J’ai envie qu’elle fonctionne bien. D’autre part, en tant que professionnel travaillant chez Adobe, cette rencontre des étudiants permet déjà d’identifier, voire de recruter des personnes pour mon entreprise, ou son écosystème, c’est-à-dire toutes les SSII et sociétés qui gravitent autour.
Néanmoins, je n’ai pas d’objectif de recrutement car il s’agit d’un effort constant sur l’année. Il faut plutôt voir ces évènements comme une prise de contact avec les bonnes personnes. Un échange de bons procédés en quelque sorte.

Quel profil d’étudiants serait susceptible de vous intéresser ?

Qui se ressemble s’assemble... Je recherche des communicants, des gens qui ont de l’énergie et du punch. J’exige, pour travailler avec moi, une volonté de bien faire, un esprit critique ainsi qu’une grosse autonomie. Enfin, les compétences et la technicité sont nécessaires, et la curiosité ajoutée à l’indépendance deux qualités idéales.

Quelle est votre fonction au sein d’Adobe ?

"Je représente le liant entre le besoin fonctionnel du client et la technique"

Chez Adobe, je suis Directeur Avant-Ventes (PreSales) pour toute la région de l’Europe de l’Ouest. Mon rôle est un peu celui d’un directeur technique en charge d’animer une équipe d’ingénieurs technico-commerciaux. Je représente le liant entre le besoin fonctionnel du client et la technique que nous proposons.

En quoi cela consiste t-il ?

J’ignore le niveau de technicité de tout nouveau client, mon travail est de comprendre « à la volée » ce niveau. Ce travail exige d’être très à l’écoute, de savoir reformuler un besoin donné. Il faut également savoir faire preuve d’empathie, d’une évidente qualité de communication, et en conséquence aimer le contact. C’est un challenge permanent, et chaque fois une découverte.

"Les assos Epita m’ont révélé ! J’étais timide..."

Quel est votre cursus scolaire ?

Après mon Baccalauréat E, je suis entré dans la prépa intégrée de l’Epita. J’avais choisis la filière GLISI, qui s’appelle dorénavant SIGL, parce que je la trouvais suffisamment large et consistante pour traiter un maximum de domaines. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire avec certitude, cependant je trouvais intéressant l’aspect méthodologie. Je suis sorti diplômé de l’Epita en 1994.

Avez-vous participé à la vie de l’Epita au travers de ses associations ?

A l’origine j’étais vraiment très timide, et grâce aux différentes assos je me suis découvert un besoin de communiquer. Cela a été un déclencheur : les associations de l’Epita m’ont révélé ! J’ai crée le BDE des prépas intégrés, baptisé « Brainstorm » à cette époque. J’ai ensuite fait partie du BDE du cycle ingénierie. Plus tard, j’ai participé plus activement à l’association Prologin, puis, plus tard, à celle des anciens élèves.

Qu’avez-vous ressenti lors du passage d’étudiant à actif ?

Cela s’est déroulé de façon très fluide. Le stage de dernière année m’a aidé : je n’ai pas ressenti de problème pour passer d’un monde à l’autre. A vrai dire, j’étais même pressé. Je me disais qu’il était temps qu’enfin je me lance parmi les actifs.
Pour résumer, cela ne m’a pas posé de problème, sauf peut être l’anglais à la limite. Et ce point a été radicalement amélioré lorsque j’ai travaillé pour des sociétés étrangères. Depuis, lorsque les personnes anglophones avec qui je travaille depuis quelques temps découvrent que je parle français, et comme en plus mon nom a une sonorité anglaise, ils me disent : « Ha tiens, tu parles bien français !... » (rires)

Avant Adobe, quel parcours professionnel avez-vous tracé ?

"J’ai grandi chez Adobe depuis neuf ans"

Mon stage de fin d’études s’est déroulé chez Xerox, et à la suite de ce dernier ils m’ont engagé pour trois ans. Il s’agissait déjà d’un travail d’avant-ventes. Au cours de ces années, j’ai eu l’occasion de participer à la fondation en France de Xsoft. La seconde société que j’ai intégrée est Decan, qui a ensuite changé de nom pour s’appeler Sword. J’ai occupé pendant deux années le poste de chef de projet, sur le thème de la documentation technique. J’avais déjà, à l’époque, adopté le format de fichiers PDF d’Adobe. J’ai notamment eu l’occasion de travailler pour le compte de clients comme Renault ou Fiat.

Pourriez-vous me détailler votre évolution au sein d’Adobe ?

En 1998, c’est là que mon aventure chez Adobe commence. J’ai grandi chez Adobe depuis neuf ans : j’ai beaucoup évolué dans cette société, je vais essayer de résumer. Au tout début, j’ai eu une opportunité que j’ai saisie, une création de poste d’avant-vente sur deux produits émergeants d’Adobe, FrameMaker et la gamme Acrobat. Une année et demie plus tard, j’occupais le poste de Business Developpement Manager au niveau européen pour deux ans, ce qui m’obligeait à voyager en permanence.
Puis, la vie de famille étant chamboulée par l’arrivée de mon fils, j’ai décidé de calmer un peu ces déplacements pour devenir Directeur Commercial Entreprise pour la France, pendant une année, avant de passer Directeur Partenaires et Services. Enfin, la dernière étape depuis deux ans maintenant, je travaille en tant que Directeur Avant-Ventes pour l’Europe de l’Ouest.

Quelle motivation vous a poussé à choisir cette société ?

Je connaissais déjà bien les produits d’Adobe. D’autre part, il y a un « esprit Adobe » qui est assez similaire à « l’esprit Epita » que j’ai connu. C’est un peu l’esprit startup : « Work hard, Play hard », on travaille dur mais avec le sourire. J’avais besoin de ça, et Adobe représentait cette adéquation. Aujourd’hui encore, je suis fier de cette entreprise qui est la mienne, et je suis un de ses plus fervents promoteurs : nous avons les technologies les plus excitantes du marché.