L'actualité

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17 février 2009

"Rendre visible ce qui ne l'est pas, banaliser ce qui n'est plus la norme"

 

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Etienne Espivent, 30 ans, est le président de la toute jeune association étudiante Handi-Sudria, crée en mars 2008 dans l'école. Dynamique et souriant, Etienne rappelle "qu’une personne sur deux, en France, sera handicapée au moins six mois dans sa vie professionnelle, handicapée par une déficience provisoire ou définitive", ajoutant que "85% des personnes handicapées le sont après l’âge de quinze ans...et, pour 80% d’entre elles, ce handicap n’est pas visible à l’oeil nu".

Etienne tient là une des raisons de la création de cette association : "si la plupart des handicaps sont invisibles et que la moitié d’entre nous sera touchée de près ou de loin par le problème dans nos décennies de travail, il faut sensibiliser au plus tôt les futurs ingénieurs sur le problème. Leur rappeler que le handicap, ce n’est pas uniquement des enfants dans des fauteuils, le jour du Téléthon : cela peut-être une aide-soignante avec de gros problèmes de dos, dans une structure hospitalière, par exemple. Ou une maladie dégénérative de l’oeil qui rend aveugle un trentenaire, l’obligeant à se ré-orienter professionnellement."

Pour "sensibiliser les administrations, les professeurs" (et tous les lecteurs du site internet de l’association), Etienne et son équipe se sont fixés quatre buts : mettre en ligne des notices inhérentes aux différents handicaps, présenter les innovations technologiques dans ce domaine, organiser des événements pour sensibiliser les étudiants et l’opinion publique sur la problématique du handicap, et promouvoir l’entraide morale et matérielle entre les jeunes ainsi que les échanges entre les personnes handicapées et les personnes valides.

"Je ne peux pas encore vous parler en détail d’une aventure géniale, quelque chose d’énorme, qui arrive cet été, nous ne pouvons éventer la surprise mais je peux vous révéler que le sport, ses valeurs unificatrices, le dépassement de soi qu’il procure seront au centre de ce projet. Vous verrez, vous serez surpris !”, conclut Etienne.
Impossible en le quittant de deviner qu’Etienne fait partie des ces 80% de personnes au handicap invisible. Il faut oser lui poser la question pour avoir droit à un indice : "J’ai toujours été à l’écoute des autres...mais j’ai eu besoin d’un peu d’aide, récemment" glisse t’il avec un sourire,en effleurant son oreille.

9 février 2009

Santé, éclairage, décoration : les LED domptées à l'ESME

La luminothérapie (de la famille des photothérapies) consiste à exposer les yeux ou le corps d’un malade à une lumière dépourvue d'infrarouges (IR) et d'ultraviolets (UV). Cette lumière, mesurée en unité lux et dont l’intensité varie selon le besoin, peut être combinée à des produits photosensibilisants, qui majoreront le soin. Reconnue en 2005 pour son utilité thérapeutique par l’Association Américaine de psychiatrie, la luminothérapie entre à pas feutrés dans les salles de soins, réclamant de nouveaux instruments pour de nouvelles utilisations.
 

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Les enseignants de l’ESME se voient régulièrement proposer des demandes de « Transferts Technologiques », par des  entreprises désirant améliorer leurs produits ou en commercialiser de nouveaux. La division Recherche et Développement engage alors un processus de réflexion impliquant les enseignants-chercheurs de l’école. Le défi est souvent de taille, une fois le contrat de recherche signé selon un cahier des charges définis, il ne reste plus qu’à mettre en œuvre la matière grise, pour de longues semaines de travail pour aboutir à un démonstrateur : le « proof of concept ».


Christian Touseau, directeur du département Electronique et Mesures revient sur cette demande d’une entreprise qui recherchait une "table entière" de luminothérapie :
« Historiquement, avec les lampes classiques, on exposait la peau à une forte luminosité avec un spectre de couleur très réduit voir inexistant. L’éclairage à diode électroluminescente (LED) permet d'obtenir des effets thérapeutiques sélectifs en fonction de la couleur utilisée.

Autre exemple de collaboration avec un designer, la conception et la réalisation de luminaires à variation de couleur et de rythme adapté pour la décoration et l’animation de salle de réception ou encore la conception d’un lampadaire d’éclairage public couplé à un panneaux solaire.

Aujourd’hui, le coût d’un système à LED est plus élevé qu’une lampe à économie d’énergie mais elle offre plusieurs avantages : sa technologie est en évolution constante, elle ne contient pas de fil, elle est insensible aux vibrations et consomme peu".

Reconnu « centre de compétence en IDF » et expert Jessica France, l’école brille régulièrement par ses compétences… « et ce ne sont pas des LED qui enseignent » ajoute avec humour Christian Touseau.