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Allergologie : un nouvel outil d'aide au dépistage, à l'ESME-Sudria

Il y a quelques temps, l’école Esme-Sudria est contactée par le service d’allergologie d’un grand hôpital Parisien. Voilà Patrick Devriendt (directeur du département Signal et Télécommunications à l'ESME-Sudria) et son équipe confrontés à un besoin médical fort précis lié aux routines cliniques.
Elodie Roullot, enseignante-chercheuse : « Le Prick Test consiste à quantifier la réaction allergique d’un sujet via une piqûre dans l’épiderme, à travers une goutte d’allergène. Un soignant observe après une vingtaine de minutes la réponse d’hypersensibilité qui se manifeste  alors par un érythème et une papule. Le degré d’allergie étant directement lié à la taille de l’érythème, les soignants mesurent et consignent le diamètre de la réaction à chacun des allergènes testés. »

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Les soucis remontés par le médecin-chef sont les suivants : le test est chronophage et fastidieux (il nécessite autant de piqûres et de mesures que d'allergènes suspectés), il mobilise du personnel mais surtout son interprétation est trop variable. En effet, les résultats diffèrent selon les opérateurs, voire selon le mode d’observation pour un même opérateur. Il est donc nécessaire d’établir un protocole technique commun au recueil de données pour rendre les mesures plus reproductibles.


Elodie Roullot propose alors de développer un outil automatique de segmentation  des érythèmes qui va apporter une aide au diagnostic. Cet outil, basé sur des photographies de la peau, détecte les contours des érythèmes, calcule leur taille et donne une mesure facilement appréciable par un médecin. La solution ainsi mise en œuvre fait appel aux compétences de l’école en traitement d’image, discipline se trouvant au croisement de la physique, de l’informatique et des mathématiques.

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Les deux principaux écueils rencontrés pendant l’élaboration du logiciel se révèlent à la fois techniques et humains : la prise de vue peut énormément varier selon l’éclairage et la qualité du capteur, ce qui joue sur la fiabilité des résultats. Enfin, cette aide au diagnostic doit être savamment dosée entre du « tout automatique » et du « tout manuel », afin d’être acceptée par une communauté médicale parfois réfractaire, à juste titre, au  dépistage 100% automatique. Un médecin peut être accompagné dans sa réflexion par la technologie, mais rien ne remplace l’œil, l’oreille, le toucher et le « feeling » du médecin… pour de longues années, encore.

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