Travail de thèse sur la fonction myocardique, à l'ESME-Sudria

Constantin Constantinides, 25 ans, jeune diplômé de l’ESME-Sudria (promotion 2008), achève sa première année de thèse au PRIAM (Pôle de Recherche en Imagerie Appliquée à la Médecine) et revient avec nous sur le début de cette passionnante aventure... 

Tout a commencé il y a un peu plus d’un an, lorsque l’école, qui met un point d’honneur à occuper une place active dans le paysage de la recherche académique, a offert un poste de doctorant au sein du PRIAM pour 3 ans (le temps de la thèse).

 « Lorsque Patrick Devriendt, le directeur du PRIAM et du département Signal et Télécommunications de l’ESME-Sudria, a présenté le poste à l’ensemble des futurs diplômés en Signaux, Images et Sons, j’ai immédiatement proposé ma candidature. J’avais depuis longtemps l’envie de poursuivre mes études d’ingénieur par des études doctorales ; cette offre correspondait exactement à mon projet ! En effet, cette thèse, co-encadrée par une enseignante-chercheuse de l’ESME-Sudria et une chercheuse de l’INSERM, allait me permettre d’allier ingénierie et recherche clinique. Grâce à ma motivation et à mon dossier, j’ai décroché le poste ! »

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Le travail de thèse de Constantin s’inscrit dans le contexte général de l’étude de la fonction myocardique, notamment dans le cadre du bilan post-infarctus, qui est au cœur des préoccupations des chercheurs et des cliniciens.

« Mes premières recherches portent sur l’analyse quantitative des volumes ventriculaires et de la masse myocardique en Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Concrètement, je développe une application logicielle permettant d’automatiser un certain nombre de mesures qui vont permettre de dresser un bilan précis des séquelles de l’infarctus. Cette automatisation devient nécessaire, car aujourd’hui nous disposons de séquences d’images tridimensionnelles, c'est-à-dire de volumes à 4 dimensions, ce qui rend leur exploitation visuelle longue et fastidieuse.

Ce travail nécessite des compétences pluridisciplinaires, allant de connaissances anatomiques et fonctionnelles sur le cœur à des compétences en ingénierie ;  heureusement je suis bien entouré, puisque je suis amené à travailler avec des cardiologues issus du milieu hospitalo-universitaire, des chercheurs, des ingénieurs… » 

Les difficultés de mon travail sont liées à l’information contenue dans les images. Dans certaines zones, les images présentent un contraste insuffisant pour permettre une bonne segmentation des ventricules cardiaques sans émettre d’hypothèses sur la forme géométrique ou sur l’évolution temporelle. Or, si pour le ventricule gauche on peut utiliser des informations a priori (le ventricule gauche est de forme quasi-circulaire), pour le ventricule droit ce n’est pas toujours possible, du fait de sa grande variabilité d’un sujet à l’autre. Chaque cœur est différent, ce qui rend la tâche complexe…et fascinante. »

 

Retour sur les cordées de l'espoir

De retour du Mont-Blanc, Etienne Espivent, étudiant à l’ESME-Sudria et président de l’Association HandiSudria fait le point sur les Cordées de l’Espoir, une aventure humaine et sportive qui a emmené sur le toit de l’Europe des personnes handicapées et des personnes valides.

 Etienne, qu’est-ce que l’association Handisudria ?

L’association a été fondée en 2008 par des élèves ingénieurs de l’ESME-Sudria avec pour but principal de sensibiliser les étudiants sur le thème du handicap : il faut faire évoluer les mentalités de tous, surtout celles des futurs cadres sur l’intégration des personnes handicapées dans le monde professionnel.

Tout au long de l’année, nous mettons en ligne sur le site de l’association des notices relatives aux différents handicaps, des présentations d’innovations technologiques dans ce domaine, y compris celles développées au sein même de notre école. Nous organisons également des événements pour sensibiliser les étudiants et le grand public sur la problématique du handicap.

L’initiative des « Cordées de l’Insertion » événement créé par l’association HandiSudria et co-organisée avec le site Hanploi vise à enrichir les expériences de vie des participants et aussi celle de l’opinion publique vis-à-vis du handicap. Le handicap n’est pas synonyme de barrière, bien au contraire il devient une source de challenge.

Présentez-nous votre groupe, jusqu’où êtes vous allé ?

Nous étions un groupe de femmes et d’hommes de 21 à 61 ans, d’origines et de handicaps variables, sous l’égide de trois guides et de deux passionnés de haute montagne. Nous avons réussi l’ascension de deux sommets. Le Grand Paradis (4061 m) tout d’abord en partant depuis le refuge Victor Emmanuel en Italie. Même si le Mont blanc était l’objectif premier nous avons du pour des raisons météorologiques nous orienter vers les Aiguilles du Tour (3542m) où nous sommes arrivés le 25 juin.

 

Une ascension en haute montagne, est-ce une promenade de santé ?

Pas vraiment : lors de la montée vers le Grand Paradis les conditions météorologiques  se sont dégradées très rapidement et nous avons du redoubler d’effort. Autre journée éprouvante, l’escalade de la Falaise du Fayet, challenge physique et moral pour nous tous.

 

Que retenez-vous de cette aventure ?

L'équipe manque encore de recul face à l'expérience inoubliable qu'elle a vécue mais nous nous souviendrons toujours de ces moments intenses où chacun se donnait pour les autres sans rien demander en échange.
Il ne faut jamais baisser les bras en toutes choses. Toute vie humaine est une aventure et l'aventure d'un seul être humain engage l'humanité entière car sa réussite demande de l'entraide, de la solidarité, de la compréhension.

Plan de relance économique du gouvernement

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Les domaines abordés par les écoles du Groupe IONIS semblent au coeur des préoccupations économique de la France :

Lors du séminaire organisé dimanche dernier par le premier ministre François Fillon, les membres du gouvernement ont entamé une réflexion sur les priorités pour le second semestre 2009.

On s’attend à ce que l’accent soit mis sur les nano-technologies, les biotechnologies, la voiture électrique ou plus largement le numérique (logiciels, jeux vidéos, etc.). En s'appuyant sur les pôles de compétitivité spécialisés dans ces domaines, le gouvernement souhaite relancer l’économie et la croissance grâce à ces secteurs prometteurs.

Les diplômés de l’ESME Sudria, d’EPITA, d’EPITECH, de Sup'Biotech et d’e-artsup, directement concernés par les secteurs cités ci-dessus, bénéficieront donc indirectement des choix du gouvernement en matière de soutien financier, grâce à la création de nombreux emplois et débouchés.

Si l’emprunt annoncé par le gouvernement a lieu auprès des particuliers et des marchés financiers (les modalités de cet emprunt seront discutées pendant 3 mois et annoncées à l’automne), alors les investissements dans tous ces domaines pourraient être une belle opportunité pour les futurs diplômés des écoles du Groupe IONIS.

Comme l’a souligné le premier ministre "toutes les ressources de l’emprunt public qui nous permettra d’investir dans ces secteurs d’avenir, devront être affectées à des dépenses clairement identifiées comme porteuses de croissance et d’emplois".

Retrouvez l'intégralité du discours du Premier minisitre sur son blog.

Le transcripteur de partitions, du MP3 au MIDI

Chaque semaine, retrouvez sur le site de l’ESME-Sudria un projet de quatrième année. Ces projets font partie intégrante du cursus et permettent de mettre en application les connaissances et compétences acquises en cours ; ils sont supervisés par un enseignant-chercheur de l’école et font l’objet d’une évaluation. Aujourd’hui, un transcripteur de partitions conçu par François-Xavier, Guy, et Thomas.
« L’objectif de notre travail est d’analyser des fichiers audio de type WAVE ou MP3, pour en extraire les informations symboliques nécessaires pour écrire la partition musicale correspondante. Ces informations, une fois extraites, peuvent être stockées par exemple sous la forme d’un fichier MIDI (Musical Instrument Digital Interface), ce format très en vogue sur le Web car il permet de restituer un morceau de musique tout en étant très compact, et donc téléchargeable très rapidement.
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Outre la possibilité de « compresser » un fichier WAVE ou MP3 en un fichier MIDI, les informations extraites peuvent servir à écrire une véritable partition, mais cette étape de transcription fait appel à d’autres compétences, notamment en imagerie, et est trop ambitieuse pour que nous puissions la traiter dans le cadre de ce projet. Mais cela pourrait faire un bon projet pour d’autres étudiants, l’année prochaine ! »
Un fichier MIDI contient une représentation symbolique d’un morceau de musique, et est constitué de plusieurs pistes (une par instrument) contenant pour chacune le type d’instrument (piano, flûte, guitare, clavecin, trompette, etc.), le tempo, la séquence des notes avec leur hauteur, leur durée, leur volume sonore. L’objectif du projet a été limité à l’étude de morceaux monophoniques (un seul instrument jouant une note à la fois) et à l’extraction de la hauteur et de la durée des notes, ce qui n’est déjà pas aussi évident qu’il y paraît pour des élèves-ingénieurs de quatrième année !
« La reconnaissance de la note se fait en découpant le signal musical en petits morceaux d’environ 100 millisecondes (le fenêtrage) et en utilisant des outils d’analyse fréquentielle (transformée de Fourier) pour extraire la fréquence fondamentale de chaque fenêtre de signal ; puis on associe à chaque fréquence une note (do, ré, mi, etc ;). Ensuite, il faut repérer le début et la fin de chaque note pour en extraire la durée (noire, croche, blanche, etc.).
Le plus gros défi, pour l’équipe, n’a pas été forcément là où on l’attendait : nous nous sommes rendu compte qu’il fallait utiliser nos notions de solfège pour comprendre le problème. Quand notre prof nous a demandé, avant de nous donner le sujet du projet, si nous étions musiciens, la question n’était finalement pas hors sujet ! »

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A propos de l'ESME Sudria

L' ESME Sudria a été fondée en 1905 par Joachim Sudria. L'école est reconnue par l'Etat depuis 1922. L'école est habilitée par la Commission des Titres de l'Ingénieur (CTI) à délivrer son diplôme au nom de l'Etat. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria est visé par le Ministère de l'Éducation Nationale. Le diplôme d’ingénieur de l’ESME Sudria confère le grade de Master. L'école est membre de la Conférence des Grandes Ecoles (www.cge.asso.fr) et de l'Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI www.ugei.org).

Infos pratiques

  • ESME SUDRIA
    38 rue Molière
    94200 Ivry-sur-Seine

    TEL : 01 56 20 62 00
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