Sensibiliser aux problématiques de l'entreprise au travers des progiciels

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Interview de Christine Sanchis, consultante chez Oracle, leader du marché du logiciel d'entreprise, et intervenante à l'ESME Sudria sur les progiciels.
  
En quoi consiste votre enseignement à l'ESME Sudria?

J'enseigne en dernière année dans le cadre de la spécialisation système d'information sur la thématique des progiciels - des logiciels applicatifs permettant de répondre aux besoins des entreprises. L'objectif est de fournir aux étudiants les clés d'accès à ce monde des progiciels auquel ils seront forcément confrontés dans le cadre de leurs activités professionnelles futures.

Mais comme je l'annonce en début d'année, mon cours n'est pas technique (même s'il aborde des sujets technologiques). Il cherche à permettre la compréhension et l'analyse des enjeux de l'entreprise et appréhender les réponses apportées par les systèmes d'information de type progiciels. Mes questions préférées sont : pourquoi ? Pour quoi faire ?
 
Qu'est-ce qui vous a poussée et vous retient dans la voie de l'enseignement ?

C'est un complément indispensable à mon activité professionnelle depuis des années. Tout d'abord par envie de transmettre l'expérience diversifiée que j'ai acquise au cours de ces années passées dans ce milieu informatique. Par ailleurs découvrir de nouveaux domaines, me former et m'informer en continu sont des moteurs forts (les Anglo-saxons disent des "drivers") de ma carrière. Or la pratique de l'enseignement rend nécessaire cette mise à jour permanente des savoirs afin d'être toujours au courant des dernières avancées. Enfin, c'est un réel plaisir que de sortir de mon quotidien professionnel (même si il est intéressant) pour me confronter aux questions des étudiants. J'ai l'habitude de leur dire qu'ils sont ma "bouffée d'air frais" périodique.

Donc, pour toutes ces raisons, ma motivation pour poursuivre l'aventure de l'enseignement est à son maximum. J'enseigne d'ailleurs aussi dans le cadre d'une licence professionnelle (donc des profils très différents de ceux de l'ESME) et intervient dans un collège dans le cadre d'activité de bénévolat (association Entreprendre pour Apprendre). Le monde de l'éducation est donc mon deuxième univers et peut être qu'un jour j'y basculerai complètement !

Votre plus grande réussite pédagogique ?

Chaque fois que l'un des étudiants passés par mon cours choisit de poursuivre par une carrière dans le domaine progiciel. C'est arrivé plusieurs fois mais j'ai un souvenir particulièrement ému de la promo 2006 dont sept d'entre eux avaient rejoint l'entreprise dans laquelle je suis. Certains y sont toujours et j'ai gardé d'excellents contacts avec ceux qui ont poursuivis leur carrière sous d'autres cieux. Tous ont brillamment réussi. L'enseignement c'est aussi l'occasion de faire de belles rencontres.

Vos rêves les plus fous en matière de pédagogie ?

Au cours des années, j'ai expérimenté plusieurs axes pour sortir du cadre figé du cours magistral : étude de cas réalisée par les étudiants en équipe, visite d'un salon professionnel... Aujourd'hui j'aimerais avoir la possibilité d'utiliser les nouvelles technologies pour mon cours avec deux axes de réflexion :

  • Tout d'abord le plus simple : créer un blog (dans l'idéal sécurisé sur une plateforme ESME) pour échanger avec les étudiants et poster des informations. Aujourd'hui je diffuse plutôt par mail les informations comme les articles de presse intéressants par exemple. Un blog pourrait remplacer cela avantageusement.
  • Un peu plus compliqué à monter mais cela pourrait constituer un bon projet de développement pour une équipe d'étudiants : réaliser un "serious game" sur le thème de la mise en œuvre des progiciels dans une entreprise (équivalent moderne de l'étude de cas en équipe).

Sensibiliser à la recherche

recherche.jpgInitiée il y a deux ans et mise en place depuis cette année à l'ESME Sudria, la formation AvanThèse® permet aux étudiants de Master 1 choisissant cette option dans le cadre des Mineures Managériales d'être sensibilisés au milieu professionnel et aux carrières de la recherche.

La formation AvanThèse®, conçue par l'association l'Intelli'agence® et mise en œuvre par l'ESME Sudria, s'étale sur cinq séances entre le mois d'octobre et le mois de décembre. Des séances lors desquelles les étudiants sont amenés, entre autres, à effectuer un travail coopératif sur internet (wiki), à réaliser des interviews de chercheurs et à produire pour finir un « rapport d'étonnement » - recherche partant d'une interrogation naive sur ce qu'est la fonction de chercheur. Pour compléter cette formation, les élèves sont incités à participer aux événements organisés par l'école, tels que les Matinales du PRIAM ou les Assises de l'ESME Sudria.

« A travers la formation AvanThèse®, il s'agit de sensibiliser les élèves à la recherche et à ses activités ainsi que de les ouvrir à la possibilité d'effectuer une thèse, notamment dans le cadre du cursus "recherche et innovation" de l'école, explique Elodie Roullot, directrice de la Recherche à l'ESME Sudria. L'objectif de cette formation est de permettre aux étudiants de mieux connaître l'univers doctoral et de déterminer si leur parcours professionnel passe par une formation par la recherche. Ce cheminement, accompagné par un formateur-conseil habilité par l'Intelli'agence, se fait en adoptant la démarche du chercheur, via une veille d'information et des entretiens avec des professionnels. »

Envisager la recherche de manière pragmatique

Ce sont les Matinales du PRIAM qui ont fait naître chez Jean-Marc Tacchella (ESME promo 2011) le souhait de faire de la recherche. « Elles m'ont donné envie d'approfondir les sujets qui étaient présentés », précise Jean-Marc. Ce dernier effectue actuellement un doctorat en imagerie médicale à l'ESME Sudria en collaboration avec le Laboratoire d'imagerie fonctionnelle (INSERM / Université Pierre et Marie Curie).

« La formation AvanThèse® m'a permis d'envisager de faire de la recherche de manière plus pragmatique, affirme Jean-Marc. Les interviews réalisées avec une post--doctorante et un chercheur de General Electric (GE) m'ont sensibilisé aux aspects pratiques de la recherche. L'AvanThèse® m'a permis d'envisager ma thèse comme une première expérience professionnelle, au cours de laquelle je pourrai acquérir des compétences multiples, valorisables à la fois en laboratoire de recherche et en entreprise. J'ai découvert la possibilité éventuelle de prolonger ma thèse par un post-doctorat dans un pays anglophone. »

Optimiser le rendement des panneaux photovoltaïques

Le 20 novembre, des étudiants de l'ESME Sudria ont présenté un projet sur l'orientation des panneaux solaires au Salon du livre d'histoire des sciences et des techniques d'Ivry-sur-Seine.

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Stéphanie Adalbert, Aude Vincent et Thomas Pagès, tous trois élèves de quatrième année de l'école, ont présenté leur projet d'application sur l'orientation des panneaux solaires lors du Salon d'histoire des sciences et des techniques qui a eu lieu à l'Espace Robespierre d'Ivry-sur-Seine, les 18, 19 et 20 novembre derniers.

Un exercice pédagogique utile

« Un ingénieur doit être capable de résoudre des problèmes technologiques impliquant des paramètres multiples, mais également être en mesure de communiquer sur son travail auprès de ses divers interlocuteurs et auprès d'un public non averti, affirme Roger Ceschi, le directeur de l'école. Nous insistons sur cette dimension de l'ingénieur dans le parcours étudiants de l'ESME Sudria. »

Avec ce projet pluridisciplinaire qui a fait appel à des compétences acquises durant les premières années de l'école en énergie, en électronique ou encore en traitement du signal, les étudiants ont pu faire partager aux visiteurs de ce salon qui portait sur l'homme et l'environnement les problématiques technologiques posées par l'utilisation de l'énergie photovoltaïque.

Un enjeu complexe

L'objectif de ce projet était d'optimiser la productivité des panneaux photovoltaïques - une source d'énergie inépuisable mais à faible rendement. Les trois étudiants ont travaillé sur la carte de commande du panneau solaire, guidant l'orientation du panneau. « L'énergie des photons est transformée par le matériau semi-conducteur des panneaux photovoltaïques en une énergie électrique, explique Thomas Pagès. Il fallait s'assurer que le maximum d'énergie des photons puisse être capté, c'est-à-dire que le plan de captage soit perpendiculaire à la direction des photons. Il fallait aussi dimensionner un système de suivi du soleil qui ne consomme qu'une fraction de l'énergie produite par les panneaux. »

« Un panneau peut être considéré comme une source de courant tant que la tension à ses bornes reste inférieure à 80 % de sa tension nominale, poursuit Aude Vincent. Or il faut qu'il délivre sa puissance maximale et ce, quelles que soient les conditions climatiques. Une méthode de recherche de ce point de fonctionnement est donc indispensable. Il fallait trouver les bons capteurs pour savoir où était le niveau d'ensoleillement le plus élevé et commander le moteur avec des séquences pour pouvoir le faire tourner pas à pas. »

Le photovoltaïque est une source d'énergie qui qui laisse présager de belles perspectives en termes d'emplois et d'économie dans lesquelles des ingénieurs tels que ceux de l'ESME Sudria, possédant des compétences multiples orientées vers l'innovation et vers le futur, pourront jouer un rôle important. L'irradiation que le soleil fait parvenir sur la terre chaque année représente plus de 10 000 fois la consommation mondiale actuelle d'énergie.

« De nombreux projets à mener »

Entretien avec Roger Ceschi, nouveau directeur de l'ESME Sudria.

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Pourquoi avoir pris la direction de l'ESME Sudria ?

Les raisons sont multiples. L'ESME Sudria est une école d'ingénieurs ancienne et prestigieuse, ce qui en soi lui confère un pouvoir d'attraction important. Ensuite, faire vivre et progresser la renommée d'un établissement comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire par le passé en dirigeant une grande école publique, puis une autre consulaire est un travail particulièrement intéressant. La renommée d'une grande école est une fonction à plusieurs variables. Parmi celles-ci figurent son ancienneté à laquelle est liée l'étendue de son réseau, les positions hiérarchiques occupées par ses anciens élèves, l'appréciation des industriels portée sur l'école, la sélectivité à l'entrée de l'école, le niveau scientifique des programmes d'enseignement, l'extension de la formation au-delà de la simple dimension scientifique, le niveau académique du personnel enseignant, la compétence du personnel administratif, le niveau et le nombre de publications dans les revues de renom, le nombre de chercheurs impliqués dans les grands projets, les partenariats nationaux et internationaux. La liste est longue... Et optimiser l'ensemble de ces paramètres est un défi qui me séduit !

D'autre part, quand on dirige une école et que l'on a des idées pour la développer, ce que l'on souhaite en premier lieu est de pouvoir les réaliser. Aussi, les économies d'échelles, les moyens, et les partenariats permis par l'appartenance de l'établissement au Groupe IONIS et ses potentialités internationales, autorisent le développement d'une stratégie ambitieuse. Développer dans tous les sens positifs du terme, voilà ce qui me motive.

Quels sont vos projets pour l'ESME Sudria ?

Les projets à mener sont nombreux et divers. Certains s'inscrivent sur du court terme, d'autres, plus ambitieux, dans une durée plus longue. En premier lieu, le Groupe IONIS a décidé l'ouverture de trois campus supplémentaires : l'un à Paris - Montparnasse, qui marque le retour aux racines historiques, et deux autres qui traduisent une ambition, celle de rendre l'ESME Sudria présente en région. L'école de Lille comme celle de Lyon rejoindront les campus du Groupe IONIS déjà existants dans ces deux villes.

A côté de ce projet majeur en cours de réalisation, d'autres projets existent tels que la mise en place du nouveau concours Advance porté par le portail APB et associant l'ESME Sudria, l'EPITA et l'IPSA, un travail sur la pédagogie avec la prise en compte du renouvellement de ses formes, l'élévation du niveau scientifique, le développement de la recherche portée par nos équipes, celui de l'international avec la mise au point de nouveaux programmes et de nouveaux partenariats internationaux, l'introduction de cours en anglais dans le cycle master, le maintien à la qualité ISO de l'ensemble de l'école.

Comment évolue le métier d'ingénieur ?

Le métier d'ingénieur n'est plus aussi recherché par les étudiants qu'autrefois : même si la tendance est peut-être en train de s'inverser... Les entreprises sont à présent et pour la plupart d'entre elles, tenues par des financiers et la France s'est désindustrialisée. Ce n'est pas un jugement, c'est le constat d'une situation dont on voit les conséquences néfastes. Sachant qu'un emploi d'ingénieur nouveau crée indirectement deux autres emplois, on voit pourtant le formidable potentiel que cela représente. Par ailleurs, l'ingénieur a besoin de développer des compétences managériales. En effet, ses compétences technologiques ne sont pas toujours au cœur de son métier en entreprise et ne sont plus toujours suffisantes.

Heureusement, la demande en ingénieurs reste très forte dans un certain nombre de secteurs. C'est le cas dans le secteur des technologies de l'information et de la communication, dans ceux des transports, de l'énergie, de la santé et des moyens dédiés au diagnostic, des nanotechnologies, et de bien d'autres secteurs encore dans lesquels la France détient un leadership ou un niveau à conserver. Imaginez une seule seconde une pénurie d'ingénieurs dans ces domaines, l'économie du pays en souffrirait encore plus !

Il serait bon de redonner à cette profession la place qu'elle mérite...

D'un projet de fin d'année à une publication scientifique

Un article scientifique rédigé par trois élèves de dernière année a été accepté dans un colloque scientifique international.

Laure Dumont, Aurélien Toussaint et Alexandre Chabalier (ESME promo 2011) sont les auteurs d'un article scientifique rédigé dans le cadre d'HemiGaitMod, leur projet de dernière année effectué en collaboration avec l'hôpital de Garches (92) au sein de la majeure « ingénierie des systèmes électroniques embarqués ». Cet article, qui porte sur la conception d'un dispositif embarqué d'aide à la modélisation de la marche d'une personne hémiplégique, a été accepté pour publication au colloque international sur l'enseignement des technologies et des sciences de l'information et des systèmes (CETSIS). Les trois étudiants se sont donc rendus du 23 au 26 octobre derniers à l'université de Trois Rivières (Québec - Canada).

1PosterHemiGaitMod.jpgUne publication dans un colloque reconnu

Organisé par le Club électronique électrotechnique automatique (EEA), la Société française d'optique (SFO), la Société française de physique (SFP) et l'université du Québec de Trois Rivières, le colloque CETSIS est le lieu d'échanges privilégié des enseignants des universités, IUT, écoles d'ingénieur, lycées professionnels, pour ce qui concerne l'évolution des pratiques pédagogiques dans les domaines de l'automatique, l'informatique industrielle, l'électronique, l'électrotechnique, la mécanique, l'optique, la physique, les réseaux et télécoms, le signal et l'image.« Cette publication représente une reconnaissance institutionnelle de notre travail, une première entrée dans l'univers de la recherche et l'occasion de rencontrer de nombreux professeurs, chercheurs et professionnels associés à l'électronique et aux systèmes embarqués. L'avis exprimé par ces experts sur notre article est à la fois exaltant et porteur. », affirme Aurélien Toussaint, ravi du voyage.

Un projet utile aux patients hémiplégiques

« Peu de travaux existent sur l'étude de l'évolution et de la dégradation de la locomotion des personnes hémiplégiques hors du contexte hospitalier, explique Christian Touseau, responsable du département électronique et mesure de l'école, qui a suivi les étudiants avec Gilbert Pradel, de l'Ecole normale supérieur de Cachan et Didier Pradon, responsable du laboratoire d'étude de la marche à l'hôpital Poincarré de Garches. La conception et la réalisation d'un dispositif embarqué d'acquisition des informations sur la locomotion de ce type de patient se révèlent donc bien utiles. Les données ainsi recueillies seront en effet transmises à une base de données, traitées et mises à disposition des médecins sous forme exploitable. Le système embarqué prétraitera également en temps réel les données pour avertir le patient du niveau de la dégradation de sa locomotion et lui permettre ainsi de prendre les dispositions nécessaires, telles que s'appuyer ou s'arrêter. »

2PosterHemiGaitMod.jpgL'amélioration de la prise en charge des séquelles sensorimotrices liées à l'hémiplégie vasculaire, responsables des troubles de la marche, constitue un enjeu majeur de santé publique. En effet, les troubles de la marche sont très fréquents chez les personnes hémiplégiques n'ayant pas perdu cette faculté et induisent des risques de chutes à cause d'un mauvais contrôle de l'équilibre ou d'une mauvaise appréciation de la hauteur pied sol. Peu d'études jusqu'à ce jour ont cherché à quantifier l'évolution de l'activité locomotrice dans la vie courante du patient en situation extérieure à l'hôpital. Un dispositif tel que celui conçu et développé par les élèves de l'ESME Sudria permettra donc de faire évoluer l'efficacité de la prise en charge du patient.

 

Devenir ingénieur spécialiste des systèmes embarqués

2 christian_touseau.jpgChristian Touseau est responsable du département électronique et mesure de l'ESME Sudria. Il dirige également la voie d'approfondissement de l'école sur les systèmes électroniques embarqués. Interview.

Quel est le contexte actuel des systèmes embarqués ?

Les systèmes embarqués sont un domaine passionnant dans lesquels il y a actuellement une forte embauche et un fort besoin de professionnels compétents. En effet, le coût de l'électronique et les consommations énergétiques très faibles de ceux-ci ont permis la réalisation de systèmes électroniques mobiles intégrant des applications et des systèmes d'exploitation particulièrement performants.

Il en résulte une explosion du nombre des machines nomades sans fil, proposées aujourd'hui aux utilisateurs, des téléphones portables aux tablettes graphiques ou autres lecteurs multimédias, qui sont réalisés avec de l'électronique haut de gamme numérique embarquée. Ces technologies requièrent des savoir-faire tant en électronique matérielle (architecture de système numérique, conception de cartes, fabrication de cartes...) qu'en logiciel (systèmes d'exploitation embarqués tels que Windows CE, Linux ou Androïd, les programmes d'applications...). Les ingénieurs concernés doivent donc avoir la connaissance et la maîtrise « hardware » et « software » du produit.

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Quel type d'ingénieur ce domaine intéresse-t-il et forme-t-il ?

Les principales qualités souhaitables pour exercer ces métiers sont la curiosité, la discipline, le dynamisme et l'imagination. En effet, ces technologies évoluent très vite et il faut réactualiser ses connaissances tout aussi rapidement. C'est en lisant des articles techniques, des revues scientifiques, et en participant à des séminaires technologiques que l'on progresse. C'est également un métier « passion » qui demande un investissement personnel important. L'ingénieur en systèmes embarqués est un créatif qui doit être capable de résoudre des problèmes nouveaux et faire preuve d'imagination. Il doit le faire tout en s'attachant à obtenir un résultat en temps, en heures et en coûts.

Les carrières se font dans des bureaux d'études au sein desquels les diplômés peuvent ensuite évoluer vers des postes de responsable projet, ingénieur produit ou directeur technique. Beaucoup d'étudiants se retrouvent ainsi dans le domaine des transports (automobile, chemin de fer, aviation, aérospatial, etc.) ou dans l'électronique multimédia ou de communication. L'électronique, d'une manière générale, est présente quasiment partout, depuis la simple cafetière jusqu'au satellite le plus sophistiqué. La demande de compétences dans ce domaine ne peut que s'accroitre.

electronique6.jpgComment enseigne-t-on les systèmes embarqués ?

Enseigner les systèmes embarqués, c'est dispenser un enseignement approfondi de l'électronique et de l'informatique : conception des systèmes à base de micro-processeurs, conception d'application en logique programmable ou en ASICS, connaissance de tous les outils de conception assistée par ordinateur (CAO) nécessaires pour obtenir des solutions technologiques. Connaissance et utilisation de langages de haut niveau, maîtrise des systèmes d'exploitation que l'on utilise sur ces produits tels que Linux, Androïd, Windows CE auxquels s'ajoutent parfois des contraintes temps réel nécessitant des systèmes d'exploitation encore plus contraignants.

Les enseignements sont très orientés sur l'aspect pratique et pragmatique d'un système. Cela nécessite un investissement important en heures passées dans les laboratoires à concevoir et réaliser physiquement des projets portant sur des domaines techniques très variés.

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Cap sur l'International

L'école ouvre cette année un semestre obligatoire d'études à l'étranger en 3e année.

« Il est devenu à peu près impossible pour un ingénieur d'envisager une carrière sans dimension internationale, explique Catherine Coquan, la directrice des relations internationales. C'est pourquoi l''ESME Sudria a décidé d'envoyer la totalité de ses élèves étudier au moins un semestre à l'étranger. L'anglais, langue véhiculaire, est obligatoire pour tous et la pratique d'une deuxième langue vivante est fortement encouragée. Par ailleurs, dans les dernières années du cursus, la part des enseignements dispensés en anglais ne cesse d'augmenter. »

international drapeaux.jpgUne stratégie d'ouverture internationale

L'ESME Sudria s'est depuis longtemps inscrite dans une démarche d'ouverture internationale, comme en témoignent les brillantes carrières internationales menées par ses anciens. Grâce aux universités partenaires les immersions sont possibles, non seulement pendant un semestre en troisième année, mais également dans le cadre d'un cursus international en cinquième année. Outre les échanges académiques à l'International et les cours d'anglais, les étudiants se voient souvent offrir la possibilité d'effectuer un stage à l'international. Le stage de cinq mois en dernière année est l'occasion d'une première expérience métier à l'étranger, qui peut préfigurer une carrière hors de France. 

Les activités menées par certaines associations étudiantes de l'école comme Melting Pot, qui s'occupe de l'accueil des étudiants étrangers ou Idées Madagascar, qui s'attache à l'aide au développement de Madagascar favorisent également cette ouverture parmi les étudiants.

Des universités partenaires réputées

Les universités partenaires de l'école, au sein desquelles les élèves peuvent effectuer des échanges, sont nombreuses et prestigieuses. On compte en tout une quinzaine d'établissements, parmi lesquelles six universités américaines, ainsi que des universités réparties sur les quatre autres continents dont l'université de Kassel (Allemagne), l'université de Stellenbosch (Afrique du sud), l'université de Wollongong (Australie) ou encore l'université Jio Tong de Shanghai (Chine). Chacun de ces échanges constitue une expérience particulièrement enrichissante pour l'étudiant, qui non seulement fait progresser ses facultés d'adaptation et améliore son niveau d'anglais mais encore profite d'un enseignement d'excellence complémentaire de celui de l'école.

Béchir Ben Amara (ESME promo 2012), parti étudier à l'université de Leeds pendant la dernière année de son cursus (2012) dans le cadre du programme de double diplôme délivrant le master d'énergie renouvelable de Leeds en plus de celui de l'école, explique : « L'université de Leeds est l'une des plus populaires du Royaume-Uni. Les cours dispensés durant le master d'énergie renouvelable recouvrent un large panel de connaissances dans le domaine de l'énergie. Les modules optionnels permettent aux élèves qui le désirent d'acquérir de nouvelles connaissances habituellement non enseignées dans les écoles d'ingénieurs classiques, à l'exemple des cours de changement climatique, de ceux de système à énergie avancée ou encore de passage à l'énergie durable. Ces modules optionnels sont très enrichissants et permettent aux élèves d'élargir leur champ de connaissances dans le domaine de l'énergie. »

 

L'imagerie médicale pour mieux diagnostiquer l'infarctus du myocarde

Deux chercheuses de l'ESME Sudria ont présenté leurs travaux lors de deux conférences majeures de l'ingénierie appliquée à la médecine.

Le Pôle de Recherche en Ingénierie Appliquée à la Médecine de l'ESME Sudria (PRIAM) a participé début septembre à deux colloques importants des domaines du traitement du signal et de l'image et de l'ingénierie biomédicale : la conférence « Engineering in Medecine and Biology Conference» (EMBC) à Boston et celle organisée par le GRoupe d'Etudes du Traitement du Signal et des Images (GRETSI) à Bordeaux. Ces deux événements étaient l'occasion pour les membres du PRIAM de partager leurs résultats avec les autres acteurs de la communauté scientifique spécialiste des mêmes sujets. La cible de leurs travaux ? Un diagnostic plus efficace de l'infarctus du myocarde.

Faire progresser le diagnostic du médecin 

2ImageIRM_HEGP copie.png« La mortalité par maladies cardiovasculaires et plus spécifiquement par maladies vasculaires cérébrales a beaucoup diminué en France ces trente dernières années, relève Yasmina Chenoune, enseignante-chercheuse à l'ESME Sudria. En revanche, les pathologies liées à un défaut d'irrigation du cœur par le sang (maladies ischémiques) n'ont reculé que de 8% sur cette même période. Des progrès dans le diagnostic et le traitement de ces maladies, qui présentent malgré tout un problème de santé publique dans les pays industrialisés, restent donc nécessaires. Ces progrès sont possibles grâce aux avancées technologiques considérables que connaît l'imagerie médicale cardiaque actuelle et qui permettent d'acquérir des images de mieux en mieux résolues. Les travaux de recherche menés dans ce domaine visent à fournir des outils logiciels aux médecins, leur permettant d'exploiter de manière rapide, précise et robuste la multitude d'informations contenues dans ces images. »

Mieux évaluer la pathologie

Par quels moyens ? Jessica Lebenberg, post-doctorante au PRIAM, explique : " Pour établir un bon diagnostic et intervenir de manière plus efficace auprès des patients venant de subir un infarctus du myocarde, le médecin a besoin d'évaluer rapidement et précisément le fonctionnement et la morphologie du cœur infarci. Ces évaluations peuvent se faire en extrayant les contours de la paroi du myocarde mis en évidence sur des images acquises par résonance magnétique. Pour s'affranchir de la segmentation  manuelle d'un expert qui est un travail long, fastidieux et peu reproductible, des méthodes de traitement d'images plus ou moins automatiques ont été développées. Le projet auquel j'ai participé a consisté à comparer, en s'appuyant sur des modèles mathématiques, différentes approches de segmentation afin de déterminer la plus performante pour une application donnée. Une perspective de ce projet serait de distribuer aux praticiens la méthode de segmentation automatique retenue selon nos tests, afin qu'ils puissent analyser rapidement les images de leurs patients et ainsi évaluer la gravité de la lésion."  

Fournir un critère quantitatif pour l'aide à la décision thérapeutique

2GRETSI2011_CHENOUNE_4 copie.png« Quantifier ou chiffrer certains paramètres fonctionnels cardiaques comme l'étendue de l'infarctus du myocarde peut aider le médecin à décider de la stratégie à adopter afin de traiter le patient », explique Yasmina Chenoune dont les travaux de recherche portent précisément sur cet aspect lié à l'aide à la décision thérapeutique. Elle précise : « La segmentation de contours et le recalage, qui consiste à aligner deux images décalées l'une par rapport à l'autre, sont des outils très importants en traitement d'images médicales ; notamment lorsque l'on veut quantifier des paramètres médicaux. L'étendue de l'infarctus du myocarde est un paramètre essentiel qui aide les médecins dans le diagnostic des maladies ischémiques et davantage encore dans la prise de décision concernant le traitement à adopter.

Lors du colloque du GRETSI, j'ai présenté une chaîne complète de traitement d'images, intégrant des outils de segmentation, de recalage et de quantification, suivie par la validation clinique d'un médecin expert. La méthode de recalage rigide (sans déformation) développée a été appliquée localement autour du cœur, en 3D, entre des IRM Ciné (dynamiques) et des IRM de rehaussement tardif (qui permettent de localiser l'infarctus grâce à l'injection d'un produit de contraste). L'apport essentiel de ce projet, fait en collaboration avec l'unité Inserm 678 et l'Hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP) à Paris, se situe dans l'intégration de différents outils de traitement et dans la contribution du recalage 3D à l'amélioration de la quantification automatique de l'étendue de l'infarctus du myocarde. »

La double compétence, un atout proposé par l'ESME Sudria

Depuis 2 ans, les étudiants ont la possibilité de suivre en 5e année un double cursus en ingénierie et management avec l'ISG.

Les étudiants de l'ESME Sudria sont de plus en plus nombreux à profiter de la collaboration avec l'Institut supérieur de Gestion (ISG) entamée il y a deux ans. Ce rapprochement entre les deux écoles permet à un certain nombre d'élèves d'effectuer en parallèle de leur 5e année à l'école un Master of Business Administration (MBA Spécialisé) à l'ISG. « Ils étaient 4 l'an dernier à réaliser un tel parcours : 2 ont choisi le MBA en Développement Durable, et deux autres le MBA conseil en organisation et gestion du changement », précise Hervé Coum, le directeur de la formation de l'ESME Sudria. Cette année, plus d'une trentaine de candidats présentent leur candidature.

Un bénéfice qui attire étudiants comme entreprises

Les étudiants de l'ESME Sudria l'ont bien compris : avoir une double compétence représente aujourd'hui une véritable plus-value sur le marché de l'emploi. « De plus en plus d'étudiants d'école d'ingénieur, et en particulier de l'ESME Sudria, commencent leur carrière à des postes demandant de développer de compétences en management, explique Hervé Coum. Arriver avec un double diplôme en poche sanctionnant l'acquisition d'une double compétence en ingénierie et en management leur confère un atout supplémentaire devant les recruteurs. »

2developpementdurable.jpgLe cas de Quentin Pubellier (ESME 2011), qui a effectué le MBA en « développement durable », montre bien la valeur ajoutée de la double compétence. « Je n'ai eu aucun souci pour trouver un stage au sein du groupe Altran, en tant que consultant en développement durable, affirme-t-il. Ce poste était rêvé pour moi car il m'a permis de développer simultanément mes compétences commerciales et techniques. »

Démarrer mieux et plus vite

Ce stage de fin d'études a permis à Quentin Pubellier d'effectuer un bon démarrage de carrière : « Après ce stage de 6 mois, j'ai été embauché en CDI par la même entreprise avec un salaire majorant les ingénieurs de ma promotion. Les autres élèves du MBA ayant pour beaucoup été nommés à des postes de responsables développement durable de grandes entreprises, cela m'a également permis de faire bénéficier mon entreprise de mon réseau dans ce secteur. Cinq mois plus tard, j'ai été débauché par la société Petroval, filiale de Total et d'Eurecat, qui fournit des prestations d'amélioration de performance de procédés pétroliers. En tant que volontaire international en entreprise (VIE) basé à Singapour, mon rôle est actuellement de développer le commerce de Petroval en Asie et Océanie. Ce poste est très intéressant car je bénéficie de beaucoup de liberté d'action. Il me permet de beaucoup voyager en Asie, et m'offre des responsabilités qu'on donne rarement à un jeune diplômé de 24 ans."

"L'ingénieur ESME Sudria est un cadre de haut niveau qui maîtrise 4 domaines de compétences."

2hervelaborne.jpgInterview d'Hervé Laborne, directeur de l'école, accordée au "Journal des Grandes écoles"

Dans cette intervention, Hervé Laborne loue les différentes dimensions de l'ingénieur ESME Sudria, qui possède une expertise constituant son domaine de spécialité, une ouverture et une intelligence larges, acquises grâce à sa formation pluridisciplinaire, ainsi que des compétences en management, en communication et en langues étrangères qui lui ouvrent les meilleures carrières internationales dans les entreprises.

L'un des aspects qui caractérise l'école est également selon lui une dominante forte sur la préparation aux métiers liés à l'électricité, qu'il s'agisse des branches « Energie », « Télécommunications » ou encore « Informatique ».

Pour en savoir plus, lire l'article : http://journaldesgrandesecoles.com/les-competences-de-lingenieur-de-esme-sudria/

Projet étudiant : Un réseau sans fil pour récupérer des données médicales

Rémi Lakmeche est étudiant en dernière année dans la majeure "Signal et Télécommunications" : retrouvez en vidéo son projet de fin d'études.

Dans le cadre du Symposium de l'ESME, qui s'est tenu le 19 mai dernier, Rémi Lakmeche, étudiant en dernière année au sein de la majeure "Signal et Télécommunications" de l'ESME Sudria, présente le projet qu'il a réalisé avec son équipe (Pierric Lasnier et Patrick Rakotonandrasana) sous la direction d'Aude Herry, enseignante-chercheuse à l'école. Développé dans le cadre d'une collaboration avec l'hôpital de Garches, le projet consiste en la mise en place et l'administration d'un  réseau sans fil permettant de récupérer les données provenant de la marche d'un patient hémiplégique.



L'ESME vous accompagne sur votre trajet

Dans le cadre du Symposium de l'ESME, qui s'est tenu le 19 mai dernier, Nicolas Colomer, étudiant en dernière année au sein de la majeure "Informatique et Réseaux"  de l'ESME Sudria, présente le projet qu'il a réalisé avec son équipe (Sébastien Cipriani et Mickaël Pham) sous la direction de leur professeur, Jean-Luc Lyczac. Il s'agit de la réalisation d'un système d'information grand public ayant la fonction d'un assistant de suivi de trajet. Via ce système, l'utilisateur pourra enregistrer le trajet effectuer et le partager avec les internautes.



Projet étudiant : une éolienne plus performante

Julien Trelis est étudiant en dernière année dans la majeure "Systèmes et Energie" : retrouvez en vidéo son projet de fin d'études.

Dans le cadre du Symposium de l'ESME Sudria, qui s'est tenu le 19 mai dernier, Julien Trelis (ESME 12), étudiant en dernière année au sein de la majeure "Systèmes et Energie" de l'ESME Sudria, présente le projet qu'il a réalisé avec son équipe (Caroline Hennes et Anne Matouskoff) sous la direction de Stéphane Charmoille, enseignant-chercheur à l'école. Il s'agit de la mise en place d'un système innovant de commande de la génératrice électrique d'une éolienne afin d'optimiser le transfert de la puissance électrique vers le réseau, offrant des gains d'utilisation et de coût.



Retour sur le Symposium R&D 2011

Le 19 mai dernier, les meilleurs projets de la promotion 2011 des étudiants de l'ESME Sudria ont été présentés au public.



Organisé à l'image d'un congrès scientifique, le Symposium R&D est l'occasion pour tous les étudiants de 5e année de présenter aux entreprises, aux autres étudiants et à leurs familles leurs projets internes de recherche, parfois couplés avec leur stage de fin d'étude, développés dans les laboratoires de l'école sous la responsabilité d'enseignants-chercheurs ou de professeurs.

3symposium2011.jpgPour Hervé Laborne, le directeur de l'école, « ce symposium est l'occasion idéale de découvrir de jeunes talents qui fourmillent d'idées et de confirmer la place centrale de l'ESME Sudria en tant qu'école génératrice d'innovation, formant les ingénieurs les plus performants de leur discipline en leur donnant les moyens de travailler, d'acquérir des savoirs et des compétences techniques et d'extérioriser toute la créativité qui sommeille en eux.»

4 départements - 12 projets

· Systèmes et Energie

· Électronique et Mesures

· Signal et Télécommunications

· Informatique et Réseaux

Retrouvez 4 des meilleurs projets de la promotion 2011 :

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Le mal chez Shakespeare, Rousseau et Giono

2lemal.jpgInterview de Véronique Anglard, professeur à l'ESME Sudria, qui produit une analyse littéraire du mal dans son ouvrage récent.

Professeur de français en classes préparatoires et à l'ESME Sudria, Véronique Anglard a fait paraître un ouvrage sur le thème du mal analysé à travers les œuvres de Jean Giono, Rousseau et Shakespeare.

Quel est le point commun entre ces trois auteurs dans leur manière d'aborder le mal ?

Le point commun, c'est la relation à la vie en société et à la nature humaine. Tous se questionnent sur le sens moral, la moralité: comment se fait-il que l'homme, que les philosophes voudraient naturellement vertueux, commet le mal ? Par nature ou pour échapper aux normes éthiques? Aux règles sociales? Ou sans raison aisément identifiable? Ce questionnement relève de l'anthropologie et consiste à se demander comment la pratique et la pensée du mal entraînent un dysfonctionnement social global. Quel mécanisme conduit à l'émergence du mal ? S'il était seulement possible de donner une explication... La définition et l'émergence du mal dans la conscience humaine relèvent d'un double mystère: plus on cherche à l'éclairer et plus il s'obscurcit. Pour Rousseau - contrairement aux interprétations hâtives que l'on donne de sa pensée -, l'homme s'humanise dès lors qu'il s'organise en société. La socialisation le fait naître à la morale tout en l'induisant à faire le mal: c'est le paradoxe de la liberté morale. Dans Macbeth, Shakespeare met en scène le basculement d'une conscience vers le mal et son opacité : pourquoi Macbeth, le héros qui vient de sauver le pouvoir du monarque, se laisse tenter par une volonté de puissance jalouse et usurpe le trône par le crime? Le basculement est mis en scène (ses conséquences tragiques exhibées), mais il n'est pas expliqué. Jean Giono, dans Les Ames fortes, multiplie quant à lui les points de vue sur une histoire machiavélique, celle d'une vieille femme en apparence quelconque qui prétend avoir perpétré le mal pur, en pure perte. Mais pourquoi? Qu'est-ce qui justifie cette fascination pour le mal? Le désir d'exister, d'affirmer sa singularité ?

Comment expliquer le désamour des plus jeunes pour la littérature ?

J'ai le sentiment que les élèves sont de plus en plus hermétiques à la langue classique, même en abordant des textes assez simples de prime abord comme Candide de Voltaire. Lorsque l'on entre dans les détails, le texte n'est pas forcément bien compris. Les élèves ont beaucoup d'information, via Internet ou les grandes sagas de littérature comme Harry Potter ou Twilight. Ils lisent différemment, mais ils devraient aussi avoir le droit aussi à la beauté classique. Et Internet et les médias modernes ne leur en donnent pas toujours la possibilité. D'où l'intérêt de posséder une méthode pour être à même d'interpréter un texte et bien se questionner. Le but de toute formation devrait être de développer une personnalité, de donner des outils pour pouvoir apprécier la beauté. Les étudiants ont beaucoup de difficultés à s'accorder au rythme de Balzac, aux longues descriptions; ils n'en perçoivent pas l'intérêt, alors que, pour l'auteur de La Comédie humaine, tout fait sens: tous les détails sont nécessaires à la compréhension d'un individu comme d'un système; ses romans abordent des problématiques générales intemporelles: l'amour, l'ambition, le goût effréné du pouvoir, la trahison, la déception et le mensonge, etc. Les étudiants se privent de quelque chose en ne le lisant plus. Mais l'enseignement n'est pas non plus exempt de tout reproche... Il faut aussi savoir attendre d'être en phase avec une œuvre pour mieux en saisir l'esprit car toute grande œuvre s'inscrit dans une vision du monde globale et il faut avoir la maturité de la comprendre.

Comment donner envie de lire ?

Je ne sais pas ce qu'il faut faire - je sais peut-être davantage ce qu'il ne faut pas faire: imposer des lectures. Je fais confiance à la jeunesse et je remarque un regain d'intérêt pour la fiction, fantastique ou policière: elle remet en cause, ou complète le réel. A partir du moment où il y a une envie de lire, j'encourage tous les types de lectures, même si je conseillerais plutôt Sherlock Holmes de Conan Doyle qu'Harry Potter. Peut-être que, pour donner le goût de la lecture, il faudrait sans doute passer par certains « petits » classiques, ou des passages, avant que les jeunes gens ne se lancent d'eux-mêmes.

Référence de l'ouvrage

« Le mal - Shakespeare, Rousseau, Giono - L'épreuve de français CPGE scientifiques Programme 2011-2012 », de Véronique Anglard, Christian Ruby et Jean-Luc Vincent (Editions Ellipses).

Prepa'PRIME : en avant!

RENTREE REPORTEE LE

14 MARS 2011

Prepa’Prime, programme rapide d’immersion à l’ESME Sudria qui se déroule du 28 février à fin juillet 2011, permet aux étudiants titulaires d’un baccalauréat scientifique qui effectuent une première année des études de santé (PAES) ou une première année de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ou une première année de licence (L1), d’intégrer la 2e année de l’ESME Sudria sans perdre d’année universitaire. L’admission s’effectue sur dossier et entretien à partir des résultats de la terminale et du baccalauréat scientifiques.

Pour Frédéric Huglo, le directeur général adjoint de l’ESME Sudria, « ce programme représente une véritable opportunité, notamment pour les étudiants issus de 1ère année de médecine. En intégrant l’ESME Sudria, ceux-ci pourront en effet élargir à une vision technologique leur visée du bien-être commun. L’ESME Sudria héberge dans ses murs un Pôle de Recherche en Imagerie Appliquée à la Médecine (PRIAM), et nos étudiants sont régulièrement amenés à travailler sur des projets technologiques liés aux problématiques du domaine de la santé. »

2prepaprime.jpg Pour en savoir plus et candidater

Le programme a lieu au rythme hebdomadaire moyen de 24h de cours (travaux dirigés, travaux pratiques et contrôles continus). Les 22 semaines de cours se décomposent en 3 périodes :

- la première, de février à avril, correspond au 1er semestre de l’année universitaire ;

- la deuxième, d’avril à fin juin, correspond au 2e semestre;

- la troisième, en juillet, est constituée par 4 semaines d’immersion d’anglais qui ont vocation à remplacer le stage de fin d’année.

L’évaluation se fait en contrôle continu.

Retour sur une journée de simulation d'entretiens (JSE)

L’avant-dernière journée de simulation d'entretiens (JSE), destinée aux étudiants de 5e année, a eu lieu dans les locaux de l’école le 20 janvier dernier. Ces rencontres se composent de 30 minutes d’entretien et d’une heure de debriefing avec les responsables RH que les élèves ont rencontrés, afin d’améliorer certains points de leurs entretiens.

Des entreprises et des institutions appartenant à des secteurs aussi divers que les systèmes d’information, l’ingénierie automobile, l’immobilier, les nouvelles technologies, l’énergie, l’électronique ou la R&D étaient présentes. Parmi elles étaient représentées : Alten, B2I Automotive Engineering, Coteba, Greenbirdie, IT-Link, La Marine Nationale, INEO, Mediane Systeme ou encore Omnitech Informatique...

2affichesJSE.jpgPour Laure Truteau, chargée de recrutement à INEO, filiale du groupe GDF SUEZ spécialisée dans le Génie électrique et les systèmes d’information et de communication, « l’ESME Sudria a compris nos enjeux et les besoins en compétences associés tant dans le domaine du Génie électrique que dans celui des Télécommunications. Recruter des ingénieurs ESME nous garantit d’avoir des profils capables de s'adapter, de comprendre nos organisations et nos clients et d'être rapidement opérationnels dès leur intégration dans nos équipes. Adaptabilité, autonomie, rigueur, capacités à prendre des responsabilités et des initiatives sont les principales qualités d'un ingénieur ESME Sudria. La formation que propose l'école comporte un enseignement généraliste, technique et scientifique. L'ESME Sudria permet également à ses étudiants de développer leurs capacités à travailler en projets en équipe, de s'adapter au rythme de l'activité d'une entreprise et leur offre l'opportunité de s'intéresser à la gestion d'un centre de profit. L’efficacité de cette formation est renforcée par le mode de l’apprentissage, qui apporte cohérence entre pédagogie et besoins sur le terrain. »

Comment optimiser la transmission de données ?

2herry.jpgAude Herry, enseignante chercheuse à l'ESME Sudria, travaille sur la problématique de la transmission de données. Elle a effectué une thèse sur le sujet en coopération avec le groupe Thalès et Telecom Paritech.

Quel est l'intérêt de se pencher sur la transmission de données ?

Plus que jamais, nous vivons dans un univers de données. Ces données sont échangées en grande quantité partout à travers le monde, que ce soit par la voie radio ou par la voie filaire (avec par exemple la fibre optique dont on entend aujourd'hui beaucoup parler pour l'accès à Internet). L'un des enjeux consiste à réussir, quel que soit le contexte, à transmettre l'information de la manière la plus nette et la plus rapide. Toutefois, selon les cas, les critères d'une transmission de données réussie vont quelque peu différer les uns des autres. Les besoins ne sont pas les mêmes pour un téléspectateur par exemple, pour lequel la qualité de l'image compte moins que la vitesse de sa transmission, ou pour le client d'une banque pour qui la fiabilité des données importe davantage que l'immédiateté de leur transmission.

Il s'agit dans mon travail de mettre au point un algorithme qui s'adapte aux besoins de l'utilisateur selon l'application concernée, essentiellement sur des critères de délai et de fiabilité. Je me concentre principalement sur la transmission de données sur les réseaux sans fil.

Comment fonctionne la transmission de l'information?

L'information, quelle qu'en soit la nature, se présente comme un gros bloc qu'il faut découper en paquets, et ce pour deux raisons : parce que le support de transmission tolère des longueurs limitées d'une part, et d'autre part pour éviter l'encombrement du réseau lié à la multiplicité des utilisateurs. Les supports de transmission peuvent être par exemple la ligne téléphonique dans le cas de l'ADSL, le câble RJ45 qui relie l'ordinateur au modem, l'air dans le cas du wifi ou la fibre optique.

L'information doit être segmentée, et doit également être protégée, afin d'éviter sa déperdition, liée à plusieurs risques : les interférences sur les canaux partagés, l'atténuation liée à l'éloignement du récepteur, les interceptions. Deux stratégies principales existent pour éviter ces risques : la redondance et la retransmission.

La redondance consiste à ajouter à l'information à transmettre des données qui vont permettre de retrouver cette information, même si celle-ci arrive au niveau du récepteur avec des erreurs. Malgré la redondance, le paquet peut ne pas être reçu correctement. Intervient alors la seconde stratégie qui consiste en la retransmission du paquet. Pour chaque paquet, il s'agit alors de déterminer selon le contexte le nombre optimal de redondances et de transmissions. Deux écueils sont à éviter : un nombre insuffisant entraînerait une transmission partielle de l'information, et un nombre trop élevé entrainerait un gaspillage inutile de ressources (en termes de temps et d'énergie principalement). Selon l'application, il s'agit de déterminer ce nombre optimal et d'en déduire la quantité des ressources à mettre à disposition. Sachant que l'information à transmettre est découpée en N paquets, le schéma conventionnel consiste à autoriser que chacun de ces N paquets soit transmis au maximum M fois.

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A la lumière de ces mécanismes, en quoi consistent vos travaux ?

Des chercheurs coréens* ont proposé de répartir la quantité totale des ressources, N x M, sur l'ensemble des paquets en fonction des besoins, de sorte à utiliser de manière optimale ces ressources.

Cependant, ils n'intègrent pas la possibilité de la redondance et se bornent aux critères de délai et de fiabilité. Dans le cadre de ma thèse, j'ai étendu leurs travaux au cas où il y a de la redondance et j’ai ajouté deux autres critères importants dans l'évaluation de la qualité de la transmission : le débit et la gigue (la gigue étant définie par la variation autour du délai moyen).

Ces quatre critères ont donc été exprimés de manière analytique à partir du nombre de paquets (N), du nombre moyen de transmission par paquet (M), du taux moyen de redondances et de la probabilité de perte d'un paquet. Ces expressions permettent à l’utilisateur de déterminer analytiquement la meilleure combinaison de paramètres à appliquer pour optimiser sa transmission.

*Y. Choi, S. Choi, and S. Yoon, "MSDU-based ARQ Scheme for IP-Level Performance Maximization", in IEEE Global Conference on Telecommunications (GLOBECOM), Saint-Louis (USA), Dec. 2005.

Conférence Technip

Dans le cadre des « mardis de l’entreprise», Bertrand Langlois (ESME 94), chef du département « Instrumentation, Automation, Electricité » chez Technip parlera devant les étudiants de l’école de son métier et des activités de son département et de son entreprise.

L’instrumentation est une technique de mise en œuvre d'appareils de mesures, d'actionneurs, de capteurs, de régulateurs en vue de créer un système d'acquisition de données ou de commande. Quant à l’automation, elle est l'art d'utiliser les machines afin de réduire la charge de travail du travailleur tout en gardant productivité et qualité du service.

Le groupe Technip compte 23 000 personnes dans le monde et fait partie des 5 leaders mondiaux de l'ingénierie, de la construction et des services dans les domaines du gaz, du pétrole et de la pétrochimie. Forte d’une expérience de plus de 50 ans et grâce à l’expertise et au savoir-faire de ses équipes, l’entreprise apporte une contribution déterminante au développement de technologies et de solutions durables pour valoriser les ressources énergétiques mondiales.

Les « mardis de l’entreprise » sont des rencontres au cours desquelles les étudiants ont l’opportunité de rencontrer les professionnels en activité afin de mieux connaître leurs métiers. Elles s’inscrivent dans le cadre de partenariats avec les entreprises

Conf TECHNIP 15-02-11.JPGwww.technip.com/fr

Mardi 15 mars 2011 à 18h15 en amphi 18 
Dans les locaux de l’ESME Sudria
51, boulevard de Brandebourg
94200 Ivry sur Seine

Inscriptions : Si vous souhaitez participer à cette conférence, veuillez vous inscrire avant le 14 février auprès de Philippine Dellarosa au 0156206212 ou par mail à l’adresse suivante : dellarosa@esme.fr

Frédéric Huglo nommé directeur général adjoint

L’ESME Sudria annonce l’arrivée de Frédéric Huglo au sein de son équipe de direction, en tant que directeur général adjoint.

Diplômé de Supélec et d’un MBA du Collège des Ingénieurs, Frédéric HUGLO est également auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) et capitaine de corvette de réserve.

Il débute sa vie professionnelle en 1989 en tant qu’ingénieur commercial en charge des secteurs technologiques, puis responsable commercial grands comptes chez Air Liquide (Gaz Industriels). En 1994, il devient consultant en organisation industrielle chez Eurequip. Il intègre en 1997 le groupe Bolloré pour y développer toute l’activité batteries lithium : il pilote notamment plusieurs programmes de recherche français et européens et mène à bien les constructions d’un laboratoire de recherche et d’une unité industrielle de fabrication de batteries lithium Métal Polymère (batteries qui sont installées aujourd’hui dans la Bolloré Bluecar). En 2004 il reprend une activité de conseil en organisation et management avant de rejoindre en 2007 le monde de l’enseignement supérieur. Il dirige pendant 3 ans l’EIPC (Ecole d’Ingénieurs du Pas de Calais).
 
Il rejoint l’ESME Sudria à la rentrée 2010 pour seconder Hervé LABORNE à la direction de l’école, dont il prendra l’entière responsabilité à la fin de l’année 2010-2011.
 
Outre ses expériences en entreprise, il a été Président (pendant ses études) de la junior entreprise de Supélec et de la Confédération Nationale des Juniors Entreprises (CNJE). Il est l’un des pères du prix d’excellence des juniors-entreprises décerné chaque année depuis maintenant 25 ans.
 

Remises de diplômes à l'UNESCO pour la promo 2010

Le vendredi 22 octobre 2010 à 19h aura lieu à la maison de l’Unesco (Paris 75007) la cérémonie de remise des titres de la promotion 2010 de l'ESME Sudria.

Le Directeur, Monsieur Hervé LABORNE remettra les diplômes à ceux qui ont quitté l’école récemment. Ce sera l’occasion pour tous de se retrouver dans une atmosphère un peu particulière, autant festive qu’un brin nostalgique.

Monsieur Marc Sellam, Président  du groupe IONIS sera également présent pour échanger avec ceux qui viennent d’entrer dans la vie professionnelle.

La cérémonie sera suivie d’un cocktail servi dans les salons de la maison de l’UNESCO, puis d'une soirée organisée par l'AIESME.

Il faudra attendre un peu encore, pour retrouver sur le site de l’école les photos de la cérémonie.

gala-unesco-ESME.jpg

Projet étudiant : reD, Redimensionnement intElligent D'images

Dans le secteur de l’imagerie, le redimensionnement est une des actions les plus anciennes que l’on a pu faire sur une image. Celle-ci a très peu évolué depuis sa création. Lors d’un redimensionnement, on se retrouve dans deux cas de figure :

- Le redimensionnement proportionnel, qui garde les proportions de l’image, ne la déforme pas. Cependant, lors de l’agrandissement, la qualité de l’image est fortement perturbée.
- Le redimensionnement non-proportionnel. Dans ce cas, l’image perd toute sa cohérence, les éléments qu’elle contient sont déformés. On retrouve ce problème dans le monde de la vidéo, entre autre avec les formats d’image 4/3 et 16/9, qui induisent une déformation des images.
 
 
             2joconde2.jpg                             1joconde2.jpg                          3joconde2.jpg
                      original                                       red. prop.                             red. non prop. 
 
Le projet, développé par 3 étudiants, Raphael OLIVIER, Pierre-Dominique PERRIER et Germain PIGEON, sous la direction du professeur Jean-Luc LYCZAK, dans le cadre de la spécialisation « Informatique et Réseau », vise donc à redimensionner l’image de manière à ce que celle soit ne soit pas déformée, au moins sur les parties importantes de celle-ci (personnes, éléments de décors, etc.), au dépend de parties moins importantes telles que les paysage, le ciel, les murs, les fonds unis, etc. reD analyse l’image pour en déterminer les parties importantes afin que le redimensionnement se fasse sans que celles-ci ne soient affectées.
 
Les fonctionnalités de reD sont les suivantes : agrandissement intelligent, réduction intelligente, sélection de zones de moindres et fortes importances, outils de sélection de zones de moindres et fortes importances (carré, rond), suppression automatisée de zones marquées, zoom, exécution des modifications pixel par pixel, visualisation en temps réel du résultat des modifications.
 
Pour ce qui est de l’architecture technique, reD est réalisé en langage JAVA 1.6. L’IHM (interface homme-machine) a été développée en swing.

 

GAIMP, projet étudiant de gestion de portefeuille d'actions

GAIMP (Gestion Analyse Interactive et Mobile de Portefeuille) est un gestionnaire de portefeuille d’actions pour téléphones mobiles et autres assistants numériques personnels. Il permet de gérer efficacement un portefeuille d’actions et est conçu pour s’interfacer facilement avec les principaux acteurs de la finance.

De nos jours, la rapidité de réaction est primordiale. Avec l'effondrement des cours de bourse dû à la crise financière de 2008, un portefeuille d'actions peut perdre beaucoup de valeur en très peu de temps. Or il est généralement difficile de gérer de manière complète et continue un portefeuille de manière à être réactif face à l'évolution des cours. Les logiciels permettant une telle gestion exigent de disposer d'un ordinateur connecté à Internet et la notion de mobilité est souvent absente de ces logiciels de gestion. Au regard des progrès technologiques dans le domaine de la téléphonie mobile (3G+, Wifi, etc.), il devient désormais possible d'offrir aux détenteurs d'actions une gestion, une analyse continue et interactive, de leurs actifs.
 
2bourse3.jpgLe but de GAIMP est d’offrir un complément de gestion à son portefeuille. En effet, à la vue des brusques variations des cours, pour quelqu’un sachant se positionner, il est avantageux de pouvoir maximiser ses gains en bénéficiant de la possibilité de gérer son portefeuille, même sans ordinateur ni connexion internet. Il en va de même pour l’initié, sécurisé par la possibilité d’agir à tout moment.
 
GAIMP possède ainsi de nombreux avantages, comme une ergonomie adaptée au portable, la portabilité, l’adaptabilité aux sites de courtages en ligne existant, la récupération des informations du marché prévue pour plusieurs sources, l’internationalisation, la personnalisation, et surtout... la vertu d'offrir au spéculateur des nuits plus calmes en temps de crise.

Interview d'étudiant

Rémi Cadet, étudiant en dernière année, effectue son stage de fin d’études dans une firme texane du secteur électrique installée en Chine, une expérience décisive qu’il n’oubliera pas…

Pouvez-vous retracer votre parcours?

Mon parcours est relativement bref: après l’obtention de mon baccalauréat, à la Réunion, en 2005, je suis entré à l’ESME Sudria. En dernière année, j’ai intégré la voie d’approfondissement « Systèmes Energétiques et Développement Durable». Dans cette section sont principalement enseignés la conversion d’énergie (électronique de puissance, transformateurs, moteurs, convertisseurs, etc.), l’automatique, les moyens de production (en particulier les centrales nucléaires et les énergies renouvelables) et de transport de l’énergie, et le développement durable.

2photovoltaïque.jpgDans quelle entreprise effectuez-vous votre stage?

EPD (Electronic Power Design), l’entreprise dans laquelle j’ai effectué mon stage, est une firme texane spécialisée dans la production et l’intégration d’équipements électriques pour l’industrie pétrolière (plateformes offshore, navire d’approvisionnement, d’exploration, etc.), pour la marine, etc. Créée il y a 20 ans, cette entreprise familiale a très rapidement grandi, pour être aujourd’hui représentée sur trois continents.

EPD China, la filiale destinée à accueillir mon projet, est située à Yangzhou, province du Jiangsu, près de Shanghai. Y sont principalement produites les unités EOS (Electrical Operating System) pour les navires remorqueurs-ravitailleurs de BOURBON, leader des services maritimes à l’offshore pétrolier. L’EOS est en quelque sorte le cœur électrique du navire: il contient tous les équipements de conversion d’énergie, de contrôle, etc. Ce bloc est produit entièrement en usine, puis installé dans le navire pendant la construction de celui-ci, comme une sorte de «bloc LEGO».

Quelle est l’actualité de cette entreprise?

EPD voudrait utiliser son expertise pour se lancer dans le marché du photovoltaïque aux États-Unis, et en particulier au Texas. L’objectif serait de devenir distributeur, producteur de la partie électrique (onduleur, systèmes de contrôle, etc.), installateur de générateurs photovoltaïques (du simple toit solaire à la centrale photovoltaïque), et ainsi de fournir au Texas, région sous-exploitée, un accès simple et rapide à la technologie photovoltaïque. Pour cela, un fournisseur sérieux doit être trouvé, en vue d’un réel partenariat pour l’approvisionnement en panneaux solaires. En effet, la fabrication de modules photovoltaïques demande un savoir-faire et des moyens de production qu’EPD ne possède pas, et ne compte pas posséder.

En quoi consiste votre stage?

Mon stage consiste en la réalisation du premier projet pilote, à Yangzhou, pour l’usine d’EPD China. Initialement, ce devait être un parking solaire de 50kW fonctionnant en réseau séparé. Finalement, nous sommes en train de réaliser une centrale de 100kW connectée au réseau électrique et montée sur le toit de l’usine. Pour ce projet, tout ou partie du système électrique sera fourni par EPD, et le reste par le fournisseur solaire. Il en ira de même pour  l’installation. Une fois le projet achevé ici, un projet identique sera mené pour l’usine de Houston, au Texas.

Quelles raisons vous ont-elles poussé à choisir ce stage ?

J’étais particulièrement intéressé par les deux domaines quasiment antagonistes que sont le nucléaire et le photovoltaïque. Par le nucléaire en raison de l’importance que représente cette filière en France actuellement, de la place qu’occupe notre pays dans le monde dans ce secteur, et de la grosse demande à venir en ingénieurs. Par le photovoltaïque en raison de la montée en puissance de cette énergie, de linfluence indéniable qu’elle aura à l’avenir sur nos modes de vie, et parce que, même si la technologie est déjà très au point, tout est encore à faire (repenser les modes de production et de distribution de l’électricité pour y intégrer les capricieuses énergies renouvelables, améliorer la technologie pour faire baisser les coûts, etc.).

3cartechineshangai.jpgPourquoi la Chine?

Aller à l’étranger pour mon stage était une de mes priorités: je souhaitais faire le plus de découvertes possibles pendant cette courte période. Et cette volonté m’a naturellement orienté vers l’Asie, où le dépaysement était assuré. J’ai focalisé mes recherches sur deux pays en particulier : le Japon et la Chine.

Le Japon est, avec la France et les États-Unis, un des leaders mondiaux dans le nucléaire. De plus, du point de vue de la recherche, de la capacité de production et du marché disponible, le Japon est aussi un des leaders mondiaux dans le secteur du photovoltaïque. Par ailleurs, à niveau comparable de développement, le peuple japonais est probablement celui dans le monde qui a la culture la plus éloignée de la nôtre.

La Chine est évidemment intéressante pour son avenir assuré dans l’économie mondiale: déjà deuxième puissance mondiale, ce pays se permet encore d’avoir une croissance à deux chiffres et pourrait dépasser les États-Unis à l’horizon 2020-2030. De plus, la Chine est le plus gros producteur de wafer (plaques de silicium utilisées dans la production de cellules photovoltaïques), de cellules en silicium cristallin, et de panneaux. Enfin, le marché intérieur chinois est extrêmement prometteur: en 2009, la Chine avait la deuxième plus grosse capacité installée d’énergie renouvelable au monde et se plaçait première devant les États-Unis en investissements dans les énergies propres (34,6 milliards de dollars contre 18,6 milliards de dollars pour les EUA). Un autre avantage de la Chine est la proximité entre ce pays et le marché réunionnais du photovoltaïque: la Chine faciliterait donc un éventuel retour sur l'île dont je suis originaire.

Par conséquent, lorsqu’Arthur de Bretagne, General Manager à EPD, m’a proposé de venir en Chine pour lancer un nouveau business dans le photovoltaïque, le temps de la réflexion n’a pas été très long...

Quel bilan provisoire pouvez-vous dresser et quelles satisfactions en avez-vous retirées?  

En ce qui concerne le bilan du projet même, c'est assez difficile. Beaucoup de problèmes se sont posés et cela n'a pas beaucoup avancé. Mais c’est un bilan bien dérisoire comparé à l’apport réel de ce stage. C’est la première fois que je participe à un projet en étant du côté «business». De plus, cela s’est déroulé dans le contexte très particulier de la Chine, et de son approche si particulière: je suis loin d’avoir fini d’en sonder les subtilités. C’est un sujet sur lequel je pourrais écrire des pages et des pages d’anecdotes. Et je n’ai passé que quatre mois ici...

L’ouverture à la culture chinoise est une des expériences les plus enrichissantes que j’aie eu l’occasion de vivre. On a énormément d’idées reçues sur les chinois : elles sont presque toutes fausses. J’ai fait le compte récemment: j’ai réuni dans un Word les mails que j’ai écrits à mes amis concernant ma découverte de la Chine, et j’en étais à près de 30 pages. Et je n’ai pas le temps de tout raconter. Chaque jour est une découverte. Je viens d’essayer pendant 5 minutes de formuler à quel point j’aime la Chine et l’expérience que je suis en train de vivre, mais je ne trouve rien qui soit à la hauteur. Donc, prenez ce que vous pouvez imaginer de mieux, et on ne devrait pas être très loin de ce que je pense... Et bien sûr, travailler dans une multinationale américaine a aussi été particulièrement profitable. Je voulais en voir le plus possible pendant la courte période de mon stage : je crois que c’est réussi...

Avez-vous un plan de carrière? Quels sont vos projets pour l'avenir?

Pour ce qui concerne mes projets, EPD devrait m’offrir une embauche. Ce qui signifie donc poursuivre les projets pilotes, et développer le business aux États-Unis. Ce qui devrait m’occuper quelques mois, voire des années.

Retour sur le symposium 2010

Les étudiants de cinquième année de l’ESME-Sudria se sont distingués en présentant des projets performants et innovants.

Cette manifestation, qui se tient dans les locaux de l'ESME-Sudria, permet aux étudiants de dernière année de présenter leurs projets de recherche aux entreprises, aux professeurs, aux autres élèves et à leurs familles. L’édition 2010 s’est déroulée le 20 mai. C’est surtout l’occasion pour eux de confronter ces projets au jugement de professionnels en activité.

Ces projets internes de recherche, parfois couplés avec des stages de fin d’étude, ont été développés cette année pendant 6 mois dans les laboratoires de l'école, sous la responsabilité d'enseignants-chercheurs ou de professeurs. Au total, 12 projets ont été présentés pour les 4 départements de l’école : « Signal et Télécommunications », « Électronique, Mesures et Commande », « Informatique et Réseaux » et « Systèmes et Énergie ».

Les projets de cette année, aussi divers que passionnants, ont démontré les grandes qualités développées par les élèves pendant leurs années de formation à l’école : étude et réalisation d’un clavier virtuel combinatoire sans fil, amélioration de l’ergonomie des applications bureautiques, modernisation des réseaux de télécommunication utilisés par les forces armées, technique innovante et durable de régulation de l’injection de puissance électrique sur le réseau de distribution, optimisation du processus d’identification des criminels à partir de leurs empreintes digitales, approche outillée de l’évaluation des risques sur les marchés financiers etc.

Retour en vidéo sur le symposium : 

La CTI renouvelle sa confiance à l'ESME- Sudria

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La Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) vient de reconduire son habilitation à délivrer le titre « d’Ingénieur Diplômé de l’ESME-Sudria » pour la durée maximale possible, soit 3 années. L’Ecole est habilitée à délivrer ce titre depuis 1936.

Cette reconnaissance institutionnelle de la qualité de la formation dispensée par l’ESME-Sudria, associée au soutien constant des milliers d’entreprises qui offrent stages et emplois à nos étudiants chaque année, vient récompenser l’investissement des enseignants et des enseignants-chercheurs de l’Ecole ainsi que de tous les personnels administratifs.

Imagerie Cardiaque, la Matinale du PRIAM en vidéo

Retrouvez tous les intervenants qui ont fait de cette première matinale du PRIAM* un succès dans la vidéo suivante, réalisée sur place pendant la conférence.

 

 

* Le PRIAM (Pôle de Recherche en Imagerie Appliquée à la Médecine) est rattaché au département Signal et Télécommunications de l'ESME Sudria, l’école de l’innovation, des sciences de l’énergie et des technologies avancées.

Forum de Rencontres GeneSICs2 - 24 juin 2010

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Le 24 juin prochain, l'ESME Sudria accueillera le Forum des Rencontres GeneSICs2 dans ses locaux d'Ivry-sur-Seine. Une formidable opportunité pour les industriels du secteur mécatronique, pour les étudiants et également pour le grand public de découvrir les avancées dans ce domaine.

9h15 : Accueil
9h30  :  Introduction  (Michel Marceau)
9h40  : Présentation de l’ESME Sudria  (Christian Touseau)
9h50  :  « Le réseau Mécatronic » (Rodica Mayet)
10h05  :  « La Mécatronique au service de l'autonomie des personnes âgées présentation du Réseau Gérontechnologies Charles Foix)  (Benjamin Zimmer)
10h35 :  « La Mécatronique appliquée à la santé »  - Intervention d'un représentant du projet « TIC et Santé » du pôle Systematic (sous réserve de confirmation)
11h05  : Présentations des entreprises
12h35 :  Cocktail
14h00  :  Démonstrations

Lors de ce forum, vous aurez l’occasion de rencontrer des PME ou futurs partenaires, de prendre connaissance du  programme GeneSICs2 et des nouvelles mesures d’accompagnement des projets mécatroniques des PME franciliennes. Vous aurez aussi l’opportunité de présenter vos projets. **
** sous réserve de l'acceptation du Comité GeneSICs

L’accès au forum est gratuit sur inscription.

INSCRIPTION auprès de Carole Le Bigot : 06.07.21.80.39
carole@collard-organisation.com
(Spécifier votre sujet éventuel de présentation et préciser votre participation au cocktail)


Cette action, financée par la DRIRE et l'Union européenne est née du partenariat de JESSICA France, du Centre Francilien de l'Innovation, LECRUX Consult, l'ISTY, le CETIM et le Cabinet L. BRANDON. D'une durée de 3 ans, l'action collective GeneSICs2 a pour objectif d’accompagner des partenariats de PME dans le domaine de la mécatronique et des systèmes embarqués.

CONTACT
Céline Goncalves : 01.69.08.93.47
goncalves@captronic.fr
http://www.genesics.fr/

ESME-Sudria : 120 secondes pour se décider à s'inscrire

En moins de deux minutes, François Degrave, responsable des admissions vous explique toutes les raisons qui font que, chaque année, de futurs ingénieurs viennent nous rejoindre sur le campus de l'ESME-Sudria. Rendez-vous l'an prochain, en amphi !

 

Hervé Coum nommé Directeur des études de l'ESME Sudria

L’école a annoncé l’arrivée au sein de son équipe de direction, d’Hervé Coum, en tant que directeur des études du cycle Master.

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs des Etudes et Techniques d’Armement (ENSIETA) en 1987, il décroche un mastère en « Système d’information et de communication d’entreprise » de Sup Télécom Paris en 1988.

Hervé Coum reste ensuite 10 ans au Service Technique des Transmissions de la Marine Nationale (SERTIM ) en tant que chef de groupe d’études techniques à Brest et Paris. Puis il prend la direction du SERTIM de Papeete, de 1995 à 1998.

Il poursuit sa carrière en Guyane au Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes), en tant que responsable opérationnel télécommunications; il participe notamment aux campagnes de lancement d’ Ariane 4 et d’Ariane 5.

Dès 2004, il devient chargé d’affaires internationales pour l’Agence Nationale des Fréquences. En 2007, il devient directeur du développement et des relations extérieures de l’ENSIETA à Brest.

Arrivé à l’ESME Sudria en janvier 2010, il occupe le poste de directeur des études cycle Master, en collaboration avec Hervé Laborne, directeur de l’école, membre de IONIS Education Group.

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A propos de l'ESME Sudria

L' ESME Sudria a été fondée en 1905 par Joachim Sudria. L'école est reconnue par l'Etat depuis 1922. L'école est habilitée par la Commission des Titres de l'Ingénieur (CTI) à délivrer son diplôme au nom de l'Etat. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria est visé par le Ministère de l'Éducation Nationale. Le diplôme d’ingénieur de l’ESME Sudria confère le grade de Master. L'école est membre de la Conférence des Grandes Ecoles (www.cge.asso.fr) et de l'Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI www.ugei.org).

Infos pratiques

  • ESME SUDRIA
    38 rue Molière
    94200 Ivry-sur-Seine

    TEL : 01 56 20 62 00
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