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28 mars 2007

Discrimination au recrutement féminin : les mentalités évoluent

Dans les institutions comme dans l’entreprise, la parité hommes-femmes n’est pas encore acquise, et atteindre les sphères du pouvoir relève souvent du parcours de la combattante. Témoignage d’Ingrid Bianchi-Lieutaud, fondatrice du cabinet Diversity Source Manager, analyses, exemples et conseils d’experts 

Si le sexisme à l’embauche n’a pas dit son dernier mot, il serait aujourd’hui en net recul. Dans les entreprises, les mentalités évoluent.

Pourtant, 60% des femmes interrogées dans une enquête(1) récente estimaient que les procédures de recrutement n’étaient pas encore identiques si le candidat était une femme ou un homme. La dernière livraison de l’Observatoire des discriminations montre, de son côté, qu’une femme a 1,5 % moins de chance d’être recrutée qu’un homme. « Les raisons sont toujours les mêmes », note Ingrid Bianchi-Lieutaud, fondatrice du cabinet Diversity Source Manager qui a lancé des sessions de formation auprès des DRH pour essayer de combattre les stéréotypes. Les femmes seraient moins disponibles, parfois moins compétentes dans certains secteurs techniques, moins combatives dans les carrières commerciales, moins enclines à imposer leur autorité sur des équipes masculines… Et « on pose toujours aux femmes des questions qu’on ne se permet pas de poser à un homme », poursuit la consultante. Sur leur vie privée et, notamment, la maternité.

 

Mais les freins ne sont pas du seul fait des entreprises. Les résistances viendraient aussi parfois des femmes qui auraient du mal à s’affirmer ou à se positionner. « On aurait tort de limiter ces questions de discrimination aux seules questions personnelles », estime en effet Ingrid Bianchi-Lieutaud. Selon elle, les femmes n’ont pas toujours le même comportement que les hommes. Par exemple, elles éprouvent plus de difficultés à se mettre en avant dans un entretien et risquent de faire passer cette réserve pour un manque d’ambition. De même, il ne leur vient pas toujours à l’esprit d’indiquer sur leur CV l’ensemble des logiciels qu’elles maîtrisent, estimant que leur connaissance va de soi. Une modestie qui les empêcherait de rester dans les mailles des filets des recruteurs.

 

 

Confronté aux mêmes problèmes, Areva, sans mettre en place de discrimination positive, a choisi d’élargir la base de tri des CV pour attirer des candidats moins « formatés » et si possible des femmes qui n’ont pas eu les mêmes parcours professionnels que les hommes. Un dispositif dont a bénéficié Ingrid. À 34 ans, elle vient d’être recrutée pour un poste de contrôleur de gestion, comportant de fréquents déplacements à l’étranger, elle qui avait jusqu’alors occupé des fonctions sédentaires pour pouvoir s’occuper de son enfant. « Je n’avais exercé que dans des petites structures. J’ai posé ma candidature car j’avais envie d’évoluer, mais je n’y croyais pas vraiment », confie-t-elle.


Accenture a pour sa part initié le programme « Accent sur elles » qui vise à féminiser les effectifs. « À chaque étape du processus, nous comparons le nombre de candidatures féminines et le nombre de femmes que nous avons retenues pour savoir si les proportions ont été préservées ou si les postulantes ont été victimes de discrimination, explique Catherine Jestin, senior executive et partner, membre du comité de pilotage de ce programme. Mais il faut faire attention de ne pas tomber dans la caricature : parfois, une femme est éliminée face à un homme plus compétent. »

 

Une question à laquelle certaines entreprises tentent de répondre. À l’image d’Accenture, dont le programme « Accent sur elles » accompagne aussi les femmes dans la prise de responsabilités au sein du cabinet et les aide à concilier vie professionnelle et maternité. Le cabinet met d’ailleurs cette initiative en avant pour attirer les femmes dans ses filets. Un cercle vertueux ?

 

Article complet sur le site Génération Formation

1) Enquête publiée il y a un an par le réseau Grandes Écoles au féminin.
(2) « Alice au pays de l’entreprise », European Professional Women’s Network, juin 2006.

Comment répondre à la la question «Voulez-vous des enfants ?»

Congés maternité, problèmes de garde d'enfant, bébés malades... Les recruteurs sont parfois réticents à embaucher des mères de famille ou des femmes en âge de le devenir. Un dossier publié par le magazine L'Entreprise donne quelques pistes pour s'en sortir.

Dans un dossier publié ce mois-ci par le magazine L'Entreprise  et intitulé "Femmes : comment rassurer les recruteurs", des consultants et des recruteurs tentent de répondre au dilemne principal des femmes dans leurs recherches d'emploi : à la questions "Voulez-vous des enfants ?", que faut-il répondre ?

Selon l'article, les recruteurs sont unanimes, la question est parfaitement ridicule. « Cette question ne sert à rien, assure ainsi Stéphanie Gagnolet, responsable des ressources humaines de GFC Construction. Il serait étonnant qu’une femme n’en veuille pas si elle est jeune. Elle ne sait pas forcément encore si elle va en avoir tout de suite, mais poser la question ne m’apporte rien, d’autant que la réponse peut être faussée par l’envie de décrocher le poste. »

Pour Ingrid Bianchi-Lieutaud, fondatrice du cabinet Diversity Source Manager et membre du Jury du Prix Excellencia : « Si à la question “Voulez-vous des enfants ?”, votre réponse est non, cela peut être jugé bizarre et suspect, mais si la réponse est oui, alors le recruteur peut craindre un manque de disponibilité. » Que dire alors ? « Ce qui est important, poursuit-elle, c’est de ne pas se mettre dans une situation de victime et de montrer que sa vie privée est gérée. » Autrement dit, si on vous demande : « Voulez-vous des enfants ? », à moins que vous ne soyez enceinte, la meilleure réponse est la suivante : « Si je postule un emploi, c’est parce que je n’ai pas l’intention pour le moment d’avoir des enfants, mais je sais qu’un jour, pas dans l’immédiat, j’aurais sûrement des enfants. »

Toujours selon Ingrid Bianchi-Lieutaud, les entreprises ont désormais intégré la gestion des congés maternité, ce n’est plus un problème, mais il faut vraiment jouer avec elles le jeu de la franchise et les prévenir avant de signer son contrat.

Une piste proposée dans cet article : le livre «  Femmes, tous les conseils pour réussir vos entretiens d'embauche », publié aux Editions L'Express, permet par exemple d'ajuster sa tactique et de mieux connaitre ses droits.

26 mars 2007

Le Cercle des Femmes du Club Image se réunit un jeudi sur deux

Un nouveau rendez-vous, un jeudi soir sur deux, pour se rencontrer et partager les expériences, proposé par l'une des lauréates du Prix Excellencia 2005.
Créé par Christine Jominet, Lauréate du Prix Special du Jury Excellencia 2005, le Club Image visait à l'origine à donner une image plus glamour des femmes managers et Dirigeantes travaillant dans les milieux scientifiques et de haute technologie.
"En se réappropriant leur féminité et en l'intégrant pleinement à leur image de femmes professionnelles, elles se font ainsi les Ambassadrices d'une nouvelle idée de la femme qui réussit dans un milieu masculin, tout en préservant sa spécificité féminine".
 
Depuis, le Club s'est fortement développé, et compte pres de 2500 membres, hommes et femmes, issus de tous les secteurs d'activités.
La mixité du Club, la variété des évènements programmés, ainsi que les partenariats conclus avec plusieurs organisations étrangères, organismes de formation et cercles culturels à Paris, répondent au besoin grandissant de diversité, multi-disciplinarité et de fonctionnement inter-réseaux, réels garants d'enrichissement mutuel et de progression sociale. 
 
Dans cette perspective, et afin de permettre aux femmes actives de rompre leur isolement et de se retrouver entre elles pour échanger leurs expériences et faire avancer leurs projets, le Club Image lance son Cercle de Femmes, qui se tiendra le jeudi soir à 19h, au Mandala Ray, (32-34 rue Marbeuf, 75008 Paris) tous les 15 jours.

La première édition de ce Cercle aura lieu le JEUDI 26 AVRIL à partir de 19H.
 
Le Cercle recevra Chantal Desbordes, première femme ayant accédé au grade de contre-amiral. Elle partagera sa formidable aventure - elle fut aussi la première femme chef de cabinet du directeur du personnel de la marine, la première candidate admise sur concours à l'Ecole Supérieure de guerre navale, la première femme à prendre le commandement d'une grande unité (le centre d'Instruction naval de Querqueville), et le premier officier féminin à exercer le commandement en second de la prestigieuse Ecole navale de Lanvéoc-Poulmic - avec les personnes présentes. Chantal Desbordes est officier dans les ordres nationaux de la Légion d'Honneur et du Mérite et aussi...mère de deux enfants. Cette soirée lui permettra de présenter et commenter son livre "Une femme amiral" paru chez Fayard en octobre dernier.

Ouverture des candidatures pour le Prix de la vocation scientifique et technique des filles

La session 2007 du Prix organisé par le Service des droits des femmes et de l’égalité à destination des élèves de terminales, est lancée. Les 600 lauréates du prix recevrons chacune 1000 € pour les encourager dans leur projet d’études et leur projet professionnel.

Afin d’améliorer la place des femmes sur le marché du travail, actuellement sur-représentées parmi les demandeurs d’emplois et concentrées dans les emplois peu qualifiés du tertiaire, une clé du changement relève d’un travail sur les choix d’orientation scolaire encore trop restrictifs des jeunes filles.

 

En effet, si les filles connaissent une meilleure réussite sur le plan scolaire que les garçons, au point qu’elles sont aujourd’hui en moyenne plus diplômées qu’eux, force est de constater qu’elles n’en tirent pas partie, au moment de leur choix d’orientation et sont encore peu à se diriger vers les filières et les écoles les plus valorisées sur le marché du travail.

 

Quelques chiffres pour illustrer cette situation : la part des filles en terminale scientifique générale est de 45,6 %, avec un taux de réussite à ce bac S de 5 points supérieur à celui des garçons, et pourtant elles ne représentent que 29 % des effectifs de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) scientifiques et à peine un quart des effectifs des écoles d’ingénieurs.

 

Pour faire évoluer cette situation et élargir les horizons professionnels des filles, le Service des droits des femmes et de l’égalité organise chaque année, depuis 1991, le Prix de la vocation scientifique et technique des filles (PVST) en direction des élèves de terminales. La session 2007 vient d’être lancée.

 

600 prix, d'un montant de 1 000 € chacun, seront ainsi remis sur l'ensemble du territoire (métropole, DOM et TOM) à des jeunes filles qui font le choix de s'orienter, après le baccalauréat, vers une filière scientifique ou technologique de l'enseignement supérieur comptant moins de 40% de filles. Les candidatures sont examinées par des jurys régionaux, au regard du projet d'études et du projet professionnel de la jeune fille, de sa motivation et, enfin, de son mérite.

 

Pour retirer un dossier de candidature, il suffit de vous adresser à la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité de votre région.

 

Des visuels ainsi que l’arrêté fixant les règles du PVST sont également disponibles

21 mars 2007

Les métiers des maths c’est l’avenir !

Le mercredi 28 mars, une demi-journée de lancement du  « Zoom sur les métiers des mathématiques » est organisée à l’initiative de quatre associations : la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI), la Société Mathématique de France (SMF), la Société Française de Statistique (SFDS) et l’association Femmes et Mathématiques. Le projet a été coordonné par Brigitte Lucquin et réalisé en partenariat avec l’Onisep. 

Dans son rapport d'information "Réconcilier les jeunes et les sciences", publié en mai 2006, le Député Jean-Marie ROLLAND, soulignait le problème qui se pose en France. Il y a actuellement  trop peu de jeunes candidats, et plus particulièrement trop peu de filles dans les filières techniques et scientifiques, en particulier en mathématiques : « (...)Les mathématiques et les sciences exactes jouent un rôle d’outil de sélection dans notre système éducatif. Ce champ de connaissances est investi d’une charge émotionnelle importante et regardé, particulièrement par les filles, comme un enseignement d’élite inaccessible si l’on est simplement moyen. Soit on fait des sciences à un niveau très élevé, soit on n’en fait pas et ce dernier choix est fait par un nombre grandissant d’élèves."
"(..)Les filières scientifiques universitaires, ajoute-t-il, pêchent par leur manque absolu de lisibilité. Elles ne peuvent être associées à aucun devenir professionnel perceptible et motivant alors que, de surcroît, elles sont perçues comme arides et sans lien avec les interrogations sur le monde. Dans un univers instable et insécurisant, il faut être particulièrement courageux, voire héroïque, pour s’aventurer dans ce labyrinthe.(...)».

Face à un tel constat, de nombreuses initiatives, comme le Prix Excellencia, voient le jour. L'action "Zoom sur les métiers des mathématiques", soutenue par l'ONISEP, qui démarre à la fin du mois, va tenter de rendre les formations en math plus attractives. Les  mathématiques offrent en effet aux autres sciences un langage efficace et des outils. Leur rôle est  essentiel dans le développement des technologies qui transforment le quotidien, comme les Technologies de l'information. Les mathématiques  peuvent ainsi défier les grandes problématiques d’aujourd’hui et de demain, ils développent la rigueur et le raisonnement, mais aussi l’intuition, l’imagination, voire le rêve !

Cette action mise en oeuvre par quatre association va être lancée  le mercredi 28 mars prochain dans l'après midi, lors d'un colloque  à l'Ecole Nationale de Chimie, Physique et Biologie à Paris. Seront présentés une vingtaine de portraits de jeunes femmes et hommes récemment engagés dans la vie active dans des métiers essentiellement hors enseignement et recherche universitaire, pour lesquels une formation mathématique de base joue un rôle fondamental.  Les témoignages de  Sara OUESLATI, Ingénieure recherche et développement chez France Télécom, de Thomas HELIE, Chargé de recherche en acoustique musicale au CNRS et de Yannick LEFEBVRE, Ingénieur chercheur en risques industriels chez  EDF, contribueront à montrer le chemin aux jeunes élèves.

Une table ronde réunira professeurs de mathématiques, chercheurs, mais aussi responsables des ressources humaines dans de très grands groupes français (EDF, SBNCF, Dassault Aviation, Orange, Banque de France, Schlumberger, Areva...). Toutes ses interventions démontrerons que les études de maths ou à forte composante mathématique permettent d'exercer des métiers variés, souvent mal connus et couvrant des secteurs d'activités particulièrement diversifiés (météorologie, finances, médecine, chimie, fiabilité, transport, ...) Certains sont accessibles dés bac +2 ou bac +3, d'autres au niveau bac +5, et aussi a niveau bac +

La brochure de la manifestation est disponible en téléchargement sur le site de l'association Femmes & Maths.
 

19 mars 2007

Challenge "Projets d'entreprendre" à l'INT

Vendredi dernier, sur la planète INT, le lancement de la 8ème édition du "Challenge projets d'entreprendre®" a ouvert la course annuelle aux projets innovants !

Pour être brève, il s’agit d’un concours qui consiste à créer sa propre entreprise en une semaine. Le vrai challenge, étant de trouver un service ou un produit innovant que cette entreprise procure.
Autant vous dire que ce n’est pas une mission facile. Mais rassurez-vous, avec mon équipe nous avons déjà une idée de notre produit,  et nous comptons d’ailleurs arriver jusqu’au Sénat, ou à la limite arriver jusqu’au cocktail de clôture de la semaine.

En tout cas, je trouve que c’est une très bonne initiative de mon école, surtout la partie ou les cours sont suspendus toute la semaine 

Pour avoir plus d’informations, voici une page dédiée à cette semaine.

14 mars 2007

Jump, un forum original et innovant pour les femmes actives

Organisé pour la première édition en Belgique fin avril, Jump est un forum tout public dédié à la vie professionnelle des femmes. Ses organisateurs le définissent comme un espace de rencontre, de discussion, de réflexion, de formation et de mise en valeur des nombreux outils pour renforcer l'autonomie des femmes

Le Forum Jump, qui se déroulera les 27 et 28 avril prochains à Bruxelles, se définit comme un lieu d'échange entre dirigeants d'entreprises et responsables des ressources humaines concernant les meilleures pratiques en matière de gestion de carrière des femmes. Jump rassemble les entreprises, les partenaires sociaux, les associations, et les institutions publiques.

Cette réunion est un forum aussi bien  pour les femmes actives, ou pour celles qui veulent prendre du temps pour elles-mêmes, rencontrer d’autres femmes et réfléchir à leur projet professionnel. Mais le forum intéresse aussi les entreprises qui veulent assurer leurs performances économiques par une bonne gestion de leurs ressources humaines et contribuer à l’égalité des sexes.

Le forum Jump couvre la thématique des femmes actives en deux journées : le vendredi 27 avril sera une journée "entreprise et réseau de femmes";  le samedi 28 avril, le forum sera accessible à toutes et à a tous.

Renseignements et inscriptions sur le site du forum Jump.

8 mars 2007

Sophie, lauréate 2006 de la catégorie "Chez le fournisseur"


Excellencia 2006 Sophie Rocca
Vidéo envoyée par PrixExcellencia
Sophie Rocca, LTU Technologies

Une vraie patronne pour la détection des images illicites


Animée par le goût du challenge et la passion pour les nouvelles technologies, Sophie est, à 28 ans seulement, Directeur Services Professionnels après seulement quatre ans d’expérience et six mois chez son employeur actuel qui a proposé sa candidature. Ce dernier est un fournisseur de logiciels de recherche et de reconnaissance d’images utilisé notamment dans des applications sécuritaires ou d’investigation.

L'équipe des services professionnels a pour mission d’adapter les solutions aux besoins des clients, dans un esprit de productivité. L’équipe de Sophie est en charge de l'avant-vente technique, de la gestion de projets, de la maintenance, du support, et des formations aux clients et partenaires technologiques. Ce poste est un rôle clé pour la rentabilité des offres, la cohésion interne (interactions avec les différentes équipes interne, notamment commerciales et R&D) et la satisfaction clients.
Sophie a pris en charge rapidement un poste clé de l’entreprise (Directeur des Services Professionnels pour l’Europe), alliant coordination de projets clients et connaissance approfondie des technologies et des logiciels. Sophie est une plaque tournante, à la croisée des chemins entre son équipe, les autres équipes de la Société (notamment la R&D), et nos clients.
Avec un parcours professionnel sortant de l’ordinaire, elle a démontré un ensemble de qualités bien adaptées à ce type de poste. Déterminée à acquérir une expérience internationale, elle part en Angleterre suite à son diplôme d’ingénieur en ayant commencé à apprendre la langue anglaise simplement un an plus tôt (ses langues scolaires étant l’allemand et le russe). Elle a obtenu un « first degree » (meilleure distinction anglaise) lors d’une équivalence de master en spécialisation à l’université de Southampton. Sophie est le premier diplômé français embauché dans un département R&D de reconnaissance vocale à Cambridge. En 4 ans passés à Cambridge dans l’une des sociétés les plus pointues du domaine, elle a évolué de la position d’ingénieur R&D vers la direction d’équipe et se voit offrir la position de directeur technique du département « reconnaissance vocale », poste qu’elle refuse pour rejoindre son employeur actuel à Paris.

Sa formation :

ENSERG et équivalence du Master Traitement du signal à l'Université de Southampton (UK)

Ce qu’on dit d’elle :

« Sophie allie la rigueur technologique française au dynamisme à l’anglo-saxonne, ce qui correspond précisément à notre Société (française mais à ambition mondiale). Sophie est ambitieuse, elle a conscience de sa valeur et maintient son objectif très haut, tout en respectant un développement personnel, interpersonnel et une écoute des autres.
Sophie a un parcours professionnel particulièrement intéressant dans lequel chaque changement a été fait pour acquérir divers atouts pour le futur. En rentrant d’Angleterre, elle a cherché non pas à valoriser sa formation mais à la compléter en s’ouvrant au domaine de la reconnaissance d’image et en développant ses qualités de direction. Elle sait allier projet professionnel et développement personnel, qualités techniques et interpersonnelles. Elle a une maturité étonnante malgré son jeune âge. »

Ses passions :

Au-delà de sa motivation pour un projet professionnel, elle accorde beaucoup d’importance au développement personnel et l’insertion sociale. En dehors de l’activité professionnelle, elle a de multiples centres d’intérêt, et s’investit dans des activités caritatives (au près d’ATD quart monde), artistiques (violoniste dans des orchestres, par exemple l’Orchestre Philharmonique de Cambridge) et sportives (alpinisme, escalade du Mont-Blanc).

Sylviane, lauréate 2006 de la catégorie Recherche fondamentale

Sylviane Confort-Gouny

Elle dessine le futur de l’imagerie médicale


Sylviane est chercheuse au sein d’un laboratoire de Résonnance Magnétique de la Faculté de médecine d’Aix-Marseille. Elle a mis au point de nouveaux protocoles intégrés pour améliorer la connaissance du pathologique donc améliorer le diagnostic et le suivi thérapeuthique. Son travail se situe à l'interface entre la recherche fondamentale et la recherche clinique. A l'image de l'interdiciplinarité qui anime le CNRS, elle interagit avec des physiciens et des médecins. Elle a participé aux évolutions du laboratoire aussi bien du point de vue des techniques de Résonance magnétique nucléaire que de leurs applications bio-médicales. Elle assure également des fonctions d'enseignement (cours de RMN en maîtrise de biologie, méthodes d'imagerie et de spectroscopie de RMN à l'Ecole supérieure des ingénieurs de Marseille Luminy...).

Cette ingénieure de haut-niveau a participé aux projets d'installation du premier spectromètre imageur de RMN entièrement dédié à la recherche clinique sur l'homme (en 1997) et s'est entièrement impliquée dans la dernière acquisition du laboratoire : le nouvel appareil IRM à 11,7 teslas entièrement dédié à l'imagerie métabolique et fonctionnelle de la souris transgénique. Sylviane relève un nouveau défi avec le prochain spectromètre imageur de RMN à 3 teslas qui permettra une étude plus performante des pathologies humaines.

A 49 ans, Sylviane est aussi la maman épanouie de trois adolescents, dont des jumelles de 13 ans.

Sa formation :

Ingénieure-physicienne de l'Ecole supérieure de Physique INPG de Grenoble et thèse de Docteure-Ingénieure, habilitation à diriger des recherches.

Ce qu’on dit d’elle :

Dynamique, elle transmet cette énergie à une équipe de 10 personnes, composée principalement d'hommes. Elle sait transmettre sa passion communicative aux personnes qu'elle est amenée à former régulièrement (physiciens d'hôpitaux, médecins, ingénieurs et professeurs de lycées...).

Ses passions :

Son métier de chercheuse est sa véritable passion. Le reste de son temps, elle le consacre à sa famille, au sport (randonnées) et aux voyages.

Karima , lauréate "jeune" du Prix Excellencia 2006

Karima Ousgane


Etudiante en première année d'école d'ingénieur, Karima est la seule fille provenant de la filière TSI à Télécom INT,  mais également la seule fille du club robotique de l'INT.

Cette candidate âgée de 20 ans vient en effet d'un bac STI, puis a suivi une prépa TSI (moins de 30 filles sur toutes la France en 2005 !) avant d’intégrer son école d'ingénieur. Passionnée par les technologies, Karima est également impliquée dans un club robotique et participe à la fabrication d'un robot pour la coupe E=M6. Elle s’intéresse également à la question des femmes ingénieures et a réalisé un exposé sur le sujet cette année dans le cadre d’un projet en Sciences Humaines.

Cécile, lauréate 2006 de la catégorie Recherche appliquée


Excellencia 2006 - Cécile Dubrovin
Vidéo envoyée par PrixExcellencia
Cécile Dubrovin

Responsable des évolutions d’un service de R&D, Thales ED



Chef de Service Clients & Projets & Conduite d'Affaires au sein d'un site de production et de R&D d’un grand groupe d’électronique français, Cécile a la responsabilité d'une équipe d'une vingtaine de collaborateurs : ingénieurs Service Clients, Responsables Chargés d'Affaires, gestionnaire d'affaires, logisticiens Affaires, ainsi que le management des conduites du changement nécessaire aux évolutions des métiers, des process, des technologies et des outils associés.
Cette femme de 34 ans, mariée et mère d’un enfant d’un an, a notamment mené une conduite du changement critique sur son site dans le domaine de la Recherche et du Développement : capitalisation et partages des meilleures pratiques, outils et processus, intégration d'un ERP, intégration des méthodes d'ingénierie simultanée et de conception à coût objectif, formation de l'ensemble des collaborateurs.... Ces pratiques seront prochainement étendues au sein de deux autres sites en France et en Allemagne de la même société.

Sa formation :

Ecole Nationale Supérieure d'Electronique et Radioélectricité de Grenoble - Institut National Polytechnique de Grenoble et MBA - DESS "Certificat d'Aptitude à l'Administration des Entreprises" (en cours du soir pendant 2 ans)

Ce qu’elle dit d’elle :

« Mon parcours est atypique par la conjonction de mon âge, de mes origines, de ma situation de mère de famille et de mes responsabilités au sein d'un domaine très technique (industrie électronique lourde). De par mes origines (vietnamiennes), j'ai abordé le monde du travail avec prudence et discrétion, sans prétention particulière, mais avec un grand appétit de découvertes. Je crois pouvoir illustrer qu'une vie de femme équilibrée est possible, même au sein de filières auxquelles peu de jeunes femmes se destinent.
Mes qualités sont l'empathie et la persévérance. L'empathie m'assure d'être à l'écoute complète de mes clients, mes collaborateurs ou mes collègues, d'intégrer des problématiques transverses, d'ouvrir mon horizon de décisions au-delà de mon métier ou de ma fonction, et par conséquent d'orienter mon action sans négliger le facteur humain, tout en préservant l'intérêt global de l'entreprise.
Le métier d'ingénieur m'a semblé être celui qui me permettrait de réaliser des innovations appliquées. En classe de 3ème, j'ai participé à une journée "portes ouvertes des métiers" au sein d'une PME et me suis entretenue avec son patron. Ce dernier a su me faire partager la passion de son métier. Ceci m'a confirmée dans la voie de l'ingénierie, et ceci en dépit de conseils familiaux m'orientant plutôt vers la pharmacie ou la médecine ! »

Ses passions :

Sa famille
et quelques activités sportives.
 

Nathalie, lauréate 2006 de la catégorie "Chez un Utilisateur"


Excellencia 2006 - Nathalie Lefrançois
Vidéo envoyée par PrixExcellencia
Nathalie Lefrançois, HP OCBU

Elle nous évite la grande panne du téléphone


Constamment sur la brèche, Nathalie est responsable du support clients pour plusieurs produits télécoms commercialisés par un géant mondial des technologies de l’information et de la communication. Elle vit en cela un fort stress car elle doit pouvoir répondre aux situations d’urgence ou de crise de ses clients utilisateurs. C’est compte tenu de cela que nous l’avons fait concourir dans la catégorie Utilisateurs et non dans la catégorie Fournisseurs.

Dans le cadre de sa mission, Nathalie a eu à conduire le transfert de l'activité de support - maintenance des produits dont ils ont la responsabilité depuis Grenoble vers l'Inde. Ce projet complexe s'accompagnait également d'un changement de "business model" puisque son entreprise est passée d'une sous-traitance externe et locale à une collaboration interne mais distante (basée à Bangalore - Inde).
Célibataire de 37 ans, elle encadre une équipe de 10 à 30 personnes. Nathalie cumule 13 années d’expérience, dont 12 dans la même entreprise et 3 à son poste actuel. Mais elle est également une sportive accomplie puisqu’elle parvenue à se classer au niveau national dans son sport de prédilection : le badminton. Cette pratique de la compétition à haut niveau est un excellent facteur d'équilibre qui l’aide à mieux gérer le stress et l'urgence inhérents à son métier.

Sa formation :

UTC - Genie Logiciel

Ce qu’elle dit d’elle :

« Quand on me confie un problème, je vais jusqu'au bout pour le régler. On peut compter sur moi. Fiabilité, 'ownership', 'dependability' sont des qualificatifs courants qui me reviennent me concernant. » Et c’est l’envie de créer et d’être utile, ainsi que la curiosité qui l’ont poussée à opter pour le métier d’ingénieure.

Ses passions :

Cette jeune femme opiniâtre et décidée profite de son temps libre et s’entretien en s’adonnant au sport.

6 mars 2007

Les filles, meilleures à l’école que les garçons

Les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, mais elles n'ont pas les mêmes parcours scolaires


Dans l'enseignement comme ailleurs, l'égalité des filles et des garçons constitue une obligation légale et une mission fondamentale. Or, selon le Ministère de l'Education Nationale qui vient de publier une étude de l'INSEE, trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L'éducation à l'égalité est une condition nécessaire à l'évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées peuvent devenir les lieux d'un vrai apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons.

Le rapport de l'INSEE « Regards sur la parité sur le site de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques », rendu public tout récemment par le Ministère de l'Education Nationale, est sans appel. Dès l'école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles ont de meilleures évaluations en C.E.2 en français mais, dès ce très jeune âge, elles ont de moins bonnes évaluations en mathématiques.

Elles sont 8,8 % de plus que les garçons à être orientées en seconde générale et technologique. Elles réussissent le baccalauréat à près de 82% contre 77,7 % de garçons.

Quelle que soient leur appartenance sociale ou leur réussite scolaire, les filles optent moins que les garçons pour une première scientifique. Elles s'engagent très rarement dans les sections industrielles. Elles hésitent encore à s'engager dans les filières sélectives : un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques.
Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation. Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l'école.

A niveau égal dans les disciplines scientifiques, les filles ne s'engagent pas autant que les garçons dans cette voie porteuse d'emplois : 64 % des filles qui jugeaient avoir un très bon niveau en mathématiques en fin de collège sont allées en terminales S, contre 78 % de garçons du même profil.

La proportion de jeunes filles dans les classes terminales séries scientifiques générales et technologiques doit augmenter de 20 % avant 2010. A cette échéance, la proportion de filles dans ces classes doit atteindre 44,6 %. Quand on sait que la progression enregistrée pour cet indicateur 90 a été de 2,6 % entre 1997 et 2003, l’objectif ainsi fixé suppose que soit menée une politique très volontariste.

 
Une convention entre 8 ministères

Une nouvelle convention interministérielle pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif vient donc d'être signée pour la période 2006-2011. Elle réaffirme la nécessité de développer une approche globale dans l'ensemble de la démarche éducative, notamment dans le cadre de l'orientation et de l'éducation à la citoyenneté, en associant les efforts de 8 ministères : Emploi, Éducation nationale, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Cohésion sociale, Enseignement supérieur. Elle s'inscrit à la suite de la précédente convention qui, entre 2000 et 2006, a fédéré les initiatives de plusieurs ministères et prend en compte les avancées de la Charte de l'égalité entre les femmes et les hommes élaborée en 2004 par le ministère des Affaires sociales, du travail et de la solidarité.

C'est en effet à l'école, et dès le plus jeune âge, que s'apprend l'égalité entre les sexes. L'apprentissage de l'égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et d'autres modèles de comportement se construisent. Les établissements sont incités à inscrire cette préoccupation dans leur règlement intérieur.

 
Tiré du site :
http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html

Extrait de « Regards sur la parité sur le site de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques » (INSEE)

5 mars 2007

8 mars : Véronique Forge reçoit Simone Veil sur Direct8

A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, la journaliste Véronique Forge reçoit Madame Simone Veil dans l'émission Femmes d'Exception sur Direct8, la chaîne de la TNT.

Présentée les lundis et mardis par Anne-Gaëlle Petit et du mercredi au vendredi par Véronique Forge, de 11h30 à 12h00, l'émission "Femmes d'Exception" sur la chaine Direct8 met à l'honneur des femmes publiques, des chefs d'entreprise, des aventurières, des jeunes talents, des femmes qui ont marqué l'Histoire etc.. Elles nous dévoilent leur parcours et nous font partager leur vision et leurs ambitions.

Femmes d'exception, c'est le magazine qui donne la parole à toutes ces femmes qui créent, développent et s'affirment dans tous les domaines de la vie sociale, politique, économique et culturelle.

Véronique Forge et Anne-Gaëlle Petit, et la chaîne Direct8, soutiennent le Prix Excellencia 2007.

La chaine Direct8 est disponible sur la TNT, le câble et le satellite, mais également par le Web.

1 mars 2007

Les Lauréates Excellencia 2006 en images

Découvrez le palmarès complet et toutes les informations sur nos lauréates, leurs parcours, leurs passions : le palmarès 2006.

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