Les filles, meilleures à l’école que les garçons
Les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, mais elles n'ont pas les mêmes parcours scolaires
Dans l'enseignement comme ailleurs, l'égalité des filles et des garçons constitue une obligation légale et une mission fondamentale. Or, selon le Ministère de l'Education Nationale qui vient de publier une étude de l'INSEE, trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L'éducation à l'égalité est une condition nécessaire à l'évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées peuvent devenir les lieux d'un vrai apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons.
Dans l'enseignement comme ailleurs, l'égalité des filles et des garçons constitue une obligation légale et une mission fondamentale. Or, selon le Ministère de l'Education Nationale qui vient de publier une étude de l'INSEE, trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L'éducation à l'égalité est une condition nécessaire à l'évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées peuvent devenir les lieux d'un vrai apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons.
Le rapport de l'INSEE « Regards sur la parité sur le site de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques », rendu public tout récemment par le Ministère de l'Education Nationale, est sans appel. Dès l'école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles ont de meilleures évaluations en C.E.2 en français mais, dès ce très jeune âge, elles ont de moins bonnes évaluations en mathématiques.
Elles sont 8,8 % de plus que les garçons à être orientées en seconde générale et technologique. Elles réussissent le baccalauréat à près de 82% contre 77,7 % de garçons.
Quelle que soient leur appartenance sociale ou leur réussite scolaire, les filles optent moins que les garçons pour une première scientifique. Elles s'engagent très rarement dans les sections industrielles. Elles hésitent encore à s'engager dans les filières sélectives : un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques.
Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation. Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l'école.
A niveau égal dans les disciplines scientifiques, les filles ne s'engagent pas autant que les garçons dans cette voie porteuse d'emplois : 64 % des filles qui jugeaient avoir un très bon niveau en mathématiques en fin de collège sont allées en terminales S, contre 78 % de garçons du même profil.
La proportion de jeunes filles dans les classes terminales séries scientifiques générales et technologiques doit augmenter de 20 % avant 2010. A cette échéance, la proportion de filles dans ces classes doit atteindre 44,6 %. Quand on sait que la progression enregistrée pour cet indicateur 90 a été de 2,6 % entre 1997 et 2003, l’objectif ainsi fixé suppose que soit menée une politique très volontariste.
Une convention entre 8 ministères
Une nouvelle convention interministérielle pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif vient donc d'être signée pour la période 2006-2011. Elle réaffirme la nécessité de développer une approche globale dans l'ensemble de la démarche éducative, notamment dans le cadre de l'orientation et de l'éducation à la citoyenneté, en associant les efforts de 8 ministères : Emploi, Éducation nationale, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Cohésion sociale, Enseignement supérieur. Elle s'inscrit à la suite de la précédente convention qui, entre 2000 et 2006, a fédéré les initiatives de plusieurs ministères et prend en compte les avancées de la Charte de l'égalité entre les femmes et les hommes élaborée en 2004 par le ministère des Affaires sociales, du travail et de la solidarité.
C'est en effet à l'école, et dès le plus jeune âge, que s'apprend l'égalité entre les sexes. L'apprentissage de l'égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et d'autres modèles de comportement se construisent. Les établissements sont incités à inscrire cette préoccupation dans leur règlement intérieur.
Tiré du site :
http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html
Extrait de « Regards sur la parité sur le site de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques » (INSEE)
Elles sont 8,8 % de plus que les garçons à être orientées en seconde générale et technologique. Elles réussissent le baccalauréat à près de 82% contre 77,7 % de garçons.
Quelle que soient leur appartenance sociale ou leur réussite scolaire, les filles optent moins que les garçons pour une première scientifique. Elles s'engagent très rarement dans les sections industrielles. Elles hésitent encore à s'engager dans les filières sélectives : un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques.
Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation. Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l'école.
A niveau égal dans les disciplines scientifiques, les filles ne s'engagent pas autant que les garçons dans cette voie porteuse d'emplois : 64 % des filles qui jugeaient avoir un très bon niveau en mathématiques en fin de collège sont allées en terminales S, contre 78 % de garçons du même profil.
La proportion de jeunes filles dans les classes terminales séries scientifiques générales et technologiques doit augmenter de 20 % avant 2010. A cette échéance, la proportion de filles dans ces classes doit atteindre 44,6 %. Quand on sait que la progression enregistrée pour cet indicateur 90 a été de 2,6 % entre 1997 et 2003, l’objectif ainsi fixé suppose que soit menée une politique très volontariste.
Une convention entre 8 ministères
Une nouvelle convention interministérielle pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif vient donc d'être signée pour la période 2006-2011. Elle réaffirme la nécessité de développer une approche globale dans l'ensemble de la démarche éducative, notamment dans le cadre de l'orientation et de l'éducation à la citoyenneté, en associant les efforts de 8 ministères : Emploi, Éducation nationale, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Cohésion sociale, Enseignement supérieur. Elle s'inscrit à la suite de la précédente convention qui, entre 2000 et 2006, a fédéré les initiatives de plusieurs ministères et prend en compte les avancées de la Charte de l'égalité entre les femmes et les hommes élaborée en 2004 par le ministère des Affaires sociales, du travail et de la solidarité.
C'est en effet à l'école, et dès le plus jeune âge, que s'apprend l'égalité entre les sexes. L'apprentissage de l'égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et d'autres modèles de comportement se construisent. Les établissements sont incités à inscrire cette préoccupation dans leur règlement intérieur.
Tiré du site :
http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html
Extrait de « Regards sur la parité sur le site de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques » (INSEE)