Les métiers des maths c’est l’avenir !
Le mercredi 28 mars, une demi-journée de lancement du « Zoom sur les métiers des mathématiques » est organisée à l’initiative de quatre associations : la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI), la Société Mathématique de France (SMF), la Société Française de Statistique (SFDS) et l’association Femmes et Mathématiques. Le projet a été coordonné par Brigitte Lucquin et réalisé en partenariat avec l’Onisep.
Dans son rapport d'information "Réconcilier les jeunes et les sciences", publié en mai 2006, le Député Jean-Marie ROLLAND, soulignait le problème qui se pose en France. Il y a actuellement trop peu de jeunes candidats, et plus particulièrement trop peu de filles dans les filières techniques et scientifiques, en particulier en mathématiques : « (...)Les mathématiques et les sciences exactes jouent un rôle d’outil de sélection dans notre système éducatif. Ce champ de connaissances est investi d’une charge émotionnelle importante et regardé, particulièrement par les filles, comme un enseignement d’élite inaccessible si l’on est simplement moyen. Soit on fait des sciences à un niveau très élevé, soit on n’en fait pas et ce dernier choix est fait par un nombre grandissant d’élèves."
"(..)Les filières scientifiques universitaires, ajoute-t-il, pêchent par leur manque absolu de lisibilité. Elles ne peuvent être associées à aucun devenir professionnel perceptible et motivant alors que, de surcroît, elles sont perçues comme arides et sans lien avec les interrogations sur le monde. Dans un univers instable et insécurisant, il faut être particulièrement courageux, voire héroïque, pour s’aventurer dans ce labyrinthe.(...)».
Face à un tel constat, de nombreuses initiatives, comme le Prix Excellencia, voient le jour. L'action "Zoom sur les métiers des mathématiques", soutenue par l'ONISEP, qui démarre à la fin du mois, va tenter de rendre les formations en math plus attractives. Les mathématiques offrent en effet aux autres sciences un langage efficace et des outils. Leur rôle est essentiel dans le développement des technologies qui transforment le quotidien, comme les Technologies de l'information. Les mathématiques peuvent ainsi défier les grandes problématiques d’aujourd’hui et de demain, ils développent la rigueur et le raisonnement, mais aussi l’intuition, l’imagination, voire le rêve !
Cette action mise en oeuvre par quatre association va être lancée le mercredi 28 mars prochain dans l'après midi, lors d'un colloque à l'Ecole Nationale de Chimie, Physique et Biologie à Paris. Seront présentés une vingtaine de portraits de jeunes femmes et hommes récemment engagés dans la vie active dans des métiers essentiellement hors enseignement et recherche universitaire, pour lesquels une formation mathématique de base joue un rôle fondamental. Les témoignages de Sara OUESLATI, Ingénieure recherche et développement chez France Télécom, de Thomas HELIE, Chargé de recherche en acoustique musicale au CNRS et de Yannick LEFEBVRE, Ingénieur chercheur en risques industriels chez EDF, contribueront à montrer le chemin aux jeunes élèves.
Une table ronde réunira professeurs de mathématiques, chercheurs, mais aussi responsables des ressources humaines dans de très grands groupes français (EDF, SBNCF, Dassault Aviation, Orange, Banque de France, Schlumberger, Areva...). Toutes ses interventions démontrerons que les études de maths ou à forte composante mathématique permettent d'exercer des métiers variés, souvent mal connus et couvrant des secteurs d'activités particulièrement diversifiés (météorologie, finances, médecine, chimie, fiabilité, transport, ...) Certains sont accessibles dés bac +2 ou bac +3, d'autres au niveau bac +5, et aussi a niveau bac +
La brochure de la manifestation est disponible en téléchargement sur le site de l'association Femmes & Maths.