Répondant à une interview hier, Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité du gouvernement Fillon, a indiqué vouloir atteindre l'objectif de l'égalité salariale entre hommes et femmes d'ici deux ans. Mais il va d'abord falloir s'entendre sur les chiffres, les durées réelles d'emploi, mais également sur le problème des parcours professionnels et des vocations.
Ambitieux ! Xavier Bertrand, le nouveau ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité, se donne "deux ans maximum pour parvenir à l'égalité salariale entre hommes et femmes". Interrogé par France Inter, I-télé et Le Monde sur une des conférences sociales prévue à la rentrée avec les partenaires sociaux sur le thème de l'égalité salariale, le ministre a répondu: "Nous voulons nous donner une date butoir de deux ans maximum pour parvenir à cette égalité salariale" et "lever toutes les pesanteurs qui l'empêchent". Le ministre pense également qu'il faut "prendre en compte le fait que, parfois, les femmes n'ont pas eu le même parcours professionnel" que les hommes, en raison de la maternité. De même, il compte s'attaquer à un des problèmes majeurs des femmes en activité professionnelle : la question de la garde d'enfant.
Dès ce matin, la presse se fait l'écho de débat autour des chiffres réels de ces inégalités salariales entre hommes et femmes. Il faut en effet tenir compte des types d'emploi, des contrats (CDD ou CDI?), des temps de travail effectifs tout au long de la vie, de l'impact des périodes de retrait de la vie professionnelle pour cause de maternité ou d'éducation des enfants, etc. Mais toutes les statistiques s'accordent pour indiquer que le situation n'évoluent guère malgré de nombreuses mesures d'incitation ou les engagements pris par les entreprises dans le cadre de chartes ou de pactes signés avec l'Etat et les partenaires sociaux. Toutes les mesures sont référencées sur
le site du service de l'Egalité professionnelle, notre partenaire.
Mais il faut bien entendu ajouter le problème de l'orientation des jeunes filles et de la persistance de stéréotypes forts qui les poussent à choisir certains métiers plutôt que d'autres. De même, notre
"Rapport sur la place des femmes dans la high-tech en France", ainsi que les études et statistiques publiées par l'ensemble de nos partenaires, et dont vous retrouvez régulièrement des extraits sur ce blog, on démontré l'existence et la forte résistance du fameux "plafond de verre" limitant l'accès des femmes aux postes à responsabilité et donc, aux meilleurs salaires. Pour aboutir en moins de deux ans, la recherche de l'égalité salariale ne pourra s'affranchir de mesures permettant de combattre ces deux freins à la réussite professionnelle des femmes et des jeunes filles.