Les émigrés d’en Haut tirent la gueule !
Dans le ciel, au Paradis ou ailleurs, à chacun ses convictions, les tirailleurs marocains tirent la gueule. Ils ne sont pas d’ailleurs pas les seuls. Rejoints par les mineurs de fond Polonais, les peintres et les maçons Portugais ou Espagnols, les tailleurs et les fourreurs juifs des ghettos d’Europe de l’Est, les Zouaves et les travailleurs Africains de l’automobile, les manœuvres Algériens et Tunisiens, les Arméniens et autres étrangers symboles de la haine hitlérienne sur cette fameuse affiche rouge, les Malgaches et les Sénégalais, les chauffeurs de taxis de la Russie blanche et les travailleurs de l’ombre de l’ancienne Indochine, les Marocains et ces multitudes de manœuvres, de tâcherons, de journaliers venus d’ailleurs et qui hurlent parce qu’ils ne sont pas cités dans cette énumération, tous s’interrogent lourdement et tristement.
Pourquoi ne méritent-ils pas une inauguration digne de la République quand cette dernière décide de créer un Musée pour se remémorer de l’Emigration et de ses apports pour la nation toute entière ?
Pourquoi se contenter d’une « inauguration citoyenne » ou d’une « inauguration engagée » comme si La Cité nationale de l'histoire de l'immigration ne devait appartenir qu’aux marginaux et aux militants ? Pourquoi faudrait-il que l’immigration soit la propriété d’une gauche qui l’assume, au-delà de quelques ambigüités politiciennes, et non de la France ?
On pourrait comprendre quelque absence mais quel sens donner à une pluralité de défections. Ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, ni les Principaux Ministres…Pourtant, ces millions d’individus venus en France trouver refuge et renforcer le pays (que la mémoire est faible quand aux belles heures de la retraite de l’armée ou de la collaboration font face les sacrifices des engagés volontaires, espagnols antifranquistes, italiens antifascistes, juifs polonais ou allemands déracinés, troupes de l’Empire qui servit si souvent d’exemples) méritaient un hommage simple, clair, sincère.
On imagine qu’un pays qui traite d’une telle manière son passé et celles et ceux qui ont contribué, eux aussi, à sa réussite et son expansion, dispose d’une solidité contestable pour affronter son présent.
Marc Drillech
(fils d’immigré comme pas mal de bons Français)
Pourquoi ne méritent-ils pas une inauguration digne de la République quand cette dernière décide de créer un Musée pour se remémorer de l’Emigration et de ses apports pour la nation toute entière ?
Pourquoi se contenter d’une « inauguration citoyenne » ou d’une « inauguration engagée » comme si La Cité nationale de l'histoire de l'immigration ne devait appartenir qu’aux marginaux et aux militants ? Pourquoi faudrait-il que l’immigration soit la propriété d’une gauche qui l’assume, au-delà de quelques ambigüités politiciennes, et non de la France ?
On pourrait comprendre quelque absence mais quel sens donner à une pluralité de défections. Ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, ni les Principaux Ministres…Pourtant, ces millions d’individus venus en France trouver refuge et renforcer le pays (que la mémoire est faible quand aux belles heures de la retraite de l’armée ou de la collaboration font face les sacrifices des engagés volontaires, espagnols antifranquistes, italiens antifascistes, juifs polonais ou allemands déracinés, troupes de l’Empire qui servit si souvent d’exemples) méritaient un hommage simple, clair, sincère.
On imagine qu’un pays qui traite d’une telle manière son passé et celles et ceux qui ont contribué, eux aussi, à sa réussite et son expansion, dispose d’une solidité contestable pour affronter son présent.
Marc Drillech
(fils d’immigré comme pas mal de bons Français)
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