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12 janvier 2007

Les Ipsaliens visitent Air France Industries

air_france_groupe_186Quel honneur et quel bonheur, la visite d’Air France Industries à Orly pour les élèves de dernière année du cycle ingénieur de l'Ipsa. L’après-midi du 14 décembre, quelques trente étudiants de l’option Conception de Systèmes Aéronautiques ont pu sillonner les hangars d’Orly, sous la haute vigilance de monsieur Bardet, Responsable qualité et Monsieur Patrick Thiesa, Contrôleur principal. Un lieu où les prestigieux avions A320, A330, A340 viennent faire peau neuve, de la simple visite de transit après chaque vol, à la visite nommée « D », la plus complète.

air_france_mini_186Air France Industries détient une expertise technique concentrée sur la maintenance, la réparation, le contrôle, la qualité et la sécurité. Les avions qui transitent par Orly obtiennent ainsi leur renouvellement du CDN (Certificat De Navigabilité). La cerise sur le gâteau pour les étudiants de l’Ipsa était l’ascension du cockpit d’un Boeing 777. Une technologie de pointe, une organisation exemplaire, voilà de quoi attirer nos élèves vers ces métiers de l’aéronautique !

Quand Pégase explique la science aux enfants

pegase3_155Apprendre en s’amusant. Tel est le principe de «Pégase Ipsa», nouvelle association au sein de l’école, dont l’objectif est de dispenser le savoir scientifique aux jeunes enfants d’école primaire, de manière ludique et pratique.

Créée l’année dernière, l’association a enfin pu dispenser ses premiers cours cette année. Maud Facchino et Julien Merle, tous deux étudiants de dernière année en option CSA, ont ainsi pu aller au contact des enfants de la classe de CE2-B de l’école primaire Lallier, à l’Hay-les-Roses. Barbara Riff, responsable communication pour l’Ipsa, les a interviewés :
Quel est le but de votre association ?
pegase2_186Julien : Pégase Ipsa est une toute nouvelle association de l’école qui donne des cours de sciences à des primaires. Le but est de donner envie à des jeunes écoliers de s’intéresser aux sciences de manière ludique.
Maud : Oui, tout à fait, pour cela nous donnons des cours de sciences de 3 heures par semaine. Nous choisissons un thème, dans le dernier cas l’eau, et nous leur expliquons de façon scientifique ce qu’est l’eau. Nous faisons donc de la vulgarisation des sciences pour leur permettre d’adhérer à quelque chose qui les rebute de plus en plus.

Comment procédez-vous ?
Julien : En fait, c’est un peu une transposition de l’émission «C’est pas Sorcier» diffusée sur France 3. Nous leurs proposons de réaliser de petites expériences, puis nous expliquons physiquement ce qu’ils ont pu voir.
Maud : Oui, par exemple, lors de la dernière séance, nous avons fait différentes expériences pour expliquer les transformations de l’eau, de l’état liquide à vapeur en faisant chauffer une casserole d’eau, ou alors en décongelant un glaçon.
 
Comment les écoliers réagissent-ils à ces séances d’initiation à la science ?
pegase4_186Maud : Ils sont ravis de nous voir ! Nous sommes un peu des stars quand nous arrivons là-bas. Nous changeons leurs façons de voir l’école avec une approche plus pratique. C’est beaucoup moins scolaire, et plus pratique.
Julien : Les écoliers ont vraiment envie d’apprendre, et ça surprend au premier abord. On a l’habitude de voir des jeunes qui sont démotivés par les études, et encore plus par la science. Alors que là, c’est tout le contraire, ils posent une foule de questions, qui parfois n’ont aucun rapport avec le sujet que nous abordons d’ailleurs.
 
Que vous apporte personnellement l’implication dans Pégase ?
Julien : En premier lieu une grande joie de vivre. Voir ces enfants qui s’intéressent à la science, ça vous donne une pêche pour toute la semaine. Ils nous communiquent leur soif d’apprendre et leur bonne humeur. C’est un peu notre récré hebdomadaire à nous.
Maud : Cela permet également d’apprendre des choses dont nous nous resservirons. Notamment à vulgariser nos concepts. En effet en tant que futurs ingénieurs, nous sommes habitués à manipuler des théories assez complexes qui ne sont pas compréhensibles par tous. Or, le transfert d’idées entre commercial et ingénieur est essentiel. En apprenant à faire comprendre des choses compliquées à des personnes qui n’ont pas les mêmes études, c’est un grand bénéfice.
 
Comment les enseignants vous considèrent-ils ?
pegase5_186Maud : Comme des sauveurs ! Oui, souvent les maîtres et maîtresses butent sur des questions scientifiques que peuvent leurs poser les écoliers. Nous sommes là pour les soutenir et pour les aider à donner l’envie aux écoliers de s’intéresser à la science.
Julien : Oui nous sommes un bol d’air pur. Nous apportons un peu de diversité au cours et à ces enfants qui ont besoin de se défouler. Cela leur permet aussi de voir la science comme quelque chose de pratique, et non comme quelque chose d’abstrait et loin de notre quotidien.
 
Avez-vous eu un retour de votre passage dans l’école ?
Maud : Les autres maîtresses sont jalouses de la notre, et elles aimeraient bien nous récupérer. Car les écoliers ont vraiment adoré nos deux premières séances, donc pour la maîtresse, c’est vraiment un plus de nous avoir.
Julien : Comme le souligne Maud, nous sommes vraiment appréciés, car la science est de plus en plus rejetée par les écoliers, et nous tentons d’inverser cette tendance.
 
Comment voyez vous l’avenir pour Pégase Ipsa ?
mini_pegase_186Julien : Du peu qu’on a pu voir, un grand avenir. Vu comment nous avons été appréciés au bout de deux séances seulement, Pégase Ipsa va connaître un grand succès.
Maud : Oui, l’association va grandir. Des liens se créent afin d’augmenter le nombre d’écoliers concernés. A terme, on peut rêver, et espérer que d’autres Pégases apparaîtront dans d’autres écoles d’Ile-de-France, pour créer un vaste réseau pour montrer aux enfants la beauté de la science.
 
Quels sont vos projets personnels aujourd’hui ?
Maud : Déjà finir nos études, et puis continuer à donner des cours à des écoliers et les intéresser aux sciences, pour que plus tard, la relève soit toujours assurée.
Julien : Et puis trouver un bon stage de fin d’étude. Pour cela, on compte sur les études de l’Ipsa, mais aussi sur Pégase Ipsa. C’est une association reconnue par beaucoup d’employeurs, puisque l’association mère a été élue meilleure association d’Ile-de-France. Et les employeurs connaissent les bénéfices qu’elle apporte à un étudiant au niveau de la communication et de la possibilité de vulgariser son langage comme nous l’avons dit tout à l’heure.
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On ne peut que vous souhaiter bonne chance pour vos futures interventions dans les écoles primaires. Souhaitez-vous ajouter une dernière chose ?
Maud : J’espère que nous aurons donné envie à d’autres étudiants de rejoindre Pégase Ipsa afin de permettre à cette association de grandir, car elle apporte vraiment un plus, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour la société.
Julien : Oui c’est vrai, on contribue à améliorer un peu la communauté, et en faisant chacun un petit effort, on peut arriver à faire de grandes choses.