L’espace nous offre-t-il vraiment la possibilité de trouver aux problèmes de notre planète des solutions qui n’existent pas sur Terre? Face aux enjeux du développement durable, l’industrie spatiale se mobilise pour favoriser une meilleure connaissance des événements naturels mondiaux, pour mieux comprendre notre planète et mieux observer les changements climatiques.
La protection de l’environnement est devenue un enjeu collectif et l’espace a largement contribué à cette prise de conscience mondiale. Aujourd’hui, beaucoup de systèmes satellitaires sont disponibles pour contribuer à l’ordre écologique, d’autres sont en projet à court ou moyen terme.
L’Europe, qui s’est fortement mobilisée à travers le programme GMES, disposera à l’horizon 2013 d’une véritable capacité de monitoring de la planète. GMES est un programme européen d’observation de la terre axé sur les besoins des utilisateurs, qui se base sur des satellites, ainsi que des équipements terrestres, maritimes et aériens pour fournir des informations sur l’environnement. La grande quantité d’informations recueillie nécessitera une coordination européenne et internationale afin d’en tirer le meilleur parti.
Des technologies respectueuses de l’environnement
L’espace peut apporter une contribution utile aux pays dans de nombreux domaines clés parmi lesquels l’environnement et l’exploitation des ressources naturelles. Concernant l’environnement, les technologies spatiales peuvent servir à recueillir des données pour suivre dans le temps l’évolution de situations régionales particulières. Ceci permet aux scientifiques de prédire la dégradation possible de l’environnement et de prévoir des mesures correctives, afin d’atténuer les effets de changements climatiques abrupts.
Au-delà de l'utilisation très large des satellites de télécommunication pour l'échange d'informations, la mise en orbite des lanceurs européens offre une large gamme de services tels qu'une mobilité plus durable, des prévisions météorologiques, la surveillance des changements climatiques, des moyens de réaction plus rapide aux catastrophes naturelles, etc.
Les conséquences sur l’enseignement vues par Hervé Renaudeau, directeur de l’IPSA
« Face aux enjeux énergétiques et environnementaux, les regards se tournent vers les chercheurs, les ingénieurs, les experts qui par leur créativité et leur sens de l’innovation, détiennent la clé pour apporter des réponses pertinentes. Cela suppose donc de former des jeunes qui ont d’une part une bonne compréhension de ces enjeux et du domaine aéronautique dans lequel ils évoluent ou évolueront dans un proche avenir, et qui d’autre part, sont armés de compétences scientifiques et technologiques approfondies, notamment dans les dernières avancées dans les divers domaines concernés. Le développement durable ne peut plus être une partie ajoutée à l’enseignement, c’est une dimension qui est désormais au cœur de ce dernier de manière transverse. De ce fait, les profils des ingénieurs dans le domaine aéronautique et spatial vont intégrer une compréhension plus large des problématiques mises en jeu
Même s’ils sont experts d’un domaine, il devient maintenant essentiel qu’ils possèdent cette vision globale, encore plus qu’avant. Et notamment en ce qui concerne le développement durable, quelque soit le domaine dans lequel ils vont se retrouver.
Aujourd’hui, nous souhaitons poursuivre l’évolution du cursus de l’IPSA pour être sans cesse en adéquation avec les besoins des professionnels, notamment face aux enjeux très forts qui se développent dans le domaine environnemental, du développement durable et autour des énergies. »






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