



Interview de Benoît Madrenas (IPSA promo 2004), professeur en résistance des matériaux à l'IPSA Toulouse et passionné de vol à voile.
Benoît Madrenas (IPSA promo 2004), 32 ans, ingénieur structure chez Airbus sur le programme A350, et professeur en résistance des matériaux à l'IPSA, est passionné de vol à voile. Pratiquant ce sport depuis 1996, il est devenu voltigeur 1er cycle (figures de base) en 2007, instructeur en 2008 et voltigeur 2e cycle en 2011 - année qui a été aussi celle de sa première participation aux Championnats de France de voltige en planeur à Saintes.
D'où vous vient cette passion pour le vol à voile ?
J'ai débuté le vol à voile à l'âge de 15 ans. Etant moi-même fils d'instructeur, je suis tombé dans les choses de l'air très tôt... Le vol à voile est un mélange d'évasion, de sport et de haute technicité : c'est ce qui me plaît. Il a un côté écolo et nature dont je ne me lasse pas. C'est aussi une très grande école de patience et d'humilité !
Comment pratiquez-vous cette discipline ?
Je pratique le vol à voile comme pilote, comme instructeur, comme membre actif de l'Association vélivole et aéronautique toulousaine (AVAT), dont je suis le trésorier et le responsable communication depuis septembre 2011, et aussi comme compétiteur depuis peu - mais dans la discipline méconnue qu'est la voltige en planeur. C'est une discipline dans laquelle l'Équipe de France rapporte pourtant régulièrement des médailles chaque année lors des Championnats Internationaux. [LIEN] Ma première participation au championnat de France en 2011 m'a valu une quatrième place sur dix participants. En septembre 2012, ce même championnat de France se déroule d'ailleurs sur notre plateforme de Bourg-Saint Bernard, à 25 km de Toulouse.
Comment faites-vous partager votre passion aux IPSAliens ?
En marge de mes cours de résistance de matériaux, en tant qu'instructeur de vol à voile, je délivre en semaine de cours théoriques aux étudiants qui le souhaitent pour leur formation au vol à voile dans les locaux de l'IPSA Toulouse. Les étudiants viennent voler sur la plate-forme de l'AVAT à Bourg Saint Bernard le jeudi après-midi et parfois le week-end.
Le but de la formation est que ces élèves obtiennent leur brevet de pilote de planeur (BPP) sur leurs deux premières années à l'IPSA. Mécanique du vol, aérodynamique, structures, instruments, navigation, réglementation, la formation au BPP cadre parfaitement avec les disciplines abordées autour de l'aéronautique durant tout le cursus de l'IPSA. Des journées de vols d'initiation pour les étudiants potentiellement intéressés seront aussi organisées.
Quels sont les objectifs que vous vous donnez ?
Mes objectifs dans les années qui viennent sont de plusieurs ordres. D'abord développer l'activité de mon club, tant sur l'aspect formation que celui des vols de performance, en étant membre de son équipe dirigeante. Puis, à titre personnel, continuer à évoluer dans les compétitions de voltige. La création d'une activité « vol à voile » à l'IPSA Toulouse - mise en pratique idéale et totalement complémentaire d'une formation d'Ingénieur aéronautique à mon sens, est aussi un des axes que je privilégie.

©USAAF, photographed for a series of U.S. 8th Air Force publicity pictures for widespread distribution (photos were taken from B-17G bombers of the 91st Bomb Group).
Histoire, commentée par un Ipsalien, de l'un des plus grands avions de chasse à hélices de tous les temps.
Le Mustang P51 est un avion de chasse nord-américain conçu pour répondre aux besoins des britanniques durant la bataille d'Angleterre, en 1940. Ayant pour faculté d'être performant à basse altitude, il devient l'avion d'escorte accompagnant les bombardiers américains au-dessus de l'Allemagne. Grâce à sa grande vitesse et à son rayon d'action, il permet de réaliser des missions en volant assez loin vers l'Est, participant ainsi à certains raids sur l'Allemagne et devient l'un des trois grands chasseurs de la flotte américaine par le nombre, avec 15 586 exemplaires produits lors de la seconde guerre mondiale.
Des caractéristiques techniques à l'origine de son succès
Le Mustang P51 possède des caractéristiques singulières. Les radiateurs de refroidissement et d'huile sont placés derrière le poste de pilotage, augmentant ainsi l'aérodynamisme. L'appareil possède également deux grands réservoirs de carburant placés dans ses ailes, entre l'emplanture et le milieu d'envergure. Ceci lui permet de transporter deux fois plus de carburant qu'un Spitfire et par conséquent d'augmenter son rayon d'action. Enfin, en ce qui concerne l'armement, le Mustang P51 transporte deux mitrailleuses Browning et jusqu'à trois machines guns de chaque côté.
Après les premiers essais, 320 appareils sont commandés par la Grande-Bretagne et livrés en 1941. Puis, au vu de ses performances, c'est au tour des américains d'effectuer des commandes. Au fil des années, plusieurs versions du Mustang ont été fabriquées jusqu'à sa mise hors service après la guerre de Corée en 1953.
A propos du Mustang P51: parole d'Ipsalien
Thomas Voisin, étudiant en 5e année à l'IPSA, membre de l'association IPSAflight et titulaire du brevet d'initiation à l'aéronautique (BIA), commente : "Son nom vient du cheval sauvage d'Amérique « le mustang ». Durant la guerre de Corée, le Mustang fut utilisé comme l'un des derniers avions de chasse à hélice avec le Skyraider. D'ailleurs, récemment, le 10 juillet 2011, lors de l'un des meetings aériens de Duxford (RU), qui font voler à nouveau les avions de la seconde guerre mondiale, un P51 (Big Beautifull Doll) et un Skyraider se sont percutés en vol."

Un P51A en exercice © US federal government




Le 28 février, à 17 h, la Royal Aeronautical Society, partenaire de l'école, organise une conférence intitulée« Les avions d'affaires : la saga Falcon »
Comme chaque année, la Royal Aeronautical Society organise des conférences dédiées à des personnages marquants de l'histoire de l'aviation ou du secteur aéronautique. Le 28 février au musée de l'Air et de l'Espace se tient une conférence intitulée« Les avions d'affaires : la saga Falcon ».
Organisé par la branche française de la RAES en partenariat avec le musée de l'Air et de l'Espace, cet événement, dédié à Charles Lindbergh, premier pilote à avoir relié New York et Paris sans escale en 1927, se déroule à quelques mètres de l'endroit où a atterri ce vol historique.
Monsieur Revellin-Falcoz, président de l'académie des technologies, membre de l'académie de l'air et de l'espace, ancien vice-président directeur général de Dassault Aviation, retracera l'histoire des avions Falcon, symboles de l'élégance de l'aviation d'affaire de l'industriel Dassault. Ce sera également l'occasion pour les futurs ingénieurs de l'IPSA de découvrir les différentes prouesses technologiques réalisées sur les différents modèles, au fil des années.
Informations pratiques :
Mardi 28 février 2012 à 17 h
Musée de l'Air et de l'Espace
Aéroport de Paris - Le Bourget BP 173
93352 Le Bourget
Entrée gratuite
Parking gratuit
Interview de Garrett Smith, créateur d'un groupe de travail dédié au tourisme spatial au sein de la l'association 3AF et fondateur de Cosmica Spacelines, à l'occasion d'une conférence à Paris.
L'accélération des recherches sur les vols suborbitaux prépare une révolution sur l'accès à l'espace. C'est la perspective qu'a tracé le 23 janvier à l'IPSA, Garrett Smith, créateur d'un groupe de travail dédié au tourisme spatial au sein de l'Association Aéronautique de France (3AF) et fondateur de la société spécialisée dans les vols spatiaux Cosmica Spacelines, au cours d'une conférence sur le développement des vols suborbitaux.
Quels types de missions le vol suborbital va-t-il rendre possible ?
Grâce à des projets tels que celui de Cosmica Spacelines, qui commercialise des vols sur la navette spatiale le Lynx, capable de réaliser quatre vols suborbitaux par jour, un accès récurrent à l'espace, similaire aux opérations quotidiennes des compagnies aériennes va être rendu possible. Plusieurs types de missions seront envisageables, tels que des missions d'expériences à l'intérieur ou à l'extérieur du cockpit, des missions d'entrainement pour les pilotes d'essai et les astronautes ou encore des missions de recherche, avec des prélèvements atmosphériques, le lancement de microsatellites et la recherche de trajectoires balistiques.
Concrètement, quelles seront les conditions de ce vol pour un passager ?
L'innovation et l'originalité de ce programme réside essentiellement dans la capacité d'offrir des vols suborbitaux personnels de 20 à 25 minutes. Les participants peuvent effectuer de vols paraboliques et se retrouver suspendus au-dessus de notre planète avec une vue panoramique sur mille kilomètres autour du port spatial de départ, sur les étoiles et sur la couche fine de l'atmosphère. L'apesanteur dure quelques minutes à bord de ce véhicule spatial et donne de vraies sensations aux nouveaux astronautes.
Quelles sont exactement les performances des véhicules ?
Deux véhicules ont été conçus : « Le Lynx Mark I » et le II. Alors que le « Mark I » a la capacité de voler à 60 km et peut tenir en apesanteur durant environ deux minutes, le « Mark II » peut atteindre une vitesse de Mach 4 pour arriver à 100 km d'altitude et rester en apesanteur durant quatre minutes. Les premiers vols du Mark I sont prévus fin 2012 avec les opérations commerciales à partir de la deuxième moitié de 2013.
Quel sera l'impact de ces développements au niveau de l'économie et des métiers du spatial ?
Le développement des vols suborbitaux aura également un impact économique avec l'apparition de nouveaux métiers tels qu'astronaute, ingénieur d'essais en vol, mécanicien de moteurs de fusée, contrôleur de la navigation dans l'espace. Les domaines d'application sont aussi nombreux : astronomie, observation de la terre, le tourisme et l'éducation, la communication et la publicité...
http://www.cosmicaspacelines.com/
Reportage vidéo avec les intervenants de la conférence « aéronautique et développement durable » 2011, qui expriment leurs points de vue et les perspectives.
Retour en vidéo sur la conférence du 6 décembre organisée par l'IPSA « L'avion de demain se dessine-t-il aujourd'hui ? » avec Sylvie Guigou, directrice déléguée des relations entreprises de l'IPSA, Gil Roy, journaliste spécialiste de l'aéronautique, Frédéric Daubas, chief executive officer chez Safran, Bruno Saint James, Head of creative design and concepts chez Airbus et Christophe Chavagnac, Spacelane Pograms manager and chief engineer chez EADS.
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