Récemment dans la catégorie Etudes

 

Vous êtes en PAES, CPGE ou L1 et vous souhaitez changer d'orientation, sans perdre une année de formation ? Changez de cap : préparez-vous à intégrer l'IPSA directement en 2e année.
 
affiche-ipsa-ipsaprim.jpgL'IPSA, école d'ingénieurs de l'Air et de l'Espace, vous propose de suivre une prépa accélérée en quatre mois afin d'intégrer notre formation en 2e année, dès la rentrée 2012.
 
Quel niveau de formation est requis ?

Pour postuler, vous devez être titulaire d'un baccalauréat scientifique ou technologique (S ou STI) et être inscrit en 1re année de PAES, de CPGE, ou de L1.
 
Quel est le programme ?

Les enseignements porteront sur les sciences fondamentales (mathématiques et physique), les sciences de l'ingénieur (résistance des matériaux, électronique, informatique) et l'aéronautique, matières indispensables à la formation d'ingénieur de l'air et de l'espace.
 
Afin de vous préparer à la dimension internationale que requiert l'industrie aéronautique et spatiale de nos jours, vous participerez à des périodes d'immersion en langue anglaise avec des intervenants anglophones.
 
Les cours débuteront le 12 mars et se termineront le 13 juillet 2012
 
Informations pratiques / mode d'emploi / candidature

Téléchargez le dossier de candidature directement en ligne sur le site de l'école du 23 janvier au 25 février 2012.
• Admission sur concours : évaluation du dossier (résultats de Terminale et relevé de notes du Bac) et épreuves orales (2 février 2012 au 3 mars 2012).
 
Frais d'inscription au concours : gratuit
Frais de scolarité : 5 500 €
L'IPSA est habilité à recevoir des boursiers d'État.
 
Pour toutes informations complémentaires, consultez notre site web ou contactez le service des admissions au 01 56 20 62 84 ou à l'adresse mail info@ipsa.fr

   

Lundi 23 janvier a lieu à l'IPSA une conférence par M. Garrett Smith, spécialiste du tourisme spatial.

Dans le cadre des piscines d'anglais ou semaines d'immersion en langue anglaise pour les étudiants de première année aura lieu à l'IPSA le 23 janvier une conférence intitulée "Suborbital spaceflight : Astronaut & research flights on board the xcor lynx spaceplane", organisée en partenariat avec l'association aéronautique et astronautique de France (3AF) et  la société Cosmica Spacelines.

Alors que l'industrie spatiale est en plein essor et que les recherches sur les vols suborbitaux préparent une révolution sur l'accès à l'espace, M. Garrett Smith, créateur d'un groupe de travail dédiée au tourisme spatial au sein de la 3AF et fondateur de Cosmica Spacelines, présentera l'état d'avancement de l'industrie suborbitale. Il présentera également les différents métiers liés à cette industrie, le tourisme spatial, et les vols d'expériences pour la recherche et l'apprentissage.

flight_plan_with_logo.jpgRendez vous lundi  23 Janvier 2012
Dans les locaux de l'IPSA Paris
7-9 rue Maurice Grandcoing - 94200 Ivry sur Seine
A 10 h 30

   

Le concours offre 880 places dans les écoles d'ingénieurs IPSA, ESME Sudria et EPITA, préparant aux métiers des grands domaines de demain.
 
Le Concours Advance permet aux élèves de Terminales S et STI de faire un choix en toute sérénité vers des écoles dynamiques et portées sur des secteurs en forte évolution, à grande employabilité.

Un concours qui donne un maximum de chances

Le Concours Advance est moderne et original ; il maximise les chances de chacun :

• Une prise en compte du dossier scolaire pose une base juste pour l'évaluation générale (Étape 1 : du 20 mars au 2 avril 2012) ;
• Un oral individuel permet de défendre ses chances en fonction de sa passion, de son talent et de son tempérament (Étape 2 : du 2 au 28 avril 2012) ;
• Un écrit sous forme de QCM donne à la performance l'occasion de s'exprimer (Étape 3 : le 5 mai 2012 - terminales S uniquement).
 
Le Concours Advance réunit trois écoles d'ingénieurs pour six campus mais ne compte que pour un seul choix dans la série des douze vœux autorisés par portail APB : une bonne façon d'élargir encore le champ des possibles.

Trois écoles d'ingénieurs pour six campus à Paris, Lille, Lyon et Toulouse

 

9ipsa_logo.jpgL'IPSA, école d'ingénieurs de l'Air et de l'Espace forme depuis 1961 les passionnés du domaine. Ses anciens sont présents dans toutes les grandes entreprises qui ont accompagné l'histoire de l'aviation, de l'automobile, de la construction navale et de l'aérospatiale. Elle est située à Paris et Toulouse.

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9esme_logo.jpgL'ESME Sudria, école d'ingénieurs pluridisciplinaire depuis 1905 a accompagné toutes les innovations du siècle de la modernité. Elle est à la pointe de l'industrie, de l'énergie, de l'électronique avancée grâce à la reconnaissance dont elle bénéficie dans l'Electrical Engineering. Elle est située à Paris, Lyon et Lille.

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9epita_logo.jpgL'EPITA, école d'ingénieurs en informatique, née en 1984, se définit comme l'école de l'intelligence informatique. Elle est présente dans tous les domaines des Technologies de l'Information et de la Communication avec une très forte ouverture internationale. Elle est située à Paris.

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Pour qui ?

Pour les élèves inscrits en terminales S ou STI pour l'année 2011-2012, en France ou à l'étranger. Les candidats libres du baccalauréat sont également admis à présenter le Concours Advance.

Les élèves déjà titulaires du baccalauréat S ou STI ou d'un diplôme supérieur (après Bac S ou STI) suivent une procédure hors Concours Advance. Ils doivent remplir le dossier en ligne pour les admissions parallèles en 1re année dans l'école de leur choix (ou en année supérieure s'ils entrent dans les critères d'éligibilité).
 
Comment ?

Inscription obligatoire sur le portail APB (www.admission-postbac.fr)

Pour être validée, l'inscription doit faire l'objet d'un dossier d'inscription entièrement rempli, être enregistrée sur le portail et les frais de concours doivent avoir été réglés.
 
Expression des choix

• Classement des vœux

Le candidat devra suivre les règles du portail APB. Le Concours Advance ne compte que pour un seul vœu quel que soit le nombre d'écoles voulues. Le candidat retiendra tout ou partie des 6 choix possibles à l'intérieur du concours Advance.
L'ordre des choix pourra être modifié jusqu'au 31 mai 2012.
 
• Choix du lieu de passage

Le centre d'examen est choisi librement sur le site du portail APB. En cas de non fonctionnement du centre retenu, le candidat sera convoqué sur le centre opérationnel le plus proche. Pour ce faire, il est de la responsabilité du candidat de fournir un email valide et fiable pour être joint.
 
Pour plus de détails, rendez-vous sur le site du Concours Advance.


   

Enseigner les matériaux composites

Posté en décembre 2011

3Arnaud_Kneib.jpgInterview d'Arnaud Kneib, professeur en 4e et 5e année à l'IPSA.

Ingénieur, Arnaud Kneib réalise sa carrière chez Eurocopter puis Astrium, entreprises dans lesquelles il accède à des postes de direction de départements techniques. Tôt, il se spécialise sur les matériaux composites, dont la connaissance et l'utilisation sont désormais essentielles dans le domaine aéronautique et spatial. Professeur en écoles d'ingénieurs depuis 1992, il enseigne les matériaux composites aux élèves de 4e et 5e années de l'IPSA. Interview.

 

Que sont les matériaux composites ?

Tandis qu'un métal est un composé homogène, les composites sont un matériau hétérogène et donc susceptibles d'être optimisés. Ils sont constitués de résine qui donne sa forme à la structure et de fibres de verre, de carbone et d'aramide, qui leur donnent leurs caractéristiques mécaniques. Les principaux avantages des composites sont leur résistance et leur raideur rapportées leur masse, qui les rendent souvent préférables aux métaux.

Les composites sont apparus dans le domaine aéronautique et spatial il y a déjà une bonne quarantaine d'années, mais dans des applications qui n'ont rien à voir avec les volumes d'aujourd'hui. Les hélicoptères ont été très novateurs dans le domaine. Puis les composites se sont étendus progressivement aux avions et au spatial. Aujourd'hui, la moitié de la masse d'un avion ou d'un hélicoptère moderne est du composite. Automobile, nautisme, ferroviaire, équipement sportif, médical, prothèses osseuses, éoliennes... Les composites, massivement présents dans le domaine aéronautique et spatial, ont investi beaucoup d'autres domaines industriels.

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Comment enseignez-vous cette technologie ?

Tout ne se réduit pas dans la technique et dans les équations. Certaines choses relèvent de connaissances plus pragmatiques. Je m'efforce toujours de planter d'abord un paysage très concret des techniques et des produits que je traite et je ne passe aux équations de simulation que dans un second temps. Passer du concret vers le théorique permet de savoir toujours de quoi l'on parle. Pour suivre les cours, il faut de bonnes bases en matière de résistance des matériaux - science de base de l'ingénieur. Je rappelle le kit de survie de l'ingénieur mécanicien et j'applique ensuite cela au cas particulier des composites en leur montrant les avantages et les inconvénients.

Lors des cours théoriques, j'essaie toujours de faire participer les élèves à la mise en équation. Cette pédagogie participative permet de stimuler l'esprit des étudiants et de mieux leur faire assimiler les connaissances. Lors des travaux dirigés, je donne des sujets type "bureau d'études" avec de vrais cas de produits dans lesquels il s'agit d'étudier qualitativement la conception d'une pièce avant de passer par les équations. Par exemple : imaginer qualitativement en deux heures la conception optimale pour une pale d'hélicoptère, pour des réflecteurs d'antennes de satellites ou encore pour un tube de télescope.

Comment préparez-vous les étudiants au métier d'ingénieur ?

Les principales qualités d'un ingénieur sont la capacité à élargir un problème, à étayer le plus possible une problématique en tentant d'imaginer toutes les données d'un problème, y compris celles qui ne sont pas fournies, à mettre en œuvre de façon rigoureuse les outils et les méthodes en travaillant en équipe. Il faut aussi connaître les limites de ses connaissances et ne pas avoir peur d'aller vers l'autre pour lui demander, apprendre à s'organiser, à segmenter le travail, à discuter. Un ingénieur a un profil à la fois managérial et technique...

Pour développer ces qualités chez les étudiants, je leur donne en plus des études de cas plus fouillées et complexes dans le cadre des projets de fin d'études (PFE). Je leur ai par exemple demandé d'étudier de manière assez détaillée des structures composites aéronautiques comme des pales d'hélicoptère - un produit mécanique assez extrême. En effet, le niveau de sollicitation mécanique sur une pale - pièce vitale pour l'aéronef - est très important : il y a le chargement statique, mais également le chargement dynamique (les forces répétées dans le temps) avec des phénomènes de fatigue. Une structure de pale fait également l'objet d'études de dynamique des systèmes, d'analyse fréquentielle pointues. Dimensionner une structure commence au calcul de charge en identifiant les efforts qui vont être appliqués à un produit. Il faut faire les choix des meilleurs matériaux pour les différentes pièces de la structure, faire ensuite tous les calculs de dimensionnement qui en découlent. Affronter cette complexité constitue une formation idéale pour le futur ingénieur.

   
L'IPSA allie les compétences de ses étudiants à celles de deux autres écoles du Groupe IONIS, Sup'Biotech et Epitech, autour d'un projet de synthèse de biocarburants. 

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La synthèse de biocarburants est l'une des pistes actuellement explorées par l'industrie aéronautique pour remédier à la disparition progressive du pétrole. Les enjeux de la recherche dans le domaine sont principalement scientifiques et économiques : les deux principaux paramètres sont en effet l'efficacité énergétique et le coût. L'IPSA a décidé d'associer les compétences de ses étudiants dans le cadre de leurs projets de fin d'année à celles d'étudiants en biotechnologies de Sup'Biotech et d'étudiants en informatique d'Epitech pour tenter d'apporter une réponse pertinente à cette problématique. 

Le projet, qui a vocation à s'étaler sur plusieurs années avec des équipes renouvelées d'étudiants, encadrées par des responsables des trois écoles, consiste à dépister par chimie-informatique de nouvelles enzymes pour la synthèse de biocarburants. « On recherche ainsi des nouvelles façons simples et peu coûteuses pour produire des molécules d'intérêt industriel dans le domaine de l'énergie », précise Jean-Yves Trosset, l'un des encadrants du projet, responsable du laboratoire de bioinformatique à Sup'Biotech (BIRL). 

Spécifier les propriétés des biocarburants 

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Tandis qu'une équipe d'étudiants de Sup'Biotech se concentrera sur les aspects proprement biologiques et une autre d'Epitech sur la conception d'outils informatiques utiles à ces recherches, le rôle de l'équipe de l'IPSA associée au projet consistera à spécifier les propriétés devant être respectées par les biocarburants en fonction des machines thermiques susceptibles de les utiliser. 
 
« Les propriétés devant être respectées pour des moteurs à combustion thermique et pour des turboréacteurs sont les suivantes : être miscibles avec les hydrocarbures, avoir un indice d'octane élevé (ndlr vertu antidétonante) et avoir un coût de fabrication modéré », explique Jean-Pierre Rivere, professeur d'énergétique et responsable du laboratoire de mécanique des fluides appliqué à l'aérodynamique de l'IPSA. 

Associer les compétences 

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Les étudiants de Sup'Biotech travailleront au sein du laboratoire de bioinformatique de l'école (BIRL) pour la phase de recherche de données et de modélisation avec l'aide de Pipeline Pilot, un logiciel à la pointe de ce domaine. Ils réaliseront ensuite les expériences sur les molécules dans les laboratoires expérimentaux de Sup'Biotech. 

Quant aux étudiants d'Epitech, ils développeront des outils de chimie informatique spécialisée pour naviguer dans l'espace chimique et prédire les voies de synthèse naturelles les plus pertinentes. Pour Cyril Pierre de Geyer, directeur des études et de l'innovation à Epitech, « il s'agit pour les étudiants de l'école de faire de l'informatique au sens véritablement noble du terme, d'imaginer et de concevoir comment traduire et traiter des données appartenant au domaine de la biologie de manière informatique pour faire avancer la recherche et le développement. C'est un vrai sujet de collaboration et d'innovation ». 
 
La convergence d'étudiants passionnés par l'ingénierie mécanique, la biologie et l'informatique autour d'un grand projet d'avenir comme la synthèse d'un biocarburant performant s'avère être une synergie prometteuse, tant la question de l'après-pétrole est encore loin d'avoir trouvée sa solution dans le domaine aéronautique.

   

2Logo_ISG.jpgLes étudiants de l'école ont désormais la possibilité de suivre en 5e année un double cursus en ingénierie et management avec l'ISG.

Les étudiants de l'IPSA peuvent à présent profiter de la nouvelle collaboration avec l'Institut supérieur de Gestion (ISG). Ce rapprochement entre les deux écoles permet à un certain nombre d'élèves d'effectuer en parallèle de leur 5e année à l'IPSA un Master of Business Administration (MBA spécialisé) à l'ISG. "Une première approche de ce partenariat a déjà été établie l'an dernier. Deux étudiants ont fait le choix de suivre un MBA spécialisé de l'ISG en parallèle de leurs études à l'école, précise Jean-Claude Leroy, le directeur du second cycle de l'IPSA. Ils en sont sortis satisfaits.

Pour les élèves qui prennent cette option, faire ce cursus représente un gain de temps puisque, désireux d'une formation supplémentaire spécialisée en management dès leur 4e année, ils n'auront pas eu à poursuivre leurs études après l'école. Cela représente aussi un gain financier, puisque l'ISG offre un tarif préférentiel à ces étudiants briguant un double diplôme."

Un bénéfice qui attire étudiants comme entreprises

Les étudiants de l'IPSA ont bien compris qu'avoir une double compétence représente aujourd'hui une véritable plus-value sur le marché de l'emploi. "De plus en plus d'étudiants d'école d'ingénieur commencent en effet leur carrière à des postes demandant de développer de compétences en management, affirme Jean-Claude Leroy. Arriver avec un double diplôme en poche sanctionnant l'acquisition d'une double compétence en ingénierie et en management leur confère un atout supplémentaire devant les recruteurs."

Pour Valérie Dulieu, responsable des MBA spécialisés à l'ISG : "Ce cursus forme des ingénieurs d'affaires à vocation internationale, des consultants capables de gérer les aspects techniques et managériaux des missions qui leur sont confiées, des cadres d'entreprise opérationnels ayant une vision globale de l'entreprise. Tous les MBA sont ouverts aux élèves ingénieurs. Cependant, certains se prêtent mieux par leur nature au profil des étudiants de l'IPSA. Il en va ainsi des MBA suivants : achat et logistique, conseil en organisation et gestion du changement, management du développement durable, ingénierie des affaires internationales , finance et marchés internationaux et entrepreneuriat et business development."

Démarrer mieux et plus vite

Pour Stéphane Wiest (IPSA 2011), qui a suivi l'an dernier un MBA à l'ISG en conseil en organisation et gestion du changement, la préparation au double diplôme a été utile en lui permettant notamment de "lever certaines inhibitions, d'acquérir des compétences complémentaires et de tirer un vrai bénéfice au niveau de la recherche d'emploi." Sacha Daunar (IPSA 2012) a d'ores et déjà fait le choix de suivre cette année le MBA d'ingénierie des affaires internationales afin de devenir après ingénieur d'affaires.

Le double diplôme IPSA - MBA spécialisé de l'ISG permet aux étudiants ingénieurs d'acquérir une double compétence en management dans le cadre de leur dernière année à l'IPSA. De septembre à fin décembre, les étudiants inscrits dans la voie "management et logistique industrielle" (MLI) de la 5e année de l'IPSA suivent des cours de spécialisation de "sciences de l'ingénieur" auxquels sont ajoutés des cours de "connaissances de l'entreprise". De janvier à mai, les étudiants rejoignent les participants des MBA spécialisés de l'ISG pour suivre les cours de spécialisation. Ces cours sont organisés sous forme de séminaires par petits groupes, l'enseignement y est dispensé par des professionnels en exercice et les méthodes d'enseignement favorisent l'interactivité par des études de cas et des simulations d'entreprise. De mai à octobre, les étudiants sont en stage en entreprise. Le stage de 6 mois valide à la fois le cursus de l'IPSA et celui du MBA spécialisé de l'ISG. Les étudiants obtiennent donc le diplôme de l'IPSA et celui du MBA spécialisé de l'ISG fin décembre, ce qui est cohérent avec la fin des cours de l'IPSA.

   

Une Ipsalienne dans les étoiles

Posté en septembre 2011

Emilie Marchese (IPSA promo 2011) réalise son stage de fin d'études à l'Observatoire de la Côte d'Azur. Interview.

Pourquoi avoir effectué ton stage de fin d'études dans la recherche ?

Je ne m'attendais pas à effectuer un stage de fin d'étude dans la recherche. Cela me semblait inaccessible et éloigné de mon cursus. Et pourtant, un stage de trois mois à l'Observatoire de la Côte d'Azur (OCA) l'année dernière m'a donné envie de découvrir une technique qui ne m'était pas familière : l'interférométrie (Ndlr : méthode de mesure qui exploite les interférences intervenant entre plusieurs ondes cohérentes entre elles).

J'ai donc choisi d'effectuer mon stage de fin d'étude à l'OCA au sein du laboratoire Fizeau, l'une des quatre unités mixtes de recherche dont l'étude porte sur l'astrophysique et les sciences de la Terre. J'ai l'intention de travailler ensuite sur des systèmes embarqués et du développement logiciel. Un stage dans la recherche me portant à travailler sur le développement d'outils de modélisation constituait une belle opportunité avec une vraie valeur ajoutée.

2observations_schaumasse.jpgDurant une nuit d'observations (Coupole Schaumasse - Mont Gros)  

En quoi consiste ton travail exactement ?

Le sujet de mon stage concerne l'étude des disques protoplanétaires entourant les étoiles jeunes. Actuellement, seule la technique d'interférométrie infrarouge permet d'étudier les régions internes de ces disques, régions où la formation planétaire est supposée prendre place. Cette technique consiste à combiner simultanément les faisceaux de plusieurs télescopes de manière à atteindre un pouvoir de résolution supérieur à celui des télescopes considérés individuellement.

Le laboratoire Fizeau conçoit actuellement l'instrument Matisse qui rendra possible de combiner jusqu'à quatre des télescopes de l'observatoire du Very Large Telescope (VLT) au Chili. Les observations interférométriques et leur interprétation permettront de mieux comprendre les conditions ainsi que les mécanismes par lesquels se forment les systèmes planétaires.

L'objectif de mon stage est d'établir la modélisation de ces systèmes en utilisant des formes géométriques simples. La confrontation des données issues des observations et du modèle établi a pour but de déterminer les paramètres géométriques et astrophysiques de l'anneau de poussière entourant l'étoile jeune. Définir au préalable certains paramètres astrophysiques permettra l'optimisation de l'instrument MATISSE.

2grande_lunette.jpgLa grande lunette située dans la coupole Bischoffsheim (Mont Gros)

Que t'apprend ce passage par la recherche en astrophysique ?

Evoluer dans le milieu de la recherche permet de collaborer avec des astronomes et ingénieurs de recherche basés dans plusieurs pays européens. Mon maître de stage et mon co-tuteur sont présents tous les jours dans l'avancement de mon travail. Grâce à un encadrement de qualité, j'ai pu rapidement me mettre à niveau sur les notions indispensables pour réaliser la mission qui m'a été confiée. Ce travail de recherche est lié intimement au travail de l'entreprise lorsqu'il s'agit de l'élaboration des instruments de haute technologie.

J'attendais de ce stage qu'il m'éclaire sur la technique de l'interférométrie et c'est réussi. Lorsque l'on étudie, on a souvent l'impression que l'on n'aura jamais l'occasion d'appliquer nos formules mathématiques et physiques. Ce stage m'a démontré le contraire car j'ai besoin de mettre en application les notions apprises au cours des cinq ans à l'IPSA. Cette expérience est également un excellent moyen de m'exprimer devant un auditoire expérimenté. J'ai ainsi eu l'occasion d'effectuer une présentation sur mon sujet d'étude.

Enfin, j'ai la chance que mon stage ait une dimension internationale : nous nous exprimons la plupart du temps en anglais du fait des chercheurs venant du monde entier. J'ai aussi le bonheur de m'exprimer en italien avec mes tuteurs de l'année précédente.

2Jupiter.jpg Jupiter (observée avec le télescope de la coupole Schaumasse)

   

La cérémonie, qui concernait la 45e promotion de l'IPSA, a eu lieu le samedi 18 juin 2011.

Le directeur de l'école, Hervé Renaudeau, a remis les diplômes aux étudiants de la promotion 2010, en présence d'un invité d'honneur, M. Wang Wei, président de l'université aéronautique SAU de Shenyang et du parrain de la promotion, Michel Dubarry, président de Rolls-Royce International. Marc Sellam et Fabrice Bardèche, respectivement président et vice-président du Groupe IONIS, étaient également présents pour échanger avec ces nouveaux diplômés fraîchement entrés dans la vie professionnelle. La cérémonie était suivie d'un cocktail servi dans les salons de la maison de l'Unesco.

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L'éthique, au cœur du projet de l'IPSA

Hervé Renaudeau a d'abord rappelé la situation actuelle des nouveaux diplômés de l'IPSA. Parmi les 128 étudiants de la promotion 2010, 85 % évoluent à des postes d'ingénieurs, 12 % ont choisi de poursuivre leurs études par un mastère spécialisé à l'ISAE, à Centrale Paris, aux Arts et Métiers, à l'ENAC ou à l'ESSEC, et 3 % reviennent tout juste de l'international où ils ont effectué la fin de leur parcours, le plus souvent en double diplôme.

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Le directeur de l'IPSA, dans un discours filant la métaphore du décollage et mettant l'accent sur la dimension éthique de l'ingénieur, a invité les anciens étudiants à faire preuve d'un esprit constructif, de curiosité intellectuelle, d'ouverture d'esprit, de respect de l'autre, qualités humaines selon lui essentielles pour un cadre de haut niveau, et les a exhortés à « mettre plein gaz pour suivre le cap que vous vous êtes fixé vers un horizon qui n'a rien d'artificiel ».

Souffle de renouveau sur l'IPSA

Hervé Renaudeau a également rappelé les nouveauté de cette année marquée par le 50e anniversaire de l'école, fondée en 1961 : mise en œuvre d'innovations pédagogiques telles que les piscines d'anglais, véritables simulations de séjours à l'étranger dans les murs de l'école, départ pour la première fois d'une cinquantaine d'élèves de 3e année vers Ostrava et vers Taïwan, mise à disposition d'une extension des locaux de plus de 1 500 mètres carré, évolution du cursus pour mieux répondre aux besoins des industriels tout en s'alignant davantage sur les exigences de la Commission du titre d'ingénieur (CTI), signature d'une convention de partenariat de recherche avec Supélec et le CNRS appuyée par le renforcement des équipes de chercheurs de l'école.

Est ensuite monté à la tribune Michel Dubarry, le parrain de la promotion 2010, président de Rolls-Royce International et vice-président de l'Usaire (Association of United States and European Aerospace Industry Representatives) qui regroupe plus de 80 représentants de l'industrie américaine et européenne des secteurs de l'aéronautique et de la défense. Michel Dubarry a salué les valeurs éthiques et la culture internationale des diplômés.

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L'aéronautique, un secteur fondamental

Le parrain de la promotion 2010 a ensuite rappelé la diversité des programmes du secteur aéronautique - « Eurocopter, Airbus, l'espace, ou encore les missiles, pour lesquels l'Europe offre un environnement exceptionnel ». Il a énuméré les caractéristiques principales des domaines de l'aéronautique : « des domaines hautement stratégiques offrant des emplois à forte valeur ajoutée sur des programmes de forte envergure, emblématiques, de très long terme et toujours avec une dimension internationale, européenne ou même transcontinentale ».

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Il a rappelé aussi l'importance et le nombre des enjeux du domaine aéronautique pour notre industrie. « Les états doivent continuer à investir dans notre domaine pour garder un coup d'avance ; la bataille commerciale est rude, mais aussi notre secteur participera à l'indépendance stratégique de notre pays. », a-t-il affirmé. Il a également évoqué quelques actualités et perspectives du secteur : programme des futurs drones européens, développement et évolution de l'A380, utilisation des nouvelles sources d'énergie, futurs systèmes des communications par satellite, utilisation des nouveaux matériaux répondant aux exigences environnementales.

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Des perspectives en Chine

Enfin, M. Wang Wei, le président de l'université aéronautique SAU de Shenyang en personne, s'était déplacé exprès pour l'occasion et afin de renouveler son désir d'approfondir les liens d'amitié développés avec l'IPSA et le Groupe IONIS. Il a tenu à souhaiter ses vœux de bonheur et de réussite aux diplômés, et notamment aux étudiants partis pendant un an cette année à l'université SAU de Shenyang. Ces derniers, « qui ont laissé derrière eux un très bon souvenir autant par leur attitude de travail que par leur soif d'apprendre et leur façon d'être », ont obtenu le double diplôme de l'IPSA et de l'université SYAE de Shenyang qui confère le grade de master chinois.

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Vous pouvez dès aujourd'hui commander des tirages photos de la journée ou bien les consulter en ligne.
   

Trente étudiants en 3e année à l’IPSA effectueront leur semestre académique international du 25 février au 29 juin à l’Université nationale Cheng Kung, à Tainan. Il s’agit d’une première pour les échanges entre Taïwan et la France dans le domaine des technologies aérospatiales.

En présence d’Hervé Renaudeau, directeur général de l’IPSA et de Patrick Martinez, directeur du site de Toulouse, les étudiants partants étaient le 15 février dernier les invités de Michel Lu, le représentant de Taïwan en France. Sept d’entre eux viennent du campus de Toulouse et 23 de Paris. Ils ont pu avoir un avant-goût de ce qui les attend dans l’île, Michel Lu leur ayant présenté Taïwan et ayant même distribué à chacun un exemplaire de la bande dessinée Made in Taiwan de l’illustrateur Golo.

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L'ambassadeur Michel Lu présentant Taïwan

Au cours de la rencontre, Michel Lu, qui veille à maintenir le rapprochement entre les élites taïwanaises et françaises, s’est félicité de ce partenariat entre l’IPSA et l’Université nationale Cheng Kung et a souligné l’intérêt de ces accords dans le cadre d’une coopération économique et technologique entre la France et Taïwan. Les étudiants ont ensuite été conviés à un buffet dressé dans l’ambassade, et ont pu discuter avec l’ambassadeur et d’autres membres du corps diplomatique taïwanais.

« La demande d’ingénieurs en aéronautique est forte dans la région de la Grande Chine, a souligné Hervé Renaudeau, et le partenariat noué avec l’Université nationale Cheng Kung permettra aux étudiants de se familiariser avec la culture chinoise. Dans ce but, l’IPSA, qui célèbre cette année son 50e anniversaire, poursuit également une collaboration avec l’Université de Shenyang, en Chine.»

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Hervé Renaudeau, directeur général de l’IPSA et  Michel Lu, le représentant de Taïwan en France

   

Constatant que certains élèves arrivaient parfois au bout de leurs études dans l’école avec un solide bagage d’ingénieur, mais avec une culture générale aéronautique et spatiale présentant quelques lacunes, Julien Bottenmuller, Thomas Voisin et Gauthier Pourrias, trois étudiants de 3e et 4e année à l’IPSA passionnés d’aéronautique, ont décidé d’instaurer des séances d'aide à la préparation du brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA), à destination de tous les étudiants de l’école qui le souhaitent. Depuis la rentrée 2010, une quinzaine d’élèves de l’IPSA profitent de ces séances proposées à raison de deux heures tous les jeudis après-midi.

Julien Bottenmuller explique que « le BIA est un diplôme délivré conjointement par le ministère des transports et celui de l’éducation nationale, qui permet aux jeunes étudiants d’appréhender différemment le milieu aéronautique, et de mieux connaître l’environnement dans lequel évoluent les aéronefs. D’autre part, le BIA permet à ceux qui voudraient se laisser tenter par l’aventure du pilotage de bénéficier de diverses bourses qui réduisent considérablement le coût de la formation. » Les séances alternent 5 matières différentes : « Histoire de l’air et de l’espace », « Mécanique du vol », « Météorologie », « Connaissance des aéronefs » et « Réglementation, navigation, sécurité ». Pour rendre l'aide plus concrète, des sorties sur le terrain sont organisées : les étudiants suivant les séances d'aide à la préparation du BIA se rendront le 10 mars prochain sur l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle afin de visiter les tours de contrôle, et de découvrir plus en détail la deuxième plateforme aéroportuaire d’Europe.

2coursbia.jpgCette expérience pédagogique au service des autres élèves de l’école profite également aux 3 étudiants qui ont eu l’idée d’établir cette aide. « Tous les trois, déjà titulaires du BIA, nous aimerions passer le certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique (CAEA), un diplôme reconnu par l’éducation Nationale qui permet de donner des cours dans les écoles et à l’université », note Gauthier Pourrias.

Détail des cinq matières au programme :

- Histoire de l’air et de l’espace : des pionniers de l’aviation aux machines les plus modernes, en passant par les Warbirds de la seconde Guerre Mondiale et la conquête spatiale, tour d’horizon de l’évolution des technologies, en fonction de facteurs aussi bien économiques que techniques ou culturels.

- Mécanique du vol : l’objectif est de comprendre les principes de base qui permettent à un avion de voler et de se diriger dans l’espace (axes de rotation d’un aéronef, influence de l’envergure de l’aile, décrochage…).

- Météorologie : les pilotes sont tous les jours confrontés aux forces de la nature qu’il faut essayer de comprendre pour s’en servir au mieux, en apprenant à reconnaître les nuages, à lire des cartes de prévision et comprendre les principaux phénomènes météorologiques.

- Connaissance des aéronefs : structure, commandes, moteurs, instruments de bord, tout est passé en revue pour comprendre dans le détail le fonctionnement d’un avion.

- Réglementation, navigation, sécurité : l’une des particularités du domaine aéronautique réside dans une réglementation très stricte visant à assurer les meilleures conditions de sécurité. En se mettant dans la peau d’un pilote et en préparant un vol de A à Z, les étudiants vont s’imprégner de ces obligations réglementaires et comprendre leur intérêt.

 
 

IPSA 2.0

 
   

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