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Une conférence organisée par l'IPSA et l'association étudiante IPS'Actions en partenariat avec la Royale Aeronautical Society (RAS) aura lieu sur le sujet « Rolls-Royce, une entreprise engagée dans la coopération franco-britannique sur les secteurs stratégiques ».

2FranceRU.jpgRolls Royce, entreprise fondée en 1904, propose des solutions énergétiques pour des utilisations diverses dans les domaines terrestres, maritimes et aériens. Michel Dubarry, président de Rolls-Royce International France, nous exposera la position centrale de la société dans les collaborations stratégiques européennes, notamment en matière d'aérospatial civil et d'aéronautique. Il nous expliquera les raisons pour lesquelles Rolls-Royce accorde une grande importance à la coopération franco-britannique, dans la vision mondiale de ses marchés.

Mardi 18 Octobre 2011, à 18 h
Salle B 02
IPSA Paris
7-9 rue Maurice Grandcoing
94200 Ivry sur Seine

Si vous souhaitez participer à la conférence, veuillez vous inscrire avant le 17 octobre auprès de Mylène Lefebvre au 01 56 20 62 80 ou par mail à lefebvre@ipsa.fr.

 

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Antoine Lhermitte (IPSA promo 2010) et Benoît Letellier (IPSA promo 2009) ont participé à cette prestigieuse compétition. Interview.

Antoine Lhermitte (IPSA promo 2010) et Benoît Letellier (IPSA promo 2009) poursuivent leur ascension. Après leur médaille d'or en catégorie honneur aux championnats de France de rallye aérien l'an dernier, ces deux anciens de l'IPSA sont arrivés 7e en juin au niveau le plus élevé - dans la catégorie élite et ont participé du 21 août au 3 septembre aux championnats d'Europe de rallye aérien, qui se tenait à Dunakeszi en Hongrie. Troisième équipage français, ils ont décroché une 28e place encourageante pour l'avenir.

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Trois questions à Antoine Lhermitte.

Comment se déroule un rallye aérien ?

Le rallye aérien est un véritable exercice d'habileté, de précision et de reconnaissance. Il consiste à préparer une navigation d'environ 180 km, contenant dix à douze points de passage. Chaque point est défini par des énigmes aéronautiques. L'équipage dispose de 15 à 30 minutes entre la prise de connaissance des énigmes et l'heure de décollage. Il s'agit ensuite de suivre avec précision ce parcours, en respectant les heures de passage ainsi que les écarts latéraux aux points tournants. Mais il faut également prendre le temps d'observer l'environnement pour trouver seize photos en vol avant de revenir sur l'aéroport de départ et atterrir au moteur avec précision.

Chaque point tournant doit être survolé à un horaire bien précis calculé par les ordinateurs des commissaires. Chaque seconde de retard pénalise l'équipage. L'équipage doit intégrer le vent en l'air et corriger sa vitesse en fonction de ce dernier et ce en suivant toujours la route révélée par les points tournants. Il doit également retrouver des photos en route afin de les replacer sur la carte avec rigueur et précision. Une photo placée à plus 0.1 Nm (180 m) implique forcément des points de pénalités. L'atterrissage doit être le plus précis possible. Approchant à près de 120 km/h, le pilote doit poser les roues de l'avion sur une bande de deux mètres de large, à moins d'être à nouveau pénalisé. Pas facile, mais passionnant.

 

hongrieplanvol.jpgQu'avait de particulier ce championnat en Hongrie ?

C'était notre première expérience internationale. Nous avons beaucoup appris en côtoyant les meilleurs pilotes. Pour ce qui nous concerne, on a vraiment réussi à augmenter nos performances et à monter en niveau technique. 28es sur 43 au classement général : nous avons réalisé une performance convenable, même si quelques erreurs de jeunesse nous ont empêchés d'arriver dans les premières places. Ça s'est joué finalement à peu.

C'est très encourageant au final. Cette expérience n'a fait que confirmer que nous avions les qualités nécessaires pour être les meilleurs. Confiance, résistance au stress, connaissances techniques... Ce sont des atouts que nous avons pu développer entre autre à l'IPSA en travaillant sur les projets proposés par l'école et que nous avons ensuite conservés. Nous nous efforcerons à nouveau de le démontrer dans les prochaines épreuves qui nous attendent, aux championnats interrégionaux et aux prochains championnats de France.

2hongrieforteresse.jpgComment conciliez-vous vos activités de compétition et vos activités professionnelles ?

Ces activités, loin d'être incompatibles, ont un point commun : la passion pour l'aviation et l'aéronautique en général. Déjà lorsque Benoît et moi étions à l'IPSA, nous parvenions à concilier les études et la compétition aérienne, et ces deux formations s'alimentaient d'ailleurs l'une l'autre. Au lycée, j'avais obtenu le brevet d'initiation à l'aéronautique (BIA). J'ai ensuite poursuivi ma formation en parallèle de l'IPSA afin d'obtenir un brevet de pilote, et à présent, je travaille en tant que responsable de développement opérationnel dans la compagnie d'aviation d'affaires Wijet au Bourget. Il y a donc une vraie continuité et une grande cohérence dans mon parcours.

L'IPSA, dont j'ai été diplômé dans la spécialité Management et logistique industrielle, s'est trouvé au cœur de mon évolution et m'a donc soutenu dans ces choix. Elle m'a été utile non seulement pour mes activités de compétition, mais également pour mon activité professionnelle. En effet, ma position professionnelle comporte un facteur humain important et me situe au carrefour des compétences entre les techniciens avec lesquels il faut discuter technique, les pilotes qu'il faut manager et les commerciaux, auxquels il faut faire comprendre les exigences opérationnelles de planification ainsi que les problématiques de faisabilité.

   

Quatre membres de l'association « robotique » de l'IPSA, de l'EPITA et d'Epitech sont partis au MIT où se déroulait la compétition.

Pendant deux semaines, du 25 juillet au 5 août, Thomas Bacoup (IPSA promo 2014), Sébastien Patour (IPSA promo 2013), Benoît Reitz (EPITA promo 2015) et Philippe Chassagnard (EPITA promo 2014)  ont participé dans les bâtiments du Massachussetts institute of technology (MIT) aux Etats-Unis à l'IDC Robocon. Lors de cette 22e édition, l'équipe de Benoît Reitz est arrivée troisième.

MIT.jpgUne compétition d'endurance dans un lieu mythique

IDC Robocon est une compétition internationale organisée par un consortium d'universités et d'écoles parmi les plus prestigieuses du monde, lors de laquelle des étudiants venus de huit pays forment des équipes mixtes qui s'affrontent dans les mêmes conditions de matériel et d'équipement. Pendant ces deux semaines très intenses, les candidats, logés dans les résidences étudiantes du MIT, ont à peine le temps de souffler. Le programme des journées est rude : petit-déjeuner à 7 h, conférence à 8 h sur les problèmes rencontrés la veille, et travail en équipe de 9 h à 23 h, avec seulement deux pauses pour les repas. Ils n'ont que le dimanche pour visiter les recoins de cet endroit fameux entre tous.

IDCRobocon2011.pngCollaboration internationale

Pour Philippe Chassagnard : « Une des grosses difficultés de l'IDC Robocon est la communication. Chacun d'entre nous est placé dans une équipe dont il ne connaît pas les autres membres. Il faut pourtant collaborer avec eux efficacement malgré les barrières linguistiques et culturelles. Dans mon équipe, nous n'avions pas tous la même manière de travailler et nous avions des connaissances hétérogènes. Il a fallu surmonter ces difficultés pour construire un robot qui tienne la route. Si nous ne nous sommes pas finalement imposés, c'est à cause d'une erreur humaine de manipulation.»

C'est finalement la stratégie de l'équipe de Benoît Reitz qui s'est avérée payante : « Notre robot n'était pas le plus performant. Mais notre tactique, efficace, était de faire en sorte d'empêcher nos adversaires de marquer des points. »

Continuer dans la robotique

Si la vocation première d'Evolutek est de préparer ses membres à la Coupe de France de robotique, lors de laquelle l'association est arrivée 5e l'année dernière, l'IDC Robocon a des spécificités qui rendent cette compétition très utile pour les étudiants. « Pendant ces deux semaines, des séances de cours ont lieu pour mettre à niveau les participants sur tel ou tel aspect de robotique, précise Olivier Widar, le responsable de l'association. Sur la programmation Arduino par exemple, à laquelle ils n'ont pas nécessairement été formés et qui sert au pilotage du robot, ou sur les différents types de capteurs. »

Robocon2011.jpgTout au long de l'année, les membres d'Evolutek issus de l'EPITA, de l'IPSA et de l'Epitech, toutes écoles du Groupe IONIS, se retrouvent pour travailler ensemble sur le robot qu'ils feront concourir à la Coupe de France. Thomas Bacoup, étudiant à l'IPSA, vante les vertus du travail en équipe : « Les tâches sont réparties selon 3 pôles : Mécanique (l'IPSA essentiellement), Informatique (l'EPITA et Epitech) et enfin Electronique (les 3 écoles). » C'est l'occasion pour les étudiants de mutualiser leurs compétences et d'acquérir une véritable polyvalence nécessaire en robotique.

Il n'y a pas en France de véritable école de robotique. Un certain nombre d'étudiants passés par Evolutek choisissent de continuer ensuite dans le domaine, en intégrant des laboratoires de recherche ou des entreprises spécialisées. Deux anciens membres de l'association, Pierre-Yves Vachot (IPSA promo 2010) et Stanislav Rudico (IPSA promo 2010) ont ainsi travaillé chez Aldebaran Robotics. A l'EPITA, les majeures « Génie logiciel et système temps réel » (GISTR) et « Sciences cognitives et informatique avancée » amènent potentiellement vers la robotique. C'est le secteur de l'armement qui en France est le plus lié au domaine et le plus pourvoyeur de débouchés, notamment à travers des institutions comme la Direction générale de l'armement (DGA) ou des entreprises comme Safran ou MBDA

 

   
Du 20 au 26 juin dernier, l'IPSA était au salon avec un simulateur de vol construit par ses étudiants.

L'IPSA était présente pendant l'intégralité de la semaine de la 49e édition du salon du Bourget, du 20 au 26 juin dernier. Les étudiants de l'association IPSAflight ont ainsi pu faire tester aux passionnés et aux professionnels leur simulateur de Boeing 777. Petit arrêt en vidéo sur le stand de l'IPSA lors de cet événement incontournable de l'aéronautique et du spatial :



A noter également : pour ce salon de 2011, le tarmac du Bourget accueillait pour la première fois le Boeing 787, l'A400M ou encore l'innovant Solar Impulse. Cette année aura été l'année de tous les records : 2 113 exposants venus de 45 pays contre 2 000 lors de la dernière édition (2009), 145 000 visiteurs professionnels, 290 délégations officielles venues d'une centaine de pays, 150 aéronefs présentés. On aura enfin et surtout enregistré un record en terme d'annonces de nouvelles commandes avec pas moins de 730 appareils réservés pour l'avionneur Airbus. Ce qui montre une nouvelle fois la bonne santé du secteur.
   
Evolutek, l'association de robotique de l'EPITA, d'Epitech et de l'IPSA a été sélectionnée pour la compétition IDC-Robocon 2011 qui se déroule cet été au MIT.

Après avoir été sélectionnée l'an dernier lors de la coupe de France de robotique à la Ferté-Bernard où elle avait décroché une belle 5e déjà place, Evolutek, l'association de robotique des écoles EPITA, Epitech et IPSA, avait représenté la France à Shanghai dans la compétition IDC-Robocon en août 2010.

Evolutek participera à nouveau cette année à la compétition IDC-Robocon qui se tiendra le 5 août prochain au MIT à Boston pour défendre les couleurs de la France dans une ambiance de compétitivité, de création, de robotique et d'intelligence artificielle.

2tshirtevolutek.jpgL'association regroupe des étudiants des trois écoles, ce qui lui permet d'allier toutes les compétences requises pour développer les différents projets dans le domaine de la robotique. Thomas Bacoup, étudiant à l'IPSA, vante d'ailleurs les vertus du travail en équipe : « Les tâches sont réparties selon 3 pôles : Mécanique (l'IPSA essentiellement), Informatique  (l'EPITA et Epitech) et enfin Electronique (les 3 écoles). » « C'est l'occasion pour chacun de découvrir un domaine auquel il n'est pas confronté dans son école, par l'intermédiaire des autres. Etant donné la complexité du robot et le nombre de personnes travaillant dessus, contribuer à un tel projet permet de découvrir comment il se construit sur la durée, d'appréhender les complexités du travail en équipe et la nécessité des deadlines dans l'élaboration d'un robot », ajoute Philippe Chassagnard, élève de l'EPITA.

Et l'expérience ne se limite pas à ce que l'on enseigne dans les écoles. Benoît Reitz, étudiant à l'EPITA, explique : « Non seulement Evolutek nous permet de mettre en pratique le savoir-faire déjà acquis durant notre scolarité, mais elle nous amène aussi à élargir notre champ de compétence. En réglant l'asservissement d'un moteur par exemple, c'est-à dire en le contrôlant de manière précise ou encore en codant une carte moteur (système de commande du moteur).  L'expérience Evolutek est enfin une école de la débrouille : la Coupe de France de robotique nous permet en effet d'apprendre à faire face aux problèmes rencontrés sur place avec les moyens du bord. »



   

La cérémonie, qui concernait la 45e promotion de l'IPSA, a eu lieu le samedi 18 juin 2011.

Le directeur de l'école, Hervé Renaudeau, a remis les diplômes aux étudiants de la promotion 2010, en présence d'un invité d'honneur, M. Wang Wei, président de l'université aéronautique SAU de Shenyang et du parrain de la promotion, Michel Dubarry, président de Rolls-Royce International. Marc Sellam et Fabrice Bardèche, respectivement président et vice-président du Groupe IONIS, étaient également présents pour échanger avec ces nouveaux diplômés fraîchement entrés dans la vie professionnelle. La cérémonie était suivie d'un cocktail servi dans les salons de la maison de l'Unesco.

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L'éthique, au cœur du projet de l'IPSA

Hervé Renaudeau a d'abord rappelé la situation actuelle des nouveaux diplômés de l'IPSA. Parmi les 128 étudiants de la promotion 2010, 85 % évoluent à des postes d'ingénieurs, 12 % ont choisi de poursuivre leurs études par un mastère spécialisé à l'ISAE, à Centrale Paris, aux Arts et Métiers, à l'ENAC ou à l'ESSEC, et 3 % reviennent tout juste de l'international où ils ont effectué la fin de leur parcours, le plus souvent en double diplôme.

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Le directeur de l'IPSA, dans un discours filant la métaphore du décollage et mettant l'accent sur la dimension éthique de l'ingénieur, a invité les anciens étudiants à faire preuve d'un esprit constructif, de curiosité intellectuelle, d'ouverture d'esprit, de respect de l'autre, qualités humaines selon lui essentielles pour un cadre de haut niveau, et les a exhortés à « mettre plein gaz pour suivre le cap que vous vous êtes fixé vers un horizon qui n'a rien d'artificiel ».

Souffle de renouveau sur l'IPSA

Hervé Renaudeau a également rappelé les nouveauté de cette année marquée par le 50e anniversaire de l'école, fondée en 1961 : mise en œuvre d'innovations pédagogiques telles que les piscines d'anglais, véritables simulations de séjours à l'étranger dans les murs de l'école, départ pour la première fois d'une cinquantaine d'élèves de 3e année vers Ostrava et vers Taïwan, mise à disposition d'une extension des locaux de plus de 1 500 mètres carré, évolution du cursus pour mieux répondre aux besoins des industriels tout en s'alignant davantage sur les exigences de la Commission du titre d'ingénieur (CTI), signature d'une convention de partenariat de recherche avec Supélec et le CNRS appuyée par le renforcement des équipes de chercheurs de l'école.

Est ensuite monté à la tribune Michel Dubarry, le parrain de la promotion 2010, président de Rolls-Royce International et vice-président de l'Usaire (Association of United States and European Aerospace Industry Representatives) qui regroupe plus de 80 représentants de l'industrie américaine et européenne des secteurs de l'aéronautique et de la défense. Michel Dubarry a salué les valeurs éthiques et la culture internationale des diplômés.

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L'aéronautique, un secteur fondamental

Le parrain de la promotion 2010 a ensuite rappelé la diversité des programmes du secteur aéronautique - « Eurocopter, Airbus, l'espace, ou encore les missiles, pour lesquels l'Europe offre un environnement exceptionnel ». Il a énuméré les caractéristiques principales des domaines de l'aéronautique : « des domaines hautement stratégiques offrant des emplois à forte valeur ajoutée sur des programmes de forte envergure, emblématiques, de très long terme et toujours avec une dimension internationale, européenne ou même transcontinentale ».

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Il a rappelé aussi l'importance et le nombre des enjeux du domaine aéronautique pour notre industrie. « Les états doivent continuer à investir dans notre domaine pour garder un coup d'avance ; la bataille commerciale est rude, mais aussi notre secteur participera à l'indépendance stratégique de notre pays. », a-t-il affirmé. Il a également évoqué quelques actualités et perspectives du secteur : programme des futurs drones européens, développement et évolution de l'A380, utilisation des nouvelles sources d'énergie, futurs systèmes des communications par satellite, utilisation des nouveaux matériaux répondant aux exigences environnementales.

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Des perspectives en Chine

Enfin, M. Wang Wei, le président de l'université aéronautique SAU de Shenyang en personne, s'était déplacé exprès pour l'occasion et afin de renouveler son désir d'approfondir les liens d'amitié développés avec l'IPSA et le Groupe IONIS. Il a tenu à souhaiter ses vœux de bonheur et de réussite aux diplômés, et notamment aux étudiants partis pendant un an cette année à l'université SAU de Shenyang. Ces derniers, « qui ont laissé derrière eux un très bon souvenir autant par leur attitude de travail que par leur soif d'apprendre et leur façon d'être », ont obtenu le double diplôme de l'IPSA et de l'université SYAE de Shenyang qui confère le grade de master chinois.

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Vous pouvez dès aujourd'hui commander des tirages photos de la journée ou bien les consulter en ligne.
   

Trente étudiants en 3e année à l’IPSA effectueront leur semestre académique international du 25 février au 29 juin à l’Université nationale Cheng Kung, à Tainan. Il s’agit d’une première pour les échanges entre Taïwan et la France dans le domaine des technologies aérospatiales.

En présence d’Hervé Renaudeau, directeur général de l’IPSA et de Patrick Martinez, directeur du site de Toulouse, les étudiants partants étaient le 15 février dernier les invités de Michel Lu, le représentant de Taïwan en France. Sept d’entre eux viennent du campus de Toulouse et 23 de Paris. Ils ont pu avoir un avant-goût de ce qui les attend dans l’île, Michel Lu leur ayant présenté Taïwan et ayant même distribué à chacun un exemplaire de la bande dessinée Made in Taiwan de l’illustrateur Golo.

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L'ambassadeur Michel Lu présentant Taïwan

Au cours de la rencontre, Michel Lu, qui veille à maintenir le rapprochement entre les élites taïwanaises et françaises, s’est félicité de ce partenariat entre l’IPSA et l’Université nationale Cheng Kung et a souligné l’intérêt de ces accords dans le cadre d’une coopération économique et technologique entre la France et Taïwan. Les étudiants ont ensuite été conviés à un buffet dressé dans l’ambassade, et ont pu discuter avec l’ambassadeur et d’autres membres du corps diplomatique taïwanais.

« La demande d’ingénieurs en aéronautique est forte dans la région de la Grande Chine, a souligné Hervé Renaudeau, et le partenariat noué avec l’Université nationale Cheng Kung permettra aux étudiants de se familiariser avec la culture chinoise. Dans ce but, l’IPSA, qui célèbre cette année son 50e anniversaire, poursuit également une collaboration avec l’Université de Shenyang, en Chine.»

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Hervé Renaudeau, directeur général de l’IPSA et  Michel Lu, le représentant de Taïwan en France

   

Une aventure russe

Posté en janvier 2011

Dan-Ranjiv Joory, futur diplômé de l’IPSA (promotion 2010), raconte comment son parcours à l’école lui a permis de découvrir la Russie. Témoignage.

« Lors de ma troisième année à l’IPSA, dans le cadre d’IPS’Action (association dont le but premier est de créer des liens entre l’école et les acteurs de l’ingénierie aéronautique et spatiale), j’ai monté en l’espace de quatre mois avec mon camarade, Jonathan Poisson, un voyage d’études en Russie dont j’ai pu moi-même profiter par la suite. Passionnés par l’aviation russe, nous avons mis de l'énergie dans ce projet et nous avons pu le réaliser grâce au soutien de l’école. L’objectif était de mettre en place des partenariats entre l’IPSA, des universités russes et des centres de recherche.  Un voyage d’une semaine nous a permis de concrétiser cette opération. Deux institutions prestigieuses ont répondu favorablement à notre offre : le Moscow Institute of Physics and Technology (MIPT) situé à  Joukovsky (35 km au sud-est de Moscou) et le Moscow Aviation Institute (MAI), toutes deux spécialisées dans le domaine aéronautique et spatial.

2image1.jpgUne visite de groupe au musée des forces aériennes de Monino

Une première expérience à l’ambassade de France 
 
« Cette initiative m’a ouvert des portes. Ainsi j’ai pu travailler l’année suivante pendant 3 mois à la Mission économique de l’ambassade de France à Moscou, dans le cadre de la préparation du salon aéronautique russe International Aviation & Space Salon (MAKS). Ce salon est organisé tous les deux ans en même temps que celui du Bourget. Il s’est déroulé au mois d’août 2009, sur le terrain du centre d’essai en vol de Joukovsky. Cette année, les Français étaient très présents. Plusieurs entreprises phares du secteur aéronautique étaient au rendez-vous : Safran, Thalès, EADS, Zodiac Aerospace. L’ambassadeur français a pu rencontrer à cette occasion les dirigeants des sociétés françaises implantées en Russie ainsi que ceux des sociétés russes, pour poursuivre les relations franco-russes. La patrouille de France était sur place, et pour la première fois, le Rafale participait aux démonstrations en vol. L’avion a d’ailleurs été très apprécié des observateurs locaux, notamment pour ses performances et son esthétisme.
 
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Dan JOORY installé au cockpit d’un Soukhoi SU-30 MKM au salon MAKS
 
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 Démonstration en vol de la patrouille de France au salon MAKS
 
 « Cette première expérience à l’ambassade m’a donné l’opportunité de préparer en parallèle mon stage de fin d’études. Lors de la seconde expérience, j’ai travaillé pendant 6 mois au laboratoire de « mécanique du vol » du MIPT à Joukovsky. Encadré par mon tuteur, chercheur au TsAGI, l'Institut Central d'Aérohydrodynamique (l’équivalent de l’Onera en France), j’ai mené une étude sur l’effet de sol à l’atterrissage des avions de ligne. Avant mon retour, j’ai tenu une conférence en russe en présence du recteur de l’université. J’y ai présenté les résultats de mon étude. Le projet a suscité un grand intérêt. Ce second séjour m’a également permis de m’immerger dans le mode de vie russe à travers sa gastronomie, ses fêtes et des soirées étudiantes. En outre, j’ai découvert les traditions de l’université. Par exemple les étudiants du MIPT, après leurs examens d’Etat en fin de troisième année, hissent une hélice au sommet du célèbre chasseur soviétique MiG-21 exposée à l’entrée de la ville.
 

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Mise en place d’une hélice sur le Mig 21 par des étudiants de 3e année du MIPT
 
Un pays attachant
 
« La Russie m’a également réservé de nombreuses surprises. La danse est une activité culturelle très répandue là-bas dont je suis devenu amateur. En prenant des cours de tango, j'ai découvert que le professeur était aussi journaliste de métier. J’ai eu l’honneur d’être interviewé ; il voulait connaître le point de vue d’un français sur la Russie. L’article, devenu favori dans la gazette de Joukovsky, a suscité une grande curiosité auprès des lecteurs. Si les Russes ont une excellente connaissance et une passion pour la culture française, je me suis de même vivement intéressé à la leur. Je reste très attaché à eux et garde un très bon souvenir de mes différents voyages.
 
image5.jpg Article de la gazette de Joukovsky  

 

   

L'association I-Tech, aussi connue sous le nom d’ IPSA Technologies, rassemble depuis sa création en 2009 des élèves de différentes années de l’école autour de projets aéronautiques et robotiques. Ses activités ont commencé cette année en avril. L'objet de l’association est de mettre à profit les enseignements théoriques délivrés en cours en les prolongeant à travers des applications pratiques. Les projets et les idées ne manquent pas.

Parmi ceux-ci, trois sortent du lot :

- Un projet de drone dirigeable évoluant en intérieur, capable d’éviter les obstacles et ayant pour but de retransmettre les images de la zone survolée sur un écran situé à terre.

- Un projet de drone multifonctions embarquant son matériel de mission sous forme de modules normalisés interchangeables. Il sera capable de se prêter à un nombre quasiment illimité de mission diverses, du repérage à la prise de photos en passant par la localisation de personne sous des décombres par exemple. Ce drone est assorti d’un robot hexapode ayant pour objectif de récupérer le drone multifonction, de le recharger ou encore de lui servir de point de lancement avancé.

- Un troisième projet a vu le jour quand 5 membres de l'association, après avoir pris contact avec l'entreprise Rotam (située sur le campus de l'université Istanbul Teknikal Universitesi, en Turquie) se sont vus invités à travailler dans leurs locaux, cet été. Une fois sur place, les ingénieurs de Rotam, se sont intéressés à leur travail et leur ont proposé de changer le but de leur stage et d'élaborer pour eux un drone hexacoptère. Les étudiants, disposant de leur propre laboratoire et des moyens financiers alloués par l’entreprise, ont pu réaliser en peu de temps toute la partie structurelle du drone et le programmer pour effectuer les tests de stabilité. Très satisfaits des résultats obtenus, les responsables de Rotam souhaitent poursuivre l’expérience en collaborant chaque année avec un nouveau groupe d’étudiants de l’association.

En parallèle, Arnaud Martinez, un membre de l’association, qui poursuit sa dernière année d'études à l'université de Shenyang en Chine a décidé là-bas de ressortir des cartons l’un des projets d’IPSA Technologies: il a commencé depuis quelques semaines, avec l’appui de professeurs locaux, la production d'un drone convertible capable de passer indifféremment du mode vol stationnaire au mode classique (et inversement). Il a ainsi créé avec l’aide de deux autres élèves de l'IPSA une branche I-Tech en Chine. IPSA Technologies continue de repousser les frontières.

   

Après sa sortie de l'IPSA l'an dernier, Victor Louarn a décidé d'entamer sa carrière professionnelle par un VIE qu'il effectue en Chine chez Eurocopter...

Pourquoi as-tu choisi d'effectuer un volontariat international en entreprise (VIE) ?

A mon sens, un VIE représente pour un jeune diplômé comme moi une opportunité unique pour trouver un emploi rémunéré dans une entreprise française à l’étranger. En effet, un VIE permet de partir à l’étranger dans de très bonnes conditions. Toutes les grandes sociétés du CAC40, mais également des PME, qui y trouvent un certain avantage (exonération de taxe,...) embauchent un grand nombre de Volontaires Internationaux. En tant que volontaire, je bénéficie d’un salaire net d’impôt, avec une assurance rapatriement incluse en cas de soucis et la sécurité sociale qui rembourse les soins à l’étranger.
 
Pourquoi en Chine?
 
Il y a 3 grandes raisons qui ont orienté mon choix. Tout d’abord, l’IPSA m’a permis d’effectuer ma dernière année d’étude en Chine au sein de l’université aéronautique de Shenyang (SAU). Cette expérience, vraiment enrichissante pour moi, m’a familiarisé avec la culture chinoise et m’a permis d’obtenir les bases de mandarin suffisantes pour me débrouiller dans la vie courante. 
 
De plus, la Chine est un pays en pleine croissance économique. Après avoir dépassé la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, elle est devenue, sur la foi des chiffres du PIB du printemps 2010, la deuxième puissance économique mondiale devant le Japon.
 
helico.jpgEnfin, comme je suis passionné d’aéronautique et surtout d’hélicoptères, et qu’EADS est implanté en Chine, mon choix s’est très vite orienté vers Eurocopter. J’ai tout d’abord  effectué mon stage de fin d’étude au sein d’Eurocopter France à Marignane. Lors de ce stage, je me suis renseigné sur les différentes opportunités de travailler pour Eurocopter China. J'ai ensuite été diplômé de l'IPSA ainsi que de l’université chinoise SAU. Puis, entendant parler d'une proposition de VIE chez Eurocopter à Shanghai, je n'ai pas hésité longtemps. J’ai donc été embauché en tant que « VIE » au poste de Training Project Manager (formation des pilotes et mécaniciens).  
 
Peux-tu nous présenter brièvement l'entreprise pour laquelle tu travailles ?
 
Je travaille pour Eurocopter, une entreprise franco-allemande qui appartient au groupe de défense et d'aéronautique EADS. Eurocopter est le leader mondial de la production et de la vente d'hélicoptères, et son siège social se situe à l'aéroport de Marseille Marignane. Eurocopter en Chine se présente sous la forme d'un bureau de représentation à Pékin, d'une filiale commerciale avec des bureaux à Shanghai, Shenzhen et Hong Kong, ainsi que d’un ensemble de personnes affectées à des projets de coopération avec nos partenaires chinois dans le centre et le Nord du pays.
 
Je travaille plus précisément dans les bureaux du siège d’Eurocopter China (ECC) situé dans le centre-ville de Shanghai. Nous représentons actuellement environ 40 personnes, dont 10 de nationalité Française et 30 de nationalité Chinoise. Notre filiale de Shanghai gère les ventes d’hélicoptères en Chine, le Support et le Service client. Y sont aussi implantés les départements financiers, ressources humaines et informatique pour ECC.
 
A quel poste te trouves-tu? En quoi consiste ton travail ?
 
Le marché chinois des hélicoptères n'est pas encore mûr, car la régulation interdit les vols en basse altitude, mais nous devons nous préparer à son ouverture prochaine. En effet, mois après mois, les autorités chinoises font avancer le projet « low altitude airspace » qui ouvre progressivement l’espace aérien pour les vols basse altitude. De ce fait, le besoin de pilotes et mécaniciens pour hélicoptères augmente de plus en plus. Or aujourd’hui, aucune structure de formation n’est établie en Chine.
 
Mon travail en tant que Training Project Manager consiste à monter plusieurs centres de formation pour pilotes et mécaniciens, en commençant par le cursus universitaire ou des écoles de formation (Ce que l’on appelle ab-initio ou encore basic training. Equivalent en France : SUPAERO/ENAC/ESMA...), en poursuivant par la création de centres de formation « qualification de type » avec l’installation de simulateurs appropriés (certification en fonction de chaque appareil : hélicoptères de poids léger ou moyen ou hélicoptères lourds) et en achevant par les formations récurrentes liées aux régulations chinoises (une fois par an pour les pilotes et les techniciens).
 
Que t'apportes cette expérience ?
 
Sur le plan personnel, cette expérience est vraiment passionnante. La vie à Shanghai est comparable à la vie en France. Le niveau de vie VIE en Chine me permet de sortir, de visiter, de voyager, d’aller au restaurant très régulièrement à moindre coût.
 
Sur le plan professionnel, les nombreux voyages me permettent de visiter la plupart des villes chinoises et de comprendre un peu mieux la culture chinoise. Pour ce qui est des affaires, les chinois sont très durs en business, et il faut donc être patient et persévérant. Ils sont capables d’annuler un projet au dernier moment ou de décider d’acheter un hélicoptère à la dernière minute. Le marché des hélicoptères est un marché particulier et technique, et pour pouvoir y exceller, il faut posséder une connaissance accrue des appareils et de leurs fonctionnalités. La période d’apprentissage peut être très longue et il faut être patient et passionné par l’aéronautique.
 
Comment as-tu pu apprécier l'apport de ta formation à l'IPSA durant ton VIE?
 
Je suis arrivé en troisième année après deux ans de classe préparatoire SUP/SPE option PSI (Physique Science de l’Ingénieur). Ensuite, j’ai suivi le cursus commun en première année d’école d’ingénieurs à l’IPSA et j’ai effectué mes deux dernières années avec une forte composante managériale. Cette formation en management que m’a donné l’IPSA, notamment en Chine, a été pour moi essentielle pour débuter ma jeune carrière de project manager.
 
Comment envisages-tu ton retour en France après cette expérience?
 
A vrai dire, je n’y ai pas encore vraiment réfléchi. Je suis arrivé sur Shanghai il y a 6 mois, et j’ai apprécié tous les moments passés là-bas. A la fin de mon contrat, j’aurai effectué 3 années en Chine. Je pense ensuite chercher un travail dans l’aéronautique et, pourquoi pas, poursuivre chez Eurocopter Asie. Singapour pourrait m’intéresser, tout comme le Japon ou la Corée, ce qui me permettrait d’élargir ma connaissance de la culture asiatique.
 
La deuxième solution serait de retourner en France pour acquérir de l’expérience chez Eurocopter pendant 2 à 3 ans avant d’être renvoyé en tant qu’expatrié dans un pays d’Asie. Il ne faut pas oublier, que si l’on reste trop longtemps en Chine sans passer par la France, il se peut que l’on soit oublié par le siège social. Dans ce genre de compagnie et de métier, il est très important de se faire un nom.

 

 
 

IPSA 2.0

 
   

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