2helicoptere.jpg
Quatre étudiants de l'IPSA ont travaillé sur un projet d'étude de pale d'hélicoptère - un classique des bureaux d'études du secteur aéronautique.
 
Les projets de fin d'études (PFE) de l'IPSA fonctionnent comme une transition entre l'école et le monde professionnel. A l'exemple du projet de Christophe Renault, Thomas Seguin, Thibaut Savoye-Alt et Doria Bouzar : ces quatre étudiants de cinquième année, spécialisés en conceptions des systèmes aéronautiques ont travaillé à l'étude d'une pale d'hélicoptère - un projet typique au sein des bureaux d'études des grandes entreprises d'aéronautique. 

Interview de Doria Bouzar (IPSA promo 2012), 22 ans, étudiante en 5e année de la majeure mécanique et structures, spécialisée en conception des systèmes aéronautiques.

Doria_Bouzar.jpg
Comment étudie-t-on une pale d'hélicoptère ?

L'hélicoptère dont nous devions étudier la pale est un aéronef quadri-pale. Le but du projet était de comprendre la complexité de conception d'un tel élément, qui est le cœur de l'aéronef et de travailler en groupe de manière efficace pour trouver les solutions aux problématiques posées. Pour étudier la pale, nous devions notamment effectuer son dimensionnement en statique et en fatigue à partir d'un cahier des charges établi par notre tuteur. Tout d'abord, une recherche bibliographique et la méthode du « reverse engineering », qui consiste à analyser et à comprendre les technologies similaires à celles que l'on souhaite réaliser nous ont permis d'extraire des données que nous avons réutilisées ensuite dans l'analyse aérodynamique de notre pale. Ensuite, l'étude des matériaux composites la constituant a également été une étape cruciale. On a finalement achevé l'étude par une modélisation numérique de la pale étudiée.
 
De quels atouts avez-vous bénéficié pour réaliser ce projet ?

Les cours de matériaux composites, de résistance des matériaux et de vol vertical que nous avons suivi ces dernières années nous ont fourni les compétences techniques nécessaires. Sans elles, nous n'aurions pas pu mener à bien notre étude, car la dimension d'une pale d'hélicoptère fait intervenir des notions poussées de mécanique. De plus, les différents projets que nous avons effectués au cours de notre académique nous ont amené à aborder le travail en équipe de manière plus efficace et plus productive. L'IPSA  nous a également donné les ressources logistiques qui nous ont permis de mener à bien ce projet : matériel informatique, logiciels, salle de classe, horaires aménagées. Nous souhaitons également mettre l'accent sur la disponibilité de notre tuteur de PFE, M. Kneib, qui a su nous guider et répondre à nos questions, tout en nous laissant suffisamment d'autonomie de recherche et de travail.
 
En quoi réaliser cette étude est une bonne préparation au monde professionnel ?

Avoir eu une vision poussée de ce travail comparable à celui d'un bureau d'études nous a permis de travailler en autonomie, de faire preuve d'initiative et de comprendre l'importance d'une organisation pointue. Dans notre vie professionnelle, nous serons très probablement amenés à mener des travaux similaires, en groupe également. Ce projet a pu nous faire prendre conscience de la complexité d'un tel travail. Nous avons pu également comprendre la difficulté de tenir des délais, car nous devions, en parallèle, mener à bien d'autres projets, des examens et nos recherches de stage de fin d'études. En somme, ce projet de fin d'étude nous a permis d'effectuer une transition entre notre dernière année d'études à l'IPSA et notre premier pas dans la vie professionnelle.
   
Jordan.jpg
Jordan Vannitsen (IPSA promo 2009), 25 ans, est parti en Asie lever des fonds pour la construction d'une école au Cambodge. Interview.

Votre engagement humanitaire prend une forme originale. En quoi consiste-t-il exactement ?

Je viens de commencer un road-trip de quatre mois en Asie du Sud Est, au cours duquel je souhaite lever des fonds pour la construction d'une école à Romduol, au Cambodge. Je vais rejoindre Taiwan en partant depuis Singapour sans utiliser aucun moyen aérien. Après Singapour, la Malaysie, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, la Chine puis le ferry jusqu'à Taiwan. Une bonne partie de mon voyage devrait s'effectuer en moto.
 
L'organisation pour laquelle je lève des fonds s'appelle "Street Kids Rescue". Cette association a pour but de prendre soin d'enfants orphelins et malades en Asie du Sud Est. Le projet que je soutiens en particulier est réalisé avec une ONG cambodgienne qui s'appelle "Working For Children" et a pour but de construire une école dans le village de Romduol au Cambodge. Cette école permettrait à 129 enfants ayant entre six et huit ans d'avoir accès à l'éducation.

Ce projet humanitaire rejoint votre projet professionnel. En quoi précisément ?

Après l'obtention de mon double diplôme de l'IPSA et de la National Cheng Kung University (Taiwan), j'ai travaillé pendant presque deux ans à l'Agence spatiale européenne (ESA) sur le projet de microsatellite ESEO ainsi que sur des petits satellites (CubeSats) lancés avec succès en février depuis la nouvelle fusée européenne VEGA.

Je suis tombé amoureux de la culture asiatique. L'un des buts de mon voyage est aussi de rencontrer différents acteurs du domaine spatial en Asie du Sud Est. J'ai déjà plusieurs rendez-vous prévus avec des institutions spatiales de certains pays que je vais traverser. J'ai également décidé de commencer un doctorat en septembre à la National Cheng Kung University. Ce doctorat me permettra de me concentrer sur des domaines qui me tiennent à cœur et de choisir vers quelle direction je souhaite orienter mes recherches - probablement le développement de petits satellites. Et pourquoi pas de poursuivre ma carrière sur le continent asiatique, de plus en plus au cœur du développement mondial.
 
Pourquoi participer à ce projet humanitaire ?

ecole_cambodge.jpg
J'ai toujours profondément cru à l'éducation. Donner la chance à un enfant de recevoir une éducation, c'est lui donner la chance d'avoir un futur meilleur. Au-delà de l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et des mathématiques, cela représente  pour cet enfant une chance d'échapper à la pauvreté et de penser librement à son futur et à celui de son pays. Chacun devrait avoir droit à une éducation. Mon rôle est de lever des fonds pour ce projet, de le rendre possible. Une fois arrivé au Cambodge, je prévois de rencontrer la population locale de Romduol.

Dans ce projet, chaque centime compte ! Alors si vous souhaitez participer à la construction de cette école en faisant un don, en m'aidant à promouvoir ce projet ou tout simplement si vous désirez obtenir plus d'informations veuillez visiter  la page de mon projet : http://uk.virginmoneygiving.com/fundraiser-web/fundraiser/showFundraiserProfilePage.action?userUrl=be-supercool-help-build-a-school.
   
2Photo conf Taiwan 2.jpg
Dans le cadre de son partenariat avec l'Université Nationale de Cheng Kung de Taïwan, l'IPSA a accueilli le 24 avril l'ambassadeur de Taïwan, Michel Ching-Long Lu.
 
Son excellence Michel Ching-Long Lu, ambassadeur de Taïwan à Paris, s'est rendu le 24 avril à l'IPSA pour exposer aux étudiants les programmes d'échanges existant et les diverses nouveautés mises en place par le bureau de représentation de Taipei. Des bourses de mobilité et des aides financières aux étudiants voulant apprendre le chinois ou suivre des études dans des universités taïwanaises viendront améliorer les échanges.
 
Des échanges formateurs
 
Grâce au partenariat signé en 2009, 135 étudiants de 3e année de l'IPSA effectuent actuellement leur semestre obligatoire à l'International à l'université de Cheng Kung (Taïwan). Et six étudiants de quatrième année ont été sélectionnés cette année pour effectuer le programme de double diplôme proposé par l'université. « Les étudiants, bénéficient de cours avec des professeurs formés, pour la plupart, dans de grandes universités américaines, explique le directeur des relations internationales de l'IPSA, Aimé Merran. Ils acquièrent également de nouvelles méthodologies de travail correspondant au niveau d'exigence très élevé de Taïwan. Ces éléments sont nécessaires pour leur carrière d'ingénieur, dans un domaine de technologie de pointe comme l'est l'aéronautique ».
 
« Un tel voyage ne forme pas seulement du point de vue des études ou même de la culture, on en apprend également beaucoup sur soi-même, c'est une incroyable opportunité que nous offre l'école de se découvrir de nouvelles priorités, de nouveaux projets, et de mieux se connaitre, s'enthousiasme Alexandre Coppin (IPSA promo 2013) parti l'an dernier à Taiwan. Il ne reste maintenant plus qu'une question: quand sera-t-il possible d'y retourner ? »

2conférence M.LU 5.jpg
Taïwan, une société de plus en plus attractive  
 
A l'occasion de la conférence donnée par l'ambassadeur, les étudiants ont également découvert les différentes opportunités de stage dans des entreprises taïwanaises. Ces stages sont une aubaine pour les IPSAliens de dernière année désireux de bénéficier d'une expérience à l'International comme stage de fin d'études.

« Taïwan se révèle être une destination de plus en plus prisée, en raison de son ouverture et de sa forte demande en ingénieurs », affirme Hervé Renaudeau, directeur général de l'IPSA. La visite de l'ambassadeur de Taïwan faisait suite à la réception d'étudiants ipsaliens l'an dernier à l'ambassade.
   

Les ateliers RH, séances régulières de simulations d'entretiens et de conseils avec les entreprises, permettent aux élèves de l'IPSA d'affiner leur projet professionnel.
 
Etre préparé lorsque l'on se présente à un entretien d'embauche peut vraiment faire la différence entre deux candidats à diplômes équivalents. Les ateliers RH, mis en place à l'IPSA depuis cinq ans, on lieu très régulièrement à l'intérieur de l'école, notamment à destination des étudiants des dernières années du cursus. Compléments désormais indispensables de leur formation, ces séances permettent  aux élèves de rencontrer des chargés de recrutement ou responsables des ressources humaines qui les initient à leurs méthodes de recrutement.

2atelierRH.jpgApprendre à valoriser son profil
 
Sylvie Guigou, directrice des relations entreprises de l'école qui a initié ces ateliers, explique : « Lors de ceux-ci, les industriels interviennent à l'IPSA Paris et Toulouse, pour apporter aux étudiants leur éclairage professionnel sur la meilleure façon de se « vendre » face à un recruteur. Ils abordent des sujets variés : le CV, la lettre de motivation, les réseaux, mettent en place des entretiens individuels d'une demi- heure lors desquels les étudiants sont placés dans des conditions réelles d'entretien d'embauche et reçoivent ensuite un retour sur expérience des professionnels. Ils peuvent ainsi voir les points à améliorer pour leurs futurs entretiens d'embauche. »
 
Les étudiants reviennent rassurés et motivés de ces entretiens. Pour Julien Kléber (IPSA promo 2012), qui a passé un job dating lors de l'atelier du 22 mars, « l'exercice est très intéressant et très réaliste. Les conseils lors du débriefing étaient très pertinents. Je serai beaucoup plus à l'aise et bien mieux préparé pour réussir pour mon prochaine entretien. » Quentin Correa (IPSA promo 2013) renchérit : « l'atelier RH est une expérience très instructive. On nous donne des informations sur la façon de bien réaliser son CV, sa lettre de motivation, ainsi que des astuces pour trouver rapidement un stage ou un travail, notamment des adresses de sites intéressants pour le recrutement et la manière de postuler. » 
 
Construire un plan de carrière
 
Pour les entreprises présentes, ces séances sont l'occasion de contribuer à faire émerger dans l'école les profils qu'elles recherchent et d'aider ainsi les futurs diplômés à se préparer au monde du travail en les aidants à comprendre les ficèles qui feront d'eux d'excellents ingénieurs. Pour Clément Memain, manager au sein du groupe international de conseils en technologies et management Amaris, « le défaut récurrent observé lors des entretiens est que les étudiants se focalisent plus sur un secteur d'activité, en l'occurrence l'aéronautique, plutôt que sur un véritable plan de carrière. Je pense qu'ils sont trop conditionnés à vouloir évoluer dans l'industrie aéronautique et ils en oublient l'essentiel. Il faut qu'ils apprennent à identifier les postes sur lesquels ils ont envies d'évoluer. La formation de l'IPSA permet de donner aux étudiants un avantage certain dans le secteur de l'aéronautique mais un recruteur ne voudra jamais recruter quelqu'un qui prétend simplement vouloir trouver un poste d'ingénieur dans ce secteur, quelle que soit la qualité de la formation qu'il est fait précédemment. »

Ces séances sont également utiles pour les sociétés,  afin de repérer dès la fin de leurs études les meilleurs potentiels. « L'intérêt pour nous réside dans la possibilité d'identifier de bons potentiels en avance de phase, explique Clément Memain. La stratégie de recrutement d'une entreprise comme la nôtre s'oriente sur l'identification d'ingénieurs ayant à la fois les compétences technico/fonctionnelles et la personnalité permettant d'exercer le métier de consultant, telles que l'aisance relationnelle, la capacité d'adaptation, la présentation orale, le dynamisme. Ce « savoir être », ne peut hélas pas se déceler à la vue d'un CV, et ce type d'exercice nous permet d'avoir un large scope de candidats et d'affiner nos futurs recrutements. »

   

Passion vol à voile

Posté en avril 2012

2vol_a_voile.jpgInterview de Benoît Madrenas (IPSA promo 2004), professeur en résistance des matériaux à l'IPSA Toulouse et passionné de vol à voile.

Benoît Madrenas (IPSA promo 2004), 32 ans, ingénieur structure chez Airbus sur le programme A350, et professeur en résistance des matériaux à l'IPSA, est passionné de vol à voile. Pratiquant ce sport depuis 1996, il est devenu voltigeur 1er cycle (figures de base) en 2007, instructeur en 2008 et voltigeur 2e cycle en 2011 - année qui a été aussi celle de sa première participation aux Championnats de France de voltige en planeur à Saintes.

Le vol à voile est l'art de prendre de l'altitude et de parcourir parfois plusieurs centaines de km en s'aidant des seuls phénomènes de l'atmosphère. Le planeur, avion sans moteur, est le moyen le plus performant pour pratiquer cet art. De tous les aéronefs, c'est le plus silencieux et le plus abouti au niveau aérodynamique.

D'où vous vient cette passion pour le vol à voile ?
 
J'ai débuté le vol à voile à l'âge de 15 ans. Etant moi-même fils d'instructeur, je suis tombé dans les choses de l'air très tôt... Le vol à voile est un mélange d'évasion, de sport et de haute technicité : c'est ce qui me plaît. Il a un côté écolo et nature dont je ne me lasse pas. C'est aussi une très grande école de patience et d'humilité !
 
Comment pratiquez-vous cette discipline ?
 
Je pratique le vol à voile comme pilote, comme instructeur, comme membre actif de l'Association vélivole et aéronautique toulousaine (AVAT), dont je suis le trésorier et le responsable communication depuis septembre 2011, et aussi comme compétiteur depuis peu - mais dans la discipline méconnue qu'est la voltige en planeur. C'est une discipline dans laquelle l'Équipe de France rapporte pourtant régulièrement des médailles chaque année lors des Championnats Internationaux. [LIEN] Ma première participation au championnat de France en 2011 m'a valu une quatrième place sur dix participants. En septembre 2012, ce même championnat de France se déroule d'ailleurs sur notre plateforme de Bourg-Saint Bernard, à 25 km de Toulouse.
 
Comment faites-vous partager votre passion aux IPSAliens ?
 
En marge de mes cours de résistance de matériaux, en tant qu'instructeur de vol à voile, je délivre en semaine de cours théoriques aux étudiants qui le souhaitent pour leur formation au vol à voile dans les locaux de l'IPSA Toulouse. Les étudiants viennent voler sur la plate-forme de l'AVAT à Bourg Saint Bernard le jeudi après-midi et parfois le week-end.

Le but de la formation est que ces élèves obtiennent leur brevet de pilote de planeur (BPP) sur leurs deux premières années à l'IPSA. Mécanique du vol, aérodynamique, structures, instruments, navigation, réglementation, la formation au BPP cadre parfaitement avec les disciplines abordées autour de l'aéronautique durant tout le cursus de l'IPSA. Des journées de vols d'initiation pour les étudiants potentiellement intéressés seront aussi organisées.
 
Quels sont les objectifs que vous vous donnez ?
 
Mes objectifs dans les années qui viennent sont de plusieurs ordres. D'abord développer l'activité de mon club, tant sur l'aspect formation que celui des vols de performance, en étant membre de son équipe dirigeante. Puis, à titre personnel, continuer à évoluer dans les compétitions de voltige. La création d'une activité « vol à voile » à l'IPSA Toulouse - mise en pratique idéale et totalement complémentaire d'une formation d'Ingénieur aéronautique à mon sens, est aussi un des axes que je privilégie.
 

   

2illustration_IpsaDrive.jpg

Interview de Romain Auguy (IPSA promo 2015), président de la nouvelle association de l'école, IPSA Drive.
 
L'association IPSA Drive, créée au début de l'année, permet aux passionnés de sport automobile de se réunir. Ses membres peuvent découvrir les bases de la mécanique et du pilotage, participer à des compétitions automobiles et faire la connaissance des professionnels du secteur. Interview de Romain Auguy, le président de l'asso, sur l'association et la passion qu'il fait partager à travers elle.
 
Pourquoi avoir créé IPSA Drive ?
 
Romain_Auguy_IPSA.jpgJ'ai créé l'association dans le but de faire partager ma passion pour le sport automobile et de réunir d'autres passionnés. Ancien pilote de course et cascadeur automobile, mon père m'a depuis tout jeune fait partager sa passion. Il m'a permis de faire mes débuts en karting en 2005 et l'année suivante, je débutais en compétition en participant à des championnats régionaux. Depuis, je me consacre davantage à la course automobile et m'occupe de la restauration de voitures et de la préparation des moteurs.
 
Après avoir disputé de nombreuses courses en karting au sein d'une équipe professionnelle, j'ai rencontré de nombreux jeunes également passionnés qui ne savent pas toujours comment débuter dans le sport automobile. En intégrant l'IPSA, j'ai rencontré plusieurs élèves intéressés pour apprendre la mécanique et le pilotage. Cette année, j'ai donc décidé de créer une nouvelle association apportant une réponse à tous ces passionnés.
 
Que propose l'association ?
 
IPSA Drive propose à ses membres d'apprendre la mécanique, en restaurant de voitures, encadrés par des professionnels. On organise des journées pilotage sur circuit. De plus, J'ai la chance de pouvoir proposer des baptêmes de cascades aux membres de l'association. Nous projetons d'acheter une voiture destinée à la course automobile et de la préparer.
 
A côté de cela, je créé des liens avec les autres associations afin de s'entraider pour la finalisation de nos projets. J'ai récemment ajouté une branche moto au sein d'IPSA Drive permettant de répondre à une demande des élèves motards.
 
Comment l'association te permet-elle d'enrichir ta passion ?
 
Depuis cette année je travaille à temps partiel dans un garage automobile me permettant d'apprendre de nouvelles choses. Toutes ces connaissances me permettent d'enseigner la mécanique et le pilotage aux membres de l'association. On développe une certaine autonomie dans la recherche de partenaires et nous apprenons à prendre contact avec des professionnels.
 
IPSA Drive a su s'entourer de professionnels qui vont nous soutenir dans nos projets. Grâce à leurs conseils, j'ai restauré une 205 GTI de 1985  ainsi qu'une Austin mini de 1989. J'ai l'opportunité de pouvoir utiliser l'atelier de préparation automobile de 200 m² de l'entreprise Auto Travelling Cascades et une voiture destinée à la conduite sur deux roues.

   

2_P51.jpg

©USAAF, photographed for a series of U.S. 8th Air Force publicity pictures for widespread distribution (photos were taken from B-17G bombers of the 91st Bomb Group).

Histoire, commentée par un Ipsalien, de l'un des plus grands avions de chasse à hélices de tous les temps.

Le Mustang P51 est un avion de chasse nord-américain conçu pour répondre aux besoins des britanniques durant la bataille d'Angleterre, en 1940. Ayant pour faculté d'être performant à basse altitude, il devient l'avion d'escorte accompagnant les bombardiers américains au-dessus de l'Allemagne. Grâce à sa grande vitesse et à son rayon d'action, il permet de réaliser des missions en volant assez loin vers l'Est, participant ainsi à certains raids sur l'Allemagne et devient l'un des trois grands chasseurs de la flotte américaine par le nombre, avec 15 586 exemplaires produits lors de la seconde guerre mondiale.

Des caractéristiques techniques à l'origine de son succès

Le Mustang P51 possède des caractéristiques singulières. Les radiateurs de refroidissement et d'huile sont placés derrière le poste de pilotage, augmentant ainsi l'aérodynamisme. L'appareil possède également deux grands réservoirs de carburant placés dans ses ailes, entre l'emplanture et le milieu d'envergure. Ceci lui permet de transporter deux fois plus de carburant qu'un Spitfire et par conséquent d'augmenter son rayon d'action. Enfin, en ce qui concerne l'armement, le Mustang  P51 transporte deux mitrailleuses Browning  et jusqu'à trois machines guns de chaque côté.

Après les premiers essais, 320 appareils sont commandés par la Grande-Bretagne et livrés en 1941. Puis, au vu de ses performances, c'est au tour des américains d'effectuer des commandes. Au fil des années, plusieurs versions du Mustang ont été fabriquées jusqu'à sa mise hors service après la guerre de Corée en 1953.
 
A propos du Mustang P51: parole d'Ipsalien

Thomas Voisin, étudiant en 5e année à l'IPSA, membre de l'association IPSAflight et titulaire du brevet d'initiation à l'aéronautique (BIA), commente : "Son nom vient du cheval sauvage d'Amérique « le mustang ». Durant la guerre de Corée, le Mustang  fut utilisé comme l'un des derniers avions de chasse à hélice avec le Skyraider. D'ailleurs, récemment, le 10 juillet 2011, lors de l'un des meetings aériens de Duxford (RU), qui font voler à nouveau les avions de la seconde guerre mondiale, un P51 (Big Beautifull Doll) et un Skyraider se sont percutés en vol."

2P51A.jpg

Un P51A en exercice © US federal government

   

2EricBoullier.jpgEric Boullier (IPSA promo 1999), directeur d'équipe de Lotus F1 Team, revient sur son parcours, orienté par l'amour de la course automobile.

Eric Boullier a terminé ses études à l'IPSA en 1999. Aujourd'hui, il est directeur d'équipe de Lotus F1 Team. Interview sur le parcours d'un passionné.
 
Que fait-on lorsque l'on est directeur d'équipe F1 ?
 
Mon poste de Team Principal (directeur d'équipe) de Lotus F1 Team consiste à gérer l'équipe au jour le jour. Je m'occupe aussi de tout l'aspect sportif de notre opération. La Formule 1 peut être un sport très complexe: il faut être au fait de toutes les règlementations. Je fais le lien entre les autorités sportives et Lotus F1 Team. Je suis aussi le porte-parole de l'écurie. Aujourd'hui, nous avons des objectifs de réussite sur le plan sportif qui sont très clairs: nous visons la quatrième place (ou mieux bien sûr !) au championnat en 2012.
 
Quels choix vous ont amenés à réaliser votre rêve ?
 
Je suis né à Laval et j'ai grandi dans l'amour de la course. Je passais tous mes étés en stage à droite à gauche, dans de petites équipes ou chez des constructeurs. J'y ai fait tous les métiers techniques. Et, quand je suis sorti de l'école, je suis allé directement dans le sport automobile.
 
J'ai eu la chance de trouver un job dans des structures plus petites que la F1 mais qui ont été une excellente école. J'ai travaillé chez Race Engineering et chez DAMS où j'ai pu évoluer au sein de la structure jusqu'à être nommé directeur général. De 2007 à 2009 j'étais team principal de A1GP Team France. Ce fut une belle expérience, très enrichissante.
 
L'expérience accumulée durant ces années m'a permis ensuite d'accepter de travailler chez Gravity Sport Management. Je connais bien le milieu du sport automobile junior, j'avais noué des relations de confiance et de respect mutuel avec certaines équipes et avec les pilotes. Les patrons de Gravity, Genii Capital, ont ensuite racheté Renault F1 et je me suis vu proposer le poste de directeur d'équipe- l'écurie s'appelle aujourd'hui Lotus F1 Team.
 
Que vous a apporté l'IPSA ?
 
L'IPSA m'a beaucoup apporté. Et avant tout la connaissance en ingénierie qui m'a permis d'intégrer des entreprises dans le milieu dans lequel je voulais évoluer. La formation d'ingénierie généraliste associée à l'expertise de l'aéronautique et du spatial m'a apporté d'un côté d'énormes capacités en management et de l'autre côté une compréhension claire de l'aspect technique et technologique que la F1 peut avoir et le sport automobile en général. En termes humain, il est clair que cela a été un énorme développement de vivre ces années au sein de l'école.
 
J'ai pu rencontrer des gens très passionnés que ce soit dans les différents corps de métiers dans lequel ils évoluaient. Je me rappelle avoir rencontré Philippe Harache, le patron d'Eurocopter qui était un ancien de l'IPSA ou d'autres personnes qui avaient évolué en aéronautique qui étaient extrêmement passionnés. Ce sont les meilleurs souvenirs que je puisse avoir.
 
Quels conseils donneriez-vous aux actuels étudiants de l'école ?
 
J'ai la chance de travailler dans le domaine qui me passionne, le sport automobile. La Formule 1 est la discipline reine du sport auto et je suis fier de pouvoir exercer mon métier dans cet environnement très unique. C'est une grande aventure humaine et technologique. Quand on a la chance d'être passionné par un corps de métier c'est plus facile sinon il faut simplement, en plus de ses capacités intellectuelles, développer la détermination de ce qu'on souhaite avoir dans la vie.
 
Dans tous les cas, les Ipsaliens ont une véritable chance dont ils peuvent profiter. Le transport aérien a explosé ces 20 dernières années ; en termes de rigueur technique et de prouesse technologique c'est un modèle dont toute entreprise dans le monde souhaite s'inspirer. La Formule 1 est peut-être le domaine qui s'en approche le plus car il y a énormément de similarités ; on s'en inspire beaucoup et d'ailleurs nous avons un partenariat avec Boeing qui eux aussi, s'inspirent de nos méthodes de travail. Nous avons un échange plutôt enrichissant.

   

Le 21 mars, toutes les écoles du pôle technologique du Groupe IONIS se sont mobilisées pour promouvoir cet acte citoyen et généreux qu'est le don de sang : stands d'information, collectes, conférences ont été organisés sur les différents campus. L'événement, intitulé « Le Printemps du Sang », fait suite à plus de cinq ans de collaboration entre le Groupe IONIS et l'Etablissement Français du Sang (EFS).

dondusang1.jpgSur le campus Paris Sud - Le Kremlin Bicêtre, l'opération a amené 82 volontaires, d'après le docteur François Charpentier, médecin de l'EFS et directeur de la collecte. Même nombre de donneur sur le campus de Villejuif. Sur le campus d'Ivry-sur -Seine, 75 donneurs se sont pressés auprès de l'équipe de l'EFS.

Un geste citoyen

Les étudiants de toutes les écoles ont participé à cette journée de mobilisation. « C'est la 4e fois que je donne mon sang. Ca ne coûte rien, c'est utile et c'est important », explique Claire , étudiante à Epitech. Pour Corinne Bréchoire, responsable événementiel du Campus technnologique dont fait partie l'EPITA, « Donner son sang, c'est faire un geste citoyen important pour sauver des vies et pour la recherche. On apporte ainsi un petit quelque chose qui peut se révéler une grande chose. C'est vraiment bien de pouvoir le faire sur son lieu de travail ». Charles, élève à l'IPSA, renchérit : « organiser un don du sang dans le Campus IONIS est une très bonne idée, les élèves n'hésitent pas ! »

dondusang2.jpgUne première pour certains

Pour beaucoup, la participation à cette opération représente une première, une sorte de baptême. C'est la première fois que Victor, étudiant de l'ESME Sudria fait don de son sang et il en est convaincu, il n'aurait « jamais pris le temps de le faire ailleurs si le Groupe IONIS n'avait pas eu l'idée de le faire ici. C'est une très bonne idée ! » . Hélène, élève à Sup'Biotech, n'avait pas non plus donné son sang auparavant : « je sais que cela peut servir et aider les personnes qui en ont vraiment besoin. Je n'avais pas eu l'occasion de le faire avant, du coup j'en ai profité », affirme-t-elle. Quentin, étudiant à Ionis-STM, se réjouit d'avoir effectué ce geste généreux et se déclare très heureux de ce moment passé avec les médecins. Il recommencera, à n'en pas douter.

Les besoins en sang se font sentir tout au long de l'année : n'hésitez pas à entrer en contact avec l'EFS pour connaître les dates et lieux des prochaines collectes !

www.dondusang.net


 

   
Vous êtes passionné(e) par les moteurs, la mécanique, les calculs de trajectoire ? Les avions, les hélicoptères ou les fusées vous font rêver ? Venez nous rencontrer le 12 mai 2012 de 10 h à 17 h.
ipsa-jpo.png
 
L'IPSA Paris et l'IPSA Toulouse vous accueillent lors de leur prochaine JPO le 12 mai 2012 de 10 h à 17 h. 

Cette JPO est un rendez-vous privilégié pour :     
  • découvrir les cursus proposés,
  • visiter les locaux,
  • échanger avec les étudiants, les professeurs et les associations.
Mais c'est aussi pour vous l'occasion de poser toutes vos questions:
  •  sur les débouchés,
  • sur les conditions d'admissions,
  • sur le financement de vos études. 
Si l'IPSA est une référence dans le milieu de l'industrie et des services dans les secteurs de l'aéronautique, c'est parce que ses enseignements sont axés sur les besoins réels des entreprises. En découvrant ses laboratoires, vous toucherez du doigt ce qui fait notre spécificité.
Les élèves de l'IPSA qui, comme vous, sont passionnés par l'aéronautique, les technologies et l'innovation et qui sont en train de transformer cette passion en métier, vous parleront de leur expérience.
IPSA au sein d'un grand Campus Technologique
Situé à Paris sud et Toulouse, l'IPSA est au cœur de IONIS Education Group. À Paris, son campus technologique regroupe, sur trois localisations parisiennes, plus de 6000 élèves autour de 3 écoles d'ingénieurs : l'IPSA (école d'ingénieurs de l'air et de l'espace), l'ESME Sudria (école d'ingénieurs généraliste) et l'EPITA (école d'ingénieurs en informatique) et 6 écoles d'expertise : Epitech (école d'expertise en informatique), Sup'biotech (école d'expertise en biotechnologies), Ionis School of Technology and Management (école de la double compétence technico-managériale), e-artsup (école de création numérique), l'ETNA (école d'alternance en informatique après Bac +2) et SUP'Internet (école supérieure des métiers de l'Internet)
Ce foisonnement d'écoles, qui font toutes appel à des passionnés, crée une ambiance où l'échange et le mixage culturel sont très intéressants. L'ouverture H24 de certains labos, la variété des labos de travail ou de recherche, l'abondance des équipements, la richesse de la vie associative font de ces écoles des lieux de vie passionnants.
 
IPSA Paris :
7-9, rue Maurice Grandcoing
94200 IVRY-sur-SEINE
Tél. : 01 56 20 62 60
 
Accès :
 
Paris
Metro : arrêt Mairie d'Ivry
Bus : ligne 125
RER C : Arrêt Ivry-sur-Seine

IPSA Toulouse
2, avenue de l'URSS
31400 Toulouse
Tél. : 05 67 70 67 10 
 
Accès :
 
Toulouse
Metro : arrêt St. Michel Marcel Langer

 
 

IPSA 2.0

 
   

Nuage de tags