Quoi de plus normal que de ne pas connaître de frontières pour une école comme l'IPSA qui forme les futurs ingénieurs de l'air et de l'espace ? Fortement attachée à transmettre aux IPSAliens le goût de l'International, l'école propose ainsi de nombreuses options - en plus du semestre obligatoire à l'étranger de 4e année - pour permettre à ses étudiants de découvrir d'autres cultures au fil du cursus. Découvrez-les dans cette vidéo.

   

L'IPSA prépare déjà activement l'année 2015-2016 pour ses étudiants actuellement en stage ou en vacances ainsi que pour les nouveaux arrivants sur les campus de Paris et Toulouse. Voici le calendrier de la prochaine rentrée.

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Dates de rentrée campus de Paris / Ivry-sur-Seine et de Toulouse :

  • AERO 1, AERO 1 STI et cycle renforcé : lundi 31 août à 9 h 30 au campus d'Ivry-sur-Seine et Toulouse
  • AERO 2 : lundi 7 septembre à 9 h 30 au campus d'Ivry-sur-Seine et Toulouse
  • AERO 3 : lundi 14 septembre à 9 h 30 au campus d'Ivry-sur-Seine et Toulouse
  • AERO 4 : rentrée au campus d'Ivry-sur-Seine décalée au 1er février 2016 en raison du semestre obligatoire à l'International
  • AERO 5 : lundi 28 septembre à 14 h au campus d'Ivry-sur-Seine


Selon le cursus d'origine des étudiants, l'IPSA propose des sessions de mise à niveau pour les nouveaux IPSAliens intégrant l'école en 2e et 3e année.

Dates des cours de pré-rentrée campus de Paris / Ivry-sur-Seine :

  • Étudiants intégrant l'IPSA en AERO 2 : lundi 31 août à 8 h 30
  • Étudiants intégrant l'IPSA en AERO 3 : lundi 24 août à 8 h 30


Dates des cours de pré-rentrée campus de Toulouse :

  • Étudiants intégrant l'IPSA en AERO 2 ou en AERO 3 : lundi 24 août à 9 h
   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les majors de sa promotion 2014. Après Kelvin Roehrig, major International, voici Willy Leddet, major de la filière Management et Logistique Industrielle.

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Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
C'est d'abord l'entraide entre les différents étudiants : il y avait un véritable esprit de groupe dans notre promotion. Je connais la plupart des personnes avec qui j'ai été diplômé depuis la 1re année. Nous avons passé cinq ans ensemble et cela crée des liens, tout comme le fait d'avoir été amenés à réaliser de nombreux projets en groupe depuis nos débuts à l'IPSA. L'expérience à l'International qui, à l'époque se faisait en 3e année, nous a également bien rapprochés. Nous ne connaissions alors pas les IPSAliens de Toulouse et ce séjour a permis en quatre mois de se découvrir les uns les autres. La promotion entière s'est soudée à ce moment-là, il n'y avait plus de distinctions entre étudiants parisiens et toulousains.

Pourquoi avais-tu choisi de rejoindre l'école ?
Comme j'étais bon en mathématiques et en physique au lycée, j'ai commencé à m'orienter vers les écoles d'ingénieurs. Je me suis alors tourné vers l'IPSA car j'ai toujours été intéressé par tout ce qui avait attrait au spatial.

Qu'est-ce qui t'attiré dans le spatial ?
Le fait que ce soit un domaine très complexe où il reste beaucoup de choses à découvrir. Si l'on s'intéresse par exemple au trou noir, la distorsion de l'espace et du temps autour de celui-ci est telle que quelques secondes à cette position de l'espace peuvent représenter plusieurs années sur Terre. C'est quelque chose de très complexe à imaginer mais qui est très stimulant.

Qu'est-ce que tu as pu apprendre tout au long de ton cursus ?
Principalement des compétences en mécanique, certes axées sur l'aéronautique, mais qui peuvent aussi s'appliquer à d'autres domaines, comme l'automobile. Mais au-delà de toutes les compétences techniques auxquelles je pourrais penser, je dirais simplement que l'IPSA m'a appris une manière de réfléchir pour appréhender les problèmes et les résoudre. Quand un problème intervient, que ce soit un exercice purement physique ou une situation professionnelle en termes de management, on doit analyser la situation afin d'identifier les différentes options qui s'offrent à nous et faire le meilleur choix.

Quel projet à l'IPSA t'a le plus marqué ?
Mon projet de fin d'études en 5e année. À cette occasion, nous avons pu étudier l'éventualité d'une extension du centre de maintenance de Dassault Falcon Services au Bourget. Ce projet a été mené en partenariat avec l'entreprise, ce qui nous a permis de rencontrer le directeur de la maintenance qui nous a aidés sur le sujet, nous a fait visiter les locaux et a mis en évidence diverses problématiques. Ce fut très formateur, d'autant que nous avons pu constater que notre contact chez DFS était très intéressé par notre étude et de son application possible au sein de l'entreprise. Même s'il n'y a pas eu de réelle application du projet pour le moment, on sentait que notre étude les intéressait.

Le semestre à l'étranger t'a aussi plu ? Où l'as-tu effectué ?
Je suis parti à l'Université d'Arizona, dans la ville de Tucson aux États-Unis. Ce qui m'a marqué, à mon arrivée sur place, c'était la taille impressionnante des campus qui ressemblent à des villes. J'ai ensuite beaucoup apprécié le fait d'avoir des cours théoriques le matin et des travaux pratiques l'après-midi. Cela permettait de mieux comprendre ce que nous avions étudié à l'aide d'applications pratiques.

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Roland Potez, président de Potez Aéronautique et parrain de la promotion 2014, Fabrice Bardèche, vice-président exécutif de IONIS Education Group et Willy

À l'IPSA, il y a également une belle vie associative. Tu y as participé ?
Oui. Je faisais partie d'IPSA Wax : je suis fondateur et ait été trésorier de l'association. Nous étions un groupe d'amis qui se connaissaient depuis la 1re année et, comme nous voulions nous investir dans le milieu associatif de l'IPSA, nous nous sommes dit que cela pouvait être intéressant de créer notre propre association pour proposer un événement entre la soirée de décembre de l'école et le gala qui, à l'époque, se déroulait en mai. C'était un creux de la vie étudiante à combler. Comme certains de nos membres pratiquaient déjà le surf, nous sommes partis sur l'idée d'une organisation d'un surf trip d'une semaine en proposant également d'autres activités sportives - le basket, le foot, le volley et divers sports de glisse. Nous nous sommes lancés dans cette aventure et cela nous fait très plaisir que l'association et le surf trip continuent depuis notre départ de l'école. Le dernier surf trip s'est d'ailleurs visiblement très bien passé et la nouvelle équipe d'IPSA Wax a également apporté sa propre touche en proposant désormais de nouvelles activités, avec des sessions régulières de wakeboard.

Tu es major de la promotion 2014 en Management et Logistique Industrielle. Pourquoi t'étais-tu tourné vers cette option ?
J'ai eu l'opportunité de faire mon stage de 4e année dans un bureau d'études et, même si c'était dans le milieu automobile et que le sujet était très intéressant, cela m'a fait comprendre que je n'avais pas forcément envie de m'orienter dans ce type de département au sein d'une entreprise. J'ai donc choisi cette option car je voulais diversifier mes compétences vers des spécialités un peu moins techniques.

Que fais-tu maintenant que tu es diplômé ?
Après avoir terminé mon stage de fin d'études à Dassault Systèmes en tant que Project Manager Officer - gestion de projets appliquée aux systèmes d'information -, j'ai rejoint PCO Innovation, une entreprise qui a été rachetée par Accenture. Dans la continuité de mon stage de fin d'études, je travaille encore dans le domaine des systèmes d'informations, plus particulièrement dans le Product Lifecycle Management. J'occupe le poste de chef de projet junior : mes missions consistent à m'assurer du bon avancement du projet en manageant les équipes et en faisant du reporting par le biais d'indicateurs de performances auprès du chef de projet, aussi bien sur l'aspect financier que technique. Ce qui est intéressant, c'est justement la partie management et le fait d'avoir une vue globale d'un projet. Il ne faut pas se limiter à la technique : il faut voir les tenants et les aboutissants, être en relation avec le client, les équipes, réussir à nouer des liens, gérer le budget, le planning, etc. C'est challengeant et varié, c'est ce qui me plaît dans mon métier.

   

Pour la première fois, les étudiants de l'association Aero IPSA et de l'école Sup'Biotech se sont associés pour un projet commun innovant alliant fusée expérimentale et biotechnologies. Nommé Bactirain, il sera présenté à l'occasion de la 52e édition du concours national étudiant C'Space qui se déroulera du 18 au 25 juillet 2015 sur le camp militaire de Ger du 1er Régiment de Hussards Parachutistes près de Tarbes. Chargé de communication du projet, Lionel Chesnais, étudiant en 4e année à Sup'Biotech, dévoile les dessous de cette association prometteuse.

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Qu'est-ce que le projet Bactirain ?
Il s'agit d'un projet étudiant que nous développons à quatre depuis environ deux ans et demi à Sup'Biotech. Tout est parti d'un article scientifique traitant des microorganismes en suspension dans l'atmosphère. Ces derniers nous entourent tous les jours et peuvent avoir des influences sur les intempéries, c'est-à-dire que dans leur cycle de vie, ils sont amenés à aller dans les nuages et influer sur la création de précipitations pour retomber ensuite sur terre. De cet article est née l'idée de Bactirain. En effet, nous savions déjà qu'il existait une technique chimique utilisant la molécule de l'iodure d'argent en poudre comme un amorceur permettant de déclencher des intempéries. Le problème de cette technique, c'est que l'iodure d'argent retombé sur le sol s'infiltre dans la terre et peut atteindre les nappes phréatiques pour contaminer l'eau. Nous nous sommes donc dit qu'une alternative plus biologique et respectueuse de l'environnement pouvait être réalisable en utilisant des bactéries qui seraient biodégradées au fur et à mesure et pourraient ensuite servir de matière première à d'autres organismes. C'est ce que propose Bactirain dans une optique de développement durable.

À qui sera destiné Bactirain ?
Comme je l'ai dit, l'iodure d'argent peut contaminer les nappes phréatiques. Le problème, c'est qu'il est déjà utilisé pour déclencher des intempéries destinées à protéger des cultures ! En effet, lorsqu'un nuage d'orage approche, on préfère utiliser cette technique pour le « vider » un peu en eau et ainsi éviter la création de grêle qui pourrait abîmer les cultures en tombant. Du coup, la solution proposée par Bactirain pourrait intéresser les acteurs du secteur agricole. Une autre utilisation peut aussi être imaginée pour les zones de déficience en intempéries car, à cause du réchauffement climatique, les chutes d'eau ne sont pas suffisantes pour recharger les nappes phréatiques. Enfin, on peut également partir sur une autre possibilité liée à la création de neige artificielle en adaptant notre produit.


Quel est le rôle des étudiants de l'IPSA ?
Pour mener ce projet, il nous fallait atteindre les nuages et donc trouver un moyen de véhiculer notre produit jusqu'à eux. Anaïs ayant justement son frère à l'IPSA, elle connaissait un membre d'Aero IPSA spécialisée dans la construction de fusées qui pourrait nous aider à trouver le moyen le plus adapté à notre projet. Après avoir pris contact avec eux, ils nous ont expliqué participer chaque année au C'Space pour y lancer des fusées expérimentales préparées par l'association. Comme ils souhaitent innover avec leurs fusées, nous avons donc décidé de présenter ensemble une fusée qui contiendrait un système de dispersion pouvant être utilisé pour notre poudre. Cela permet à la fois à notre équipe d'atteindre les nuages et à Aero IPSA de valider l'aspect technique de leur système. Cela fait maintenant un an que nous travaillons ensemble sur Bactirain : l'équipe Sup'Biotech travaille sur la solution biotechnologique avec la vérification des effets en laboratoire et celle de l'IPSA sur la fusée, avec l'élaboration des compartiments, du moteur, etc. Aero IPSA peut d'ailleurs compter sur des subventions de l'IPSA et du CNES pour financer la construction de la fusée. Quant à Sup'Biotech, l'école nous permet d'utiliser le laboratoire des SBIP et nous aide à financer notre séjour au C'Space.

À quelques jours du C'Space où doit être lancé la fusée, où en êtes-vous du côté de Sup'Biotech ?
Nous avons déjà réalisé notre preuve de concept en laboratoire. Ainsi, nous avons déjà pu observer la formation de cristaux de glace grâce à nos bactéries. Pour faire simple, dans les nuages, l'eau est dans un état particulier. Quand on y apporte un amorceur, cela fait de la glace. Une fois que la glace grossit, elle est soumise à la gravité et tombe alors. Seulement, avec la différence de température, elle arrive sous forme de pluie.

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Vous devez garder secrètes certaines données du projet ?
Nous gardons en effet certaines données du projet secrètes, notamment sur les micro-organismes que nous utilisons. Nous nous étions dans un premier temps penchés sur une bactérie connue et utilisée pour ses effets sur les intempéries. Cependant, cette espèce bactérienne s'est révélée être néfaste pour l'environnement - c'était un pathogène des plantes. Comme nous souhaitons nous inscrire dans un contexte de développement durable, nous avons cherché d'autres micro-organismes ayant les mêmes propriétés sur les intempéries, tout en restant sans danger pour l'environnement.

Êtes-vous confiants pour le premier lancement de la fusée expérimentale Bactirain ?
Sur l'organisation, nous le sommes ! Par contre, l'inconnue sera les conditions climatiques. Le C'Space se déroulant dans le Sud de la France, il risque de faire beau mais nous espérons qu'il y aura quand même des nuages pour le jour de notre lancement ! Après, il y a d'autres facteurs à prendre en compte : il faudra que la fusée décolle sans souci et qu'elle puisse ensuite atteindre l'attitude nécessaire. Il ne restera qu'à espérer que notre preuve de concept fonctionne pour qu'on puisse faire des observations. En tout cas, nous sommes tous confiants et, pour observer au mieux les effets de Bactirain, nous avons également contacté Météo France pour connaître la modification de la composition en eau à l'intérieur du nuage touché - une chose impossible à voir depuis le sol. Grâce à aux images satellites et radars fournis par Météo France, on pourra suivre la modification du nuage dans les heures qui suivront le lancement de la fusée.

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À propos du C'Space
Organisé par le CNES, l'association Planète Sciences et le concours de l'Armée de terre, le C'Space est un concours annuel pour les passionnés d'aérospatial qui rassemble près de 200 étudiants de cultures et d'horizons différents.

   

Chaque année, près de 560 jeunes à travers le monde participent à l'International Air Cadet Exchange (IACE), un programme exclusif qui leur permet de devenir, le temps de deux semaines en été, les ambassadeurs aéronautiques de leur pays. Provenant de différentes fédérations liées au vol (avions, planeurs, modélisme, parachutisme, etc.) et sélectionnés pour leur motivation, ces jeunes sont ainsi invités par groupe de deux dans un pays étranger (Allemagne, Corée du Sud, Pays-Bas, etc.) pour y découvrir une autre facette de leur passion. Pour l'édition 2015, prévue du 19 juillet au 5 août, trois IPSAliens ont été retenus : Maxime Cadé, Paul Montero (IPSA promo 2017) et Jérémy Faccin (promo 2018). Quelques jours avant de s'envoler, les trois étudiants expliquent pourquoi ils ont voulu rejoindre la grande famille des Cadets de l'Air.

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Maxime, Paul et Jérémy

Pour faire partie des Cadets, être étudiant à l'IPSA ne suffit pas : il faut aussi avoir déjà fait ses preuves dans les airs. « En plus de devoir s'inscrire sur le site de l'organisation et d'envoyer une lettre de motivation, on doit aussi faire parvenir une lettre du président de l'Aéroclub ou de l'association aéronautique auquel on est affilié qui stipule qu'on est bien apte à suivre la formation, explique Maxime Cadé. Ensuite, les soixante candidats français sont conviés à Paris, à l'Aéroclub de France, une demi-journée de tests de motivation en anglais et français ainsi que de tests écrits de culture générale, de culture aéronautique et d'anglais. Au final, seuls 19 ont été retenus. » Ces épreuves n'ont donc pas altéré la détermination de Maxime, Paul et Jérémy, tous trois pilotes réguliers : Maxime est pilote d'avion à l'Aéroclub Epinal Dogneville, Jérémy est pilote d'avion à l'Aéroclub Paris Est et Paul est à la fois pilote d'avion et de planeur respectivement au sein de l'Aéroclub Pierre Trébod de Saint-Cyr-l'École et du Centre Aéronautique de Beynes.

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Un duo d'IPSAliens va s'envoler pour le Canada
« J'ai découvert Les Cadets de l'Air grâce à un IPSAlien qui avait pu y participer l'année dernière, raconte Jérémy. Cela m'avait intrigué et je me suis renseigné pour pouvoir à mon tour en faire partie, car cela avait l'air d'une expérience humaine très enrichissante en plus de pouvoir permettre découvrir des choses en aéronautique qu'un jeune civil n'a pas forcément l'occasion de voir tous les jours ! » Mis au parfum par Jérémy (« je l'ai entendu en parler au détour d'une conversation »), Paul s'est dit tout logiquement qu'il avait l'étoffe de pouvoir faire partie des sélectionnés. Le hasard faisant bien les choses, c'est avec Jérémy qu'il s'envolera pour le Canada ! « C'est marrant car je m'y étais déjà rendu à 18 ans pour passer mon PPL (Private Pilot Licence) vu que c'était moins cher là-bas. J'attends de ce nouveau voyage de revoir éventuellement les pilotes que j'avais pu rencontrer à l'époque mais aussi de pouvoir enfin découvrir le Canada car lors de mon premier séjour, c'était "travail, travail, travail" avec plus de 65 heures de vol effectuées en deux mois. J'espère avoir une meilleure vue d'ensemble de ce très grand pays, de sa culture, de ses gens et surtout de sa culture aéronautique. » Une ambition que partage Jérémy : « Le programme s'annonce sympa là-bas ! On sait déjà qu'on aura la possibilité de voler en hélicoptère avec l'armée canadienne ou encore de visiter des glaciers et des lacs car nous serons dans la région de Calgary. On découvrira le reste sur place ! »

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À la découverte du Centre technique de l'Agence spatiale européenne
Quand Jérémy et Paul seront au Canada, Maxime restera en Europe, aux Pays-Bas. « J'avais déjà fait le HOP ! Tour des Jeunes Pilotes (HTJP) en 2014, où j'étais déjà une sorte d'ambassadeur de l'aéronautique mais en France, détaille l'étudiant. Là, ce sera l'occasion de représenter la France aux Pays-Bas. » Sur place, Maxime sait qu'il va pouvoir se faire plaisir et assouvir sa passion autant que sa curiosité. « Le programme sera surtout chargé avec notamment une visite du Centre technique de l'Agence spatiale européenne et des rencontres prévues avec des dirigeants de l'aéronautique et du spatial et peut-être aussi des maires, voire des ministres ! »

   

Pour permettre à ses futurs ingénieurs de s'aguerrir davantage, mais aussi de décompresser, l'IPSA regorge d'associations étudiantes. Pensées autour de la passion qui lie les IPSAliens à l'aéronautique (drones, simulateurs de vol, création de fusées, etc.) ou tournées vers d'autres domaines (sports automobiles, entrepreneuriat, soirées, etc.), ces associations font partie intégrante de la vie étudiante, au même titre que les projets à mener ou que les stages en entreprise. Découvrez quelques-unes d'entre elles dans ce reportage.

   

En sa qualité d'école formant des ingénieurs aux secteurs de l'aéronautique et du spatial, l'IPSA ne pouvait pas être absent au 51e Salon International du Bourget organisé du 15 au 21 juin 2015. « Notre troisième campus devrait même se trouver au Bourget », s'amuse d'ailleurs Sylvie Guigou, directrice déléguée des relations entreprises de l'école. Présente lors de l'événement, elle revient avec trois partenariats, respectivement signés avec ces trois acteurs majeurs que sont AKKA Technologies, Altran Technologies et le Centre national d'études spatiales (CNES).

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Pourquoi l'IPSA ne manque jamais une occasion de participer au Salon du Bourget ?
Tout d'abord, l'école s'y rend pour informer les visiteurs présents, qu'il s'agisse de lycéens, d'étudiants ou d'industriels souhaitant en savoir plus sur la formation que nous proposons. Ensuite, cet événement est aussi l'occasion pour nous de recroiser un nombre conséquent d'Anciens désormais installés dans leur vie professionnelle. Enfin, c'est également l'occasion d'officialiser la signature ou la reconduite de partenariats.

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Anne Chamarande, responsable communication et recrutement d'AKKA Technologies et Sylvie Guigou

Justement, cette année l'IPSA a fait le plein de partenariats. Il y a d'abord celui avec AKKA Technologies. En quoi consiste-t-il ?
AKKA Technologies est une société d'ingénierie qui travaille dans les secteurs aéronautique, automobile et ferroviaire avec qui nous avions déjà commencé à établir des liens assez forts en 2013 avec un premier partenariat qui permettait de répondre à ses attentes en matière de stagiaires et d'ingénieurs issus de l'IPSA mais pas seulement. En effet, AKKA Technologies possède un pôle recherche en Allemagne qui se veut proche de nos domaines de compétences et d'activités, notamment sur les systèmes embarqués, les structures et les matériaux. Depuis deux ans, ce pôle propose des sujets de projets d'études à nos IPSAliens de 5e année qui, répartis en équipes, doivent les mener à bien d'octobre à janvier. Généralement, une fois ce projet mené, AKKA Technologies prend en stage un à deux étudiants de l'équipe concernée pour souvent les recruter définitivement par la suite. Ce nouveau partenariat signé lors du Salon du Bourget 2015 renouvelle simplement cet accord. C'est donc un partenariat centré sur l'insertion professionnelle de nos étudiants et diplômés - l'entreprise intervenant sur le Forum Entreprises et nos ateliers de simulations d'entretiens - mais aussi sur la recherche. Cela fait d'AKKA Technologies l'un de nos partenaires forts, d'autant que l'entreprise intervient également au sein des conseils d'administration et de perfectionnement de l'IPSA pour apporter son expertise.

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Sylvie Guigou et Sandra Durand, responsable recrutement adjointe Altran technologies Paris

Qu'en est-il du partenariat signé avec Altran ?
Nous travaillons maintenant avec le Groupe Altran depuis plusieurs années, notamment avec leurs Innovation Makers de l'industrie aéronautique. Le Groupe Altran, leader mondial du conseil en innovation et ingénierie avancée recrute régulièrement des ingénieurs et stagiaires de l'IPSA et leurs équipes participent fréquemment aux différents évènements Entreprises organisés au sein de l'école (Ateliers RH, Forum Entreprises, ...). Avec Sandra Durand, responsable adjointe du recrutement en région Île-de-France, nous avons décidé de passer à l'étape supérieure en formalisant cette collaboration tacite et en l'élargissant au niveau national, voire international. Le Salon du Bourget était l'occasion idéale pour sceller ce nouveau partenariat.

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Stéphane Roberdet, directeur de la formation représentant Hervé Renaudeau, directeur général de l'IPSA, et Marc Pircher, directeur du Centre Spatial de Toulouse, représentant Jean-Yves Le Gall, président du CNES

Enfin, le dernier partenariat signé concerne le CNES avec qui la direction de la recherche et de l'innovation de l'IPSA s'implique déjà au sein du projet Perseus.
Comme pour nos partenaires, cet accord avec le Centre spatial de Toulouse (CST) tourne autour des mêmes axes de collaborations, à savoir les stages, l'emploi et la proposition de projets d'études pour les 5es années. Pour autant, notre rapport avec le CST du CNES est différent. Ainsi, pour notre option Conception des Systèmes Spatiaux (CSS), nous avons des enseignants venant du CNES Toulouse depuis plusieurs années, afin de renforcer encore cette option - plus d'une trentaine d'heures seront aussi dédiées au système spatial dès la 4e année à compter de la rentrée 2015-2016. Nous aurons également Hubert Diez, le responsable des Relations avec l'Enseignement Supérieur au CNES, qui interviendra au sein de notre conseil de perfectionnement.



Dassault Systèmes, également nouveau partenaire de l'IPSA
L'IPSA n'attend pas d'être au Salon du Bourget pour signer des partenariats. Quelques jours après l'événement, l'école a ainsi officialisé un autre accord avec Dassault Systèmes. Spécialisée dans la conception (CAO, calculs, etc.), l'activité de cette entreprise fait écho à la spécialisation proposée par l'IPSA avec l'option Mécanique & Structures (MS) qui s'axe principalement sur la conception des systèmes aéronautiques et spatiaux. Avec ce nouveau partenariat, Dassault Systèmes s'engage à participer aux différents événements organisés par l'école pour ses étudiants (Forum Entreprises, Ateliers RH).

   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les cinq majors de sa promotion 2014. C'est Kelvin Roehrig, major de la majeure International, qui ouvre le bal.

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Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
Pour moi, c'est d'abord le fait de travailler en équipe autour d'une même passion : l'aéronautique et le spatial. Durant ces cinq années passées à l'IPSA, j'ai appris énormément de choses que j'ai pu mettre directement en pratique grâce aux nombreux projets auxquels j'ai participé.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué durant ton cursus ?
Ce qui m'a plu, c'est cet esprit de groupe qui liait toute la promotion mais aussi tous les étudiants de l'école en général !

Tu as un plus beau souvenir en tête ?
Bien sûr, j'en ai même plusieurs. Celui que je retiens le plus, c'est sans doute mon séjour de 5e année en Chine pour le programme bi-diplômant à l'Université Aérospatiale de Shenyang où nous étions en petit comité. Cela nous a permis de nous connaître encore davantage et de créer des liens qui, je l'espère, durerons éternellement !

Justement, parlons de ce double diplôme. Pourquoi avoir choisi cette possibilité proposée par l'IPSA ?
Pour avoir une expérience à l'International ! Dès le début de mes études à l'IPSA, j'étais très sensible au discours des enseignants sur l'importance que pouvait avoir sur le CV le fait de connaître un autre pays, une autre culture, et d'avoir travaillé à l'étranger. C'est ce qui m'a poussé à faire mes stages et ma dernière année en dehors de France.

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Le 18 juin 2015, l'IPSA était partenaire de l'opération de l'association Elles Bougent menée lors du 51e Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget. 150 lycéennes et collégiennes étaient ainsi accompagnées par des professionnelles et neuf étudiantes de l'école pour découvrir le secteur de l'aéronautique. Parmi les IPSAliennes présentes se trouvait Héloïse Kerandel (IPSA promo 2018). Elle revient sur cette expérience un peu particulière de guide.

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Passionnée d'aviation depuis l'enfance, visiteuse régulière du Salon aéronautique de Landivisiau et passée par un stage à la Base d'aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, Héloïse Kerandel était une candidate parfaite pour servir de guide aux lycéennes et collégiennes ayant répondu à l'invitation de l'association Elles Bougent lors du Salon du Bourget 2015. « Quand on m'a proposé de participer à l'opération, je me suis dit que ce serait une bonne occasion de montrer aux jeunes filles que des femmes peuvent également s'épanouir dans ce secteur, explique l'étudiante originaire de Brest. Pour moi, c'est normal mais peut-être que pour d'autres filles, cela peut être plus compliqué de franchir le pas. Du coup, j'espère modestement avoir pu en convaincre certaines de se lancer ! »

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Durant cette journée, Héloïse s'est donc occupé d'un groupe d'élèves de 3e. Sa mission ? Leur faire partager sa passion et répondre aux nombreuses questions que pouvaient se poser les jeunes filles au fur et à mesure de la visite du Salon. « Nous avons fait le tour de plusieurs grandes entreprises du secteur, comme Safran, Dassault ou encore Thales, mais aussi de simulateurs de vol par exemple, poursuit l'IPSAlienne. Les collégiennes devaient également participer à un quiz sur le monde de l'aéronautique. C'était un moment très convivial : ça faisait plaisir de les voir si motivées et curieuses ! Personnellement, ça m'a également permis de venir pour la première fois au Salon du Bourget et de rencontrer des femmes ingénieures déjà en place qui ont pu partager avec nous leurs parcours et missions. Leurs CV étaient assez impressionnants ! »

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Avec d'autres étudiants de 2e année de l'IPSA Toulouse, Loïck Laroche-Joubert (IPSA promo 2018) a monté l'association IPSA Jet avec un rêve un peu fou en tête, celui de construire leur propre microjet ! Désormais président de la structure, il revient sur les étapes nécessaires à la réalisation de cette belle ambition.

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L'équipe d'IPSA Jet

Depuis quand IPSA Jet existe-t-elle ?
Tout a commencé en début d'année 2015. Je me suis rendu au salon ULM de Blois, un événement auquel j'ai l'habitude de me rendre chaque année. Là-bas, j'ai rencontré le revendeur français d'un microjet, le SubSonex, qui est d'ailleurs le seul appareil de ce type actuellement sur le marché. J'ai parlé de cette rencontre à mes collègues de l'IPSA et nous avons ensuite décidé de nous lancer dans cette aventure consistant à construire un microjet. Cela peut paraître un peu utopique mais notre projet se base sur du long terme et se veut surtout pédagogique : il intègre de la technique, de l'ingénierie d'affaires, des aspects économiques, etc.

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Comment s'organise justement la construction d'un microjet ?
Il y a trois grandes étapes. La première est la réalisation d'une étude de marché. La deuxième est la réalisation d'une étude de faisabilité. Enfin, la troisième est la construction de l'appareil mais se veut encore lointaine pour IPSA Jet. En effet, notre première année d'existence nous a seulement permis de poser les bases de notre association, de trouver nos repères et de préparer notre étude de marché. Cette dernière a véritablement commencé avec notre première enquête de terrain qui a eu lieu fin mai, lors de notre visite l'AeroExpo UK 2015 à Northampton, le plus gros salon aérien d'avion général en Angleterre. Nous sommes arrivés avec des questions précises pour les adresser aux pilotes présents.

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Comment se compose votre étude de marché ?
Notre étude de marché se divise en deux types. Il y a d'abord une étude quantitative, qui consiste à interroger un maximum de personnes avec un questionnaire bref. C'est ce que nous avons commencé à faire en Angleterre et ce que nous allons poursuivre, notamment avec la mise en ligne prochaine du questionnaire sur Internet. L'autre type, c'est l'étude qualitative : elle consiste en des entretiens individuels de plus d'une heure avec des professionnels sélectionnés, où les questions posées se veulent encore plus précises. Cette étude marché nous permettra de savoir si les professionnels européens - puisque c'est le marché que nous visons - peuvent être intéressés par ce type de machine et ce qu'ils peuvent attendre d'un microjet.

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Quels sont vos projets pour l'année prochaine ?
L'étude de marché va continuer l'année prochaine car nous avons encore besoin de plus d'éléments. Cette même année, nous débuterons la construction d'un modèle réduit de microjet pour commencer une pré-étude de faisabilité technique. D'ailleurs, que ce soit pour la poursuite de notre étude de marché comme la conception du modèle réduit, nous sommes à la recherche de sponsors extérieurs à l'école pour étoffer notre budget. Ceux qui sont intéressés peuvent nous contacter directement sur l'adresse email de l'association !

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L'IPSA, une école d'ingénieurs et de passionnés
Si Loïck a décidé de rejoindre l'IPSA, c'est parce qu'il est depuis longtemps « un grand amoureux de l'aviation ». « Je ne me sentais pas de faire une prépa ordinaire et cherchais donc une école proposant des cours d'aéronautique où m'inscrire dès la sortie du lycée », explique-t-il, heureux de pouvoir désormais allier ses études supérieures avec sa passion pour les avions, ces « machines incroyables, aussi bien de par leur esthétique que pour l'aspect technique ». Loïck aspire donc à une seule et même chose : prendre son envol. « Je suis d'ailleurs pilote d'ULM et j'ai déjà eu l'occasion de faire du parapente et des vols d'avions en tant que passager. » Normal qu'il ait atterri à l'IPSA.

 
 
 

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