Julien LAYRISSE - Promo 1999 amène le bon goût dans vos assiettes !
2AIseg : Bonjour Julien, vous êtes diplômé de la Promo 1999 et vous travaillez aujourd'hui à l'AAPrA, un organisme qui dépend de la Région Aquitaine. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cet organisme et votre fonction ?
Julien LAYRISSE (à gauche sur la photo à côté du Chef Christophe GIRARDOT) : L’AAPrA est une structure au service de la politique régionale en matière de qualité, origine et sécurité alimentaire. La Région Aquitaine a choisi de promouvoir une agriculture de qualité et l’organisation des producteurs au sein de filières d’excellence dont elle soutient le développement. Dans le cadre du pôle aquitain de l’origine et de la qualité alimentaire qu’il a mis en place, le conseil régional d'Aquitaine, avec l’appui du Conseil Economique et Social, définit le projet global de communication et promotion agro-alimentaire de la région Aquitaine. Dans ce cadre global, l’AAPrA constitue un outil opérationnel ayant pour but de renforcer et développer la consommation des produits agro-alimentaires issus des territoires aquitains. L’AAPrA -Association Aquitaine de Promotion Agroalimentaire- est donc une structure régionale de communication et promotion qui a deux activité principales :
1- L’accompagnement des entreprises agroalimentaires de la région Aquitaine en France et à l’international.
2- La communication visant à faire reconnaître par les consommateurs l’Aquitaine et ses produits agro-alimentaires. est le fer de lance de l’AAPrA. En concertation avec
Pour ma part, je suis plus axé sur la partie Accompagnement d’entreprises, producteurs et artisans aquitains, que ce soit en France ou à l’étranger :
- organisation de participation collective d’opérateurs aquitains à des salons professionnels et grands publics, à des rencontres d’acheteurs;
- mise en place d’opérations de mise en avant des produits régionaux dans différents réseaux de distribution (GMS, épicerie fine, grands magasins…);
- conseils sur les démarches export de néo-exportateurs, orientation vers les structures d’appui à l’export;
- recherche et identification de nouvelles opérations potentielles, évaluation des opérations réalisées;
tout en développant une partie de relationnel et de coordination avec les organismes extérieurs partenaires, tels que le Conseil Régional d’Aquitaine, Sopexa, UbiFrance, Aquitaine International, la Direction Régionale du Commerce Extérieur, la Coface, le réseau des CCIs d’Aquitaine…
2AIseg : Dans vos fonctions, vous avez dû assister au Salon de l'agriculture.. quelle est votre activité pendant un tel événement ?
JL : Tout d’abord, il faut préciser qu’il s’agit d’un salon grand public, donc de vente directe. Ensuite, la région Aquitaine est la première région française participante, tant en nombre d’exposants qu’en surface. Nous sommes présents à la fois dans la partie « Régions de France » (promotion et vente des produits régionaux) et « Elevage ».
Nos activités pendant le salon ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Nous commençons à préparer un salon entre 6 mois et 1 an ½ avant sa date.
Je profite du salon pour travailler et développer mon relationnel : organisation de réunions dans le cadre de groupes de travail inter-régionaux, rencontres de fournisseurs actuels et potentiels (transitaires…). Sur notre stand principal au cœur de l’Elevage, nous pouvons aussi finaliser officiellement des accords et des conventions avec des partenaires. Un salon est aussi l’occasion d’observer ce que font les autres, au niveau des stands bien sûr, mais aussi en termes de documentations, d’images, d’animations et de messages véhiculés. Mais comme je le disais plus tôt… ceci n’est qu’une partie de notre action dans le cadre d’un salon ! Nous intervenons de la phase de construction du programme d’actions jusqu’à celle de bilan d’après salon…
2AIseg : Vos coups de coeur dans votre vie professionnelle ?
JL : Je n’ai pas un coup de cœur en particulier, mais plus un coup de cœur global par rapport à ce que cela m’apporte… un grand enrichissement personnel.
En effet, mon travail me donne l’occasion de voyager dans plusieurs pays, dans lesquels je ne serai certainement pas encore allé, de rencontrer des personnes aux horizons et profils très différents. J’apprends beaucoup au contact de cultures, mentalités, modes de vie différentes. Cela permet de voir les choses d’une autre façon, avec un autre regard. J’aime déguster des spécialités de ces pays (c’est le côté « gastronomie » du travail qui ressort !).
Quand je parle de personnes différentes, je pense aussi aux personnes travaillant, dirigeant les entreprises avec lesquelles je travaille. Cela va du producteur de fromage, du boulanger, de l’artisan au commercial export et au chef d’entreprise… les profils des exposants varient énormément en fonction du type d’opération organisé : TPE, PME, GE et Multinationales. C’est aussi cela la richesse de mon travail. Côtoyer des personnes très différentes, aux approches éloignées... échanger avec eux, apprendre et comprendre leur travail, découvrir leurs savoir-faire et leur rôle dans l’aménagement du territoire.
2AIseg : Qu'est ce que vous retenez de vos années ISEG ?
Outre l’aspect festif et convivial de ma promo (celle de 1999 en option marketing International), j’aime retenir ce que m’a apporter mon passage durant ces 4 années :
- une structuration de ma façon de travailler (que je fais évoluer au fur et à mesure de mes besoins);
- le contact très tôt avec le monde du travail, la réalité de l’entreprise, avec les stages dès la 1ère année;
- la mixité de provenance des étudiants (tant géographique que de formation)
- la proximité avec les professeurs et intervenants, et leurs conseils
2AIseg : Un souvenir insolite de vos années d'études ?
C’est une étape de ma vie scolaire, qui, à y repenser, est à l’origine de ma vie professionnelle actuelle.
Une soirée, l’ISEG Bordeaux a organisé une rencontre étudiants-entreprises. Au cours de la soirée, j’ai vue une personne seule et suis allé vers elle. Il s’est trouvé qu’elle accompagnait un chef d’entreprise de Bruges, qui avait créé des spécialités autour d’un concept (un biscuit roulé fourré à la pâte d’amande parfumée). C’est en discutant que j’ai compris que personne dans leur entreprise ne s’occupait vraiment de l’export. J’ai décroché un rendez-vous pour les jours suivants et l’ai alors convaincu de me prendre en stage pour m’occuper de leurs activités « export ». Il m’a tout simplement dit… « tu as les tarifs, je t’ai donné les remises possibles… à toi de jouer… ». Ce fut une très enrichissante expérience et l’occasion de mettre en pratique et de confronter avec les réalités du terrain tout ce que l’on apprenait « en classe ».
Au cours de ce stage et de par les activités extérieures du chef d’entreprise, j’ai eu l’occasion d’entrer en contact avec un club d’entreprises agroalimentaires animé par le directeur de ce qui était alors le Comité Aquitaine de Promotion des Produits Agroalimentaire -Ce qui m’a donné l’idée d’y postuler pour mon stage de fin d’étude- … et qui est maintenant l’AAPrA.
2AIseg : Comment vous projetez-vous dans l'avenir ?
JL : A court et moyen terme, à une évolution des responsabilités, des tâches au sein de l’AAPrA, le développement de nouveaux services aux entreprises.
A long terme, j’aimerai aider à mettre en place une ou plusieurs structures regroupant des entreprises, artisans et producteurs désireux d’exporter et de les accompagner dans leurs démarches export.











