PARIS : fidélisation et co-branding avec Guillaume CAMUT
Guillaume CAMUT, à la Direction du développement France, e-commerce chez Laser Cofinoga , Ancien de l'ISEG Paris, Promotion 2006 Simone Veil, était invité le 29 janvier dans le cadre des conférences Destination demain.Devant un amphi bondé d'étudiants actuellement inscrits dans le programme EXECUTIVE, le même programme qu'il avait lui-même suivi, Guillaume CAMUT a débuté sa conférence en insistant sur l'importance des stages dans le cursus ISEG en expliquant son parcours qui lui a permis d'obtenir ce poste. Son conseil : avoir des stages significatifs (intérêt du travail proposé, durée...), tout en conservant une cohérence et une ligne directrice tout au long de ses expériences professionnelles. A ce propos, la société Laser Cofinoga (66, rue des Archives- 75003 Paris) engage régulièrement des stagiaires, dans de nombreux domaines.
La société Laser est une holding, - filiale financière des Galeries Lafayette et de BNP-Paribas -, qui a trente ans d'expérience dans la relation client, comprenant Cofinoga (crédit à la consommation), Mediatis (crédit en direct) et Loyalty (fidélisation) et a recours aux techniques du Marketing direct.
L'image de marque du crédit à la consommation est souvent négative aux yeux de l'opinion publique, alors même que les sociétés de crédit ne cherchent nullement à surendetter les ménages, mais à conserver le client et à lui offrir un service. Seulement, la CNIL (commission nationale informatique et libertés) est très stricte dans la préservation de la vie privée et empêche ces sociétés de se contacter entre elles pour connaître l'état réel des crédits déjà engagés par un particulier. En effet, ces sociétés n'ont accès qu'aux fichiers de la Banque de France récapitulant les interdits bancaires. Dès lors, un particulier peut contracter autant de crédits à la consommation qu'il le souhaite auprès d'une de ces sociétés, car l'obtention du crédit n'est soumise qu'à une déclaration du particulier.
Le co-branding s'inscrit dans ce contexte. La France ne l'a autorisé que depuis le 1er octobre 2007. De fait, le co-branding avait fait une timide apparition de façon déguisée, avec le lancement de la carte bancaire émise par la Société Générale avec un ballon de rugby, au moment du championnat du monde de Rugby (2) . Aux Etats-Unis, le co-branding existe depuis 1978 et dans de nombreux pays européens depuis 1998.
Ainsi, Laser Cofinoga a-t-il lancé la première carte co-brandée le 1er octobre 2007, en associant la marque Galeries Lafayette afin de développer, de commercialiser et de communiquer sur ses services. Il s'agit d'une alliance de complémentarités reposant sur des partenaires dans la recherche d'un effet de synergie, tout en gérant prudemment l'image des marques afin d'éviter les risques de dilution. Dès lors deux impératifs sont primordiaux :
- il faut qu'il existe une vraie marque et une vraie offre ;
- il faut qu'il existe un système de fidélisation.
Ex. : les cartes Galeries Lafayette, Auchan, Carrefour
En janvier 2008, il y a déjà 100.000 cartes co-brandées en circulation. Certaines sociétés font même intervenir directement leurs clients pour l'image de la carte. Ex. : la Caisse d'épargne a pris le choix des internautes pour son visuel. Toutefois, les cartes qui remportent le plus de succès sont celles qui sont rattachées à des voyages (Ex. : Air France, SNCF, Nouvelles Frontières,...) ou à une marque à fort potentiel en terme d'identification (notamment dans le e-Commerce. Ex. : C-Discount, produit de Laser Cofinoga).
L'avenir est au paiement par le téléphone mobile, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis et en Estonie (Ex. : systèmes Pay by touch, PayPal).
Compte-rendu de Viviane du Castel












Commentaires
Bonjour.
Merci pour cet interview très interessant, mais quelles sont vos sources pour dire qu'il y a 100 000 cartes cobrandées en circulations en janvier 2008 ??
Et vous parlez bien des cartes cobrandées, pas affinitaires (comme les cartes FFF ou RC Lens du crédit agricole par exemple)
Bonne journée !
Jérôme
Posté par jérôme le mercredi 12 mars 2008 | Lien du commentaire