Carine VERA (Promo 2002, Lyon) : "bébézine" is born
Diplômée ISEG Programme EXECUTIVE, Carine revient pour nous sur son parcours de femme [hyper]-active. De la création à la direction de la publication du magazine gratuit bébézine en passant par le lancement du club Business Woman Rhône-Alpes.
2AI : Vous êtes à l'origine du magazine bébézine. Comment vous est venue l'idée de créer ce support ?
Carine VERA - Bébézine est un bimestriel régional destiné aux jeunes parents. C'est un gratuit financé donc par la publicité. L'idée m'est venue de ma mère qui a travaillé 30 ans en crèche. En tant qu'éducatrice de jeunes enfants, elle était une des premières interlocutrices des parents. Elle a manifesté le besoin qu'un support d'information de proximité soit créé pour informer et aider ces jeunes parents. Lorsque j'ai voulu lancer mon activité pour justement mettre en œuvre cette idée, mon environnement personnel était plutôt réticent. Je manquais d'expérience. J'ai donc mûri mon projet. C'était en 2001, l'essor des journaux gratuits. J'ai passé un an à réfléchir au concept, à la charte graphique, au nom du magazine etc. Je me suis entourée d'une équipe et nous avons réalisé une étude marketing des familles pour recenser leurs attentes. Puis nous avons confronté notre projet aux professionnels de santé pour une diffusion en salle d'attente. Certains se montraient réticents pensant que les parents étaient déjà inondés d'informations. La ligne éditoriale a été adaptée pour coller de près aux demandes de nos distributeurs et bébézine a finalement trouvé sa place ! Une fois les statuts déposés et la somme de 15 000 € réunie, le 1er numéro a été diffusé à 40 000 exemplaires en novembre 2007. Aujourd'hui le 5ème numero est distribué chez les pédiatres, les gynécologues, les sages-femmes, les mairies ou les pharmacies. Pour le premier anniversaire de bébézine, nous organisons une grande journée "les familiales" avec des conférences, des ateliers et des activités parents / enfants comme l’initiation aux Pilates pour les femmes enceintes ou le massage de bébé.
2AI : Conseilleriez-vous aux Iségiens de se lancer dans l’entrepreneuriat ?
CV - Pas nécessairement. Se lancer dans la création d’entreprise n’est possible qu’avec un projet cohérent, une forte volonté et une motivation à toute épreuve ! Il faut bien évaluer les risques financiers et sociaux. A 20 ans, c'est encore plus délicat parce qu’entreprendre est chronophage. On est « en marge » des gens de son âge et notre salaire n’est pas assuré tant que la société ne dégage pas de bénéfice. Et surtout il faut soi-même être bien entouré, notamment de gens d’expérience et d’autres entrepreneurs. Aujourd'hui, je me tourne vers l'ISEG Lyon pour trouver des stagiaires en communication et marketing. Il existe une vraie solidarité entre diplômés et jeunes Iségiens.
2AI : Pouvez-vous nous raconter votre parcours après l'ISEG Lyon ?
C.V. : J'ai commencé comme assistante commerciale et marketing. Par la suite, responsable d'une agence d’intérim à Oullins, je me suis vite aperçue que j'étais douée pour le développement commercial de l'agence. Mais ma direction ne pouvait pas m’offrir toutes les opportunités que je souhaitais en temps voulu : c'est-à-dire gérer une nouvelle agence en parallèle. J'ai donc crée, en septembre 2006, Business Woman Rhône-Alpes. Il s'agit d'une plateforme de mise en relation des femmes afin de développer leur réseau dans un contexte de détente. C'était pour moi l'occasion de me tester sur l'entrepreneuriat. En une nuit, nous avons enregistré une quarantaine d'abonnées. Notre équipe, constituée de dix femmes, anime le réseau en organisant une réunion mensuelle thématique. Une trentaine de lyonnaises étaient présentes à la première réunion. En octobre, nous fêterons les 2 ans du club et nous avons choisi comme thème "Les réseaux féminins : sources d'information et de développement pour l'entreprise". En créant Business Woman Rhône-Alpes, j'avais déjà rencontré une bonne partie de l'équipe de bébézine, ensuite j’ai pu quitter l'entreprise pour créer ma propre structure.
2AI : Avec un tel emploi du temps, vous reste-t-il du temps pour vous détendre ?
CV - Je suis véritablement passionnée par mon travail, le repos me paraît parfois superflu ! J’ai eu un peu de temps pour moi cet été et lors de « semaines calmes », il m’arrive de me reposer… certains dimanches.
Propos recueillis par Elodie FEVRE - ISEG Lyon











