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Réinventer le progrès : la balle est dans notre camp

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En préparant son texte pour le programme de la 3e édition de l'Université de la Terre, Marc SELLAM, Président d'IONIS Education Group dont fait partie l'ISEG, a été particulièrement inspiré. Alors que la plupart des intervenants, encore sonnés par la crise financière récente, essayaient d'intégrer la nouvelle donne dans leur intervention, Marc Sellam a affiché d'emblée la couleur : son groupe, dont le métier est pourtant d'enseigner, n'était pas là pour donner des leçons mais pour apprendre !
"Personne dans l'enseignement supérieur français ne peut prétendre bien répondre aux impératifs d'une autre croissance parce que le temps de la prise de conscience comme du besoin d'agir va plus vite que nos propres révolutions. Voilà pourquoi IONIS Education Group, premier groupe d'enseignement privé, a voulu être partenaire de l'Université de la Terre. Pour comprendre. Pour apprendre. Pour agir en allant aux meilleures sources d'inspiration."

Cette approche a d'ailleurs été adoptée par d'autres participants à la 3e Université de la Terre, créé par Nature et Découvertes, et qui a pris ses quartiers pendant deux jours à l'UNESCO... bref tout un symbole ! En effet, nous avons été frappés par l'humilité des entreprises, des militants écologiques voire des intellectuels.

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Et si c'était finalement notre instinct animal qui nous sauverait, suggèrait Michel Maffesoli, qui est contre le terme de "prise de conscience"... et l'homme prométhéen qui se sortirait par sa volonté immense du désastre écologique. Car Michel Maffesoli (sociologue, professeur à la Sorbonne, directeur du Centre d'Etudes sur l'Actuel et le Quotidien) martèle : nous assistons à un changement de paradigme. Nous comprenons petit à petit que nous ne sommes plus maîtres du monde, mais nous ne l'aprennons pas des élites mais  par "contamination", de manière épidémiologique et horizontale. Il s'oppose à une vision manichéenne de notre situation actuelle et refuse de parler de la faillite du progrès... au contraire, il faut réinventer le progrès en cherchant une synergie entre l'archaïque et le technologique, en encourageant les solidarités de base et "la raison sensible". 
 

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Il est probable que la crise financière nous y aidera, car comme le soulignait Elisabeth Laville (Fondatrice d'Utopies et des sites "Graines de changement" et "mescoursespourlaplanete.com", on assiste d'ores et déjà à de nouveaux modes de consommation prônés par les médias : la tendance est au vintage et au "second hand", au retour des appareils reparables, aux systèmes de location (même sur des aspects aussi futiles que celui du sac à main hors de prix au simple achat), au co-voiturage ou à la lutte contre le gaspillage. Il ne reste pas moins que, s'il existe 35 à 40 % de consommateurs potentiels pour les produits écologiques, leur part de marché ne dépasse pas les 4 % selon les secteurs. Elisabeth Laville attribue cela à un manque d'information (les produits bio et écologiques ne sont pas suffisamment soutenus par le marketing et la communication) et ensuite par un manque d'offre. 

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Si la flambée du prix du pétrole a permis de rentabiliser certaines énérgies renouvellables, il ne reste pas moins que ces produits n'ont pas encore atteint la maturité industrielle. La récente baisse du prix du baril participera d'ailleurs au ralentissement des efforts des industriels. Il était frappant de voir sur un même plateau, Patrick Haas - PDG de BP, Pascal Hustings - Directeur de Greenpeace France,  Serge Orru - Directeur Général du WWF et Chantal Jouanno - Présidente de l'ADEME être quasiment d'accord sur tout, y compris en reprenant le recent postulat concernant les banques : l'écologie est trop importante pour qu'on la laisse aux seuls écologistes,  et les enjeux énérgétiques sont trop importantes pour qu'on les laisse aux seules compagnies pétrolières ! 

Saluons également la participation de deux représentants de IONIS Education Group, Marc Drillech (Directeur général du Groupe IONIS) qui a réfléchi à la façon dont on devait préparer la société de la connaissance et Nicolas Sadriac (Directeur EPITECH) intervénant sur le thème des nouvelles technologies au profit du lien social, ainsi que des étudiants des différentes écoles qui participaient activement aux panels de jeunes, chargés de poser des questions lors des conférences.

A l'issue de cette manifestation on ne peut que constater quen le consommateur/citoyen, pour ne pas devenir une victime du désastre écologique (l'un des scénarios défendu par Greenpeace est qu'il nous reste 110 mois pour transformer notre société de consommation), doit prendre conscience de son pouvoir de décision ! Donc la balle est dans notre camp !

 

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