Gilles WERLE (Promo 2002, Strasbourg) : passion et pugnacité
Gilles WERLE (Promo 2002, Strasbourg) est aujourd'hui responsable marketing de la Brasserie METEOR. Il incarne à lui seul l'esprit ISEG puisque ce professionnel reconnu dans son métier transmet aujourd'hui son savoir à l'occasion de séminaires professionnels aux Iségiens en 5e année à l'ISEG Strasbourg. Dans une longue interview Gilles revient sur son parcours, son métier, ses projets et ses souvenirs des années ISEG.
2AI : Bonjour Gilles, Pouvez-vous nous résumer en quelques mots votre parcours professionnel ?
Gilles WERLE : Mon parcours est accessible à tout Iségien impliqué et audacieux.
Après L'ISEG puis un DESS en marketing de l'innovation, j'ai intégré la Brasserie METEOR dans le cadre de mon stage de fin d'études en 2003. A l'époque la direction générale envisageait de créer la fonction de chef de produit pour renforcer la dynamique marketing.
En 5 ans, avec punch et passion j'ai contribué activement à la hausse du CA de la société (+ de 25% en 5 ans) avec au passage quelques très beaux succès. Depuis 2007, je suis responsable marketing de la brasserie METEOR. Par ailleurs j'ai l'opportunité d'intervenir à l'ISEG en 5e année (spécialisation Chef de produit) à l'occasion de deux séminaires spécialisés : Gestion de la communication produit ainsi que la Gestion de la marque et de la gamme.
2AI : Pouvez-vous nous décrire précisément votre mission et vos objectifs quotidiens ?
G.W.: Ma mission consiste à assurer la meilleure performance possible de nos marques et de notre gamme à court, moyen et long terme. Les objectifs portent sur la rentabilité de la gamme, la prise de part de marché, le recrutement de consommateurs et la construction d'une image de marque solide.
Mon action s'oriente prioritairement autour de trois axes : le pilotage du plan de marque (ce que je veux faire, pourquoi, quelle est ma cible, etc.), la mise en œuvre de ce plan (mise en place des campagnes, concevoir les nouveaux produits, optimiser les produits existants) et la gestion du service marketing dans le respect des prévisions budgétaires.
2AI : Vous avez un métier qui attire de nombreux candidats. Quels ont été vos atouts pour obtenir ce poste ?
G.W.: Alors, il y a la pugnacité, car quand on suit des études en marketing, il faut savoir que nous sommes nombreux sur le marché de l'emploi.
Il y a aussi les connaissances acquises à l'ISEG, le goût du travail en équipe qui est nécessaire pour travailler dans une fonction marketing, un petit peu de culot, et l'intérêt personnel que j'ai pour le produit, à savoir la bière.

2AI : Quels sont vos projets ?
G.W.: Actuellement, je sors déjà d'une belle promotion puisque cela fait deux ans que je suis responsable marketing où il reste encore un gros travail à réaliser. La fonction marketing au sens large va encore m'occuper un bon nombre d'années.
Nous avons des projets passionnants notamment en ce moment puisque nous avons lancé une nouvelle boisson destinée aux femmes. Donc pour nous, cela correspond à une nouvelle cible, un nouveau territoire de communication, on a mille choses à faire...
A côté de cela, on a également lancé une tireuse sur le marché, « le Météor draft », réservée aux professionnels et destinée à plusieurs dizaines de milliers d'établissements à cibler en France donc nous avons un chantier phénoménal qui nous attend.
A titre personnel et à plus long terme, je pourrai bien me diriger vers la formation et le conseil mais avant cela je pense qu'il faut que je fasse encore « méchamment » mes armes dans le marketing.

2AI : Qu'est ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?
G.W. : Il y a cette fonction transversale dans l'entreprise que je trouve passionnante. En effet, le marketing dans l'entreprise me permet de collaborer avec plusieurs autres services ce qui n'est pas le cas de tous les services.
En clair, il y a un travail quotidien avec le contrôle de gestion, avec le service achat, avec le service commercial. Donc c'est cette fonction transversale qui est vraiment enrichissante. Après, il y a le côté accompagnement d'un projet dans le sens où d'amont en aval, le marketeur va intervenir.
En fait, nous sommes dans une fonction centrale tant au niveau de la conception et de l'accompagnement que du développement des produits.
En même temps nous partageons nos compétences avec un ensemble de personnes au sein de l'entreprise et je trouve cela particulièrement enrichissant.
2AI : Qu'est-ce que votre parcours à l'ISEG vous a-t-il apporté ?
G.W. Il y a deux points essentiels pour répondre à cette question :
Tout d'abord la mise à disposition de connaissances solides en marketing, commerce et gestion. Avant d'entrer à l'ISEG, je n'étais pas un grand fan de gestion - comme beaucoup je pense - mais j'ai quand même acquis de solides bases dans ce domaine malgré le fait que j'y étais un peu allergique avant. Je me suis également bien renforcé en marketing à l'ISEG. Donc c'est cette diffusion de connaissances solides en gestion et marketing qui a été un réel avantage pour moi à l'ISEG.
Ensuite, je pense que l'atout numéro un de l'ISEG par rapport à bon nombre de formations ou d'écoles est le côté ultra-pragmatique de la formation dans le sens où l'on va placer l'entreprise au centre du cursus. En clair, en quelques années, on va acquérir beaucoup d'expériences lors des stages, en année 4 et 5, qui durent 6 à 8 mois. Cela vous donne une dimension professionnelle et des armes au moment où vous arrivez sur le marché du travail. Pour m'être renseigné sur les autres formations proposées, je n'ai pas trouvé vraiment d'équivalence à ce niveau là. Donc ceci constitue l'atout majeur pour moi à l'ISEG.
Les étudiants de cinquième année sont déjà professionnels pour la plupart dans le sens où ils baignent tout le temps dans l'entreprise, ils viennent juste pour des séminaires spécialisés. Les étudiants de l'ISEG sont des gens qui sont déjà actifs mais qui gardent tout de même un pied dans la formation.
2AI : Quels souvenirs en gardez-vous ?
G.W.: Je garde en tête des moments très sympas dont un en particulier et très significatif car ma promo à l'époque était assez grande, c'était la bonne humeur générale. Nous avions tous les dents longues et derrière cela il y avait notre avenir en jeu. Il fallait tous que l'on trouve un emploi qui nous plaise etc. Mais il y avait tout de même une bonne ambiance générale.
Quand nous avons l'occasion de se revoir entre anciens, il y a de bons souvenirs qui ressurgissent, nous prenons des nouvelles les uns les autres et il y a toujours ce lien qui reste. Par exemple, j'ai encore des contacts avec des copains qui sont au Racing, dans la finance, dans les assurances, dans la grande distribution et d'autres qui sont promus à de belles carrières. Avec cinq six ans de recul par rapport à l'ISEG, il y a des carrières assez intéressantes qui se dessinent véritablement et c'est intéressant d'avoir noué des contacts avec ces gens là à l'époque et de les avoir conservés.
2AI : Qu'attendez-vous de l'association des anciens ?
G.W.: Je pense qu'avec le réseau actuel, Internet etc. ainsi que les différentes écoles, même si nous ne connaissons pas forcément tout les étudiants qui sortent de Paris, de Nantes ou de Bordeaux..., cela serait bien d'avoir accès de manière plus lisible au réseau d'anciens peut-être suivant différents critères, différentes fonctions ou entreprises. Je pense que cela pourrait être un outil intéressant.
Propos recueillis par Thomas Schildknecht (ISEG Strasbourg)
L'ISEG et l'association 2AI précisent que cette news est destinée à rappeler un parcours professionnel et que tout alcool doit être consommée avec modération.











