Anne LOIBL : Grüsse aus Deutschland
Interviews
ISEG Bordeaux : Anne (à droite sur la photo), vous êtes actuellement en session universitaire à Reutlingen, comment s'est passée votre arrivée et votre intégration dans la "Fachhochschule" ?
Anne Loibl : Très bien ! Les allemands sont très accueillants, nous avons deux personnes sur place Herr Harde et Frau Hegel qui ont tout fait pour nous rendre le séjour plus facile. Ils ont organisé une visite de la ville dès le premier jour, ce qui nous a permis de prendre nos repères. A l’Export-Akademie il y a de nombreux étrangers, il est très facile d’aborder les gens, quand ce ne sont pas eux qui viennent à vous… Nous partageons la cantine et et les bâtiments avec les allemands ce qui permet de s’intégrer très facilement.
ISEG Bordeaux : Avez-vous rencontré d'autres Iségiens sur place ?
A.L.: Oui, nous sommes 15 étudiants des différents ISEG (voir 2e photo de groupe). Dès notre arrivée nous nous sommes tous retrouvés, des groupes se sont formés selon les affinités, mais l’ambiance générale est restée très bonne. Pour ma part je me suis mise en colocation avec trois étudiantes de l’ISEG Lille.
ISEG Bordeaux : Vos premières impressions sur les cours que vous suivez ? Est-ce que la pédagogie allemande diffère de celle de la France ?
A.L. : Nous sommes tous arrivés avec l’angoisse d’être un peu perdu car les cours se font uniquement en allemand. Mais les professeurs ont fait l’effort de parler lentement au début ou de nous expliquer avec des mots plus simples les termes économiques.
La pédagogie diffère effectivement un peu de la pédagogie française. Les cours commencent tous par des travaux en groupe; il y a énormément de présentations orales et les allemands sont fans des paper-boards, des transparents et des cartons de couleur à afficher au tableau… L’université est d’ailleurs très bien équipée.
Les professeurs ici responsabilisent beaucoup les élèves et nous parlent de leur expérience personnelle. En effet, ils sont tous en activité dans une entreprise. Pendant cette session, l’accent est mis sur les différences culturelles, j’ai particulièrement apprécié les comparaisons au niveau du marketing et les cours concernant la vision allemande de l’Europe.
Cette semaine nous sommes en « Planspiel », l’équivalent allemand de notre « Business Game ». Je vous laisse imaginer nos têtes quand nous nous sommes retrouvés devant des bilans et comptes de résultats en allemand, mais au final notre entreprise fonctionne plutôt bien…
Nous avons aussi effectué des sorties avec nos professeurs. La première était à Stuttgart, au forum franco-allemand de l’emploi : l’occasion de se faire de bons contacts pour de futurs stages. La seconde a été la visite de l’entreprise Somfy avec une conférence sur son organisation.
ISEG Bordeaux : Comment s'organise la vie extra-scolaire... avez-vous eu l'occasion de visiter les environs ?
A.L. : Les cours finissent entre 13h30 et 16h30. Il nous reste donc du temps pour visiter les environs. Nous avons fait le Bade-Würtemberg en long en large et en travers. Les endroits qui m’ont le plus marqués sont Tübingen, ville universitaire toute proche, qui a su garder son charme en se préservant d’une industrialisation à outrance. Le Lac de Constance et ses îles, tout particulièrement celle du Mainau. Stuttgart est aussi une ville très agréable et vivante, il y a plein de musées intéressants entre autre celui de Mercedes-Benz, même si le monde de l’automobile ne fait pas partie de vos centres d’intérêts vous allez adorer. Pour les adeptes de shopping Metzingen n’est pas loin, c’est une ville composée de magasins d’usines de grandes marques.
Au niveau des sorties nocturnes, il y en a pour tout les goûts : discothèques, concerts, bars sympas… Pas le temps de s’ennuyer.
L’université propose aussi un grand nombre de sports : du football à la salsa en passant par le yoga et la capoeira.
ISEG Bordeaux : Vous allez clôturer votre session universitaire par un stage, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
A.L.: J’ai décidé de rester en Allemagne pour mon stage. Je vais l’effectuer à la « IHK » : la Chambre de Commerce du Bade-Würtemberg. Je serais responsable des relations entre les grands groupes industriels français et allemands implantés dans la région. En parallèle je vais aider un jeune allemand rencontré à l’université à lancer sa marque de vêtements en France. Il y a beaucoup d’opportunités de stage ici pour les français ayant étudié l’allemand. J’ai ainsi déjà trouvé mon stage de SUP4 dans le service des ventes de DaimlerChrysler grâce à une rencontre dans le métro de Stuttgart.
ISEG Bordeaux : Vos coups de coeur dans cette expérience ? Une anecdote ?
A.L.: Je vais garder un excellent souvenir de cette session universitaire. Des anecdotes, il y en a beaucoup. La rencontre à laquelle nous nous attendions peut-être le moins est celle de deux Sœurs protestantes qui nous ont invitées à visiter leur « Mutterhaus » le week-end suivant, bien que nous n’ayons pas la même religion. Nous avons passé la matinée à discuter avec elles, elles sont très ouvertes d’esprit et modernes (à 80 ans Schwester Hiltrude sait se servir d’un ordinateur portable !). Nous avons même été invité pour le déjeuner et récupéré la recette de leurs gâteaux à la noix.
En début d’après midi nous devions prendre la route pour nous rendre au Lac de Constance, en l'apprenant elles ont appelé la Mutterhaus là bas pour que nous ayons un endroit où dormir à moindre frais et que nous puissions y passer le week-end entier. Dimanche matin, petit déjeuner les pieds dans le lac : le Mutterhaus étant juste au bord…







