Au cœur du projet Bordeaux 2013 !
Portraits
Géraldine Clerc, intervenante à l'ISEG Bordeaux, suit le projet Bordeaux "2013" - Capitale européenne de la culture de très près. En effet, cette intervenante en 5e année sur le thème de "stratégie de la marque", a été choisie pour gérer le comité des ambassadeurs économiques de la ville de Bordeaux. Ce projet réunissant la passion, les désirs, les énergies, les talents de tous est déjà un véritable coup de cœur dans sa carrière professionnelle.
ISEG Bordeaux : Bonjour Géraldine CLERC, le 1er septembre 2008, le jury de sélection viendra auditer la ville de Bordeaux dans le cadre de sa candidature au titre de "capitale européenne de la culture". Pouvez-vous nous expliquer la démarche retenue par l'équipe en charge du projet ?
Géraldine CLERC : L'enjeu de cette candidature face au Jury européen est de montrer le désir de notre territoire pour obtenir ce titre.
Il s'agit avant tout de prouver la mobilisation de tous les acteurs aquitains autour de notre projet. Jusqu'au 1er septembre nous sommes encore dans cette phase de mobilisation : les acteurs politiques, les collectivités territoriales, les acteurs culturels, les acteurs économiques, entreprises, commerçants, artisans, et tous les citoyens, étudiants, enfants.... On le sait, un des critères de choix déterminants pour le jury européen sera son appréciation de la mobilisation de la population autour du projet, celle-ci pouvant, bien évidemment, se manifester de multiples manières. Des citoyens donnent quelque chose d'eux-mêmes pour exprimer leur soutien, leur désir de voir Bordeaux élue Capitale européenne de la culture. En outre, si beaucoup de villes font largement recours à des soutiens qui ne sont que de simples pétitions, nous avons voulu privilégier l'adhésion libre, volontaire - et payante - à l'association (2 euros pour le grand public, 20 euros pour les associations et les commerces et 100 euros pour les entreprises). On cotise pour soutenir une idée, un projet et pour permettre, grâce aux fonds ainsi dégagés, la réalisation immédiate de certaines actions. .
GC : Concourir pour être Capitale européenne de la culture en 2013 repose bien évidemment sur la capacité que nous aurons à proposer cette année-là un ensemble de manifestations exceptionnel, susceptible d'attirer à Bordeaux et en Aquitaine des visiteurs de toute l'Europe. Par-delà l'indispensable élaboration de ce programme 2013, nous devons répondre à un cahier des charges très précis d'une cinquantaine de questions. Le calendrier de la candidature est le suivant : remise du dossier écrit mi-août 2008, visite du jury le 1er septembre 2008, soutenance orale devant les 13 membres du jury le 15/16 septembre 2008. D'ici là, en parallèle de cette phase d'échanges d'idées et de rédaction du dossier, nous devons continuer la mobilisation au tour du projet et les adhésions à l'association bordeaux 2013.
ISEG Bordeaux : Vous vous occupez plus précisément du comité de parrainage économique, où en êtes vous au niveau du soutien des acteurs de la région ?
GC : Parce que la culture est un formidable vecteur de développement économique, parce que le tissu économique ne peut pas passer à côté de cette chance historique de développement pour tout le territoire, de nombreux acteurs économiques se sont déjà associés et manifestent quotidiennement leur soutien à la candidature Bordeaux 2013. des kits de communication sont mis à la disposition des entreprises et des commerçants. En particulier, nous avons crée un comité des ambassadeurs du monde économique Bordeaux 2013 : ils sont leaders dans leur secteur d'activité, pensent que la culture peut être un formidable levier d'attractivité économique, ont choisi de témoigner leur soutien sans attendre que Bordeaux soit élue. A ce titre, ils partagent l'aventure de la compétition et nous ont rejoints en tant que « mécènes » de la candidature. 19 entreprises emblématiques du territoire se sont d'ores et déjà engagées à être les Ambassadeurs du monde économique , à être les porte-paroles de notre projet et à se faire le relais de notre communication . Finalement, toutes ces entreprises, petites et grandes s'accordent pour souligner le rôle fédérateur du projet, dès l'année 2008, dernière phase de la candidature, c'est dire l'enjeu de la compétition pour tous les acteurs.
ISEG Bordeaux : En ce qui concerne la communication sur l'évènement, comment gérez-vous le paradoxe entre l'information de la population sur l'avancée du projet, et l'obligation de confidentialité dans le cadre de la compétition ?
GC : Aujourd'hui quatre villes restent en course (Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse) et chacune d'elles exploitera au mieux, nous n'en doutons pas, ses talents et ses compétences spécifiques, pour emporter la décision. Nous avons pu remarquer, en consultant les sites internet de l'une ou l'autre des villes concurrentes, que les bonnes idées sont vite reprises et que nombre des propositions, voire des formulations, qui ont été les nôtres au cours de la première phase, se retrouvent dans les projets des autres villes. Aussi avons-nous décidé d'en dire désormais le moins possible sur le contenu même de notre projet, réservant la primauté de celui-ci au jury européen qui se réunira en septembre , sachant que nous communiquerons les détails de notre projet à la population à partir de cette date . En attendant, nous continuons notre campagne de mobilisation et d'adhésion derrière Bordeaux 2013 auprès de tous les acteurs du territoire. Une chose est certaine : la compétition va être difficile car les quatre villes présélectionnées travaillent toutes avec beaucoup d'enthousiasme et de détermination. Ce qui ne nous empêche pas d'être aujourd'hui très confiants...
ISEG Bordeaux : Vous êtes intervenante à l'ISEG Bordeaux. Vous avez eu l'occasion de travailler pour de grandes marques telle que « Milka » . Comment vous sentez-vous au sein de ce projet, géré et organisé par les collectivités locales ?
GC : Ce projet est géré par une association, l'association Bordeaux 2013 (financée par les collectivités territoriales), avec une équipe dédiée à ce projet. Cette association est financée par les 4 collectivités territoriales qui nous soutiennent, elles font partie du conseil d'administration et nous échangeons et validons avec elles lors de comités de suivi réguliers. Comme dans une entreprise, nous avons donc un budget à gérer, des résultats à obtenir, des échéances à respecter, une vision et une stratégie à proposer et un plan d'action à mettre en place. Le fond de mon travail est donc le même que pour une entreprise du secteur privé, avec en plus un enjeu de développement territorial qui concerne tous les acteurs du territoire. C'est donc une mission particulièrement passionnante par son aspect mobilisateur et fédérateur auprès de personnes d'origines et d'horizons très différents.
Etre partie prenante d'un projet réunissant la passion, les désirs, les énergies, les talents de tout un chacun, pour écrire le « récit » de Bordeaux 2013, est un véritable coup de coeur dans ma carrière professionnelle.
ISEG Bordeaux : comment se porte l'avancée du projet Bordeaux 2013, pour le moment?
GC : La campagne de mobilisation se poursuit : nous sommes à ce jour tout à fait satisfaits des retours très positifs des campagnes d'adhésion, que ce soit auprès des particuliers, des
entreprises ou des associations . La campagne de communication quant à elle bât son plein, avec le point d'orgue lors de la Fête du Vin, du 26 au 29, le 29 juin au soir étant une soirée entièrement dédiée à Bordeaux 2013 : mettant en scène une improvisation danse/musique par Hamid Ben Mahi et Arnaud Méthivier, un spectacle son et lumières et un feu d'artifice aux couleurs de Bordeaux 2013.Enfin, la phase d'écriture actuelle de notre dossier est très riche et fructueuse et nous donne beaucoup de confiance en l'avenir.






