Un Iségien de haut vol !
Portraits
ISEG Bordeaux : Bonjour Germain TONNING, vous êtes actuellement étudiant en troisième année ISEG Programme FINANCE, et amateur d'aviation ! D'où vous vient cette passion ?
Germain TONNING : Cette passion remonte à mon enfance, je rêvais alors de devenir astronaute. M'apercevant que le "job" d'astronaute était très élitiste et assez inaccessible je me suis mis à préférer les avions aux fusées. C'est en passant par hasard dans un aéro-club, que j'ai découvert que l'on pouvait apprendre à piloter des petits monomoteurs dès l'âge de 15 ans.
ISEG Bordeaux : L'aviation résulte de l'apprentissage de la science et de la pratique du vol avec des machines diverses (avions, hélicoptère). Sur quel type de machine opérez vous ?
G.T.: Les premières heures de vol et les premières qualifications se font généralement sur des petits biplaces car ce sont des appareils faciles à piloter et sur lesquels l'heure de vol revient moins chère. J'ai débuté mes premiers vols et passé mes qualifications sur un Cessna 152. Si l'on désire ensuite voler sur un autre appareil, il faut faire quelques heures de vol avec un instructeur qui nous déclare apte pour cette machine. Je suis apte à piloter des Cessna 152, Cessna 172 (4 places) et des Piper PA28.
ISEG Bordeaux : Comment se passe cet apprentissage ?
G.T.: L'apprentissage comprend deux parties, la théorie et la pratique. L'apprentissage des deux se fait généralement en même temps, cependant nous ne pouvons pas être "lâchés" tant que nous n'avons pas le premier examen théorique le BB (Brevet de base).
Il y a différents examens théoriques, le premier, le BB, qui nous permet de voler à trente kilomètres autour de notre aérodrome, comporte environ 100 questions sur le pilotage, un peu de météo, de radio et de réglementation.
Le 2ème examen, le PPL (Private Pilot Licence) est beaucoup plus long et compliqué. On y retrouve tout le fonctionnement de l'appareil, toute la météo (différents nuages, pression, vent etc.) les codes radio et la réglementation approfondie; tout cela en plusieurs épreuves.
C'est cet examen qui est le plus dur à passer, j'ai réussi le 3/4 des épreuves la première fois, mais j'ai mis deux autres fois à réussir le reste. L'apprentissage pratique se fait directement dans l'avion avec l'instructeur. Il n'y a pas de simulateur, on commence directement à piloter. On commence bien sûr par les décollages et les atterrissages. Le décollage reste l'étape la plus facile, il suffit de mettre les gaz à fond et de tirer légèrement sur le manche. Par contre l'atterrissage, est l'étape la plus complexe d'un vol car il faut prendre en compte la vitesse du vent (les rafales etc) le poids de l'avion qui a changé (l'essence consommée), la pression, la longueur de la piste (bitume ou herbe) etc. Nous continuons par l'apprentissage des divers approches (basse hauteur etc) et du langage aéronautique pour la radio.
Ensuite nous commençons les navigations et les manœuvres délicates. Nous devons apprendre à nous sortir de situation d'urgence.Il y a les décrochages, quand l'avion n'a plus assez de vitesse donc il "tombe", la vrille, et la panne d'essence, où nous simulons un atterrissage en campagne. C'est l'instructeur qui décide du moment du "lâché", c'est à dire le premier vol où l'on est tout seul dans l'avion.
Il y a ensuite l'examen pratique, où l'on effectue une navigation avec un examinateur. Il faut environ 60 heures de vol pour l'apprentissage.
ISEG Bordeaux : En plus de cette passion pour l'aviation, vous avez un fort intérêt pour la Finance de marché. Pourquoi avoir choisi l'ISEG pour la poursuite de vos études ?
G.T.: Je suis en effet très intéressé par la finance de marché et surtout les produits dérivés. J'ai découvert l'ISEG par son site internet, et je me suis intéressé au programme finance qui nous permet d'apprendre à la fois l'économie et la gestion de portefeuille.
ISEG Bordeaux : Vous avez décidé de réaliser votre stage dans votre aéro-club d'Angoulême au service comptabilité. Quelles seront vos missions lors de ce stage ?
G.T.: Durant mon stage à l'aéroclub d'Angoulême je m'occuperais du service comptabilité. Je m'intéresserais aux différents coûts liés aux avions, entre les locations payés par les membres et les différentes charges, l'essence (très cher en ce moment), les assurances, l'entretien etc. Il faudra donc chercher à optimiser les coûts.
ISEG Bordeaux : Vous avez émis le souhait d'allier votre passion de l'aviation et votre vie professionnelle. Comment s'articule votre projet ?
G.T.: Je souhaite faire carrière dans le milieu de la finance, mais j'ai l'intention de créer une entreprise de modification et de personnalisation d'avion. Je pense réaliser ce projet aux USA, où énormément d'Américains possèdent leur propre avion en raison de la grandeur du pays. Les constructeurs actuels d'avion réduisent le prix de leurs appareils en choisissant des matériaux moins chers mais plus lourds ou moins luxueux. Les modifications et personnalisations permettront de rendre les appareils plus performants ou plus confortables en fonction des désirs des clients.






