Archives

« Do you speak wwoofing ? | Accueil | Wine and Food une tendance qui dure ! »

La plante qui réanime les morts

persil_nu-1.jpg

Les Romains l'appelaient ''petroselinum'', dérivé du grec ''petrus'', pierre, et ''selinon'', cèleri, traduisible comme le céleri des rochers. Dans la Rome antique, comme partout ailleurs à cette époque, le persil, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'était pas considéré comme une plante culinaire, mais plutôt comme une herbe médicinale aux propriétés diurétiques. Les Grecs estimaient quant à eux que ses infusions avaient le pouvoir de réanimer les morts ; c'est dire son formidable effet thérapeutique. Ce doit être à ce moment là que naquit la fameuse recette populaire, encore utilisée de nos jours qui prévoit qu'une cuillerée de persil (du jardin) finement hachée mélangée avec de l'huile d'olive extra-vierge serait de nature à lutter contre les effets collatéraux d'une bonne ''cuite''. Ce qui est sûr c'est que le persil, qu'il soit plat ou frisé est très riche en vitamine C ; on lui reconnaît un véritable pouvoir tonique et stimulant ; il permet de lutter efficacement contre l'anémie et calme les inflammations. Ah ! la fameuse queue de persil huilée connue de tous nos grands-parents pour lutter contre la constipation !

Il semble que l'utilisation du persil comme assaisonnement fut expérimenté pour la première fois en Allemagne où les propriétés aromatiques de la plante furent immédiatement  appréciées et rapidement diffusées dans toute l'Europe et particulièrement autour du bassin méditerranéen. Il faut dire cependant que cette diffusion rencontra quelques résistances du fait que cette herbe, essentiellement utilisée en médecine était quand même associée à des moments peu heureux.

Nous n'avons pas d'informations sur l'usage du persil durant le Moyen-Age.

De nos jours le persil constitue désormais un ingrédient incontournable de la cuisine méditerranéenne ; il est la base de toute bonne sauce et est présent dans les plats les plus traditionnels comme dans ceux de plus récente renommée. Planté dans les narines des têtes de porc blanchies, le persil (prononcer persi c'est plus élégant) orne avec envie les vitrines de nos meilleurs charcutiers.

Michel SOMAVILLA - Intervenant à l'ISEG Bordeaux


Poster un commentaire

(Si vous n'avez pas encore écrit de commentaire ici, vous devez être approuvé par le propriétaire du site avant que votre commentaire n'apparaisse. En attendant, il n'apparaîtra pas sur le site. Merci d'attendre).

Derniers avis

Creative Commons License
Ce weblog est sujet à une licence Licence Creative Commons.