
Le miel est un aliment très ancien dont les origines sont liées à de nombreux mythes et légendes. Ceci non seulement pour ses propriétés nutritives et gastronomiques mais aussi parce qu’il est produit par ces insectes fabuleux que sont les abeilles.
Déjà dans l’Ancien Testament on peut lire que les abeilles lorsqu’elles produisent du miel savent distinguer entre le bon et le mauvais, concept repris par le philosophe Plutarque qui en parle longuement dans ses écrits.
Les Romains connaissaient bien le miel. Nous avons de nombreux témoignages sur son utilisation dans l’alimentation, non seulement pour la confection de desserts très prisés par les riches patriciens mais aussi comme sucrerie pour les classes sociales plus pauvres.
Le miel, outre un petit pourcentage de saccharose (sucre), est constitué essentiellement de glucose et de fructose qui ensembles forment le fameux ‘’sucre inversé’’ dont la teneur plus ou moins importante en fructose détermine la douceur du produit. On y trouvera également de l’eau bien sur mais également de la vitamine E, des sels minéraux et autres divers éléments.
Mais ce qui semble plus intéressant c’est la présence notable de certains poly-phénols qui confèrent au miel un véritable pouvoir bénéfique sur notre santé. Selon son origine le miel peut avoir une concentration plus ou moins importante de ces poly-phénols qui lui donne une couleur plus ou moins soutenue. Ainsi de plus grandes propriétés anti-oxydantes ont été révélées dans les miels d’arbousier et de châtaigner qui présentent une couleur plus sombre.
Le miel est un produit qui possède d’innombrables vertus sanitaires et, mis à part les personnes souffrant d’obésité, de diabète ou d’hyperglycémie qui doivent prudemment l’éviter, on ne connaît pas vraiment de contre-indications à ce nectar. On peut ainsi affirmer que le miel est un produit sain, très digeste et même conseillé avant tout effort physique ou cérébral.
Le miel est un aliment de luxe ; c’est peut-être pour cela qu’il était considéré dans l’antiquité comme un don des dieux. On l’offrait comme récompense aux héros et par ailleurs était considéré comme un symbole de poésie et de sagesse. La légende raconte qu’une abeille se serait posée sur les lèvres de Platon dans son berceau annonçant ainsi le miel de sagesse et d’éloquence qui sortirait plus tard de cette bouche.
Article écrit par Michel Somavilla, Intervenant à L'ISEG Bordeaux.


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