Cette manipulation appliquée maintenant aux oranges semble être parfaitement légale. Ainsi donc on traite ces fruits avec de l’éthylène puis on les met dans le commerce de façon à ce qu’ils acquièrent quand même une petite couleur susceptible de les rendre reconnaissables par les consommateurs. On peut d’ailleurs perfectionner la méthode en utilisant un savant mélange d’éthylène et d’azote ou tout autre gaz inerte.
Les oranges récoltées longtemps avant leur maturité naturelle et traitées à l’éthylène sont un peu ‘’aspres’’ avec un goût légèrement amer et peu plaisant.
Certains spécialistes pensent que ce traitement devrait rester réservé aux bananes, fruit qui à l’évidence ne pourrait pas supporter le transport en état de maturité. Pour ce qui concerne les autres agrumes, ne pourrions-nous pas éviter d’acheter des oranges ‘’palichottes’’ en novembre et attendre celles, bonnes et juteuses, qui envahissent les étals des marchés dès les premiers jours de l’année ?
Article écrit par Michel Somavilla, Intervenant à L'ISEG Bordeaux


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