The New York Times nous fait part d'une nouvelle mode dans les soirées "hype" de la grosse pomme : croquer le fruit miraculeux. Appellés en toute simplicité "flavour tripping parties", l'entrée coûte 15 Euros en échange du fruit miraculeux qui remplace ainsi avantageuseuement d'autres substances beaucoup plus illicites qui sont parfois consommées dans ce genre de soirées..
Bien que pas sucré, le fruit de cet arbuste consommé frais a la curieuse propriété de changer les saveurs, d'où son nom de " fruit miraculeux ". Après en avoir mangé, on perd pendant presque deux heures la sensibilité à l'acidité ou à l'amertume et tout ce que vous mangez a un goût sucré. Le fruit permet de manger des dizaines de tranches de citron sans tressaillir... ce que les new yorkais pratiquent jusqu'au "no limit". Plus d'infos sur le blog : http://flavortripping.wordpress.com/.
Ce symptôme dure une à deux heures et peut être stoppé en buvant de l’eau. Sa principale vertu est qu'il enlève seulement l'aigreur acide de ce que l'on mange, l'arôme naturel et le goût initial reste.
Le fruit étant très périssable, son utilisation à été jusqu’à maintenant restreinte. Fin 2005, un chercheur japonais un trouvé le moyen de conserver ce fruit en congelant les graines séchées.
Les français qui ne sont jamais à un cocorico près affirment que ce fruit a été découvert par les voyageurs du XVIII° siècle et le Chevalier des Marchais écrit en 1724 à son propos :
"Il y a un petit fruit rouge dont j'ai apporté de la graine, il est gros comme un pépin
de poire et a la qualité d'adoucir ce qu'il y a de plus aigre. Si on en met un à la bouche et
que l'on morde dans une orange aigre, on la trouve très douce."
Jean Baptiste Labat explique dans un de ses livres : "Je trouve dans le journal du Chevalier des Marchais un petit fruit rouge, dont il ne donne le nom et qu'il croit pouvoir croître en France. Il avait apporté des pépins de ce fruit qui sont assez semblables aux pépins de nos poires. Ce fruit étant mâché sans être avalé, a la propriété d'adoucir ce qu'on peut mettre après lui dans la bouche de plus aigre & de plus amer. J'ai peine à pardonner à Monsieur M la négligence qu'il a eu de ne pas nous instruire mieux sur ce fruit, dont l'usage serait admirable & extrêmement recherché par ceux qui ont tant de peine à prendre les remèdes amers & désagréables que les médecins ordonnent, contre lesquels la nature se révolte, sans que la raison puisse y apporter du remede."


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