A l'occasion de la sortie du guide Michelin à Tokyo, les Français en prennent pour la 3e année consécutive pour leur "grade" ... et ceal dans le domaine sacré de la gastronomie.
«La gastronomie française est morte», «les Japonais sont meilleurs que nous» semble nous dire ce guide...

«Je souhaite la victoire du Japon !», tel est le nouveau slogan en vogue du guide Michelin. Pour la troisième année consécutive, Jean-Luc Naret, dit à qui veut bien l’entendre, que Paris, c’est fini, que la France, c’est du "rance". Eh oui, maintenant c’est à Tokyo qu’il faut aller si l’on veut vraiment bien manger. Grâce à une pluie d’étoiles Michelin que s'est abattue sur les toits nippons, la capitale de l’Empire du Soleil Levant est aussi devenue celle de la gastronomie mondiale.
Onze établissements trois étoiles au Japon contre dix à Paris, mais, il ne faut pas oublier que la mégapole nippone supplante Paris dans bien de domaines : superficie, population, réseau routier, transports en communs et bâtiments. Si les proportions étaient les mêmes en matière culinaire, sans compter le talent avéré du peuple japonais pour les arts culinaires, alors Tokyo devrait compter 28 « trois étoiles ».
Certes, la perfidie du coup va porter, beaucoup de nos concitoyens se réjouissant à l’idée que la France subisse une humiliation ou un échec de plus. Alors quand cela vient de l’un des fleurons de l’industrie française, c’est encore meilleur.
Tokyo reste la capitale de la cuisine japonaise et Paris celle de la cuisine française. A quoi riment ces amalgames infantiles ? Rien ne rapproche les deux univers. Ni les règles du jeu, ni le type de prestations, ni la législation sociale, ni les pratiques professionnelles. Comparons ce qui est comparable, sans oublier que les cuisiniers japonais portent une vénération sans pareille à la cuisine française, que la plupart d’entre eux ont été formés en France, que quelques chefs Français figurent dans le palmarès étoilés de Tokyo et qu’en aucun cas les Japonais ne se mettent en rivalité avec leurs confrères français.
Sachons donc garder la tête froide, félicitons nos compères gastronomes japonais et soyons assurés que la cuisine française a encore de beaux jours devant elle.
Article rédigé par REMY Romain, étudiant à l'ISEG Bordeaux.


Je suis d'accord avec la conclusion de l'article de même que je suis d'accord pour dire que la gastronomie japonaise s'est bien plus "ouverte" ces dernières années.
Les 2 cuisines n'ont ni les mêmes valeurs ni la même culture des aliments (en France on utilise peu la vapeur comparé au Japon).
Je pense que même si la cuisine japonaise s'est beaucoup améliorée, les grands classiques de la cuisine française ne vont pas subitement devenir mauvais; le pot-au-feu restera toujours le pot-au-feu.
Par contre est-ce que la cuisine française n'aurait pas du mal à se renouveler, ça... ça pourrait être une question intéressante à se poser.