Analia VIDELA (Promo 2004, Lyon) est argentine. Lors de ses études en France, elle a découvert le secteur viticole en Bourgogne. Après différentes expériences professionnelles dans cet univers, elle a fondé le "Wine Institute" à Buenos Aires. Elle retrace avec nous son parcours depuis l'ISEG et nous parle de ses projets.
2AI : Bonjour Analia, vous êtes une ancienne de l'ISEG Lyon, diplômée du programme SUP - Management International Promo 2004 et vous avez fondé le "Wine Institute" en Argentine. Pouvez-vous nous raconter en quelques lignes votre parcours depuis l'ISEG ?
Analia VIDELA : Pendant ma dernière année à l'ISEG, je suis allée en Bourgogne pour travailler dans le secteur vitivinicole. Ensuite quand je suis rentrée en Argentine, à Mendoza, j’ai travaillé pour une société française fournissant des services pour le secteur du vin. Un an après, j’ai déménagé à Buenos Aires et j’ai commencé à travailler pour une cave à vin dans le secteur du marketing et du commerce. Après quelque temps, j’ai intégré une entreprise et j’avais pour mission la distribution des vins tout en organisant des cours pour le public. Compte tenu du succès que rencontrait ce secteur, j’ai décidé de m’orienter vers une formation vitivinicole et j'ai fondé par la suite le "Wine Institute" à Buenos Aires.
J'ai également passé quelques mois en Californie à l’Université de Davis pour compléter ma spécialisation en marketing des vins.
2AI : Vous travaillez dans le secteur vitivinicole en Argentine, l'un des pays parmi les plus gros producteurs de vin au monde. Pouvez-vous nous expliquer quelle est l'activité de Wine Institute ?

Analia VIDELA : "Wine Institute" forme les personnes susceptibles de travailler dans le secteur vitivinicole, on organise les cours et on met en place des cursus et des spécialisations. Par ailleurs, nous faisons de l’œnotourisme.
Notre différence principale par rapport à d'autres organismes est l'intégration de l'approche commerciale et de la dimension marketing afin de permettre aux personnes qui suivent ces cursus d'avoir une vision globale de l’activité viticole.
2AI : Pourriez-vous nous présenter votre métier au quotidien et nous décrire une journée "type"? Est-ce que vous voyagez beaucoup ?
Analia VIDELA : Oui, je voyage beaucoup. Nous avons un siège à Mendoza, berceau du vin dans notre pays, un autre à Buenos Aires, et on va bientôt ouvrir un autre à San Juan. On a aussi commencé à mettre en place des formations en Uruguay.
En ce qui concerne mes journées, je me lève le matin et j’emmène mes enfants à l'école car je suis mariée et j'ai des enfants en bas âge. Je vais au bureau à Mendoza où on développe tous les cours pour les deux sièges. J'ai plusieurs réunions par jour car on organise le matériel nécessaire à chaque classe avec les professeurs. Ensuite l'activité poursuit son cours et si je ne suis pas en déplacement je passe mes soirées en famille. 
2AI : La conjoncture actuellement est difficile, est-ce que vous la ressentez également dans votre secteur ?
Analia VIDELA : En réalité ma situation particulière n’a pas été très touchée, mais on voit les conséquences dans les autres secteurs. Dans une économie globalisé il est impossible d'être totalement épargné par ces problèmes.
2AI : Vous vivez en Argentine, est-ce votre pays natal ? Y êtes-vous heureuse ?
Analia VIDELA : Oui, l’Argentine est mon pays natal ; j’habite à Mendoza depuis un an, c'est l’endroit où je suis née et je suis très heureuse car c'est une ville plus tranquille que Buenos Aires, avec une meilleure qualité de vie surtout pour mes enfants qui peuvent grandir et se développer près de la famille. Je crois que ce dernier pilier est fondamental pour atteindre le succès, pour moi le plus important est d’avoir une famille heureuse pour partager ma réussite.
2AI : Vos coups de cœur dans ce métier ?
Analia VIDELA : Le plus important est la passion, c'est ça qui me pousse à continuer à travailler dans l'univers du vin, c'est quelque chose que j'aime ; je suis vraiment heureuse de faire ce que je veux faire et d'être où je veux être.
2AI : Comment vous projetez-vous dans l'avenir ?
Analia VIDELA : Mon projet à moyen terme est l'internationalisation et notamment un développement en Amérique. Je trouve que c’est la meilleure option pour les gens qui veulent travailler dans le milieu du vin. Je sais que ce ne sera pas facile mais il faut y mettre toute l'énergie nécessaire et fixer des objectifs de manière permanente car il faut être aussi flexible dans un monde si dynamique.
2AI : Cela fait 6 ans que vous êtes sortie de l'ISEG, gardez vous un souvenir marquant/insolite de vos années ISEG ?
Analia VIDELA : J'ai beaucoup de beaux souvenirs de l'ISEG. C'est l'école qui m'a ouvert les portes. Je me souviens surtout d'une discussion avec le Directeur de l'époque, Pascal Colin, il m'a aidé à trouver une stratégie pour mon projet professionnel, et c’est quelque chose qui m'a permis d’être là où je suis aujourd'hui.
2AI : Qu'attendez-vous de l'association des Anciens ?
Analia VIDELA : J’aimerais faire du networking avec les anciens afin de donner des possibilités aux Iségiens qui finalisent leurs études dans nos écoles et générer un réseau de contacts internationaux pour le développement des affaires à l'échelle mondiale.
Propos recueillis par 2AI - l'Association des Anciens de l'ISEG