Article VOIX DU NORD du Samedi 5 mai 2007 :
"L'Eurodistrict, une chance pour l'avenir des étudiants
Une soixantaine d'étudiants de l'école de commerce ISEG, à Lille, ont accueilli, hier, le consul général de belgique, Louis Engelen, pour une conférence sur l'Eurodistrict. Les discussions ont surtout porté sur les avantages, pour ces futurs diplômés, d'aller un jour travailler ou vivre en Belgique.
Expliquer l'Eurodistrict à des étudiants en école de commerce doit être un exercice concret. C'est cet objectif que souhaitaient atteindre hier, les Jeunes Européens de Lille en invitant le consul général de Belgique, Luis Engelen. L'association a pour vocation d'informer sur l'Europe, notamment auprès de futurs diplômés. "L'ISEG possède sept antennes en France, explique Olivier Beddeleem, vice-président du mouvement et responsable pédagogique du programme de management international à l'ISEG. Nous recrutons des étudiants de la région. La plupart chercheront du travail dans la région. Leur évoquer l'Eurodistrict semblait important."
Travailler en Belgique? L'eurodistrict, qui veut faire de lille un "turbo économique" de la région transfontalière, en apporte le "cadre juridique" a résumé le consul. Et après?
" Pierre Mauroy tenait à aller au delà des idées, et surtout avant le tunnel ,des élections. C'est pourquoi nous avons signé une déclaration d'intention, mais il reste encore à nous organiser en comités. Il ne s'agira pas de comités à pouvoir de décision. En petits groupes, à parité franco-belge et flamande-walonne, nous allons étudier les problèmes qui peuvent entraver les échanges transfontaliers et imaginer des solutions" a poursuivi M. Engelen. Selon lui, les premiers comités devraient être consacrés aux transports, à l'aménagement du territoire, à l'environnement et à l'eau. "Ce n'est pas un comité qui va résoudre le problème de l'A 24, une autoroute décidée en France et dont le parcours est aux deux tiers en Belgique! s'est amusé le consul. C'est l'exemple même d'un manque de discussion. C'est justement ce que nous ne voulons pas à l'Eurodistrict. Nous ne voulons plus non plus de situation comme celle d'Halluin, qui a construit une usine polluante juste à la frontière".
Quand aux "avantages" induits par l'Eurodistrist, le consul a été clair : l'impôt sur le revenu moins élevé, les maisons de retraites moins chères ou encore les institutions d'accueil d'enfants handicapés plus nombreuses sont autant de "cadeaux" belges dont profitent pour l'instant les Français "mais si l'avantage de vivre en zone transfrontalière est unilatéral, cela ne pourra pas continuer...." Un franc parler que les étudiants - et d'autres - apprécieront. "
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