Article Nord Eclair du Mardi 18 décembre
Des Etudiants Globe-trotters
"L'ISEG se veut être un institut résolument tourné vers l'international. Pour preuve : ces étudiants partis effectuer des stages partout dans le monde, qui ont une idée fixe : repartir. Mais avec toujours l'Europe en tête.
Ils ont à peine 20 ans et se sont déjà retrouvés livrés à eux-même - ou - presque aux quatre coins du monde. L'Asie, le Moyen- Orient, les Etats-Unis, ou encore l'Europe: le stage obligatoire accompli alors même qu'ils n'en sont qu'au début de leurs études les a menés dans de lointaines contrées pour une immersion totale dans des cultures souvent très différentes. Une expérience importante pour "l'ouverture d'esprit" explique Gauthier, étudiant en 3éme année, qui a effectué un stage dans une entreprise textile à New York. " Dans ce genre de programme, on s'enrichit des différences des autres", ajoute-t-il, en précisant qu'à New York plus qu'ailleurs, toutes les ethnies se côtoient.
Pour Charlotte, 19 ans, l'aventure s'est jouée en Chine. Pendant trois mois, cette étudiante en 3éme année de Management a participé à la mise en place d'un projet informatique destiné à faire le relais entre une entreprise du secteur textile et ses fournisseurs. Du concert donc, loin des stages "photocopies et machines à café".... "C'était très enrichissant, explique-t-elle le sourire aux lèvres. De toute façon à l'étranger, on donne plus d'importance aux stagiaires. En Chine plus particulièrement, on peut accèder à des postes à responsabilité, et quand on vient de France, on est quasiment considéré comme l'élite". Avis partagé pour Tiffany : alors qu'elle était en stage au sultanat d'Oman -" pays calqué sur Dubaï"- dans une parfumerie de luxe, elle s'est occupée de l'ouverture du marché du groupe à trois nouveaux pays. Il y a l'expérience professionnelle inestimable évidemment. Il y a aussi la découverte personnelle. " C'était un chamboulement de vivre ainsi dans un pays musulman"explique Tiffany. Par exemple, le week-end, c'était les jeudi et vendredi". Des décalages aussi en Chine, pour Charlotte. " Les mentalités sont tellement différentes. Les gens, même mères de famille, ne repartent dans leur famille que deux ou trois fois par an. Leur vie est entièrement tournée vers l'entreprise" analyse-t-elle sans taire les problèmes d'adaptation qu'elle a pu rencontrer. " J'ai tout de même regretté de n'avoir pas vécu l'expèrience dans un pays plus proche avant." Tactique adoptée par Mathias. Lui est d'abord parti en stage à Madrid, "avant d'aller plus loin". Désormais, après son expèrience au siège de Promod, c'est plutôt l'Amérique du Sud, "l'Argentine", son point d'Horizon.
" Quand on est loin, on se sent vraiment européen" Parce que tous, sans exception, veulent repartir à l'étranger. Pour Charlotte, Tiffany, Mathias et gauthier, il y aura biensûr la 5éme année à New York - une possibilité que l'ISEG offre à tous ses étudiants en filière Management- qui brille dèjà dans leurs yeux... Mais avant ça, il y aura un semestre à Madrid pour Tiffany, une année à San Diego pour Mathias ou encore un stage cet été au Mexique pour Charlotte.
Alors bien sûr, pour ces étudiants globe-trotters le monde ne s'arrête pas aux frontières de l'Europe, loin de là. Mais un sentiment commun domine :" Lorsqu'on est loin, on se sent vraiment européen, avant même d'être français"
Bérangère Barret
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