Archives

Sunday on ice

holidayonice.jpgHoliday on ice
était à Lyon ce week-end pour deux représentations à la Halle Tony Garnier. Ces as des patins ont présenté au public lyonnais un magnifique spectacle rempli en couleurs, en joie, en figures, en sauts, en portés tous plus époustouflants les uns que les autres...
Ces prodiges patinent autour de plusieurs thèmes, tous particuliers et distincts les uns des autres. Le premier thème abordé est celui des celtes : les patineurs se sont approprié les pas rapides et réguliers des danseurs de claquettes. Puis des lumières vertes et bleues s'entremêlent pour créer une atmosphère autour des marais et de leurs habitants : grenouilles, libellules, fleurs, nénuphars... Habilement, les patineurs ont créé le lien avec le monde chinois : un dragon et des samouraïs sont apparus à travers un rideau de fumée. Nous avons découvert tout un monde de fantaisie, d'humour et de nouveautés.
Après un entracte bien mérité, les patineurs ont soufflés un air de fame sur la glace : la patinoire a pris des couleurs et s'est embrasé sur des airs pop, disco... de nouveau, un nouveau thème a fait surface. Les indiens et leurs aigles ont envahi la glace. Des duos ont finement amené le gala final. Tous très élégants, les patineurs sont venus salués le public qui a acclamé cette véritable troupe de sportifs et artistes de haut niveau.
Si vous avez raté ce magnifique spectacle, ne vous inquiétez pas, holiday on ice revient l'année prochaine avec un nouveau spectacle pour éblouir nos yeux.

Laurène Meyer & Julien Bouché

Arts et démocratie : Les espoirs sociétaux d'un idéaliste anglais

Ruppert Brooke.jpg
Etudiant du King's College, poète, contemporain et proche de la jeune Virginia Woolf, Rupert Brooke connut une brève carrière littéraire, prématurément interrompue par la maladie et la mort. Mais l'auteur des Wars Sonnets, socialiste convaincu, ne fut pas seulement artiste. En effet, en 1910, durant sa scolarité à Cambridge, il prononça une conférence sur les relations qui existent entre système politique et création artistique. Plus précisément, quelles sont les conséquences de la démocratie sur la production littéraire, plastique, musicale ou picturale ?

Alors que le système du mécénat aristocratique touche à son terme, comment l'artiste va-t-il poursuivre son oeuvre ? Qui doit soutenir la création ? Et quels risque court-elle en s'attachant financièrement à de nouvelles ressources économiques ? Des questions âpres, trop souvent occultées, mais qui nous forcent à reconsidérer le statut de l'artiste dans nos sociétés. Avec ces notes préparatoires, tantôt emportées, tantôt idéalistes, Rupert Brooke nous rappelle que l'art est toujours affaire publique et nécessairement politique.

A travers cette conférence, Rupert Brooke, poète et intellectuel de l'Angleterre du début du XXe siècle, pose les jalons d'une véritable politique artistique. Non parce qu'elle oriente idéologiquement la création, mais dans sa manière de penser les conditions matérielles et économiques de la perpétuation de l'art. Porteur des idéaux sociaux (et socialistes) de toute une génération d'intellectuels et d'artistes, enthousiaste et parfois utopiste, ce texte demeure, malgré son âge presque centenaire et les thèses étonnantes qu'il reproduit, un document littéraire et critique de premier ordre.

C.S.

Arts et démocratie, de Rupert Brooke, traduit de l'anglais par Christian Soleil, EPU Université collection Sciences humaines et sociales, 10 euros.

Plus ou mieux de festivals en France

festivalbourges.jpg
Comme tous les événements, un festival a besoin de ressources financières afin de mettre en place ses structures, de payer les cachets des artistes et bien d'autres frais.
Pour cela, le « manager » d'un festival doit cumuler autofinancement partenariats publics et partenariats privés.
Pour ce qui est des partenariats publics, la part des départements est de 26%, celle des municipalités et des intercommunalités est de 21%, celle des régions de 21% également.
Les fonds privés et le mécénat constituent des tendances fortes et leur part représente 15% du budget global des festivals en France
La recherche d'un mécénat ou d'un sponsoring reste difficile et les résultats de la loi d'incitation au mécénat de 2003 n'a que modérément produit des effets favorables.
Dans ce contexte, les entreprises demandent une contrepartie, notamment l'organisation de concerts privés ou de mise à disposition de places.   
Avant de démarcher des sponsors, il faut connaître son projet et penser à son interlocuteur, ses attentes, ses préoccupations. Une entreprise doit trouver des intérêts à se montrer généreuse. Selon Charles Robillard, responsable des partenariats pour le Printemps de Bourges, une société a cinq raisons de se mettre en lien avec un festival. La valorisation de son image, la crédibilisation de son discours par rapport aux publics cibles, la conduite d'opérations de relations publiques pour ses clients, le développement de sa communication interne et la possibilité de présenter un produit ou service spécifique.
Pour décrocher ces partenariats, un commercial doit toujours développer un argumentaire montrant à l'entreprise ce qu'elle peut en retirer, d'où l'importance d'une bonne information sur la fréquentation du public et les retombées médiatiques.
Si la fréquentation des festivals a globalement augmenté, un petit nombre seulement concentre quasiment la moitié des audiences.
Les festivals sont confrontés à des enjeux économiques qui passent par une plus grande professionnalisation pour pérenniser les subventions publiques, pour commercialiser les produits liés et pour augmenter la diversification du public.
De plus la crise de l'intermittence pose le problème du développement des festivals alors que ceux-ci sont actuellement près de 1800 aujourd'hui recensés.
Alors, moins de festivals, mieux de festivals ? C'est le débat engagé par de nombreux intervenants dont l'objectif est de faire émerger des expériences communes et de soutenir la production artistique.          
Nous obtiendrons peut être un début de réponse au moment du bilan de la saison 2008-2009. En attendant, bon festival à tous.

Jean-Michel Mandin.

Les jeux vidéo, un marché qui explose !!

jeuxvideo.jpg
Phénomène récent, le jeu vidéo est né en 1972, avec la création de Pong, par Nolan Bushnell, également fondateur d'Atari. Surtout présents dans les cafés arcades à cette époque, les jeux vidéo étaient très prisés des lycéens et des étudiants qui se réunissaient pendant leur temps libre pour s'affronter à Space War.
En 30 ans, le marché à littéralement explosé et, les consoles ont envahi nos foyers. Qui n'a jamais joué à Mario ? Qui n'a jamais demandé un jeu vidéo ou la console dernier cri pour noël ? Le jeu vidéo est devenu le marché le plus important du secteur des loisirs avec un chiffre d'affaires s'élevant à 12,5 milliards de dollars en 2006 aux Etats-Unis, comparé à celui de la bande dessiné qui n'était que de 298 millions d'euros. D'ailleurs, le chiffre d'affaires des jeux vidéo a même réussit à dépasser celui du cinéma en 2004.
Les jeux vidéo sont considérés aujourd'hui comme étant un vrai phénomène culturel, dans la mesure où ils sont d'une part de plus en plus présents dans la vie des gens et qu'ils font partie du budget de plusieurs foyers. En effet, le taux d'équipement des PC par foyers augmente considérablement pour s'établir à 45% en 2004. Quant aux consoles de jeu, elles sont présentes dans plus d'un foyer sur 4. D'autre part, tous les domaines de la culture se retrouvent dans les jeux vidéo, que ce soient les héros de bandes dessinées (Astérix et Obélix, Lucky Luke), ou les héros littéraires tels que Harry Potter et ses amis. Même les films sont adaptés en jeux vidéo : le monde de Narnia, Enter the Matrix, etc.
Le jeu vidéo est donc partout et, le marché n'est pas prêt de s'effondrer d'autant plus que l'arrivée des casual games (jeux très simples dont le temps de partie est court) prévoit un chiffre d'affaires de 2 milliards de dollars en 2008 rien qu'aux Etats-Unis !

Elodie Testa

Les monologues du vagin

monologue.jpgLes monologues du vagin
: vous avez rêvé d'en parler ?elles l'ont fait !
Le rideau se lève. Une jeune femme de vingt ans, une femme épanouie à la quarantaine et une vieille dame apparaissent sur la scène. Qu'est-ce que ce mot vous évoque ? Vous rend-il mal à l'aise ? Vous fait- il ricaner ? Vous prenez peut être un air mystérieux de connaisseur en le prononçant... Quels que soient vos aprioris ou vos gênes, vos non-dits sur le sujets, cette pièce est faite pour vous !
Tour à tour, elles vont rejouer les expériences de millions de femmes interviewées dans le secret de l'intimité et qui ont accepté de révéler leurs peurs, leurs tabous et même leurs traumatismes sur le vagin. Sur un ton à la fois sérieux et naturel, elles vont partir à la découverte du plaisir sexuel et raconter leur désillusions et leur surprises, leurs préférences sexuelles. Certains passages sont particulièrement drôles, notamment l'imitation de dizaines d'orgasmes différents, allant de l'orgasme clitoridien (très aigu) à celui du seizième arrondissement (silencieux), en passant par le gémissement américain (oh yeah, my goooooooood !) ou celui chrétien (oh! mon dieu !).
Pourtant, certains témoignages sont émouvants et retranscrits avec une profondeur bouleversante : 63 millions de femmes dans le monde ont subit des violences sexuelles...à tout âge. Certaines ont souffert de viol, d'inceste, de brutalités sexuelles et se dévoilent devant nous avec une telle candeur, une telle vérité que des frissons nous parcourent et nos yeux s'emplissent de larmes comme si ces témoignages étaient les nôtres !
Ce sujet n'est donc pas seulement humoristique et féministe ( même si certains passages sont vraiment très crus !), il ouvre les yeux sur une réalité : le sexe féminin reste encore un tabou voire un objet de honte et de malaise malgré la libération sexuelle. Je tiens à préciser que les quelques hommes qui se sont aventurés dans le théâtre (souvent pour faire plaisir à leur copine) ont vite arrêté de sourire ! c'est sûr que quand la réplique est : «  cet homme m'a donné un tel plaisir ! et oui c'est possible... », ou encore à la question : « que dirait votre vagin s'il pouvait parler ? beaucoup répondent : essaie encore ! », dans ce cas là, il est vrai messieurs, il faut s'accrocher !
En résumé, c'est une pièce pleine d'humour et d'émotion que nous offre ces trois actrices totalement différentes qui se complètent pour parler d'une seule voix au nom des femmes de tout âge et de toute culture. Un spectacle à voir d'urgence !

Clélia Eychenne


Place : 17€
Théâtre du rideau rouge à la croix rousse
Se joue jusqu'au 27 mars

Translating democracy and the arts

Rupert-BrookeL.jpg
The task of translating Rupert Brooke's Democracy and the Arts into French is no easy one. Not so easy anyway as I first imagined when I was asked to do so by a French publisher and I accepted, a few months ago. Translating book is not my main occupation, as I mostly write novels, biographies and essays, of which about forty have been published up to now in my country - France. But as I have written a biography of Rupert Brooke - still to come out - as well as a - published - essay about Virginia Woolf's places, and as I am presently working on apocryphal memoirs of Duncan Grant - Vanessa Bell's companion and former lover of David Garnetf who once came to the Orchard to spend a few days with Rupert - my publisher thought I could be interested. As things happen, I was. And as time rushes by  - the church clock scarcely ever stands at ten to three in our hectic days - I decided to work on the text during my long Summer holidays on Skyros Island. After all, what better place to work on Brooke's works ?

I discovered Skyros Island six or seven years ago when I started working on the biography. Skyros on which Rupert and his Division, while heading for the Dardanelles, took part in a Divisional Field Day on 20th April 1915. Denis Browne guided Rupert and his other friends to an olive grove he had discovered, of about a dozen trees, a place of exceptional beauty, above a dry river bed. They rested there. Rupert found the place full of a strange magic and peace. Three days later his friends remembered his pleasure there, when it was time to bury the poet...

Lire la suite "Translating democracy and the arts" »

Cinéma indépendant : le refus hollywoodien exploité

Les films français ont connu un succès croissant dans les années 1950-1960 sur la scène mondiale lorsque les cinéphiles ont ressenti le besoin de vivre des expériences cinématographiques nouvelles. Ces vingt dernières années, le cinéma indépendant s'est développé. Il a pris forme notamment lorsque des réalisateurs audacieux ont produit à leur compte des films que les studios hollywoodiens ne voulaient pas financer. En France, il est protégé et soutenu financièrement par l'ACID (association du cinéma indépendant pour sa diffusion) créée en 1992.

Ce genre de film se caractérise par le budget minime sur lequel il repose, de quelques milliers de dollars à 15 ou 20 millions contre 100 millions de dollars pour une superproduction hollywoodienne. Le coût est intrinsèquement lié à la liberté de la création artistique. En effet, un budget important impose la recherche de rentabilité. Le film produit n'est autre qu'un produit d'appel tenu de répondre à des impératifs imposés par le public. L'action et la vitesse primant sur l'histoire.

pulp_fiction.jpg
Les films indépendants bénéficient d'un champ d'activité plus large en matière d'expression artistique et personnelle. Ils sont libres de mettre l'accent sur les personnages et l'histoire racontée, privilégiant l'originalité se souciant moins de la rentabilité commerciale. Cela explique le nombre grandissant de récompenses perçues par ce genre de productions. Pulp Fiction de Quentin Tarantino par exemple reçu la palme d'or à Cannes en 1994. Ledit film réalisa 100 millions de dollars de recettes ce qui engendra une prise de conscience sur la rentabilité potentielle du cinéma indépendant.

Nombre de studios hollywoodiens se sont par la suite dotés de sections indépendantes (Fox Searchlight, Warner Independent Pictures, Universal Focus et Sony Pictures Classics, entre autres).  Des gros budgets et des stars célèbres sont attribués à ces films et les scénarios produits sont ceux refusés par les principaux studios hollywoodiens car atypiques. Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valérie Faris provient d'un tel studio. Il a reçu une nomination aux oscars pour le meilleur film et l'oscar du meilleur scénario en février 2007.

Sarah Arias

Le label capitale européenne de la culture

logo-2013-noir.jpg
Vous connaissez tous le Label « Capitale européenne de la culture », ou plutôt le concept qui s'y attache? Non ?
Le concept est lancé par l'Union Européenne, à l'initiative de la ministre grecque de la Culture Melina Mercouri. Le but est de rapprocher les citoyens de l'Union Européenne et favoriser le rapprochement entre les cultures et les peuples. Le principe est simple : chaque année, un pays membre de la Communauté Européenne aura l'honneur d'accueillir la Capitale européenne de la Culture. Ajoutons, toutefois, que les règles du jeu ont changés depuis 2005 permettant  à deux pays membres de se partager le fameux label.  En tant que « Capitale européenne », la ville accueillera toutes les manifestations artistiques et culturelles de l'année.
Le calendrier des événements est bouclé jusqu'en 2019. En 2013, l'un des pays choisis est  la France avec Lyon comme ville candidate.

Pour plus d'infos: cliquez ici

La Loire : fleuve confident d'Olivier Debré

olivierdebre.jpg
S'il est un Debré qui porte haut et fort les couleurs de la France dans le monde, c'est bien Olivier, l'un des peintres les plus talentueux et les plus prestigieux que la France ait produits dans la seconde moitié du dernier siècle, qui est la période où il exerça ses talents.

Source d'inspiratio intarissable, la Loire livre ses secrets à qui sait l'observer. Et le peintre Olivier Debré était de ceux-là. Dès les années 1960, et jusqu'à la fin des années 1990 qui marquèrent sa disparition, cette figure majeure de l'abstraction lyrique venait se ressourcer sur ses rives. Une cinquantaine de ses oeuvres - dessins et peintures - témoignent de l'interprétation singulière qu'il faisait de ces paysages.

C.S.

Olivier Debré - Paysages de la Loire, jusqu'au 11 mai, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, 1 rue Fernand Rabier, Orléans, (45) 002 38 79 21 55.


 

Le festin d'la Drienne

festin.jpg
Une  création de l'Epallle Théâtre Compagnie de et par Jean-Luc Epallle

En une heure et demie de spectacle, la Tatan Drienne nous livre une leçon de vie, un cours d'étymologie, un concentré de bon sens et quelques recettes savoureuses.

Quand on n'a pas pu voyager «plus que la queue d'un veau», on voyage dans sa tête, dans son quartier, dans ses souvenirs. Ceux d'Adrienne sont peuplés de personnages attachants : le Macaronis, les Polacks, les Escargots y côtoient Sidis et Tirailleurs Sénégalais d'origine auvergnate. Tous ces souvenirs s'embaument aux parfums des recettes du grand festin métaphorique et roboratif, servi sur scène d'abord, et ensuite dans les assiettes... Seule concession à la tradition, ça finit encore et toujours par des chansons.

C.S.

Le festin d'la Drienne, 14, 21, 22, 23 mars, à L'autre Lieu Théâtre, 31 rue Jean Jaurès, 42150 La Ricamarie, réservations et informations au 04 77 21 93 63, www.autrelieu.fr.