Francis Cabrel : passé de mode?!
Certes. Finis les textes inspirés, la littérature chantée... Place a la décadence musicale, aux « boum, boum, boum » retentissants et autres rythmes endiablés qui servent de prétexte a une accumulation de déhanchements adolescents.
Les mots de Cabrel sont pourtant des drogues douces et amères qui viennent panser des blessures secrètes. Poésie fredonnée d'histoires d'amour déchu qui réveille en nous triste mélancolie. Une force d'interprétation marquée de justesse insufflant espoir.
Mais à l'ère de la consommation rapide, « on prend-on jette » aussi vite que l'exige nos désirs capricieux. L'utile, comme agrément éphémère, prend la place de la beauté transcendantale de l'art humble. Cabrel ? Oubliez-le...Consommez !
Sarah Arias
