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Ferarock : la fédération des radios rock indépendantes

logo_ferarock.jpgUN CONTRE-POUVOIR POUR UN MONDE NON NORMALISE

La Fédération des radios rock indépendantes a été créée à Rennes en 1990. Elle compte aujourd'hui pas moins de 28 stations dans son réseau, dont quatre à l'étranger. Un réseau qui permet notamment de faire émerger des artistes an niveau national. Une nouvelle manière de percevoir les musiques actuelles dans cette période de monopolo-globalisation massive.

L'aventure a débuté en 1990 lors d'un festival «les Etats du Rock» à Montpellier. Les responsables des radios, prenant conscience qu'ils travaillaient la même matière, les musiques indés et alternatives, ont alors constitué cette fédération pour être mieux identifiés et repérés par leurs interlocuteurs. Après plusieurs années d'existence, Ferarock est devenu un interlocuteur privilégié des labels et maisons de disque pour la promo de leurs artistes.

Rock est entendu dans sa forme la plus large : est rock ce qui est alternatif, underground, hard-core, hip hop, électro, noise, soul ou reggae. Ferarock regroupe finalement des «généralistes» de l'underground, et se veut un «rempart contre une harmonisation de la culture galopante», afin de défendre la diversité culturelle telle qu'elle est décrite dans la charte de l'UNESCO.

Les critères d'adhésion à la fédération sont précis : une radio Ferarock doit consacrer 80 % de son antenne aux musique actuelle. Elle doit travailler en corrélation avec les acteurs culturels de son territoire, salles, associations, artistes, collectivités, condition sine qua non pour qu'elle se prévale du statut de «radio de découverte».

La crise du disque pousse les majors-disc à ne surtout pas favoriser les signatures d'artistes, surtout ceux labellisés «en émergence». On s'oriente évidemment vers la moindre prise de risque. Il y a quinze ou vingt ans, il suffisait à une maison de disque de produire un disque «rentable» sur dix pour pérenniser son activité. Cela permettait de donner à certains jeunes artistes leur chance de «pousser». Aujourd'hui ce n'est plus le cas du tout. Il n'y a plus rien à espérer des majors. Le disque n'est plus leur priorité. La découverte encore moins. La diversité musicale se trouve ailleurs, sur les antennes de Ferarock bien sûr, et via une multitude de petits labels spécialisés qui font vivre leurs «niches» musicales auprès d'un public de spécialiste.

C.S.

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