It's a free world
Alors les copines cet après midi on se fait un ciné? Ouai super, en route pour le film de Ken Loach!
Après le percutant « sweet sixteen » et le grandissime « Just a kiss », revoilà notre réalisateur oscarisé de la palme d'or. Deux filles montant leur cabinet de recrutement, cela semble banal à la lecture du synopsis. N'en déplaise aux internautes, il ne faut point s'y fier. Très vite, nous découvrons l'univers des intérimaires, multipliant les contrats à la journée, à la semaine ou au mois. Travail ingrat reservé à ces immigrés avec ou sans visa. Et là où la misère des uns crée la richesse des autres, la frontière entre son bien être et celui d'autrui devient floue. Voilà la question qui m'a fait bondir après avoir vu ce film : comment peut on vendre son âme au diable pour une poignée de livres sterling? C'était juste après avoir lu les remerciements de fin de film, destinés aux agences de recrutements, et je cite « ayant témoigné mais ne souhaitant pas être nommée ».
Elise Chaffraix
