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Cinéma indépendant : le refus hollywoodien exploité

Les films français ont connu un succès croissant dans les années 1950-1960 sur la scène mondiale lorsque les cinéphiles ont ressenti le besoin de vivre des expériences cinématographiques nouvelles. Ces vingt dernières années, le cinéma indépendant s'est développé. Il a pris forme notamment lorsque des réalisateurs audacieux ont produit à leur compte des films que les studios hollywoodiens ne voulaient pas financer. En France, il est protégé et soutenu financièrement par l'ACID (association du cinéma indépendant pour sa diffusion) créée en 1992.

Ce genre de film se caractérise par le budget minime sur lequel il repose, de quelques milliers de dollars à 15 ou 20 millions contre 100 millions de dollars pour une superproduction hollywoodienne. Le coût est intrinsèquement lié à la liberté de la création artistique. En effet, un budget important impose la recherche de rentabilité. Le film produit n'est autre qu'un produit d'appel tenu de répondre à des impératifs imposés par le public. L'action et la vitesse primant sur l'histoire.

pulp_fiction.jpgLes films indépendants bénéficient d'un champ d'activité plus large en matière d'expression artistique et personnelle. Ils sont libres de mettre l'accent sur les personnages et l'histoire racontée, privilégiant l'originalité se souciant moins de la rentabilité commerciale. Cela explique le nombre grandissant de récompenses perçues par ce genre de productions. Pulp Fiction de Quentin Tarantino par exemple reçu la palme d'or à Cannes en 1994. Ledit film réalisa 100 millions de dollars de recettes ce qui engendra une prise de conscience sur la rentabilité potentielle du cinéma indépendant.

Nombre de studios hollywoodiens se sont par la suite dotés de sections indépendantes (Fox Searchlight, Warner Independent Pictures, Universal Focus et Sony Pictures Classics, entre autres).  Des gros budgets et des stars célèbres sont attribués à ces films et les scénarios produits sont ceux refusés par les principaux studios hollywoodiens car atypiques. Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valérie Faris provient d'un tel studio. Il a reçu une nomination aux oscars pour le meilleur film et l'oscar du meilleur scénario en février 2007.

Sarah Arias

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