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Sunday on ice

holidayonice.jpgHoliday on ice
était à Lyon ce week-end pour deux représentations à la Halle Tony Garnier. Ces as des patins ont présenté au public lyonnais un magnifique spectacle rempli en couleurs, en joie, en figures, en sauts, en portés tous plus époustouflants les uns que les autres...
Ces prodiges patinent autour de plusieurs thèmes, tous particuliers et distincts les uns des autres. Le premier thème abordé est celui des celtes : les patineurs se sont approprié les pas rapides et réguliers des danseurs de claquettes. Puis des lumières vertes et bleues s'entremêlent pour créer une atmosphère autour des marais et de leurs habitants : grenouilles, libellules, fleurs, nénuphars... Habilement, les patineurs ont créé le lien avec le monde chinois : un dragon et des samouraïs sont apparus à travers un rideau de fumée. Nous avons découvert tout un monde de fantaisie, d'humour et de nouveautés.
Après un entracte bien mérité, les patineurs ont soufflés un air de fame sur la glace : la patinoire a pris des couleurs et s'est embrasé sur des airs pop, disco... de nouveau, un nouveau thème a fait surface. Les indiens et leurs aigles ont envahi la glace. Des duos ont finement amené le gala final. Tous très élégants, les patineurs sont venus salués le public qui a acclamé cette véritable troupe de sportifs et artistes de haut niveau.
Si vous avez raté ce magnifique spectacle, ne vous inquiétez pas, holiday on ice revient l'année prochaine avec un nouveau spectacle pour éblouir nos yeux.

Laurène Meyer & Julien Bouché

Plus ou mieux de festivals en France

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Comme tous les événements, un festival a besoin de ressources financières afin de mettre en place ses structures, de payer les cachets des artistes et bien d'autres frais.
Pour cela, le « manager » d'un festival doit cumuler autofinancement partenariats publics et partenariats privés.
Pour ce qui est des partenariats publics, la part des départements est de 26%, celle des municipalités et des intercommunalités est de 21%, celle des régions de 21% également.
Les fonds privés et le mécénat constituent des tendances fortes et leur part représente 15% du budget global des festivals en France
La recherche d'un mécénat ou d'un sponsoring reste difficile et les résultats de la loi d'incitation au mécénat de 2003 n'a que modérément produit des effets favorables.
Dans ce contexte, les entreprises demandent une contrepartie, notamment l'organisation de concerts privés ou de mise à disposition de places.   
Avant de démarcher des sponsors, il faut connaître son projet et penser à son interlocuteur, ses attentes, ses préoccupations. Une entreprise doit trouver des intérêts à se montrer généreuse. Selon Charles Robillard, responsable des partenariats pour le Printemps de Bourges, une société a cinq raisons de se mettre en lien avec un festival. La valorisation de son image, la crédibilisation de son discours par rapport aux publics cibles, la conduite d'opérations de relations publiques pour ses clients, le développement de sa communication interne et la possibilité de présenter un produit ou service spécifique.
Pour décrocher ces partenariats, un commercial doit toujours développer un argumentaire montrant à l'entreprise ce qu'elle peut en retirer, d'où l'importance d'une bonne information sur la fréquentation du public et les retombées médiatiques.
Si la fréquentation des festivals a globalement augmenté, un petit nombre seulement concentre quasiment la moitié des audiences.
Les festivals sont confrontés à des enjeux économiques qui passent par une plus grande professionnalisation pour pérenniser les subventions publiques, pour commercialiser les produits liés et pour augmenter la diversification du public.
De plus la crise de l'intermittence pose le problème du développement des festivals alors que ceux-ci sont actuellement près de 1800 aujourd'hui recensés.
Alors, moins de festivals, mieux de festivals ? C'est le débat engagé par de nombreux intervenants dont l'objectif est de faire émerger des expériences communes et de soutenir la production artistique.          
Nous obtiendrons peut être un début de réponse au moment du bilan de la saison 2008-2009. En attendant, bon festival à tous.

Jean-Michel Mandin.

Les jeux vidéo, un marché qui explose !!

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Phénomène récent, le jeu vidéo est né en 1972, avec la création de Pong, par Nolan Bushnell, également fondateur d'Atari. Surtout présents dans les cafés arcades à cette époque, les jeux vidéo étaient très prisés des lycéens et des étudiants qui se réunissaient pendant leur temps libre pour s'affronter à Space War.
En 30 ans, le marché à littéralement explosé et, les consoles ont envahi nos foyers. Qui n'a jamais joué à Mario ? Qui n'a jamais demandé un jeu vidéo ou la console dernier cri pour noël ? Le jeu vidéo est devenu le marché le plus important du secteur des loisirs avec un chiffre d'affaires s'élevant à 12,5 milliards de dollars en 2006 aux Etats-Unis, comparé à celui de la bande dessiné qui n'était que de 298 millions d'euros. D'ailleurs, le chiffre d'affaires des jeux vidéo a même réussit à dépasser celui du cinéma en 2004.
Les jeux vidéo sont considérés aujourd'hui comme étant un vrai phénomène culturel, dans la mesure où ils sont d'une part de plus en plus présents dans la vie des gens et qu'ils font partie du budget de plusieurs foyers. En effet, le taux d'équipement des PC par foyers augmente considérablement pour s'établir à 45% en 2004. Quant aux consoles de jeu, elles sont présentes dans plus d'un foyer sur 4. D'autre part, tous les domaines de la culture se retrouvent dans les jeux vidéo, que ce soient les héros de bandes dessinées (Astérix et Obélix, Lucky Luke), ou les héros littéraires tels que Harry Potter et ses amis. Même les films sont adaptés en jeux vidéo : le monde de Narnia, Enter the Matrix, etc.
Le jeu vidéo est donc partout et, le marché n'est pas prêt de s'effondrer d'autant plus que l'arrivée des casual games (jeux très simples dont le temps de partie est court) prévoit un chiffre d'affaires de 2 milliards de dollars en 2008 rien qu'aux Etats-Unis !

Elodie Testa

Cinéma indépendant : le refus hollywoodien exploité

Les films français ont connu un succès croissant dans les années 1950-1960 sur la scène mondiale lorsque les cinéphiles ont ressenti le besoin de vivre des expériences cinématographiques nouvelles. Ces vingt dernières années, le cinéma indépendant s'est développé. Il a pris forme notamment lorsque des réalisateurs audacieux ont produit à leur compte des films que les studios hollywoodiens ne voulaient pas financer. En France, il est protégé et soutenu financièrement par l'ACID (association du cinéma indépendant pour sa diffusion) créée en 1992.

Ce genre de film se caractérise par le budget minime sur lequel il repose, de quelques milliers de dollars à 15 ou 20 millions contre 100 millions de dollars pour une superproduction hollywoodienne. Le coût est intrinsèquement lié à la liberté de la création artistique. En effet, un budget important impose la recherche de rentabilité. Le film produit n'est autre qu'un produit d'appel tenu de répondre à des impératifs imposés par le public. L'action et la vitesse primant sur l'histoire.

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Les films indépendants bénéficient d'un champ d'activité plus large en matière d'expression artistique et personnelle. Ils sont libres de mettre l'accent sur les personnages et l'histoire racontée, privilégiant l'originalité se souciant moins de la rentabilité commerciale. Cela explique le nombre grandissant de récompenses perçues par ce genre de productions. Pulp Fiction de Quentin Tarantino par exemple reçu la palme d'or à Cannes en 1994. Ledit film réalisa 100 millions de dollars de recettes ce qui engendra une prise de conscience sur la rentabilité potentielle du cinéma indépendant.

Nombre de studios hollywoodiens se sont par la suite dotés de sections indépendantes (Fox Searchlight, Warner Independent Pictures, Universal Focus et Sony Pictures Classics, entre autres).  Des gros budgets et des stars célèbres sont attribués à ces films et les scénarios produits sont ceux refusés par les principaux studios hollywoodiens car atypiques. Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valérie Faris provient d'un tel studio. Il a reçu une nomination aux oscars pour le meilleur film et l'oscar du meilleur scénario en février 2007.

Sarah Arias

Le label capitale européenne de la culture

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Vous connaissez tous le Label « Capitale européenne de la culture », ou plutôt le concept qui s'y attache? Non ?
Le concept est lancé par l'Union Européenne, à l'initiative de la ministre grecque de la Culture Melina Mercouri. Le but est de rapprocher les citoyens de l'Union Européenne et favoriser le rapprochement entre les cultures et les peuples. Le principe est simple : chaque année, un pays membre de la Communauté Européenne aura l'honneur d'accueillir la Capitale européenne de la Culture. Ajoutons, toutefois, que les règles du jeu ont changés depuis 2005 permettant  à deux pays membres de se partager le fameux label.  En tant que « Capitale européenne », la ville accueillera toutes les manifestations artistiques et culturelles de l'année.
Le calendrier des événements est bouclé jusqu'en 2019. En 2013, l'un des pays choisis est  la France avec Lyon comme ville candidate.

Pour plus d'infos: cliquez ici

So nice, so smart, Juno

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L'histoire est celle d'une adolescente enceinte, Juno, qui part à la recherche de parents adoptifs pour l'enfant qu'elle compte abandonner à la naissance.  Le récit pouvait être traité de bien des manières, notamment mélodramatiques mais Jason Reitman porte son choix sur des dialogues francs et sincères. Ils servent des personnalités excentriques dont le flot de paroles est marqué d'humour aigre doux.

Au centre des attentions se tient donc une adolescente de 16 ans incarnée par Ellen Page. Il est rare de trouver au cinéma un personnage au parler aussi direct dont la pertinence et la maturité placent le rôle loin des stéréotypes des « teenagers américains ».  Suivre son évolution est un délice pour quiconque recherche un instant de détente subtile.

Juno a été couvert de récompenses et il semblerait que ce ne soit pas fini. Après sa victoire comme meilleur film au festival de Rome, il se voit gratifié de 4 nominations aux Oscars. Il est présenté comme le film indépendant de l'année, comédie légère qui évite avec aisance le gouffre du superficiel.

Le budget du film était de 2,5 millions de dollars, ce qui est bien moins important que les budgets distribués aux productions hollywoodiennes. La particularité du cinéma indépendant est de bénéficier d'un apport monétaire moindre et de privilégier liberté artistique et innovation dans les choix de réalisation, de production, etc.

Sarah ARIAS
Juno, réalisé par Jason Reitman
Sortie en salle le 5 décembre 2007

Des avancées marquantes sur la lutte contre la piraterie en ligne

La lutte contre la piraterie en ligne s'intensifie. Aves la mission Olivennes et l'accord de la CNIL, d'importants progrès sont enregistrés. En effet, un mémorandum d'accord qui associe les FAI (fournisseurs d'accès Internet), les ayants droit de la musique, du cinéma et de l'audiovisuel, et les pouvoirs publics a été signé à l'Elysée le 23 novembre 2007 en présence du président de la République. Cet accord interprofessionnel devrait trouver sa traduction législative et réglementaire avant l'été 2008 et se traduire par une avancée significative en la matière.

A l'issue de la mission qui lui avait été confiée par Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, en vue de promouvoir la lutte contre le téléchargement illicite et le développement des offres légales d'oeuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques, Denis Olivennes propose quatre mesures principales :

- la mise en place d'un mécanisme de responsabilisation des abonnés, allant de l'avertissement jusqu'à la résiliation de l'abonnement, sur initiative des ayants droits ;

- l'attribution de pouvoirs et de moyens effectifs à une Autorité administrative chargée de la mise en oeuvre du filtrage par les FAI dans un délai de 24 mois ;

- l'abandon des DRM pour les services de téléchargement à la demande dès lors que ces DRM ne permettent pas l'interopérabilité.

Par ailleurs, la SACEM vient d'obtenir de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) début décembre 2007 l'autorisation de mettre en oeuvre des moyens techniques qui lui permettront tout à la fois de suivre la circulation des oeuvres sur Internet, en vue d'avoir une vision statistique du piratage et, le cas  échéant, d'alerter cette future autorité en cas de nécessité. Ces mesures représentent un premier pas majeur pour la défense des droits des créateurs et éditeurs sur Internet.

C.S.

La culture au service du tourisme et de la relance économique

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Depuis 2002, la communauté d'agglomération de Saint-Etienne Métropole a choisi le site Le Corbusier de Firminy pour asseoir son rayonnement culturel et touristique. L'église Saint-Pierre est devenue un équipement communautaire parce qu'il répondait aux trois critères de rareté, de notoriété internationale de l'architecte, et de capacité à favoriser la programmation d'un développement culturel.

A ce moment-là, l'agglomération construisait son positionnement autour des thèmes de la modernité et du design. Le site s'intégrait aisément au dispositif en place à travers le triptyque constitué par le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne - deuxième collection de France juste derrière Beaubourg -, la future Cité du Design et le site lui-même. Un ensemble cohérent qui fonctionne bien en terme d'identité et d'image, mais également d'un point de vue touristique, avec une offre claire et attractive pour développer du tourisme culturel et urbain. Il se différencie des autres territoires en tant que destination originale, facilitant le repérage. Si Saint-Etienne dispose d'autres atouts, notamment de parcs naturels ou d'un patrimoine varié, ces aspects sont sans doute moins faciles à faire valoir de manière spécifique.

 

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La mise en tourisme du site est l'affaire de l'Office de Tourisme de la Métropole qui gère la politique marketing, la communication, la billetterie, l'accueil, le site proprement dit, l'événementiel. Le contenu culturel et scientifique est suivi par la Direction des Grands Equipements de la Métropole, en lien avec le Musée d'Art Moderne, ce qui garantit la crédibilité scientifique du projet au travers des expositions proposées par le centre d'interprétation dans les différents lieux du site.

Le principal souci des responsables, et notamment de Norbert Crozier, chef de projet pour le site Le Corbusier à la Métropole : rapprocher les dimensions touristique et culturelle en évitant tout cloisonnement. Nombreux sont en effet les enjeux communs : développer l'image de l'agglomération, attirer des visiteurs, donner des clés de compréhension au grand public, sans remettre en cause le travail de fond effectué par les spécialistes.

C.S.

La môme Cotillard rafle tous les prix

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A l'occasion de la 80ème cérémonie des Oscars qui s'est déroulée dimanche 24 février à Los Angeles, Marion Cotillard a décroché l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans la Môme. Une récompense de plus et un parcours inégalé pour notre frenchie puisqu'elle a reçu le Golden Globe, le César Français et le Bafta britannique pour son interprétation exceptionnelle de la chanteuse Edith Piaf.
Le film d'Olivier Dahan a également remporté l'Oscar du meilleur maquillage pour le travail de Didier Lavergne.
Un magnifique doublé donc pour le cinéma français.
A noter également que cet Oscar de la meilleure actrice est le premier pour une comédienne française depuis Simone Signoret en 1960, mais pour son rôle en anglais dans le film, Les Chemins de la Haute Ville.

Comment passer à côté du premier prix en trois étapes ?

Vous vous l'êtes toujours demandé... aujourd'hui, ArTyTuDe vous ouvre les portes du secret !
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Etape 1 :
Etre passionné un max, déborder d'envie de voir son travail récompensé (hé oui, tout travail mérite salaire), passer le plus clair de son temps à s'investir dans sa passion, peindre toujours, encore, sans cesse...
Etape 2 :
Faire sécher l'œuvre, négocier ou marchander le prix du vernissage, dérober quelques sous dans le porte monnaie de maman pour pouvoir se payer les frais de port, captiver l'attention de Théodore (le boulet de la classe qui vous voue un amour farouche) afin qu'il vous emmène en voiture au lieu de la récompense (car le train c'est hors budget). Se rendre donc à Albertville tout émoustillé de savoir que vous faites parti des cinq candidats encore en lice... D'ailleurs les concurrents, une nénette qui a reproduit une Ferrari (la classe, hein ?), un vieux de 25 ans faisant les Beaux arts proposant sur une toile gigantesque... le Titanic, et vous sorti de la campagne avec votre toile quelque peu voilée.
Etape 3 :
Aucun doute, ils ne font pas le poids, le prix est pour vous. Vous êtes jeune, créatif, plein d'entrain. Le jury semble impressionné. Pourtant, pas de chance ! Le prix est décerné au type des Beaux arts : normal quoi. « La récompense (qui s'élève à un petit millier de francs) lui servira plus ».
Etape 4 de la recette en 3 étapes :
Se dire que, outre le fait que vous êtes meilleur que lui de toute façon, votre art vous est propre, qu'il n'est pas fait pour plaire mais davantage pour être compris.
R.B

Rousseau qui ?

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On rit, on s'attache : l'homme a ses faiblesses. L'ami de Franck Dubosc est lui aussi un adepte du one man show. La danse, le chant et l'humour, combinés en un seul homme, c'est possible. Dans une petite salle, c'est un public qu'il faut conquérir. Quoique, je suis déjà une grande fan de ce Rico Chico, sex symbol un peu tordu. A retenir : le déhanché qui va faire fureur dans les boites de nuit « hype », et nombreuses autres astuces pour déceler les petites tordues que nous sommes, nous les filles. La définition des fruits selon un mangeur d'hamburgers, au milieu de ces régimes après fêtes, vous fera oublier ces fruits
en forme d'oeil humain. Une petite idée? Je vous laisse deviner.
En tout cas, j'espère que vous avez pris vos places pour le 13 février, 20H30 à la Bourse du travail. Le rendez vous a été donné.

Elise Chaffraix

Utopia 2008 : un concentré de culture rhonalpine

Et de huit ! Le nouvel Utopia, guide Rhôna-Alpes culture vient de sortir. Cette mosaïque d'articles sur tous les aspects de la culture régionale porte cette fois son regard hors des limites du territoire politique auquel il se consacre officiellement, en faisant un gros plan sur Marseille, son art et sa poésie, Nice, «belle et culturelle», et Paris avec ses incontournables. On y retrouve toujours les rubriques auxquelles son créateur, le fameux Lucien Mazenod, nous a habitués : spectacle vivant, musiques, théâtre, danse, festivals, arts plastiques, design, patrimoine, portraits d'artistes, cahier littéraires, et une brève incursion au Rwanda.

 

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Riche, dense, foisonnant, le guide Utopia est en vente dans toutes les bonnes librairies. Il sera présenté le 15 février à 18 heures au restaurant bistrot Dedans Dehors, 3 place du petit collège, dans le 5e (quartier Saint-Jean), avec le concours d'Hervé Cligniez, clarinettiste, de Philippe Péatier, direction musicale, et des Rencontres Musicales en Loire avril 2008. Utopia a été réalisé avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Rhône-Alpes.

C.S.

 

Tu fais sûrement partie du lot !

« On les appelle bourgeois bohèmes ou bien bobos pour les intimes » Renaud
Définition:

les-bobos.gifBourgeois:
  conservateur, conformiste, fermé à la littérature et aux arts.
Bohèmes:  mener une vie irrégulière et désordonnée.
Pppppfffff quel bordel!

Alors si même les dictionnaire s'y mettent, on est pas sorti. Mais officiellement c'est une nouvelle catégorie sociale. En définition c'est pas très clair puisqu'ils veulent être comme personne, mais à repérer, c'est chose bien plus aisée...

C'est un peu la gauche caviar si vous voulez... mais ça n'empêche pas certains d'être de droite non plus. Quoi qu'il en soit, les 2 appellations ont une connotation péjorative. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, comme dirait l'autre.
Ça crache sur la mondialisation et la consommation, mais ça gagne 10000 par mois. Collec d'été Agnès b. dans la penderie, Audi A5 dans le garage, mais Libé sur la table de chevet et poster de Sartre dans la chambre à coucher. A n'y rien comprendre.
Zadig et Voltaire de la tête au pied , qu'ils lisent parallèlement, absinthe et gros pète le samedi soir, mais revendiquent leurs idéos gaucho syndicalo aux cotés des cheminots dans la manif du lundi matin. Contradiction permanente! C'est peut être la raison pour laquelle, être bobo, est si mal perçu de nos jours, ce coté faux derche.

La première règle du bobo est: ne jamais dire qu'on est bobo

1er commandement : ne jamais faire comme monsieur tout le monde!
Il est impératif de se différencier de cette masse informe que forme la populace. Très souvent  avant-gardiste en matière de mode, ils exploitent le moindre filon qui pourrait les détacher des autres. Ne jamais faire comme tout le monde, et vite changer quand tout le monde le fait.
En clair, on ne nait pas bobos, on le devient. Le bobo prend aussi très au serieux les malheurs des ptites gens, et préfère acheter chez l'indien sa bouteille de manzana à 37€ au lieu des 8€ affichés à Leclerc. Il faut bien faire vivre le commerce de proximité que diable!
C'est plus un mode de vie qu'une philosophie.

Vous l'aurez compris, ce sont des gens pas très appréciés et souvent critiqués.
C'est sûrement pourquoi je refuse de les casser, puisque tout le monde le fait...
Eh oui, il en faut bien de partout, même dans le blog de l'école.

Yann Cazavet

Qu'est-ce qui est contemporain et qui a connu une cote en hausse de 440% ?

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Une hésitation ?
C'est tout humblement la cote de l'artiste Andy Warhol... et ce en l'espace de dix petites années ! Une question vous oppresse ? Comment évaluer sa cote de popularité ? La réponse en chiffres : le leader américain de la vente aux enchères Christie's a vendu un portrait d'Elizabeth Taylor, Liz, à 21 millions de dollars. Vos yeux commencent à crépiter ? C'est sûrement que l'industrie des produits artistiques semble similaire à une étouffante pompe consommatrice. Quel paradoxe quand on sait que ce qui différencie l'art de la technique est la consommation... Le constat nous force à remarquer que les ventes d'art contemporain ne sont pas asservies par la crise financière. Phénomène qui laisse réfléchir à l'heure où l'on parle de récession déconcertante. La question est alors de savoir si le fait d'investir dans des œuvres artistiques contribuerait à relancer économie. Conseil malin (ou délit d'initié) : Rothko, Bacon, Warhol et Matisse sont au plus haut...
R.B

Ferarock : la fédération des radios rock indépendantes

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UN CONTRE-POUVOIR POUR UN MONDE NON NORMALISE

La Fédération des radios rock indépendantes a été créée à Rennes en 1990. Elle compte aujourd'hui pas moins de 28 stations dans son réseau, dont quatre à l'étranger. Un réseau qui permet notamment de faire émerger des artistes an niveau national. Une nouvelle manière de percevoir les musiques actuelles dans cette période de monopolo-globalisation massive.

L'aventure a débuté en 1990 lors d'un festival «les Etats du Rock» à Montpellier. Les responsables des radios, prenant conscience qu'ils travaillaient la même matière, les musiques indés et alternatives, ont alors constitué cette fédération pour être mieux identifiés et repérés par leurs interlocuteurs. Après plusieurs années d'existence, Ferarock est devenu un interlocuteur privilégié des labels et maisons de disque pour la promo de leurs artistes.

Rock est entendu dans sa forme la plus large : est rock ce qui est alternatif, underground, hard-core, hip hop, électro, noise, soul ou reggae. Ferarock regroupe finalement des «généralistes» de l'underground, et se veut un «rempart contre une harmonisation de la culture galopante», afin de défendre la diversité culturelle telle qu'elle est décrite dans la charte de l'UNESCO.

Les critères d'adhésion à la fédération sont précis : une radio Ferarock doit consacrer 80 % de son antenne aux musique actuelle. Elle doit travailler en corrélation avec les acteurs culturels de son territoire, salles, associations, artistes, collectivités, condition sine qua non pour qu'elle se prévale du statut de «radio de découverte».

La crise du disque pousse les majors-disc à ne surtout pas favoriser les signatures d'artistes, surtout ceux labellisés «en émergence». On s'oriente évidemment vers la moindre prise de risque. Il y a quinze ou vingt ans, il suffisait à une maison de disque de produire un disque «rentable» sur dix pour pérenniser son activité. Cela permettait de donner à certains jeunes artistes leur chance de «pousser». Aujourd'hui ce n'est plus le cas du tout. Il n'y a plus rien à espérer des majors. Le disque n'est plus leur priorité. La découverte encore moins. La diversité musicale se trouve ailleurs, sur les antennes de Ferarock bien sûr, et via une multitude de petits labels spécialisés qui font vivre leurs «niches» musicales auprès d'un public de spécialiste.

C.S.

It's a free world

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Alors les copines cet après midi on se fait un ciné? Ouai super, en route pour le film de Ken Loach!
Après le percutant « sweet sixteen » et le grandissime « Just a kiss », revoilà notre réalisateur oscarisé de la palme d'or. Deux filles montant leur cabinet de recrutement, cela semble banal à la lecture du synopsis. N'en déplaise aux internautes, il ne faut point s'y fier. Très vite, nous découvrons l'univers des intérimaires, multipliant les contrats à la journée, à la semaine ou au mois. Travail ingrat reservé à ces immigrés avec ou sans visa. Et là où la misère des uns crée la richesse des autres, la frontière entre son bien être et celui d'autrui devient floue. Voilà la question qui m'a fait bondir après avoir vu ce film : comment peut on vendre son âme au diable pour une poignée de livres sterling? C'était juste après avoir lu les remerciements de fin de film, destinés aux agences de recrutements, et je cite « ayant témoigné mais ne souhaitant pas être nommée ».

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Elise Chaffraix

Synkrone : St Etienne en temps réel

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Nouveau venu dans le paysage médiatique rhône-alpin : Synkrone, un hebdo culturel de 16 pages pour découvrir les actualités culturelles stéphanoises. Distribué partout où il le peut - bars, boîtes, restaurants, mais aussi boulangeries et commerces de quartier, ce gratuit se veut essentiellement dédié à l'annonce de spectacles et de films, mais aussi ouvert sur les autres domaines de la culture locale.

L'excellent graphiste Marc Chassaubéné a concocté pour la première édition une maquette tonique, souple, percutante, qui favorise l'identification des articles et la lisibilité. Le thème de ce numéro : Le Fil. « Pour son premier numéro, explique-t-il, Synkrone est allé à la découverte du Fil, dont le nom familier va vite entrer dans le langage quotidien des Stéphanois. Cette nouvelle salle, la première du genre dans la région, vient combler un manque criant pour les musiciens locaux comme pour les amateurs de musiques dites « actuelles ». Prévue sur trois jours, l'inauguration du lieu mérite le détour : nous vous proposons un guide, en forme de clin d'œil, pour faire votre choix dans le copieux programme de cet événement stéphanois. »

CS

La survie du chanteur : révolution !

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En même temps que les grèves des scénaristes d'Hollywood, une révolte contre EMI (éditeur discographique) illustre l'inquiétude des auteurs à l'époque de la numérisation.

Plus de budgets marketing exorbitants et un nouveau management basé sur la rentabilité et la production ! Fini la sécurité d'un salaire fixe à la fin du mois : désormais il faudra montrer un travail digne du salaire espéré tant pour les chanteurs ou directeurs artistiques...
Avec la chute libre des ventes de CD qui représentaient 80% du CA en 2006 et la musique en ligne sur I-Tunes, l'industrie musicale est en pleine crise et le signal d'alarme est enclenché depuis la révolte des artistes.
Robbie Williams, Coldplay, RadioHead  et bien d'autres se rendent compte du meilleur profit de leurs concerts plutôt que de la vente de leurs albums. Les artistes voient leurs revenus astronomiques s'éloigner dans le sillage et s'affolent autour de l'organisation des concerts « live » plus rentable.

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Butés, les artistes se verront dans le meilleur des cas proposer par les majors un nouveau système de partage de valeur. Dans le cas contraire une nouvelle révolution vers l'indépendance des artistes sera née.

L'époque dorée de la musique rock des enfants du baby-boom est révolue. Voici venue l'ère du numérique.

Aurélie Guimaraes

Designed by...

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Le salon Arts & Tendances qui regroupe des artisans d'art, des architectes d'intérieur, des designers, sera peut-être l'occasion d'acquérir l'œuvre d'un grand artiste en devenir. Si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous ferez quoiqu'il en soit pétiller votre créativité en découvrant des créations design mais ergonomiques ou des oeuvres improbables dans la lignée de l'escalier à marches triangulaires de G. Gustafson et M. Stahlbom !
 
Salon Arts et tendances du 8 au 10 Février 2008 à la Cité Internationale
 
Invitations sur www.artsettendances.com

Elodie Fevre

Forniquer en Californie

duchovny.jpgTV show américain
qui voit le jour en août dernier sur les écran des states, met en scène David Duchovny, alias Hank Moody. Ce dernier est un romancier en freestyle complet, accroc au cul et aux drogues, avec en prime une sacrée descente!(d'alcool). Il ne peut s'empêcher de dire ses 4 vérités aux gens de son entourage; vous l'aurez compris, Hank est autodestructeur.

La série se déroule en Californie, à Los Angeles, et comme son nom l'indique, tourne essentiellement autour de la fornication.
Hank a eu son heure de gloire en publiant un best seller il y a quelques années, mais depuis un petit bout temps, il est en cale sèche. Plus d'inspiration le mec...
Alors il décide de se soigner et s'auto-prescrit une ordonnance bien connue des écrivains: la picole, la dope et accessoirement la baise quand le reste n'altère pas son excitation, if you know what i mean...

 

Lire la suite "Forniquer en Californie" »

Comédie de St Etienne : quartiers d'hiver à Ambert

Avant de partir en tournée dans les départements de la Loire et de la Haute-loire entre le 8 et le 27 mars 2008, le Piccolo théâtre de la Comédie de Saint-Etienne envoie sa troupe en résidence à Ambert à partir du 19 février.

 

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Pour cette édition du 60e anniversaire, la pièce de Paul Fournel, Les Mains dans le ventre, a été retenue. Elle rend un hommage théâtral et drôle au personnage historique de Guignol. La mise en scène est signée Louis Bonnet et elle met à contribution Anthony Breurec, Shams El Karoui, François Font, Pauline Laidet, Antoine Sastre et, en alternance, Louis Bonnet et Jean-Pierre Laurent.

C.S.

Robbie fait dans le développement durable!

route.jpgRobbie Williams a trouvé une solution très écologique concernant ses disques invendus, (chiffrés à plus d'un million d'exemplaires quand même!). Ils vont en effet être recyclés dans plusieurs usines chinoises. Ce recyclage particulier concerne le surplus de l'album Rudebox. Une fois transformés les CDs fourniront de l'éclairage et de l'asphaltes notamment  pour les routes asiatiques.
Robbie Williams n'est pas seulement éco-citoyen il est également gréviste ! En conflit avec sa maison de disque EMI, Pour en savoir plus : L'industrie de "l'entertainement" irait-elle mal ? any comments ?

Marianne Faithful : un livre de volutes

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Anachronique ! Publier un livre de mémoires de Marianne Faithful dans notre époque anti-tabac, cela relève de l'acte le plus révolutionnaire qui soit. Et il faut, en plus, que cela se passe en Angleterre ! Où va le monde ?

Avec Mémories, dreams and reflections, celle qui fut l'égerie des Stones, l'amie de Cecil Beaton comme de Francis Bacon, celle qui scandalisa la Grande-Bretagne bien-pensante des années 60 et 70, et qui fut au coeur de scandales médiatiques liés au sexe et à la drogue, raconte son parcours personnel et professionnel, ses doutes et ses errances, le tout sur un ton direct et sans fard.

La maîtresse vieillissante mais tonique d'Intimité de Patrice Chéreau, la mamie branleuse du film plus récent Irina Palm, se révèle à nous comme une survivante. Autour d'elle, ses amis sont pour la plupart tombés un à un. Désormais sexagénaire, la grande dame au physique épaissi mais au regard toujours ravageur et au sourire carnassier continue d'écrire, d'enregistrer, de tourner sur les scènes du monde.

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Son livre est une bouffée d'air frais structuré comme le sont malgré elles les volûtes de fumée qui montent de sa cigarette. La pensée s'enroule, se déroule, se noue et se dénoue, comme l'esprit se joue des images, des rêves et des souvenirs, sans se soucier vraiment de l'absurde chronologie, qui n'est au fond qu'une vague illusion des hommes.

Memories, dreams and reflections, de Marianne Faithful, Fourth Estate Ed., London, 310 p.  17,99 livres sterling.

CS

Francis Cabrel : passé de mode?!

Certes. Finis les textes inspirés, la littérature chantée... Place a la décadence musicale, aux « boum, boum, boum » retentissants et autres rythmes endiablés qui servent de prétexte a une accumulation de déhanchements adolescents.

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Les mots de Cabrel sont pourtant des drogues douces et amères qui viennent panser des blessures secrètes. Poésie fredonnée d'histoires d'amour déchu qui réveille en nous triste mélancolie. Une force d'interprétation marquée de justesse insufflant espoir.

Mais à l'ère de la consommation rapide, « on prend-on jette » aussi vite que l'exige nos désirs capricieux. L'utile, comme agrément éphémère, prend la place de la beauté transcendantale de l'art humble. Cabrel ? Oubliez-le...Consommez !

Sarah Arias

Thomas Dutronc : espèce de fils de !

thomasdutronc.jpgThomas Dutronc
voit le jour en 1973 à Paris, à la suite d'une histoire de copulation entre Jacques Dutronc et Françoise Hardy. Niveau gueule, il part déjà avec un sacré avantage le mouflet.
Il se passionne d'abord pour la photographie puis découvre la musique de Django Reinhardt qui lui donne envie d'apprendre à jouer de la guitare à 18 ans.
Bon alors moi non plus je savais pas trop qui c'était ce Django. J'ai cherché, j'ai pas tout pigé,
mais en gros c'est un sacré loustique le bonhomme. Guitariste belge de jazz manouche qui reste un des musicien les plus respectés et influents de l'histoire du jazz.
Une sacré pointure dans le monde du jazz au final.
Forcément quand ton nom c'est Dutronc, tu parts avec un avantage dans la vie.
Mais faut pas le prendre pour un con le Tom quand meme! Mention très bien à son Bac S le fiston. Mais la bureaucratie n'est pas trop son rayon au pti.
Il préfère l'école de la vie et fait ses gammes au marché aux puces de Saint-Ouen, au coté des meilleurs musiciens de Jazz manouche. La musique ne le quittera plus.

 

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