Artytude, le blog Arts et Biens Culturels de l'ISEG Lyon

Artytude - Blog Culture : Arts plastiques

designartytude.jpgLes frères Humberto et Fernando Campanas, designers brésiliens, s'inspirent du système D utilisé par les habitants des favelas qui consiste à donner une seconde vie à du mobilier en lui greffant des objets ou des matériaux de récupération. Poupées, peluches et autres leur servent ainsi à (ré)inventer tout un univers coloré de mobilier dont la production se veut respectueuse de l'environnement. Le Sushi sofa, s'est ainsi vendu en 2007 aux enchères pour 250 000 $. Toujours en salle des ventes, un passionné a du débourser près de 50 000 $ pour acquérir une mixed banquette chair composée de peluches d'animaux (photo ci-dessous), une pièce phare du duo.

Miniature de l'image pour chaiseartytude.jpgLes grandes marques commencent aussi à s'intéresser aux créations décalées des Campanas. Ainsi en 2009, Lacoste leur a demandé de dessiner un polo, pour une série limitée, composé d'une kyrielle de crocodiles à l'image de la marque. Fort de leur succès dans le mobilier et le textile, les talentueux frères se lancent cette année 2010 dans l'architecture. C'est un défi raisonnable puisque Fernando a initialement une formation dans ce domaine. Ils ont en projet : le design intérieur de la boutique de chaussures Camper de New-York, du restaurant du musée d'Orsay à Paris et de diverses habitations d'heureux et aisés propriétaires.

Source : www.artprice.com

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Les-modernes-s'exposent.jpgGenre : cubisme-fauvisme-figuration réaliste-abstraction
Artiste : Picasso- Braque - Dubuffet - MatisseLes-demoiselles-d'Avignon_P.jpg

Cette exposition nous plonge dans le Paris de la Bohème (« Ensemble des écrivains, artistes qui vivent au jour le jour en marges des règles sociales », Dan FRANCKS) jusqu’à l’après-guerre (1920-1950) ; période durant laquelle le Salon des indépendants se scandalisait devant les œuvres de Picasso, Braque, Bacon, Dubuffet, Matisse, Dufy, Marinot, Marquet, Gontcharova, Larionov, Jawlensky, Gleizes, La Fresnaye, Hayden, Survage et bien d'autres encore.
 
Masque-Fang.jpgAujourd’hui leur incroyable génie n’est plus à prouver. Cette exposition illustre la rupture artistique qui a marqué cette époque :
• L’inspiration des arts primitifs
Renoncement à l’esthétique classique
• Economie des règles de perspective : cubisme

Nous pouvons dire qu’il y a un avant et un après les modernes.

Venez voyager avec ses artistes dans la recherche des formes et de la couleur. Retrouver les grands de cette époque et découvrez des artistes moins connus.

Cette exposition a été permise grâce :
• aux legs de Jacqueline Delubac (actrice française née à Lyon)
• aux prêts de la collection de la Société Générale
• aux Galeries
• aux Fondations
• aux Collectionneurs particuliers

Cette exposition est supervisée par Sylvie Ramond, Directrice du Musée des Beaux Arts de Lyon. Exposition exceptionnelle qui regroupe près de 200 œuvres dont en grande partie de la collection provenant des réserves du musée.

Karine BEL (SUP 3)

En savoir plus :

musee_beaux_arts_lyon.jpgExposition : Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon...Les modernes s’exposent au musée des Beaux-Arts
Du 10 octobre au 15 février 2010
Musée des Beaux-Arts de Lyon
 

Métro : Hôtel de ville
Ouvert tous les jours sauf le mardi. 10h00 - 18h00
Exposition gratuite pour les étudiants
 

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AFFICHE_AINPERTINENTE_01.jpgDans la cadre de la première Biennale d’Art Populaire Citadin, l’exposition "Les Ain’Perninentes" s’est tenue à Bourg-en-Bresse du 15 juin au 15 septembre 2009. Le thème Le Poulet de Bresse cher à la ville a été représenté par une vingtaine de gallinacés géants. Chacun étant associé à « un grand chef cuisinier et un artiste ».

Il s’agissait d’organiser une exposition gratuite et ouverte à tous. Cette manifestation culturelle et ludique, empreinte d’humour et d’originalité, avait aussi pour vocation d’animer et de dynamiser le cœur de la ville.

Durant tout l’été 2009, le public a pu découvrir les œuvres de 20 artistes contemporains rendant hommage au fleuron de la gastronomie local : le poulet de Bresse. Les « Ain’Pertinentes » ont ainsi permis de rapprocher les artistes et chefs cuisiniers dans des duos artistiques inédits :
Chaque artiste a pu détourner à sa guise un coq de 1,55 mètre avant de le mettre en scène dans le paysage urbain
• Chaque chef cuisinier a imaginé une recette en adéquation avec chaque coq.

Ain'pertinentes-photo-1.jpgCette première Biennale d’Art Populaire citadin s’est clôturée par une vente aux enchères au profit de la restauration du patrimoine local. Les cocottes ont toutes été vendues entre 2800€ et 3900€, avec la palme de la plus haute enchère qui revient au Space Chicken de Nora BOUDJEMAÎ.
Un ouvrage a été réalisé avec le concours de Pascal MEILHEURAT, Président des « Ain’Pertinentes » et du photographe Etienne HEIMERMANN regroupant les œuvres et les recettes des 40 chefs et artistes.

Un succès en chiffres :
• Plus de 100 000 visiteurs en trois mois d’exposition
• Coût d’un poulet en polypropylène blanc, brut de décoffrage : 2 500€. Mise à prix : 3 000 €
• Budget couvert par le mécénat : 60 000€.
• Les subventions apportées par La Communauté d’Agglomération de Bourg-en-Bresse se sont élevées à 30 000€, auxquelles il faut ajouter les 4 000€ du Conseil Général de l’Ain
• 3 000 exemplaires vendus du livre de recettes

Les artistes, les chefs et les organisateurs de l’exposition sont satisfaits de cette première édition, les œuvres se sont bien intégrées dans la ville et du côté des organisateurs, on pense déjà à la prochaine manifestation qui aura lieu en 2011.

Jonathan Hasdenteufel SUP3

Lien vidéo : Découvrez Les Ain'pertinentes: les poules sculptées de Bourg-en-Bresse sur Culturebox !

La visite guidée de l’exposition

Pour retrouver tous les chiffres du projet ici !

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Biennale-de-Lyon-grand.jpgCréée en 1991 par le Ministère de la Culture et la Ville de Lyon, la Biennale de Lyon figure parmi les rendez-vous d’art contemporain les plus courus. Elle prend le relais d’une manifestation intitulée « Octobre des arts », organisée chaque année par le Musée d’art contemporain de la ville et qui rassemble au fil du temps un public de plus en plus large. Elle bénéficie désormais d’un budget de 12 millions d'euros (pour la précédente édition de 2007).

Pour cette dixième édition, organisée du 16 septembre au 3 janvier 2010, 60 artistes sont exposés dans 4 lieux culturels majeurs de la ville :
* Le Musée d'art contemporain
 
Cette année, sous la conduite d’Hou Hanru, le commissaire de l'exposition et de Thierry Raspail, le directeur artistique, la Biennale est placée sous le thème « Le spectacle du quotidien ». 450 000 visiteurs sont attendus pour cet événement exceptionnel.
 
En parallèle, outre la « Biennale out » en marge, deux soirées « Art Dating » sont prévues les coeur_080.gifvendredis 2 octobre, 20 novembre et 11 décembre, au cours desquelles une visite de la manifestation est organisée pour les célibataires amateurs d’art contemporain.

 

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exporaugp.jpgAnnoncée comme "l'une des manifestations culturelles majeures de ce début de siècle" par le magazine l'Expansion, l'exposition "Renoir, les dernières années" aura lieu du 23 septembre 2009 au 04 janvier 2010 au Grand Palais de Paris. Elle est organisée conjointement par la RMN*, le Musée d'Orsay, le Los Angeles County Museum of Art, en collaboration avec le Philadelphia Museum of Art. L'exposition sera itinérante ce qui permettra de réduire les coûts.

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Fabienne2.jpgDans le cadre de la semaine évenementielle "Luxe et Mode", l'ISEG Paris a profité de son hall central pour accueillir des créateurs mais aussi des artistes. Ainsi Fabienne STADNICKA a exposé quatre de ses oeuvres dans cet espace qui était parfaitement en phase avec la matière de ses pièces exposées  (peinture à l'huile sur tôle ondulée rouillée), car elles semblaient s'animer au fur et à mesure que la lumière pénétrait à travers la majestueuse verrière.

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   artytude_iseg_lyon_streetart.jpg  Le street art ne connaît pas la crise.  

Vendu aux enchères, exposé en galerie d'art ou au musée, le street art ne connaît pas la crise. Selon les Echos, c'est un des seuls domaines qui enregistre des hausses de cotation sur le marché de l'art contemporain. "Certaines valeurs ont été jusqu'à multipliées par 50 en cinq ans". Février 2008, Sotheby's Londres met aux enchères une toile réalisée au pochoir et à la peinture acrylique par Banksy, Bombing Middle England, vendue pour environ 110 000 €. Elle représente des retraitées jouant à la pétanque avec des bombes. Octobre 2008, la maison de vente Bonhams adjuge une toile de 2002 pour 114 000 € qui figure un singe en débardeur relayant un message contestataire. Décembre 2008, Artcurial Paris organise la vente d'une centaine d'œuvres. Fin d'année 2008, la galerie le Feuvre expose des créations de l'américain Jonone, précurseur de l'art de rue. "De quoi poser de sérieuses questions existentielles à des artistes qui, en plus d'être non conformistes, anti-élitistes, voire franchement anarchistes, s'acharnent à dénoncer (…) le mercantilisme de l'art." www.evene.fr. Plus ou moins fidèles à leurs convictions, certains artistes reversent le fruit d'une partie de leurs ventes à des œuvres caritatives.

Des artistes anti-conformistes ?

Le street art est passé du rang d'acte de vandalisme à un art d'avant-garde très tendance. Angelina Jolie et Brad Pitt sont par exemple fans de Bansky. Comble pour le street art, Laurence PARISOT, Présidente du MEDEF, avoue sa faiblesse pour ses œuvres de rue. C'est à son origine une véritable contre-culture, petit frère du graffiti, héritier de Keith Haring et autres artistes anticonformistes… Ainsi chaque élément urbain peut permettre de composer une œuvre : rame de métro, mur de maison, canalisation, panneau de circulation, affiche publicitaire, caméra de surveillance… "Il aura fallu aux tagueurs et aux graffitistes endurer de longues années de lutte contre les conformismes, la police et les coups de peinture anti-graffs, avant de débarquer au musée en masse sur les tapis rouges. Preuve sans doute, que l'Establishement et le street art ont mûri. La culture officielle aurait franchi un nouveau cap et l'expression de son meilleur ennemi se serait, de son côté, développée, raffinée, sophistiquée" d'après Tania Brimson. La star internationale du street art est le britannique Bansky. Parmi les artistes français : Blek le rat ou encore Zevs ont atteint une notoriété internationale.

Jusqu'au 3 Mai 2009 : l'exposition "TAG" au Grand Palais de Paris réunit des graffitistes et tagueurs du monde entier : www.tagaugrandpalais.com
 

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Alors que le marché de l’art contemporain semblait échapper totalement aux vicissitudes économiques actuelles, les ventes d’octobre de Sotheby’s et de Christie’s à Londres, largement inférieures aux estimations, sonnent la fin d’une période marquée par des records.

Saison éclatante

A Londres, lors des ventes aux enchères d'art contemporain de juillet, les deux prestigieuses maisons de vente avaient échangé près de 375 millions d'euros en trois jours, un record pour des ventes européennes. Jeff Koons, avant même qu’il n’investisse Versailles, a vendu un de ces cinq Balloon Flower (MagentaI), une sculpture monumentale, pour 16,3 M€.  Un autoportrait en triptyque de Francis Bacon a atteint 21,9 M€, pendant que le duo britannique Gilbert & George, établissait un nouveau record en matière de photographie, avec un montage de 37 clichés, To Her Majesty, parti pour 2,39 M€, soit quatre fois plus que son estimation.

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Plus récemment, Damien Hirst a réalisé des recettes records d'un montant total de 145 millions d'euros à l'occasion d'une vente directe des ses œuvres, qui comprenait entre autres Le Veau d'or (animal plongé dans du formol et surmonté d'un disque d'or). Certains avaient même crié au scandale devant l’indécence affichée par les prix, au moment où débutait la crise financière, pendant que d’autres y voyaient une étrange similitude avec la carrière de Warhol.

- 34 % par rapport à 2007

Malgré ces impressionnants chiffres, le marché de l’art contemporain commence à subir les conséquences de la crise. Depuis quelques années, Sotheby’s et Christie’s organisent, en marge de la foire Frieze, des ventes d’art contemporain qui font office de « pouls » de l’état du marché. En 2007, ces ventes avaient rapporté 102 millions de Livres. Il y a quelques jours, l’édition 2008 a péniblement rapporté 67 millions, soit une chute vertigineuse de 34 % ! Le premier soir des enchères, 45 % des œuvres n’avaient pas trouvé preneur. Selon les deux maisons de vente, ces chiffres sont inférieurs de 30 à 50 % à la fourchette basse des estimations.

Cette baisse spectaculaire fait d’ores et déjà frémir les organisateurs des grandes ventes prévues courant novembre à New York où les enjeux financiers seront plus importants encore. Lors de la crise économique du début des années 90, il s’était écoulé une dizaine de mois entre l’effondrement de la bourse et celui du marché de l’art. Il se pourrait bien que le mécanisme soit le même, puisque les prémices de la crise actuelle se sont faits sentir dès l’été 2007.
 
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Le frôlement rapide de pattes d'araignées sur une peau nue...
Des bruits inexplicables que l'on entend la nuit, enfant, dans une chambre close...
Une grande maison vide dans laquelle on devine une présence...
L'aiguille d'une seringue qui se rapproche inexorablement...
Une chose morte emprisonnée dans un bocal de formol...
Le regard fixe d'un grand chien qui montre les dents...

Ce genre d'effroi vous tente ? Alors vous aimerez Peur(s) du Noir.

Peursdunoir

Sorti quelques jours après, le 13 février, et disponible depuis le 21 août en DVD, ce film d'animation en N&B est une petite merveille de l'angoisse. Dirigés de main de maitre par Etienne Robial (entre autres, père de la maison d'édition Futuropolis et de l'habillage des chaines Canal+ et M6), 8 grands artistes issus de la BD ont donné vie à leurs angoisses.

Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Jerry Kramsky, Lorenzo Mattotti, Richard McGuire, Michel Pirus, Romain Slocombe, autant de talents qui se sont lancés dans l'aventure de l'animation en mettant leurs dessins en mouvement à l'aide de techniques très différentes (animation image par image, vectorielle ou 3D...).

Le succès du film tient dans la diversité maitrisée des peurs qu'il procure. Depuis l'angoisse fantastique jusqu'à la terreur du quotidien, on passe par différentes formes d'effroi et chacun peut trouver celle qui lui convient ou le dérange. La virtuosité des artistes sert à merveille l'intention émotionnelle de chaque séquence. Le subtil montage de Robial découpe les différents courts-métrages en scènettes dont l'enchainement savant ne laisse aucun répis. Chaque moment de détente ne vise qu'à faire baisser la garde du spectateur pour laisser la place à la séquence suivante.

On pourrait se dire qu'un dessin animé ne peut pas faire peur, parlez-en à ceux qui ont subi le délicieux supplice de Peur(s) du Noir : quand le cauchemar d'artistes devient un rêve de spectateur...

Nous ne saurions donc trop vous conseiller de vous procurer le DVD de Peur(s) du Noir. A noter que le transfert du film est irréprochable : bien souvent les aplats N&B sont mal encodés sur les DVD, là c'est proche de la perfection. Un grand coup de chapeau également pour les bonus du DVD très riches. Des commentaires de la production jusqu'à la visite guidée de l'exposition organisée autour de la sortie du film, on en prend plein les yeux.

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olivierdebre.jpgS'il est un Debré qui porte haut et fort les couleurs de la France dans le monde, c'est bien Olivier, l'un des peintres les plus talentueux et les plus prestigieux que la France ait produits dans la seconde moitié du dernier siècle, qui est la période où il exerça ses talents.

Source d'inspiratio intarissable, la Loire livre ses secrets à qui sait l'observer. Et le peintre Olivier Debré était de ceux-là. Dès les années 1960, et jusqu'à la fin des années 1990 qui marquèrent sa disparition, cette figure majeure de l'abstraction lyrique venait se ressourcer sur ses rives. Une cinquantaine de ses oeuvres - dessins et peintures - témoignent de l'interprétation singulière qu'il faisait de ces paysages.

C.S.

Olivier Debré - Paysages de la Loire, jusqu'au 11 mai, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, 1 rue Fernand Rabier, Orléans, (45) 002 38 79 21 55.


 

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Vous vous l'êtes toujours demandé... aujourd'hui, ArTyTuDe vous ouvre les portes du secret !
Amnesy.JPGEtape 1 :
Etre passionné un max, déborder d'envie de voir son travail récompensé (hé oui, tout travail mérite salaire), passer le plus clair de son temps à s'investir dans sa passion, peindre toujours, encore, sans cesse...
Etape 2 :
Faire sécher l'œuvre, négocier ou marchander le prix du vernissage, dérober quelques sous dans le porte monnaie de maman pour pouvoir se payer les frais de port, captiver l'attention de Théodore (le boulet de la classe qui vous voue un amour farouche) afin qu'il vous emmène en voiture au lieu de la récompense (car le train c'est hors budget). Se rendre donc à Albertville tout émoustillé de savoir que vous faites parti des cinq candidats encore en lice... D'ailleurs les concurrents, une nénette qui a reproduit une Ferrari (la classe, hein ?), un vieux de 25 ans faisant les Beaux arts proposant sur une toile gigantesque... le Titanic, et vous sorti de la campagne avec votre toile quelque peu voilée.
Etape 3 :
Aucun doute, ils ne font pas le poids, le prix est pour vous. Vous êtes jeune, créatif, plein d'entrain. Le jury semble impressionné. Pourtant, pas de chance ! Le prix est décerné au type des Beaux arts : normal quoi. « La récompense (qui s'élève à un petit millier de francs) lui servira plus ».
Etape 4 de la recette en 3 étapes :
Se dire que, outre le fait que vous êtes meilleur que lui de toute façon, votre art vous est propre, qu'il n'est pas fait pour plaire mais davantage pour être compris.
R.B
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seb100_.jpgTout a commencé par un regard. Quand je suis entré dans la salle, en plein spectacle, Sebastian était sur la scène. Ses yeux semblaient contenir toute la douleur du monde. C’était un rôle. Ce n’était pas qu’un rôle. Je n’ai pas pu rester. Le lendemain, je suis revenu. J’ai demandé qui il était. On m’a donné son téléphone. Je l’ai appelé.

Il m’a accueilli dans son atelier. Car si Sebastian, depuis dix ans, arpente les scènes de Marseille, de Belgique et maintenant de Rhône-Alpes, le spectacle vivant n’est pas le seul art dans lequel il excelle. Son truc, c’est même plutôt la peinture. A 26 ans, Sebastian est un grand peintre mais il ne le sait pas. C’est préférable : après tout, les roses n’ont pas besoin de connaissances en horticulture pour dégager de suavissimes senteurs. Les oeuvres de Sebastian ont en commun leurs couleurs vives, chatoyantes, tantôt chaudes et tantôt froides. Je suis vite tombé en arrêt devant un petit tableau : Chaleurs estivales. Une abstraction : une tache bleu sur fond orange, une explosion de bleu, comme un épanchement du sang bleu de l’artiste. Immédiatement, j’ai voulu ce tableau. J’ai dit : « Je te l’achète. » Quelque chose m’avait frappé et je ne savais pas quoi. Sebastian m’a parlé si vite que je n’ai pas compris. Peut-être préfère-t-il qu’on n’entende pas les voix qui s’expriment en lui…

J’ai emmené le tableau chez moi, l’ai posé sur un meuble. Il respirait la joie. C’est ce que tout le monde dit des œuvres de Sebastian : un sourire, un bonheur, un jaillissement de couleurs. J’ai observé le tableau, et j’ai vu changer ses couleurs : l’orange devenait noir, le bleu devenait rouge, la douceur se muait en violence, le bonheur en tragédie, le ciel d’été en infernales ténèbres.

J’ai compris que Sebastian ne peignait que des négatifs. Qu’il fallait en quelque sort lire ses toiles à l’envers, que les couleurs procédaient chez lui comme des voiles. Il peint pour masquer ce qu’il veut cacher. Il ne s’expose pas quand il expose, ou alors il se débrouille pour que son exhibitionnisme se situe au pays des aveugles.

J’ai été touché par la violence contenue, domptée, peut-être pas tout à fait maîtrisée de Sebastian. C’est Francis Bacon en harmonies pastel, les personnages de Lucian Freud après une touche de chirurgie esthétique. J’aurais voulu gratter la couche de peinture, aller voir derrière la toile quel terrible secret nous cache Sebastian. Mais à quoi bon chercher le grain de sable dans l’huître qui nous offre ses perles ? Alors j’ai refermé la coquille avec pudeur. Et j’ai envoyé un SMS à Seb pour lui témoigner mon amitié.

CS

Sebastian Logeais, Pyper Concept, 6 avenue de la Libération,               04 77 25 96 63       

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publicite-sfr-tete-a-claques-tv.gifVéritable phénomène de société outre atlantique, les Têtes à claques débarquent sur le vieux continent. Depuis déjà quelques mois d'étranges télé-achats proposant des objets plus absurdes les uns que les autres prennent d'assaut le net. Des « Willie Waller » et autre « Body Toner » sont en vente virtuelles sur la planète Web.

Isn't it AMAZING???? Eh oui eh oui, il est comme ça  Uncle Tom. Des répliques déjà cultes envahissent notre langage quotidien depuis peu.
Des personnages QUEBECOIS plus allumés les uns que les autres transforment des situations du quotidien en sketches hilarants.
Commander un « Sundae au Peanuts »  au MacDrvie devient un parcourt du combattant et enseigner le judo à deux sales merdeux devient rapidement mission impossible (pas tête à claques pour rien) Même face à une prise d'otage on se tape le cul par terre mon ami!
Mais of course que ça mean quelque chose pour toi mon ami!!!
Tu les as sûrement déjà vu dans la nouvelle campagne d'un opérateur téléphonique. En effet, SFR s'est entouré de cette bande de joyeux drilles pour promouvoir ses services.
C'est à un ancien de la pub que nous devons ces Têtes à claques. Ils ont été créé par un québécois en 2006. Le succès est immédiat!

Si ça ne te dis toujours rien Tabernacle, tape sur ton computeur www.tetesaclaques.tv. Voilà qui comblera ton ignorance.
Tu peux aussi t'armer de patience et attendre le cul sur ta chaise la diffusion des épisodes sur Canal+. Eh ouais et ouais, je sais ce que tu es en train de te dire dans ta tête : « C'est pas dieu possible ce que tu me dis la?! »
Eh ben si. Leur débarquement dans la boite à troubadours est prévue pour janvier 2008!
Alors,c'est pas beautiful ça??

Yann Cazavet
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