Artytude, le blog Arts et Biens Culturels de l'ISEG Lyon

Artytude - Blog Culture : Cinéma & TV

 rido.jpgLors de la 23e cérémonie des Molières retransmise le 26 avril dernier sur France 2, Patrick Chesnais a reçu la récompense suprême de meilleur comédien pour son rôle dans Cochon d'Inde. Alors que certains de ses pairs accusaient avec amertume la déception de ne pas avoir été récompensés, le comédien, déjà mis à l'honneur en 1988 et 1998, était à nouveau « moliérisé" lors de cette cérémonie présidée par Bernard Giraudeau.

Mais que se cache-t-il derrière ce rassemblement, ces récompenses, ces sourires et ces émotions ?

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festivaldecannes.jpgAvec Isabelle Huppert pour Présidente du jury, le 62ème Festival de Cannes déroulera le tapis rouge sur les marches du Palais du 13 au 24 Mai 2009. 

Un événement qui " compte "
 
Le nombre de journalistes accrédités donne une indication sur l'ampleur d'un événement. Ce Festival de Cannes 2009 sera couvert par 10 709 professionnels issus de 97 pays. A titre de comparaison, 21 000 journalistes en moyenne étaient accrédités pour les Jeux Olympiques de Pékin, près de 11 000 reporters pour le Salon de l'Automobile de Paris, 4 000 journalistes en moyenne pour le Festival international du Film de Berlin et 3200 reporters pour la Coupe du Monde de Football à Berlin.
 
Un festival qui rapporte !
 
250 millions d'euros, c'est le chiffre d'affaires généré en 2007 par le Festival de Cannes. Le budget initial est de 20 millions dont la moitié provenant de fonds publics. Où vont les bénéfices ? Hélène Favier d'Europe 1 explique " Les principaux gagnants sont les hôteliers qui fournissent 7.500 chambres, dont 2.300 en quatre étoiles et palaces et réalisent 15% de leur chiffre d'affaires annuel en douze jours." Les agences immobilières ne sont pas en reste grâce à la location de meublés. Quant à la restauration des festivaliers, le Carlton prévoit en douze jours de vendre 10.000 bouteilles de champagne et quelques 25 kilos de caviar. Quant aux couturiers et joailliers qui habillent et parent les stars, ils évoquent " des retombées en terme d'image, des photos placées dans les
magazines valant bien quelques robes."
 
Canal + rachète les droits jusqu'en 2011
 
Selon www.boursier.com, le Festival de Cannes et la chaîne cryptée ont renouvelé leur partenariat jusqu'en 2011. " Canal + offrira les montées des marches, des directs quotidiens, magazines, émissions spéciales. L'accord porte aussi sur la Télévision du Festival de Cannes qui chaque jour propose en direct l'intégralité des images officielles du Festival ".
 
Le Marché du film
 
Le Festival de Cannes va de pair avec le Marché du film. Douze jours pendant lesquels acheteurs et vendeurs professionnels font " leur marché". En 2008, 5613 films étaient proposés dont 45% issus d'Europe, 28% des USA, 11% d'Asie et 5% d'Amérique Latine. " Le Marché du Film est le rendez-vous majeur des professionnels du monde entier. C’est ici que rencontres, négociations et transactions de droits se livrent pendant le Festival de Cannes. Vision multiforme de l’univers de la production, le Marché du Film est aussi une plateforme unique pour l’industrie du 7ème art. En favorisant la création et la consolidation des relations professionnelles à l’échelle internationale, le Marché du Film catalyse efficacement les dynamiques créatives et financières. "
 
Source : www.festival-cannes.com
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Redécouvrez la pub

La créativité des publicitaires est mise à l'honneur pendant l'exposition « 40 ans de films publicitaires à la télévision, 1968-2008 » au Musée des Arts Décoratifs de Paris jusqu'au dimanche 12 avril 2009. Les visiteurs peuvent assister à des projections relatives aux grandes sagas comme Orangina, à des filmographies de réalisateurs et à des montages de personnages publicitaires célèbres : Monsieur Propre ou la « Vache qui rit ».

Le numérique ou la créativité décuplée

Le numérique ouvre le champ des possibles aux créatifs et leur permet de se lâcher. Parmi les spots les plus primés : les bébés nageurs d'Evian, le plongeon de la statue de la liberté pour Hollywood ou encore les bulles et les plumes qui soulèvent dans les airs un homme et une femme pour Dolce Vita de Gaz de France.

La provocation pour marquer et se démarquer

Qu'on les élève au rang d'œuvres d'arts ou qu'on les décrie, certaines publicités ne laissent pas indifférent. Elles tentent d'interpeller et de faire passer un message. Elles peuvent jouer sur la notion de plaisir, tenter de faire rire, provoquer la confusion ou le trouble en faisant par exemple de plus en plus appel à l'érotisme. Parmi les techniques créatives utilisées pour attirer l'attention du téléspectateur, le shockvertising - contraction de l'anglais shock et d’advertising - joue sur les tabous pour marquer les esprits.

Ci-dessous, un échantillon de quelques publicités cultes.


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Quelques dates et chiffres importants dans l'histoire de la télé et de la pub :

1960 : 13 % des ménages sont équipés d'un téléviseur
1963 : le tarif des publicités quadruple entre 1960 et 1963
1970 : 70 % des ménages sont équipés
1984 : création de Canal +, chaîne financée par la publicité et les abonnements
1998 : record du spot le plus cher, 250 000 euros les 30 secondes, durant la finale de la Coupe du monde de football
2008 : 6,6 milliards d'euros investis dans la publicité par les annonceurs en un an
2009 : suppression de la publicité sur les chaînes publiques entre 20 h et 6 h
2011 : prévision de suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques

Source : www.lesartsdecoratifs , www.culturepub.fr et www.snptv.org
+ d'infos sur les métiers de la publicité : http://www.iseg.fr/fr/metiers/publicite/production-fabrication.html

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printempsducine.jpgA l'occasion du "10ème Printemps du cinéma", les salles obscures proposaient des séances à 3,50 €. C'est l'une des trois opérations organisées par la Fédération Nationale des Cinémas Français pour dynamiser la fréquentation avec la fête du Cinéma en Juin et la rentrée du cinéma en septembre. Pendant 3 jours à compter du 22 Mars 2009, les spectateurs ont pu visionner des nouveautés ou des films déjà à l'affiche. Il y en avait pour tous les goûts : Coco, la nouvelle comédie de Gad Elmaleh, Harvey Milk de Gus Van Sant avec Sean Penn, Watchmen, film fantastique, Gran Torino, le dernier film d'action de Clint Eastwood… Le Printemps du cinéma a enregistré depuis sa création un record avec plus de 3,5 millions d'entrées en 2008 grâce en partie au succès de "Bienvenue chez les Ch'tis" de Dany Boon.

Quelques chiffres du cinéma français :

• Premier parc européen
• 4ème parc mondial derrière la Chine, les Etats-Unis et l'Inde
• Environ 2 000 cinémas
• + de 5 000 écrans
• 1 077 736 fauteuils
• 1,7 milliard d'euros investis par les exploitants depuis 20 ans dans la création et la modernisation du parc de salles
• + de 60% des salles équipées en son numérique

Source www.fncf.com

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Conséquence inattendue du marasme financier ambiant, les salles obscures enregistrent une hausse de fréquentation ; un phénomène qui concerne le monde entier.

En France, le mois de janvier marque de très bons résultats, avec près de 15 millions d’entrées payantes, soit une progression de 4 % par rapport à la même période il y a un an. Et le phénomène, vu les nombreux succès annoncés, comme Harvey Milk de Gus Van Sant pour lequel Sean Penn a obtenu l’Oscar du meilleur acteur masculin ou un nouvel opus d’Harry Potter, devrait s’amplifier. En témoigne déjà le succès de LOL, Volt ou L’étrange histoire de Benjamin Button au mois de févier.

Phénomène international

D’après l’étude annuelle de l’Observatoire européen de l’audiovisuel, le mouvement serait mondial, en Europe, en Inde et au Japon. Aux Etats-Unis, les recettes ont augmenté de 26 % au mois de janvier et selon la publication en ligne Box Office Mojo, le seul week-end des 21 et 22 février a permis d’amasser une recette s’élevant à 1,66 milliard de dollars, une somme traditionnellement récoltée en six semaines !

Parallèle avec la crise de 1929

Pendant la grande dépression des années 30 ou la deuxième guerre mondiale, la même ruée vers les salles de cinéma a été observée. « C'est un phénomène sociologique observé régulièrement en temps de crise, révèle Emmanuel Ethis, sociologue du cinéma et des publics et président de l'université d'Avignon au Figaro. Tout a commencé dans les années 1920 quand les salles se sont mises à projeter non plus des documentaires, mais des films qui racontent des histoires. Le premier à noter la convergence dans les salles avec l'état de l'économie a été le sociologue allemand Sigfried Kracauer en 1933. C'est un phénomène mondial. Le cinéma, par définition, est très ancré dans son époque et porte souvent aspirations et inquiétudes. C'est pourquoi il a toujours été jusqu'à aujourd'hui un vecteur essentiel pour être en prise avec son temps. C'est ce que viennent chercher les spectateurs au cinéma, et ce plus fortement encore quand il existe un climat incertain dans notre société comme c'est le cas aujourd'hui. »
 

JUPITERIMAGES-07280503.jpgA cause de ce regain d’intérêt pour le septième art, certains s’inquiètent, comme Dan Glickman, président de Motion Picture Association of America : « La crise va donner encore plus envie aux gens de télécharger illégalement les films et d'acheter des DVD trafiqués. Il est urgent que chaque gouvernement légifère. C'est une priorité absolue. »

Ainsi, « en temps de crise, le public a besoin de se rassurer en retrouvant les autres au sein d'un collectif fort, toutes origines sociales confondues, conclut Emmanuel Ethis. Le cinéma est le loisir qui permet le plus facilement de le faire. »

Box-office français (au 25 février 2009) :
1. Twilight - Chapitre 1 : 2 580 569 entrées (7 semaines)
2. LOL (Laughing Out Loud) : 2 220 094 entrées (3 semaines)
3. Volt, star malgré lui : 2 070 957 entrées (3 semaines)
4. L'Étrange Histoire de Benjamin Button : 1 964 801 entrées (3 semaines)
5. De l'autre côté du lit : 1 758 222 entrées (7 semaines)
6. Slumdog Millionaire : 1 165 769 entrées (6 semaines)
 
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Pour la deuxième fois depuis 22 ans, les films français ont réalisé davantage d’entrées que les films américains. Et contrairement à l’année 2006, qui avait été marquée par un mince écart entre la part de marché des films français et celle des films américains, la différence s’avère bien plus importante, selon les statistiques annuelles publiées par le Centre national de la cinématographie (CNC).

Augmentation du nombre d’entrées

Première bonne nouvelle, le nombre d’entrées en salle a augmenté de 6,2 % l’année dernière, pour atteindre les 188,82 millions. Ce résultat est supérieur à la moyenne enregistrée ces dix dernières années (179,12 millions en moyenne). Concernant la fréquentation elle-même, elle se révèle « particulièrement dynamique aux premier et quatrième trimestres de l’année (respectivement +16,5 % et +19,4 % par rapport à 2007) », d’après le CNC.  Elle a même explosé de 57 % en mars, puis de 32,2 % en avril, peu après la sortie de Bienvenue chez Ch’tis.

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Phénomène le plus surprenant révélé par ces chiffres du CNC, les films français enregistrent une part de marché plus importante que les productions américaines : 45,7 %, contre 44,5 %. Un écart conséquent, puisqu’en 2006, la seule année où la situation fut similaire, la différence n’était que de 0,4 %. Plusieurs phénomènes expliquent cette situation.

D’abord, une série de films français affichent une fréquentation exceptionnelle : l’immense succès du film de Dany Boon avec plus de 20,4 millions de spectateurs (atteignant presque le record historique de Titanic) ou Astérix aux Jeux Olympiques avec 6,8 millions d’entrées. Ensuite, l’année a été ponctuée par une palme d’or au Festival de Cannes, Entre les murs, qui a attiré près de 1,6 million de spectateurs. Enfin, 18 films français ont réalisé plus d’un million d’entrées, contre 14 seulement en 2007. On peut ainsi citer Enfin veuve d’Isabelle Mergault (2,2 millions) ou Disco de Fabien Oteniente (2,4).

Des chiffres qui pourraient être meilleurs encore si le téléchargement illégal ne progressait pas : selon l’Association de la lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa), près de 450 000 téléchargements illégaux de films récents auraient lieu chaque jour en France. L’Alpa explique qu’il aurait autant d’actes de piratage que d’entrées payantes.

La fréquentation des salles de cinéma du CNC.

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Le frôlement rapide de pattes d'araignées sur une peau nue...
Des bruits inexplicables que l'on entend la nuit, enfant, dans une chambre close...
Une grande maison vide dans laquelle on devine une présence...
L'aiguille d'une seringue qui se rapproche inexorablement...
Une chose morte emprisonnée dans un bocal de formol...
Le regard fixe d'un grand chien qui montre les dents...

Ce genre d'effroi vous tente ? Alors vous aimerez Peur(s) du Noir.

Peursdunoir

Sorti quelques jours après, le 13 février, et disponible depuis le 21 août en DVD, ce film d'animation en N&B est une petite merveille de l'angoisse. Dirigés de main de maitre par Etienne Robial (entre autres, père de la maison d'édition Futuropolis et de l'habillage des chaines Canal+ et M6), 8 grands artistes issus de la BD ont donné vie à leurs angoisses.

Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Jerry Kramsky, Lorenzo Mattotti, Richard McGuire, Michel Pirus, Romain Slocombe, autant de talents qui se sont lancés dans l'aventure de l'animation en mettant leurs dessins en mouvement à l'aide de techniques très différentes (animation image par image, vectorielle ou 3D...).

Le succès du film tient dans la diversité maitrisée des peurs qu'il procure. Depuis l'angoisse fantastique jusqu'à la terreur du quotidien, on passe par différentes formes d'effroi et chacun peut trouver celle qui lui convient ou le dérange. La virtuosité des artistes sert à merveille l'intention émotionnelle de chaque séquence. Le subtil montage de Robial découpe les différents courts-métrages en scènettes dont l'enchainement savant ne laisse aucun répis. Chaque moment de détente ne vise qu'à faire baisser la garde du spectateur pour laisser la place à la séquence suivante.

On pourrait se dire qu'un dessin animé ne peut pas faire peur, parlez-en à ceux qui ont subi le délicieux supplice de Peur(s) du Noir : quand le cauchemar d'artistes devient un rêve de spectateur...

Nous ne saurions donc trop vous conseiller de vous procurer le DVD de Peur(s) du Noir. A noter que le transfert du film est irréprochable : bien souvent les aplats N&B sont mal encodés sur les DVD, là c'est proche de la perfection. Un grand coup de chapeau également pour les bonus du DVD très riches. Des commentaires de la production jusqu'à la visite guidée de l'exposition organisée autour de la sortie du film, on en prend plein les yeux.

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Les films français ont connu un succès croissant dans les années 1950-1960 sur la scène mondiale lorsque les cinéphiles ont ressenti le besoin de vivre des expériences cinématographiques nouvelles. Ces vingt dernières années, le cinéma indépendant s'est développé. Il a pris forme notamment lorsque des réalisateurs audacieux ont produit à leur compte des films que les studios hollywoodiens ne voulaient pas financer. En France, il est protégé et soutenu financièrement par l'ACID (association du cinéma indépendant pour sa diffusion) créée en 1992.

Ce genre de film se caractérise par le budget minime sur lequel il repose, de quelques milliers de dollars à 15 ou 20 millions contre 100 millions de dollars pour une superproduction hollywoodienne. Le coût est intrinsèquement lié à la liberté de la création artistique. En effet, un budget important impose la recherche de rentabilité. Le film produit n'est autre qu'un produit d'appel tenu de répondre à des impératifs imposés par le public. L'action et la vitesse primant sur l'histoire.

pulp_fiction.jpgLes films indépendants bénéficient d'un champ d'activité plus large en matière d'expression artistique et personnelle. Ils sont libres de mettre l'accent sur les personnages et l'histoire racontée, privilégiant l'originalité se souciant moins de la rentabilité commerciale. Cela explique le nombre grandissant de récompenses perçues par ce genre de productions. Pulp Fiction de Quentin Tarantino par exemple reçu la palme d'or à Cannes en 1994. Ledit film réalisa 100 millions de dollars de recettes ce qui engendra une prise de conscience sur la rentabilité potentielle du cinéma indépendant.

Nombre de studios hollywoodiens se sont par la suite dotés de sections indépendantes (Fox Searchlight, Warner Independent Pictures, Universal Focus et Sony Pictures Classics, entre autres).  Des gros budgets et des stars célèbres sont attribués à ces films et les scénarios produits sont ceux refusés par les principaux studios hollywoodiens car atypiques. Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valérie Faris provient d'un tel studio. Il a reçu une nomination aux oscars pour le meilleur film et l'oscar du meilleur scénario en février 2007.

Sarah Arias

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juno.jpgL'histoire est celle d'une adolescente enceinte, Juno, qui part à la recherche de parents adoptifs pour l'enfant qu'elle compte abandonner à la naissance.  Le récit pouvait être traité de bien des manières, notamment mélodramatiques mais Jason Reitman porte son choix sur des dialogues francs et sincères. Ils servent des personnalités excentriques dont le flot de paroles est marqué d'humour aigre doux.

Au centre des attentions se tient donc une adolescente de 16 ans incarnée par Ellen Page. Il est rare de trouver au cinéma un personnage au parler aussi direct dont la pertinence et la maturité placent le rôle loin des stéréotypes des « teenagers américains ».  Suivre son évolution est un délice pour quiconque recherche un instant de détente subtile.

Juno a été couvert de récompenses et il semblerait que ce ne soit pas fini. Après sa victoire comme meilleur film au festival de Rome, il se voit gratifié de 4 nominations aux Oscars. Il est présenté comme le film indépendant de l'année, comédie légère qui évite avec aisance le gouffre du superficiel.

Le budget du film était de 2,5 millions de dollars, ce qui est bien moins important que les budgets distribués aux productions hollywoodiennes. La particularité du cinéma indépendant est de bénéficier d'un apport monétaire moindre et de privilégier liberté artistique et innovation dans les choix de réalisation, de production, etc.

Sarah ARIAS
Juno, réalisé par Jason Reitman
Sortie en salle le 5 décembre 2007

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marioncotillard.jpgA l'occasion de la 80ème cérémonie des Oscars qui s'est déroulée dimanche 24 février à Los Angeles, Marion Cotillard a décroché l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans la Môme. Une récompense de plus et un parcours inégalé pour notre frenchie puisqu'elle a reçu le Golden Globe, le César Français et le Bafta britannique pour son interprétation exceptionnelle de la chanteuse Edith Piaf.
Le film d'Olivier Dahan a également remporté l'Oscar du meilleur maquillage pour le travail de Didier Lavergne.
Un magnifique doublé donc pour le cinéma français.
A noter également que cet Oscar de la meilleure actrice est le premier pour une comédienne française depuis Simone Signoret en 1960, mais pour son rôle en anglais dans le film, Les Chemins de la Haute Ville.
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cloverfield.jpgC'est la carte du secret et du buzz marketing qu'ont voulu jouer les producteurs et réalisateurs J.J. Abrams et Matt Reeves (Lost, Alias, MI3...). Sur internet les rumeurs ont été nombreuses et variées.
J'aurais envie de dire beaucoup de bruit pour pas grand-chose...
Cloverfield se déroule à New York dans une ambiance festive : un jeune homme va déménager et pour l'occasion ses amis ont organisé une soirée et en font une vidéo. C'est à travers le regard de cette caméra amateur que nous sommes plongés tout le film, de quoi donner le mal de mer pendant ces 1h25.
Soudain, un étrange bruit laisse penser à un tremblement de terre mais il semble plutôt qu'une étrange chose est en train de détruire la ville. A partir de là, cris, morts et immersion totale dans une ville terrorisée résume le film ...Bref c'est un peu du déjà vu. Enfin, la fameuse chose qui attaque New York que l'on attend tout le long n'est finalement qu'à peine visible à la fin. On attend donc une suite pour en savoir un peu plus de ce film que seuls les amateurs d'action apprécieront.

Silvia Fonseca

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free_world_1.jpgAlors les copines cet après midi on se fait un ciné? Ouai super, en route pour le film de Ken Loach!
Après le percutant « sweet sixteen » et le grandissime « Just a kiss », revoilà notre réalisateur oscarisé de la palme d'or. Deux filles montant leur cabinet de recrutement, cela semble banal à la lecture du synopsis. N'en déplaise aux internautes, il ne faut point s'y fier. Très vite, nous découvrons l'univers des intérimaires, multipliant les contrats à la journée, à la semaine ou au mois. Travail ingrat reservé à ces immigrés avec ou sans visa. Et là où la misère des uns crée la richesse des autres, la frontière entre son bien être et celui d'autrui devient floue. Voilà la question qui m'a fait bondir après avoir vu ce film : comment peut on vendre son âme au diable pour une poignée de livres sterling? C'était juste après avoir lu les remerciements de fin de film, destinés aux agences de recrutements, et je cite « ayant témoigné mais ne souhaitant pas être nommée ».

ken_loach.jpgElise Chaffraix

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promesses_de_lombre.jpgPlantons le décor : Londres, mafia russe, mineures, prostitution. Jeunes filles rêvant, non pas d'un « rêve américain » intra-Europe, mais d'un avenir. La bataille entre l'Europe de l'Est, incarnation de la liberté, et celle de l'Ouest, miséreuse. Au travers du journal intime de cette jeune russe décédée, je me suis surprise à m'interroger sur ce monde parallèle où la mafia et l'immigration se couplent. Ne plus voir seulement l'Europe comme une possibilité d'ascension sociale pour nous les jeunes iségiens, mais au contraire l'appréhender dans sa vision d'ensemble. Puisque tout fléau ne se situe pas qu'aux Etats Unis, comme le montre David Cronenberg. Enrichissant et émouvant.

Elise chaffraix

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duchovny.jpgTV show américain qui voit le jour en août dernier sur les écran des states, met en scène David Duchovny, alias Hank Moody. Ce dernier est un romancier en freestyle complet, accroc au cul et aux drogues, avec en prime une sacrée descente!(d'alcool). Il ne peut s'empêcher de dire ses 4 vérités aux gens de son entourage; vous l'aurez compris, Hank est autodestructeur.

La série se déroule en Californie, à Los Angeles, et comme son nom l'indique, tourne essentiellement autour de la fornication.
Hank a eu son heure de gloire en publiant un best seller il y a quelques années, mais depuis un petit bout temps, il est en cale sèche. Plus d'inspiration le mec...
Alors il décide de se soigner et s'auto-prescrit une ordonnance bien connue des écrivains: la picole, la dope et accessoirement la baise quand le reste n'altère pas son excitation, if you know what i mean...

 

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Depuis la grève de la WGA (Writers Guild of America), syndicat des scénaristes américains, une nouvelle série cartonne outre Atlantique.
Découvrez ci-dessous les derniers épisodes de Speechless, rassemblant de nombreux acteurs qui soutiennent le mouvement.

 

14 janvier - Episode 31

 

8 janvier - Episode 30
 
En attendant un article plus complet et enrichi sur cette grève des scénaristes, n'hésitez pas à vous connecter sur le site : http://speechlesswithoutwriters.com/ pour suivre les épisodes de la seule série encore d'actualité...
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Souvent les enfants s’inventent des histoires, des amis imaginaires, une autre famille. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère, qui représente à la fois son modèle, son meilleur ami, son confident, son compagnon de jeu, mais aussi quelqu’un qui le tourmente, lui donne des complexes… le symbole du garçon parfait qu’il voudrait être, celui que son père aurait préféré avoir… jusqu’au jour, suite à une dispute de collégien, il découvre la vérité. Horrible, terrifiante, accablante, elle va s’avérer être révélatrice bien que bouleversante. C’est alors que tous les doutes, toutes les questions et toutes les hypothèses qu’il émettait sur le passé de ses parents trouvent enfin des réponses.
Le secret de Philippe Grimbert est la clé de ce livre semi autobiographique, qui nous transporte 60 ans en arrière, au temps de l’Holocauste, où un vent haineux et destructeur s’est abattu sur des millions d’individus. Une histoire touchante, triste et même quelque peu bouleversante, qui nous invite à voir la misère et la souffrance vécues par ces familles victimes.
Ce n’est donc pas une coïncidence si ce livre fut couronné en 2004 par le Prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle. De plus, une adaptation cinématographique, sortie le 5 octobre 2007, a été réalisé par Claude Miller, réunissant Patrick Bruel, Cécile de France et Ludivine Sagnier comme acteurs principaux. Le DVD sera disponible à la vente autour du 2 février 2008.

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Elodie Testa

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nodirectionhome.jpgDu 30 novembre au 2 décembre, le projet « Bob Dylan au cinéma » a pris place à l’Institut Lumière. Rétrospective, films concerts, documents rares, avant-première de I’m not there de Todd Haynes, et « surprises » se sont enchainés tout au long du weekend. Un documentaire de Martin Scorcese a ouvert le bal : No Direction home : Bob Dylan, récit marquant prenant place entre 61 et 66. 3h24 de film qui permet de mieux comprendre la personnalité d’un interprète hors pair.

Bob Dylan survient pendant une période difficile de l’histoire américaine. Les jeunes sont à la recherche de leader d’opinion et Dylan apparaît comme tel. C’est une erreur. Il chante avant tout pour lui, et ne cessera de le répéter. Le public n’a pas su reconnaitre l’esthète pour qui la beauté des mots prime sur leur sens. A la méthode des surréalistes,  Bob Dylan compose en faisant appel à toutes sortes de métaphores plus ou moins compréhensibles. Il se refusera à toute interprétation. La musique, ça ne s’explique pas.

bob-dylan.jpgSarah ARIAS

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Un cocktail efficace et sobre sur la nature humaine pour ce nouveau film de Woody Allen. Servi par un casting de choix et plutôt inattendu : Ewan Mc Gregor et Colin Farrel.
Il est loin le temps du déjanté Scoop. Une multitude de questions m'ont interrogé tout au long du film; en voici quelques - unes. La fraternité et ses obligations : faut - il servir les ambitions de son frère et en oublier son âme? L'amour est - il uniquement basé sur des apparences? Donner vos réponses internautes !
La décadence de l'être humain est au coeur des oeuvres de ce réalisateur, et celle - ci est très originale. Un film qui reste simple. A voir ou à revoir absolument en VO pour apprécier toutes ses particularités (notamment l'accent d'Ewan Mc Gregor).

 

Elise Chaffraix

woodyallen.jpg

 

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myblueberrynights.jpgLa fin est le commencement ; le dernier baiser représente un bijou dont l’écrin est l’histoire elle même. C’est au fond des autres que « Lizzie » va trouver sa vérité.
Petite new yorkaise (Norah Jones) au cœur brisée, elle atterrit dans un café où elle se lie d’amitié avec le gérant(Jude Law). Ç’aurait pu être une comédie romantique banale, si la protagoniste n’avait pas décidé de tout quitter et d’aller sur les routes américaines à l’encontre de son destin ou peut être, juste pour oublier… au cours de son parcours, elle va croiser des personnages qui, par leur propre mal être et leur sensibilité, vont lui permettre de se libérer de ses peurs. Le premier est un alcoolique qui se raccroche à un amour perdu, la deuxième est une accro aux jeux. Elle va apprendre à écouter leur silence, à comprendre leur solitude et, du même coup, à s’accepter elle même.  Ces histoires, elle les racontera dans de longues lettres destinées à son ami, avant de le retrouver définitivement un an plus tard…
Ce film est d’une tendresse déconcertante et rassemble une palette de comédiens bouleversants de sincérité (Nathalie Portman). Tout cela enveloppé d’une musique qui fait frissonner, et d’une Norah Jones éblouissante ! C’est un voyage bien plus lointain que l’Amérique profonde, c’est un voyage à travers le malaise d’une population touchée par la solitude, un voyage à travers soi, tout simplement.

Clélia Eychenne

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delautrecote.jpgDe FATIH Akin

Le film aurait dû s’appeler : un voyage sans fin ! Sans fin l’histoire, sans histoire tout simplement.
Juste quelques acteurs assez bons essayant tant bien que mal de donner un sens au scénario. En effet, on ne sait plus très bien s’il est question d’une mère prostituée qui veut retrouver sa fille Yaeten( mais elle se fait tuer), ou bien du fils de l’assassin qui veut la rechercher pour lui expliquer, ou encore de sa vie de cette jeune rebelle anarchiste turque qui fuit le gouvernement et tombe amoureuse d’une étudiante allemande ( elle aussi malencontreusement tuée). Bref, un film sans fil conducteur plus ou moins centré sur le combat quotidien de cette jeune turque sur fond de critique politique et intolérance religieuse. Seuls les paysages oniriques et la musique exotique, donnent du charme à ce film un peu lent. On se laisse facilement bercer par les chansons turques et on sent presque le soleil du sud sur le visage tellement les décors sont lumineux. On en oublie qu’il fait moins quinze dehors ! En attendant, il est difficile de vous encourager à aller voir ce film, sauf peut être pour pratiquer votre allemand et éventuellement votre turc puisque le film est en VO.


Clélia Eychenne

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lepremiercri.jpgCertes, le miracle de la naissance est planétaire et intemporel. Devenir parent est l'une des étapes les plus importantes de la vie de l'Homme. C'est la raison d'être de l'Humanité, la garantie de sa survie. Et Gilles De Maistre nous le fait bien comprendre pendant les cent minutes qui composent son documentaire. Les images sont belles, émouvantes… Le miracle de la naissance est retranscrit et le spectateur se surprend à avoir des contractions et à retenir son souffle en même temps que la maman en herbe.
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affiche.jpgPuristes et adeptes du bouquin, le film ne comblera pas vos attentes, malgré un Jean Dujardin qui se démène pour interpréter de son mieux cet Octave.

Petit cours de rattrapage pour mes camarades qui auraient séché...

99 Francs est un adaptation du livre du même nom écrit par Frédéric Beigbeder. Ce dernier travaille dans une des boîtes de pub les plus "in" du moment. Il explique son métier de publicitaire, à travers Octave, son double dans le roman. Celui-ci nous fait prendre conscience de l'impact des médias sur notre quotidien et démontre la puissance de la pub dans notre société de consommation.

 

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